ISBN : 284876144X
Éditeur : Philippe Rey (2009)


Note moyenne : 3.29/5 (sur 17 notes) Ajouter à mes livres
A la mort en 1946 du vieux marquis d'Argentières, ses héritiers se voient contraints de renoncer au train de vie qui fut le leur durant des siècles. Ils vont désormais s'appliquer à en conserver l'essentiel - un château en Anjou et un hôtel particulier à Paris - alors q... > voir plus
Lire un extrait Ajouter une critique Ajouter une citation

> voir toutes (7)

Critiques et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 3.00/5
    Par sorennes, le 28 décembre 2009

    sorennes
    Jean-André d'Argentières meurt en 1946 après une chute de cheval. Il laisse le domaine d'Argentières à ses deux enfants, André et Marguerite. André, fils unique écrasé par la figure paternelle, s'est marié sur le tard et par défaut avec Jeanne, une jeune femme rigide et peu aimante. Marguerite est quant à elle une veuve au fort caractère, mère de deux filles déjà adultes. La soeur d'André et Marguerite, Antoinette, est décédée bien des années auparavant dans des circonstances tragiques, mais l'ombre de la jeune femme, artiste libre et fantasque, pour laquelle leur père n'a jamais caché sa préférence, plane encore sur la famille... De 1946 aux années 90, ce roman suit trois générations d'une grande famille française dont la situation sociale et financière va se dégrader peu à peu.
    "Les insomniaques" est une fresque familiale ambitieuse qui retrace en plus de 600 pages près de 40 ans de l'histoire de France à travers le destin d'une famille aristocratique, de la fin de la deuxième guerre mondiale à la guerre d'Indochine, de mai 68 aux années sida... Par petites touches Camille de Villeneuve raconte la fin d'une époque et d'une façon de vivre, l'évolution des mœurs et la fin des privilèges pour une certaine catégorie de la population. Avec la mort du patriarche qui intervient dès les premières pages c'est un lent déclin qui s'amorce d'emblée pour la famille d'Argentières. Les personnages se révèlent tous un peu pathétiques, chacun à leur façon, mais presque tous figés dans leurs certitudes et leurs positions, se raccrochant à leur grandeur passée. Une famille sans amour, où l'on s'épie, l'on se juge sans cesse, et où l'on se fréquente plus par obligation que par envie. Et dans laquelle on encaisse les drames de la vie en essayant toujours, et surtout, de sauver les apparences.
    J'ai beaucoup aimé la première partie du roman, autour d'André, Jeanne et Marguerite, qui sont à mon avis les personnages les plus aboutis, ceux qui ont le plus de chair et de consistance, mais j'ai un peu décroché par la suite, quand le récit s'intéresse plus à leurs enfants et petit-enfants. le rythme devient ronronnant, et malgré l'aide de l'arbre généalogique, j'ai eu parfois un peu de mal à m'y retrouver parmi tous ces personnages qui se ressemblent un peu trop. Malgré son poids, "Les insomniaques" me laisse donc un petit goût d'inachevé, mais il s'agit d'un premier roman (Camille de Villeneuve n'a que 28 ans) et l'ambition de ce projet, la richesse des thèmes abordés, la rigueur de l'écriture laisse présager de beaux romans à venir, et un bel avenir à cet auteur!

    Lien : http://www.carnetdelectures.com/?p=953
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (0 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Fantasio, le 08 novembre 2009

    Fantasio
    Ce gros roman est une chronique familiale assez classique dans la forme. le récit démarre au lendemain de la deuxième guerre mondiale et dès le départ on assiste à une certaine décadence d'une famille aristocratique qui a bien du mal de garder et son train de vie et une cohésion entre ses membres. On assiste au déroulement des générations, aux malheurs et rares bonheurs, aux petites révoltes de personnages finalement désabusés et pour la plupart assez médiocres. Camille de Villeneuve nous donne à observer des êtres à la morale rigide et aux convictions conventionnelles. On est vite fasciné par cette famille si distendue qui ne s'intéresse qu'à sa propre continuité et qui traverse ce demi-siècle en ignorant royalement les changements de la société.
    Vanessa de Saint Léger dans une lucidité amère explique même à son frère :
    - »...Non... Notre décadence économique n'est qu'une apparence dont notre pudeur, ou notre fierté, habille notre décadence morale. Nous mourons, vois-tu, de la haute idée que nous avons de nous-mêmes, de notre supériorité intellectuelle que rien ne saurait entamer. Pourtant nous ne sommes ni cultivés ni curieux, nous ne sommes capables ni d'un sentiment spontané ni de réelle affection... »
    Puis plus loin :
    - »... Nous mourons de notre peu de recul historique, nous qui nous regorgeons tant d'histoire... nous sommes les otages de l'idée que nous nous faisons de notre mission... Nous vivons avec plus de plaintes et moins de profondeur que nos voisins. Nous qui voulons transformer le monde, sans penser que c'est nous qui avons besoin d'être transformés... »
    Il faut ajouter que l'écriture de Camille de Villeneuve est admirable de finesse et sa plume très acérée. Les insomniaques est un gros roman (602 pages) qui se lit d'une traite. L'intérêt de cette chronique ne faiblit jamais au fil des chapitres et il est impressionnant par sa valeur littéraire
    Un livre passionnant, extrêmement bien écrit que je vous conseille sans réserve.


    Lien : http://lefantasio.fr
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par zarline, le 01 mars 2010

    zarline
    Les insomniaques est une saga familiale qui suit l'évolution des Argentières sur un demi-siècle, de 1946 au début du XXIème siècle. J'ai bien aimé l'ambiance du livre et les descriptions de cette noblesse confrontée à un nouveau siècle moins clément à son égard. le style est également agréable et plutôt mature pour une auteure de 28 ans.
    Pas de fausse note pour ce livre à première vue et j'ai été séduite par la première partie des Insomniaques. Mais voilà, après plusieurs centaines de pages, j'ai commencé à ressentir une certaine lassitude. J'avais l'impression de lire une succession d'événements sans réels liens et j'ai trouvé que les personnages n'étaient pas traités en profondeur. le lecteur ne fait que de jongler de l'un à l'autre sans vraiment s'y attacher et donc sans vraiment s'intéresser à leur sort. Je pense que ce livre aurait bénéficié d'être raccourci d'une centaine de pages pour conserver le plaisir du lecteur, qui, à force, se noie dans des événements superflus.
    Les insomniaques demeure toutefois une lecture sympathique. Un bon premier roman pour Camille de Villeneuve, et donc une auteure à suivre.

    Lien : http://unmomentpourlire.blogspot.com/2010/02/les-insomniaques-de-cam..
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Inextenso, le 11 octobre 2010

    Inextenso
    Ambiance feutrée, mots choisis et secrets de famille font des Insomniaques un roman à part que l'on croirait volontiers écrit au début du XXème siècle. le style est volontairement compassé tout comme la famille qu'il décrit. L'on se promène sans déplaisir dans cette chronique familiale qui nous fait réviser au passage les grands moments de l'histoire de France contemporaine. L'auteur a une réelle "plume" qu'elle met au service d'une chronique originale et très bien documentée.
    Cependant les personnages me sont restés étrangers et n'ont pas su me toucher.J'attendais un déclic mais il n'est jamais venu.


    Lien : http://www.quartier-livre.fr/post/2010/02/15/Les-insomniaques-Camill..
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par dflasse, le 05 décembre 2009

    dflasse
    C'est la deuxième fois que je participe à l'initiative Masse Critique organisée par Babelio. La première fois m'avait laissé légèrement perplexe et j'avoue que j'ai hésité avant de me relancer dans l'aventure. Pour rappel, Masse Critique propose gratuitement un exemplaire d'un livre récent à la condition unique d'en publier une critique sur son blog et sur Babelio. du gagnant-gagnant tant que le livre n'est pas trop pénible à finir. J'écris ça parce que la liste d'ouvrages proposés pour cette édition m'inspirait très peu. Les insomniaques étaient ..

    Lien : http://toutpeutarriver.wordpress.com/2009/12/05/les-insomniaques-cam..
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)

Critiques du Magazine Littéraire



  • Critique de Augustin Trapenard pour le Magazine Littéraire

    « Il faut vivre avec son temps ! », déclament tour à tour, sans trop y croire, les diables d'aristos de Camille de Villeneuve. C'est un premier roman magistral, mais d'un autre temps, justement, que la saga... > lire la suite

    Critique de qualité ? (0 votes positifs)

> voir toutes (1)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par Patricia_bs, le 10 novembre 2009

    "Il n'est même pas sûr que tout s'achève à cause de nos difficultés matérielles. Non... Notre décadence économique n'est qu'une apparence dont notre pudeur, ou notre fierté, habille notre décadence morale. Nous mourons, vois-tu, de la haute idée que nous avons de nous-même, de notre supériorité intellectuelle que rien ne saurait entamer. Pourtant, nous ne sommes ni cultivés ni curieux, nous ne sommes capables ni d'un sentiment spontané ni de réelle affection. Notre politesse nous pousse à des ridicules dont nous ne sommes même pas conscients. Nous pensons faire croire à l'autre que nous l'exhaussons par notre humble déférence, et nous nous flattons de nos stratégèmes. Nous sommes seulement incapables de sincérité et de justesse. Nous sonnons faux."
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (4 votes positifs)






Acheter sur Amazon

Faire découvrir Les insomniaques par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Quiz