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ISBN : 2203026138
Éditeur : KSTR-Casterman (2011)


Note moyenne : 4.1/5 (sur 272 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Très douée pour la danse, la petite Polina Oulinov est sélectionnée pour suivre les cours de Nikita Bojinski, un maître d’une exigence absolue, à la fois redouté et admiré. Au fil de son enseignement, qu’elle suit des années durant, Polina devenue jeune fille développe ... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par marina53, le 16 mars 2013

    marina53
    Polina Oulinov est, à 10 ans, une gamine très douée pour la danse. Elle a un certain don que son professeur de danse désire absolument approfondir. Ce professeur, Bojinski, est le maître incontesté dans le milieu de la danse. Il ne ménage pas ses élèves sur les efforts qu'elles doivent quotidiennement fournir. D'une exigence absolue et autoritaire, il réussira à faire de Polina une grande danseuse. Malgré cela, elle le quitte pour rejoindre la troupe du théâtre. Elle réussira à surmonter de bien nombreuses épreuves, souffrances et galères, se sacrifiera pour sa passion... sans jamais oublier ce professeur pour qui elle a développé une certaine forme d'admiration.
    Bastien Vivès nous entraine dans la vie un peu chaotique d'une jeune fille douée pour la danse et qui consacrera toute son énergie pour arriver au sommet. Usant d'une parfaite maîtrise et d'une simplicité graphique ô combien parlante, cet album est passionnant et l'on suit avec un certain plaisir ces petites tranches de vie. le trait est fin, vif et expressif, les couleurs bichromiques sont en adéquation avec cet album tout en finesse et en légèreté.
    Polina...faites le grand saut...de l'ange!
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    • Livres 5.00/5
    Par LiliGalipette, le 28 avril 2011

    LiliGalipette
    Roman graphique de Bastien Vivès.
    Polina Oulinov entre très jeune à l'académie de danse Bojinski. le professeur Bojinski règne avec exigence et fermeté sur les grandes classes et les admissions. "Si vous n'êtes pas souple à 6 ans, vous le serez encore moins à 16 ans. La souplesse et la grâce ne s'apprenent pas. C'est un don." (p. 17) Il remarque immédiatement Polina qui est une élève brillante. La jeune ballerine danse avec les classes supérieures et bénéficie de cours particuliers avec le maître. Elle entre au théâtre de Russie, mais continue à travailler avec Bojinski qui lui offre de danser un solo qu'il a écrit et n'a jamais présenté. Mais Polina grandit et cherche à échapper à l'emprise de son mentor. Elle quitte le théâtre avec son petit ami Adrian et rejoint la troupe de Mikhaïl Laptar, un chorégraphe contemporain, qui lui fait découvrir une nouvelle façon d'exprimer et de vivre la danse. Un professeur du théâtre lui avait lancé : "Je ne devrais pas te le dire, Polina, mais tu as du génie. Voilà. Mais le problème c'est que tu ne sais pas quoi en faire." (p. 81) Finalement, c'est en quittant les institutions que Polina se réalisera en tant que danseuse et comprendra enfin les préceptes de Bojinski.
    Polina travaille beaucoup et avec acharnement. "Un artiste est en permanence insatisfait car il recherche une certaine perfection." (p. 68) Suivant cette maxime et méprisant la fatigue et la douleur, elle cherche à satisfaire les exigences de Bojinskiqui lui répète à l'envi "Ne me faites pas regretter." Si elle se plie d'abord physiquement et machinalement aux demandes du professeur, Polina finit par briser le lien figé qui la rattache à son mentor pour en tisser un nouveau avec les fils du respect. Cheminement intime et apprentissage de la liberté, cet album ne s'embarasse pas de grandes phrases pour communiquer l'émotion. Polina gagne ses galons avec humilité : même si elle sait qu'elle mérite l'admiration, elle n'oublie pas qu'elle a été une enfant à qui un professeur hors du commun a tout appris.
    Avec cette étrange tâche noire sur le nez, Polina n'est pas très jolie. On suit l'évolution du personnage de l'enfance à l'âge adulte. L'ingratitude de son corps d'enfant et la maigreur musculeuse de son corps d'adulte ne sont pas non plus dans les canons de la beauté. Mais que Polina danse et elle est transfigurée : dans le mouvement, elle touche au sublime, elle est étoile parmi les plus lumineuses. Polina n'est pas faite pour le quotidien : quand elle danse, elle ne touche plus le sol et sa fragile beauté explose.
    Le professeur Bojinski est un personnage imposant : grand, les bras souvent croisés, on l'imagine avec une voix grave et coupante. Pour lui, "la danse est un art. Il ne s'apprend pas." (p. 31) Loin d'enseigner la danse, il exige de ses élèves qu'ils se dévouent tout entier à cet art. Ses phrases tombent comme des couperets et n'admettent aucune réplique. "Les gens ne doivent rien voir d'autre que l'émotion que vous devez faire passer. [...] Si vous ne leur montrez pas la grâce et la légèreté, ils ne verront que l'effort et la difficulté." (p. 37) Dissimulés par des lunettes qui font écran, on ne croise jamais ses yeux. Son regard qu'il pose sur les élèves est aussi pétrifiant que celui de Méduse. Dans ses lunettes, la danseuse voit son propre reflet et toutes ses imperfections démultipliées. En une case, le seul vrai portrait de lui et de ses yeux présente un homme aux cheveux blancs et au regard ridé, un homme dépassé qui admire la meilleure danseuse de sa carrière. Pour avoir dansé pendant quinze ans, je sais la valeur d'un regard appréciatif et d'un demi sourire et je connais l'accablement devant les pas qui se détournent et la main qui claque sur la barre. En quelques traits, Bojinski est une illustration fidèle et poignante des grands professeurs de danse dont la passion n'a d'égale que l'espoir de trouver une perle rare.
    L'image est en noir, blanc et gris. On est très loin du rose des tutus et des paillettes. Ici, la danse est une introspection intransigeante qui nécessite une concentration et une disponibilité de corps pleine et entière. Je suis subjuguée par le talent de Bastien Vivès qui sait rendre en quelques coups de pinceau la beauté des pas de danse, des enchaînement et des corps au travail. À tourner les pages de son oeuvre, j'ai envie de courir au ballet ou, pire, de remonter sur la scène, pas pour y briller mais pour vivre toute l'absolue splendeur de Terpsichore.
    Nul besoin d'être amateur de danse pour apprécier cet album, mais il faut aimer le mouvement : Polina est élancement et tourbillon. On ressort troublé de tant de grâce.
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    • Livres 5.00/5
    Par Asil, le 13 février 2013

    Asil
    Lorsque j'ai découvert Polina, de Bastien Vivès j'avais seulement lu le Gout du Chlore, qui ne m'avait pas enthousiasmée plus que ça. Pour moi, le récit manquait de profondeur, de matière, et je n'avais pas réussi à m'identifier aux personnages, dont le caractère était esquissé de manière trop flou pour moi.
    Mais là, Polina est une vraie révélation. Les personnages sont magnifiquement croqués, tout est dans l'évocation des mouvements, l'évocation des traits des visages. Ce qui met parfaitement en image, les danseuses et leurs positions. le dessin en noir, blanc et gris se prête parfaitement à ce voyage dans l'univers de la danse de haut niveau, une discipline bien éloignée des paillettes et tutus, beaucoup plus proche du don de soi et de l'effort continu.
    L'histoire de Polina est sensible, touchante, il ne s'agit pas d'un récit extraordinaire juste du destin d'une jeune fille dont la passion dirige la vie. le lecteur suit la jeune fille et ses évolutions, tant sur le plan physique que mental. L'évolution de sa relation à la danse et aux personnes qui l'entourent. La relation que l'enfant, puis la jeune femme entretient avec son professeur, son mentor est mise en avant, les noms dits sont nombreux mais l'auteur parvient toujours à nous faire ressentir ce que Polina perçoit.
    Un Bd à lire comme un roman, à dévorer et re-dévorer.


    Lien : http://calokilit.wordpress.com/2013/01/08/polina-bastien-vives/
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    • Livres 5.00/5
    Par MissG, le 07 juin 2012

    MissG
    Polina est une petite fille très douée pour la danse, qui va se retrouver à suivre les cours de Bojinski, un grand maître de la danse, puis partira dans une institution qu'elle finira par quitter pour mieux s'épanouir dans des troupes de danse et atteindre le sommet de son art.
    Avec cette histoire sur fond de danse, Bastien Vivès nous propose de suivre l'itinéraire de Polina, de l'enfance à l'âge adulte.
    Polina n'est pas forcément très jolie, elle est plutôt ingrate petite et osseuse et tout en muscle adulte, mais voilà, quand elle danse il se dégage d'elle un charme et une grâce qui font tout s'éclipser.
    Bojinski, quant à lui, est imposant et puissant et il est facile d'imaginer sa voix, son attitude et son ton dans ses paroles : "La souplesse et la grâce ne s'apprennent pas. C'est un don.".
    Il sera tout au long de la carrière de Polina son mentor, son point de repère, et leur relation connaîtra une jolie évolution, passant de celle de maître/élève à une avec un respect mutuel.
    Il n'y a pas de repère temporel dans le récit, mais il est facile de se repérer du fait de l'évolution graphique du personnage de Polina.
    Pour dérouler son histoire, l'auteur a choisi la sobriété, en utilisant exclusivement du noir et blanc, avec des nuances de gris.
    Le coup de crayon est sûr et précis, et il y a beaucoup de vie et de mouvement dans les dessins.
    C'est un roman graphique très vivant, qui connaît de belles envolées avec les scènes de danse et où il y a sans cesse du mouvement, que ce soit au niveau des personnages où des lieux où ils se trouvent.
    Et puis il y a aussi de très belles subtilités à travers le regard de Polina.
    Pour elle, Bojinski reste toujours le même jusqu'à ces images vers la fin de l'histoire où Polina ne le regarde plus et où Bastien Vivès le représente tel qu'il est, âgé.
    L'auteur a su jouer avec les nuances de noir et de blanc pour raconter l'histoire du point de vue de Polina, en tout cas d'une certaine façon, pour qui le mentor de son enfance reste toujours le même et ne connaît pas les affres du temps.
    L'une des choses qui m'a marquée est la solitude quasi permanente de Polina, il n'est question de sa mère qu'en début de roman et c'est seule qu'elle va se construire et finir l'histoire, même lorsqu'elle est en couple il y a une certaine distance, comme si Polina pour mieux se découvrir et s'épanouir était condamnée à rester seule, comme une sorte de malédiction qui frappe les plus grands artistes dans les domaines de l'art.
    C'est donc également un œil critique que Bastien Vivès pose sur le monde de la danse, ou du spectacle de façon plus générale.
    Je regrette toutefois quelques fautes d'orthographe repérées à la lecture et également quelques petites erreurs dans les faits ou les noms.
    C'est dommage, cela vient un peu gâcher la belle réussite de l'ensemble et laisse croire qu'il n'y a eu aucune relecture.
    Si Polina est une danseuse émérite et douée, Bastien Vivès l'est tout autant dans une autre forme de l'art : la bande dessinée.
    Avec "Polina", Bastien Vivès a atteint une forme de maturité et signe-là, à mon sens et avec ce que j'ai lu de lui, son album le plus abouti à ce jour.

    Lien : http://lemondedemissg.blogspot.fr/2012/06/polina-de-bastien-vives.html
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    • Livres 3.00/5
    Par mademoisellepenelope, le 24 août 2011

    mademoisellepenelope
    Bastien Vivès est incontestablement doué, extrêmement doué. Sa façon de découper ses scénarios, son dessin allusif, ses cadrages. Tout force le respect. Polina en est l'illustration la plus aboutie à mon sens.
    Il nous entraîne sur les pas de cette jeune fille qui va devenir un prodige de la danse au prix de travail et de sacrifices. Ce personnage, esquissé fluide et léger comme un pas de danse, une petite tâche noire en guise de nez, on la suit à travers ses questionnements, ses doutes. Les cadrages ici sont particulièrement beaux. Un très bel album certainement…
    Et pourtant… A chaque lecture d'un album de ce jeune auteur, j'ai toujours ressenti une réticence, une distance. Quelques mois après la lecture de Polina, je crois en comprendre enfin la raison, avoir saisi ce qui donnait à cette lecture un goût d'inachevé. Tout y est trop parfait, trop lisse, à un point tel que les stéréotypes ne sont pas loin. Toutefois, et c'est là où c'est le plus troublant, c'est la maîtrise de l'art de l'ellipse, si merveilleusement mise en œuvre qui aboutit à un tel résultat. L'allusif est tellement systématique que l'histoire en perd sa profondeur, que la narration perd son épaisseur, sa densité dans laquelle l'imagination du lecteur peut s'engouffrer, s'y perdre, rêver. Ainsi, l'alliance de personnages stéréotypés et de l'ellipse narrative rend l'album impénétrable à l'imagination du lecteur. L'œuvre, certes belle, maîtrisée est comme fermée.
    Alors oui, Bastien Vivès est un jeune auteur prodige. Il écrit et dessine merveilleusement bien. de beaux objets, sans faille, de ceux que l'on admire pas que l'on porte en soi.
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Critiques presse (2)


  • LeFigaro , le 12 décembre 2011
    À travers cet album fluide, élancé, au trait jeté, on suit sans s'arrêter l'histoire dense et bondissante de la jeune Polina Oulinov, future étoile de la danse.
    Lire la critique sur le site : LeFigaro
  • BullesEtOnomatopees , le 23 juillet 2011
    Bastien Vivès s’exprime tout en toucher, tout en finesse. Vous voulez de la grâce, lisez Vivès et oubliez Black Swan. Sérieusement.
    Lire la critique sur le site : BullesEtOnomatopees

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Citations et extraits

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  • Par milado, le 19 mai 2013

    - " La danse, c'est de l'art. Il n'y a pas d'adversaire, et il n'y a pas de partenaire." Ça peut paraître extrême comme ça. Mais quand on doit faire des choix, ça peut aider.

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  • Par colimasson, le 14 novembre 2011

    Un artiste est en permanence insatisfait. Car il recherche une certaine perfection. Mais ce n’est qu’à la fin de sa vie qu’il pourra se rendre compte de la valeur réelle de ce qu’il aura réalisé.

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  • Par colimasson, le 14 novembre 2011

    Il ne sert à rien d’aller le plus haut possible si on ne prend pas le temps de contempler. Alors, quand vous êtes en haut, prenez votre temps.

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  • Par Theoma, le 31 août 2011

    Il faut être souple si vous voulez espérer un jour devenir danseuse. Si vous n'êtes pas souple à 6 ans, vous le serez encore moins à 16 ans. La souplesse et la grâce ne s'apprennent pas. C'est un don. Suivante...

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  • Par OliZ, le 16 mai 2011

    Quand je t'ai vue danser, je me suis rendu compte que tu faisais passer beaucoup d'émotions de manière très simple. On comprend tout, il suffit de te regarder.
    Cela me rappelle une phrase de mon professeur quand j'étais petite. Il m'a dit : Les gens ne voient pas ce qu'on ne leur montre pas

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