ISBN : 2259214460
Éditeur : Plon (2011)


Note moyenne : 3/5 (sur 10 notes) Ajouter à mes livres

Une jeune avocate, qui défend des entreprises accusées de licenciements abusifs, est brutalementrattrapée par ses rêves d'une enfance passée à Djibouti, le pays d'Arthur Rimbaud, d'Henri de Monfreid,des aventuriers et des pirates... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par Sharon, le 22 octobre 2011

    Sharon
    J'étais ravie de découvrir ce livre. Je l'avais repéré en librairie et quand Babélio l'a proposé dans sa Masse critique, j'ai aussitôt postulé et j'ai été agréablement surprise d'être choisie. Je ne m'attendais pas du tout à ce que j'ai lu, j'ai eu beaucoup de mal à écrire ce billet et à ne pas devenir trop virulente.
    Une première chose m'a génée, un rien, un point de détails certes, mais qui pour moi en disait long : la narratrice se désigne comme un "avocat", et non comme une avocate. Je ne me considère pas comme une féministe forcenée, je ne comprends pas qu'elle revienne ainsi en arrière. Prise de distance, déjà, avec ce métier, ou avec sa féminité ?
    L'héroïne subit une crise de la trentaine, un burn out comme on dit. Elle nous raconte en détails et sans une once de recul son malaise au palais de justice, qui fait suite à d'autres malaises, réguliers : son corps tirait la sonnette d'alarme, elle n'a pas su en tenir compte. Je dois dire que j'ai déjà envie de lancer quelques piques acerbes sur cette charmante jeune femme qui ne sait pas discerner une crise cardiaque, qui aurait lieu tous les deux jours, d'une crise de tachycardie. Tiens ! Je suis justement en train de le faire, signe que mon agacement n'est toujours pas retombé. Je n'ai garde d'oublier non plus ce qu'elle pense de ses "clients" ou de ses "adversaires", enveloppant tout le monde dans une même terminologie méprisante et répétitive.
    Viennent ensuite la chute, la déchéance pour cette avocate "gratuite" comme aime à le répéter sa mère, qui s'exprime presque toujours en majuscule - sauf quand sa fille sera hospitalisée, il faut la ménager, la pauvre petite. C'est vraiment magnifique, ce bénévolat à une époque où tout se monnaie. Vraiment, j'en ai la larme à l'oeil, surtout quand je pense à tous ses jeunes avocats qui ont du mal à se constituer une clientèle et qui auraient bien du mal à exercer gratuitement. du coup, j'en oublie presque à vous dire en quoi consiste cette déchéance : elle est envoyée en CAP centre d'accueil psychiatrique. Elle inquiète maman et surtout, elle a déçue papa (soupirs de ma part). J'admire son sens du devoir et de l'abnégation : hospitalisé, elle a encore la force de s'inquiéter pour les siens. Merveilleux. Merveilleux surtout, la trentaine passée, de s'inquiéter encore de décevoir ses parents. Elle aime son père, elle l'admire, tant mieux. Ne devrait-elle pas plutôt accomplir ses rêves plutôt que ceux de son père ?
    Ses rêves, justement, elle les a perdus de vue. Elle est écartelée littéralement entre ses aspirations d'enfance, le paradis perdu de l'enfance, là-bas, en Afrique, là où vécut Rimbaud et où Hugo Pratt passa, un jour et la réalité des palais de justice français. Elle a de la chance pourtant : contrairement aux sept autres patients de son étage, dont elle détaille avec complaisance, pour ne pas dire avec suffisance les pathologies, elle n'est pas folle, elle n'a même pas de traitement. Elle rencontre néanmoins un psy hors-norme, dont les pratiques sont pour le moins irréelles. Ses quatre jours lui seront profitables : elle sort, guérie. Merveilleux (oui, je sais, cela fait trois fois que je le dis). Double bonheur : papa lui offre de prendre en charge son séjour en Afrique aussi longtemps qu'elle le voudra (cinq mois, donc, tout frais payé - une avocat gratuite n'a pas d'économie, ou si peu). Ses pages m'ont paru les plus belles, bien qu'elles marquent un retour à la réalité : le pays de l'enfance n'existe plus, si tant est qu'il est réellement existé ailleurs que dans son regard d'enfant.
    J’ai déserté le pays de l’enfance est ma plus grande déception de cette rentrée littéraire.
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    • Livres 5.00/5
    Par Shamash, le 13 août 2011

    Shamash
    Sigolène Vinson a déjà écrit deux bons romans avec Philippe Kleinmann : Bistouri Blues et Double Hélice, polars historiques ou polars d'action et de suspense. Avec J'ai déserté le pays de l'enfance elle nous présente un roman beaucoup plus personnel, à la fois court et foisonnant, un roman dont les thèmes s'entrecroisent, se mêlent et se conjuguent dans une grande élégance de style et une évidente subtilité dans la narration.

    Sur la couverture du livre est bien inscrit le mot « roman », et le fait que celui-ci s'apparente au genre de l'autofiction n'est pas d'une grande importance. Après tout, un romancier, même s'il ne puise pas directement dans sa propre vie l'essentiel de sa matière romanesque – comme c'est le cas pour l'autofiction - marque toujours ses écrits de ses expériences diverses, de sa personnalité, de sa vision du monde, de ses rencontres. Dans ce domaine, tout est affaire de degré et de volonté affirmée d'exprimer clairement (ou non) son choix de romancier. Ici, l'auteur déplace le curseur vers sa vie passée et présente, ses souvenirs, ses obsessions, ses angoisses et ses projets. Elle en fait un « matériau littéraire » qui parvient, par la grâce de son écriture et l'habileté de sa construction, à toucher le lecteur, à le pousser vers une réflexion sur son rapport avec sa propre enfance, à le faire s'interroger sur ce qu'il a fait de sa vie, de ses rêves d'enfants, à l'amener à se pencher sur l'abîme qui s'est creusé entre celui qu'il voulait être et celui qu'il est devenu, celui qu'il croit être et celui que les autres voient.

    Le premier thème, fortement exprimé, porte sur le rapport à l'enfance. La narratrice a passé celle-ci dans la Corne de l'Afrique, à Djibouti, un pays qu'elle a ensuite déserté et dont elle est restée orpheline. A la suite d'un malaise lié à la fois à des difficultés professionnelles et à un mal être suscité par la société dans laquelle elle vit, aux antipodes de celle qu'elle souhaiterait, elle ressent le besoin incoercible de laisser remonter dans sa mémoire les lieux et les personnages de son enfance. Ces souvenirs sont mêlés à l'expérience psychiatrique qui survient après son malaise où elle est envoyée dans un Centre d'accueil permanent (le Cap), ils reviennent par vague successives au fil de ses rencontres avec les pensionnaires, les soignants, parfois sa mère.

    Le rapport au père – et indirectement à la politique- est l'autre thème abordé par le roman. Un père auquel elle voue une admiration évidente même si elle reste informulée explicitement. Un père dont les choix politiques passés (Mitterrand en 1981, puis la rupture avec le P.S. après le reniement des choix du programme commun de 1983) ont influencé son propre parcours en encrant ses convictions à la gauche de la gauche et en mettant au cœur de sa vie l'engagement politique et social. le thème est abordé avec délicatesse, en trompe-l'œil. le père de la narratrice n'apparaît que rarement mais il est toujours présent dans ses choix de vie, ses pensées, les difficultés qu'elle rencontre alors que, avocate, elle a choisi le droit du travail pour pouvoir défendre les salariés et se mettre ainsi en accord avec ses convictions politiques anticapitalistes. Elle vit mal les contradictions qui apparaissent dans l'exercice de son travail entre son désir de défendre les salariés et certaines des affaires dont elle est chargée par ses patrons. Puisqu'il faut bien manger, elle défend parfois des employeurs, et tente dans ce cas de se « racheter par ailleurs ». Ces contradictions entre son travail et ses choix de vie fondamentaux ne sont pas faciles à vivre. Sont-ils à l'origine du malaise qui l'a conduit en psychiatrie ? Y a-t-il une autre cause liée à l'enfance et ce qu'elle peut vivre comme un reniement de celle-ci ? A Djibouti, aux pécheurs de Goddoria si longtemps oubliés, aux multiples détails qui ont forgé son imaginaire de petite fille ? Là se situe le cœur du roman, son objet et la quête de la narratrice, une quête qu'elle tente de résoudre en retournant au pays de son enfance, Djibouti.

    Raccrocher cette histoire si personnelle à des thèmes universels, pouvant toucher tous les lecteurs, était un défi difficile à relever. Sigolène Vinson y parvient de façon magistrale, en laissant palpiter ses douleurs, ses rêves, ses joies et ses souvenirs enfouis, en parvenant à les faire nôtres à travers son écriture incisive, poétique et drue, en allant chercher sa vérité au plus près de ses mots, de ses descriptions, de ses réflexions. Elle nous prouve, à travers ce court roman et la petite musique lancinante de ses phrases, qu'une véritable romancière est née, capable de faire se rejoindre le particulier et l'universel dans un carrousel incessant et poignant qui mêle souvenirs et projets, rencontres et regrets, colères et tristesses.

    Un grand roman, qui devrait marquer la rentrée littéraire, une grande voix à découvrir !
    Cette critique peut être lue sur mon blog (collectif "un polar"), à cette adresse :


    Lien : http://unpolar.hautetfort.com/archive/2011/07/19/j-ai-deserte-le-pay..
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    • Livres 3.00/5
    Par geybuss, le 04 octobre 2011

    geybuss
    L'histoire : La narratrice est avocate, parfois dans le droit du travail, et souvent, un peu gratuite.... Avant une audiance, elle suffoque d'angoisse et tombe dans les pommes. Pour elle, elle meurt, elle a l'habitude de mourir. En fait, elle fait le grand écart entre ses idéaux d'enfants, ses idées d'adultes et le monde tel qui l'est. Forcément, ça donne le vertige, surtout quandl'enfant courrait sur les cailloux chaud de Djibouti.
    Ce livre est une autofiction.... Ce qui signifie que l'histoire est vraie, même si l'auteur, qui se met en scène, peut prendre toutes les latitudes possibles pour lui donner une dimension romanesque, quitte à maquiller, à exagérer ou à taire certains évènements.
    Le fond est louable et le sujet nous affecte certainement tous un peu quelque part. Ce que nous étions enfants, ce que nous voulions devenir et ce que nous sommes. Entre ces états, il y a des trous plus ou moins béants chez chacun de nous. Donc ce sujet est assez universel. C'est plus la forme qui m'a moins convaincue. Cette alternance entre les temps. le présent où une assez belle écriture frôle parfois une crudité inutile. Dommage, car ce texte compte de nombreux passages magnifiques et pas mal de "phrases citations" à cocher dans la marge. le passé, tellement poétique qu'il m'a souvent échappé dépassé. Il décrit l'enfance de Sigolène à Djibouti... et finalement, il me reste assez peu d'images fortes et précises de cette époque, à part les machoires de requins que je visualise très bien.
    Ensuite, il est souvent question de positionnement politique dans ce roman et cela m'a fatiguée car pour moi, le fond de la question n'est pas là et on s'éloigne du sujet. Peu importe que la gauche soit extrême ou à droite, Sigolène veut changer le monde et elle n'y parvient pas. Alors certes, cette partie sert surtout à évoquer l'influence paternelle dans la vie de l'auteur, de ce père ancien militant plutôt désenchanté et illuminé... La seule vérité, c'est le rêve... Ensuite, il y a la mère, qui parle en majuscule (un peu comme dans le roman de Sandrine Soimaud, Tu) et qui est si fière du métier de sa fille qui "TRAVAILLE TROP". Sigolène se plaint toujours qu'elle est en train de mourir, et cela m'a agacée. Sigolène est donc en burn out et atterrit quelques jours en unitée psychiatrique, où elle ne prendra aucun médicament. Elle dresse une galerie de portraits d'une poignée d'autres occupants du service, tous "dingues" d'une façon ou d'une autre. Ces portraits peuvent être touchants, je les ai trouvés plutôt caricaturaux et très résumés. Et de ces 4 jours en unité pyschiatriques, il ressort quantité de dialogues entre patients, dialogues qui semblent n'avoir ni queue ni tête (sens caché forcément, étant donné l'état psy) qui ne sont pas franchement agréables à lire ni même drôles. Les échanges Sigolène/psy m'ont même paru improbables donc peut enrichissant. le seul moment drôle est finalement trop pathétique pour me faire rire. Enfin, c'est pendant ces 4 jours en unité psy que l'auteur trouve "la solution à sa vie"...Et plutôt que ces délires entre patients, j'aurais préféré suivre son cheminement plus en profondeur. de même, mettre autant de temps pour une si simple réponse... Je ne sais pas, je trouve étrange que Sigolène attende d'avoir bien dépassé la trentaine pour retourner sur ses racines qui lui manquent depuis si longtemps.... Bref, il était temps ! Il était temps aussi que je partage de l'empathie avec cette jeune femme qui finalement ne m'a pas émue plus que cela alors qu'elle avait vraiment matière à le faire avec son sujet. C'est quand elle retourne à Djibouti que je me suis retrouvée plus en phase avec elle, quand elle réalise que les choses ont changé, que les cadres ne sont plus à leur place, qu'elle n'est pas de "là-bas" comme elle le pensait. Cette partie là m'aatteinte car je l'ai vécue, dans une autre dimension. Deux ans en Guadeloupe, un retour pour de mauvaise raison en métropole. Et des regrets, des regrets jusqu'à une marche arrière inévitable. Retour sous les tropiques.... Oui, les choses ont changé, les souvenirs sont toujours plus beaux que la réalité car seuls les souvenirs ne changent pas.
    De très beaux passages, des vérités exaspérantes mais si bien dites sur notre système et le métier d'avocat, un sujet louable mais qui pour moi, à cause d'effet de genre littéraire, est un peu survolé. En fait, je pense que ce livre aurait gagné en émotion par une narration moins stylisée, plus linéaire. Un récit m'aurait sans doute plus touchée qu'une autofiction en fait. En attendant, cette lecture me laisse partagée...


    Lien : http://cdcoeurs.over-blog.net/article-j-ai-deserte-le-pays-de-l-enfa..
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    • Livres 3.00/5
    Par PLUMAGILE, le 28 mai 2012

    PLUMAGILE
    Ne plus savoir pourquoi l'on exerce son métier, rêver de revenir au pays de l'enfance, que l'on sublime parce qu'on en est éloigné, où l'on a laissé ses idéaux d'avenir, voilà où en est la narratrice au début de cette courte autofiction. Besoin de faire le point, de savoir ce qu'elle désire vraiment, réfléchir au calme, pour elle ce sera dans un « sas » d'hôpital psy où on évaluera si elle sort quatre jours plus tard ou si elle monte dans les étages….
    Dès le début, le lecteur se dit : « qu'elle y aille à Djibouti et sur place, elle verra si elle désire réellement y revenir pour de bon ! ». Mais ce n'est sans doute pas si simple quand la souffrance psychologique est si grande….
    L'évocation de la vie à Djibouti est très poétique et m'a beaucoup plu, on sent que l'auteur y a mis ses tripes. le lieu où l'on a passé son enfance est très particulier, surtout quand on l'a quitté.
    Au final, j'ai trouvé que ce livre est un témoignage courageux ; quoiqu'en dise l'auteur dans la présentation qu'elle en fait, il y a sans doute beaucoup d'elle et il n'est pas simple de s'exposer ainsi.


    Lien : http://lespassionsdelaura.over-blog.com
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    • Livres 2.00/5
    Par mimipinson, le 23 décembre 2011

    mimipinson
    Je sors de cette lecture dans le flou total…Qu'a voulu me dire l'auteur ? Quel est le but de ce livre ? Parce si message, il y avait, je suis passée complètement à côté.
    J'ose m'avancer, en affirmant que son héroïne, n'est autre que l'auteur elle-même. Et , le moins que je puisse dire c'est qu'elle est tourmentée, torturée….Cela se ressent dans son écriture : brute, saccadée, électrique, saturée de lettres en caractère majuscule ; ce qui à la longue finit par agacer méchamment.
    L'héroïne est visiblement en grande délicatesse avec sa féminité….avocat, se définit-elle !!! Etrange pour une jeune femme qui ne cache rien de ses engagements politiques. J'ajoute, que son positionnement politique omniprésent m'a copieusement agacée, non pas pour ce qu'ils sont…encore que, pour une enfant gâtée, qui n'a pas du beaucoup manquer dans sa vie, ils me paraissent pour le moins incongrus, mais surtout que j'ai du mal à comprendre ce qu'ils viennent faire là.
    Avocate, donc, notre héroïne n'aime pas être avocate, et, un beau matin, "pète les plombs" !!! La belle affaire, suis-je tentée de dire. Qu'elle change de métier, et cesse de "cracher dans la soupe".
    Notre Héroïne s'ennuie en France, et, a la nostalgie de l'Afrique. Comme je le disais plus haut, elle a eu une enfance insouciante, loin de l'agitation, et a vécu de belles années là-bas…Et bien qu'elle y retourne…ce qu'elle fait d'ailleurs
    Secouez-vous Maître !! Devenez adulte, revenez sur terre, regardez autour de vous !!! Votre situation n'est pas parmi les plus à plaindre !!!
    Peut-être y fallait –il lire autre chose ? Peut-être… Peut-être suis-je passée à côté d'un élément essentiel qui m'aurait fait voir les choses autrement ?
    Ce livre, heureusement, est court, et se lit facilement-et- c'est là sa seule qualité, mais ne me laissera pas un souvenir mémorable.


    Lien : http://leblogdemimipinson.blogspot.com/2011/12/jai-deserte-le-pays-d..
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Citations et extraits

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  • Par gean25, le 22 avril 2012

    " est ce que le monde est tout blanc ou tout noir? C'est quoi le tout noir?"
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Pour tous ceux qui n'ont pas pu participer à la projection et qui ne pourront le voir en festival,le documentaire 'Sigolène et Margaux - Une rentrée littéraire' est désormais accessible en ligne : http://t.co/lEnDl7Rv avec Sigolène Vinson, Margaux Guyon, Denis Bouchain, Billerey Stéphane, Delphine De Malherbe, Aurélie Streiff, Camille Paulian, Sebastien Wespiser,Gwennaël Vinson, Thomas Rabino, Michel Field, Michel Galabru








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