> Pierre Reboul (Éditeur scientifique)

ISBN : 2070374564
Éditeur : Gallimard (1983)


Note moyenne : 3.92/5 (sur 40 notes) Ajouter à mes livres
« Noir et cher scélérat, à toute heure, je lis les Contes, depuis bien des jours ; j'ai bu le philtre goutte à goutte... Tu as mis en cette œuvre une somme de Beauté extraordinaire. La langue vraiment d'un dieu partout ! Plusieurs de tes nouvelles sont d'une poésie inou... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

Critiques et avis(2)

> Ajouter une critique

    • Livres 4.00/5
    Par melusine1701, le 28 juillet 2009

    melusine1701
    Villiers de l'Isle-Adam, né en 1838, mort en 1889, est un aristocrate exilé dans un siècle bourgeois. Publié en 1883, le livre regroupe vingt-huit « contes » de manière très éclectique : fables satiriques sur la société bourgeoise, contes louant un idéal toujours perdu avant d'être atteint, poèmes en prose, anecdotes d'un quotidien corrompu, le recueil est cependant traversé d'intentions qui lui donnent une cohérence dans les types de ses personnages, la critique de la science positiviste, l'imaginaire et sa toute-puissance.
    La suite sur le blog!


    Lien : http://mabouquinerie.canalblog.com/archives/2007/04/24/4731133.html
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (7 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par quiliravivra, le 31 mai 2011

    quiliravivra
    Etudié en classe prépa et vraiment beaucoup apprécié en particulier le conte "vera"
    Un conte court, dense et bouleversant d'amour !
    "qui vera Vera l'aimera"
    A lire
    Critique de qualité ? (3 votes positifs)

> voir toutes (8)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par Couperine, le 04 mai 2010

    (Fleurs de ténèbres)

    Il existe, sachez-le, souriantes liseuses, il existe, à Paris même, certaine agence sombre qui s'entend avec plusieurs conducteurs d'enterrement luxueux, avec des fossoyeurs même, à cette fin de desservir les défunts du matin en ne laissant pas inutilement s'étioler, sur les sépultures fraîches, tous ces splendides bouquets, toutes ces couronnes, toutes ces roses, dont, par centaines, la piété filiale ou conjugale surcharge quotidiennement les catafalques.

    Ces fleurs sont presque toujours oubliées après les ténébreuses cérémonies. L'on n'y songe plus; l'on est pressé de s'en revenir; - cela se conçoit!...

    C'est alors que nos aimables croquemorts s'en donnent à cœur-joie. Ils n'oublient pas les fleurs, ces messieurs! Ils ne sont pas dans les nuages. Ils sont gens pratiques. Ils les enlèvent par brassées, en silence. Les jeter à la hâte par-dessus le mur, dans un tombereau propice, est pour eux l'affaire d'un instant.

    Deux ou trois des plus égrillards et des plus dégourdis transportent la précieuse cargaison chez des fleuristes amies qui, grâce à leurs doigts de fées, sertissent de mille façons, en maints bouquets de corsage et de main, en roses isolées, même, ces mélancoliques dépouilles.

    Les petites marchandes du soir alors arrivent, nanties chacune de sa corbeille. Elles circulent, disons-nous, aux premières lueurs des réverbères, sur les boulevards, devant les terrasses brillantes et dans les mille endroits de plaisir.

    Et les jeunes ennuyés, jaloux de se bien faire venir des élégantes pour lesquelles ils conçoivent quelque inclination, achètent ces fleurs à des prix élevés et les offrent à ces dames.

    Celles-ci, toutes blanches de fard, les acceptent avec un sourire indifférent et les gardent à la main, - ou les placent au joint de leur corsage.

    Et les reflets du gaz rendent les visages blafards.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par keatty, le 27 mai 2011

    les objets se transfigurent selon le magnétisme des personnes qui les approchent, toutes choses n'ayant d'autre signification, pour chacune, que celle que chacun peut leur preter
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par keatty, le 27 mai 2011

    est-ce que l'âme des violoncelles est emportée dans le cri d'une corde qui se brise?
    Citation de qualité ? (4 votes positifs)
  • Par Sly, le 24 mars 2011

    Toute passion, acceptée et conçue dans la seule sensualité, devient bientôt plus amère que la mort pour ceux qui s’y sont abandonnés.
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par keatty, le 27 mai 2011

    la Mort n'est une circonstance définitive que pour ceux qui espèrent les cieux
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)






Acheter sur Amazon

Faire découvrir Contes cruels par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (118)

> voir plus

Quiz