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Olivier Aubert (Illustrateur)
ISBN : 2020991233
Éditeur : Editions du Seuil (2009)

Note moyenne : 4.33/5 (sur 9 notes)
Résumé :

Cela me plaisait de devoir être tué en Chine, sur une jonque à l'ancrage, devant un photogénique vieillard, dans une atmosphère chinoise saturée de puanteurs, de fumée de poisson frit, de tabac, de pétrole, d'eau sale. Après tout, j'étais venu pour ça, pour en finir, pour être ailleurs et en finir.

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Critiques, Analyses & Avis (1) Ajouter une critique
Charybde7
16 octobre 2016
  • 5/ 5
Mourir à Macau.
Dans la chaleur humide et asphyxiante de Macau, ligoté sur une jonque et bâillonné avec du ruban adhésif, sous la surveillance d'une femme, Laura Kim, et d'un vieux pêcheur chinois, un homme, qui se faisait appeler Breughel dans «Le port intérieur», attend sa dernière heure.
«Je savais bien ce qui m'attendait. Un homme viendrait, il tendrait au vieux une liasse de dollars, il s'accroupirait au milieu des cartons pourris et, à la limite de l'ombre et de la lumière, il passerait plusieurs minutes à ne rien faire de spécial. Il échangerait deux ou trois phrases anodines avec Laura Kim, il m'adresserait deux ou trois regards détendus et même subtilement complices, car il aurait la grandeur d'âme de vouloir endormir ma vigilance. Puis il me fracasserait le crâne et ressortirait rapidement du bateau, en compagnie de Laura Kim et en laissant le vieux se débrouiller avec mon cadavre.»
La suite sur mon blog ici :
Lien : https://charybde2.wordpress...
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Citations & extraits (4) Ajouter une citation
Charybde7Charybde716 octobre 2016
Je savais bien ce qui m’attendait. Un homme viendrait, il tendrait au vieux une liasse de dollars, il s’accroupirait au milieu des cartons pourris et, à la limite de l’ombre et de la lumière, il passerait plusieurs minutes à ne rien faire de spécial. Il échangerait deux ou trois phrases anodines avec Laura Kim, il m’adresserait deux ou trois regards détendus et même subtilement complices, car il aurait la grandeur d’âme de vouloir endormir ma vigilance. Puis il me fracasserait le crâne et ressortirait rapidement du bateau, en compagnie de Laura Kim et en laissant le vieux se débrouiller avec mon cadavre.
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chrysalidechrysalide30 mars 2013
Tu te souviens des aventures que tu t'es racontées ou que tu as vécues avant le voyage. Tu te souviens de la fin de l'année du Coq, du début de l'année du Chien, de tes rencontres avec Gloria, des heures de nuit, des heures de folie, des étreintes étranges, des phrases étranges. Appelle en toi ce beau et douloureux théâtre. Tu sais marcher dans les rues comme entre les pages d'un livre, tu as appris cela il y a longtemps, appelle en toi cette science, réfugie-toi dans l'ombre qui brûle entre les murs. C'est là. Va en cercles. Tu aimes ces rues. De toute façon, tes vaticinations amoureuses sont assez fortes pour sécréter à chaque instant de nouvelles racines, de nouvelles raisons de continuer l'amour.
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Charybde7Charybde716 octobre 2016
Il en fallait, de la fidélité, de l’aveuglement volontaire, pour rester amoureux de cet endroit !… Je l’avais découvert dix ans plus tôt sous sa forme de bourgade coloniale, figée dans les années quarante, et ensuite je l’avais vu se métamorphoser à grande vitesse en une affreuse banlieue, sous l’impulsion de médiocres architectes qui par tous les moyens en arrachaient l’âme séculaire, la vieille âme luso-asiate. Et je savais que bientôt, je savais qu’aujourd’hui j’allais assister à la phase ultime de l’enlaidissement, à la transformation du territoire en un terminal de fret, avec saunas et maisons de jeu pour y entretenir encore une image négociable chez les négociants en touristes.
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Charybde7Charybde716 octobre 2016
Tu penses à Gloria qui inventait des créatures brutales et vengeresses, des méduses demi-ciel, des ourses rouges, des aragnes absinthes, des louves infatigables et nues. Les félins n’apparaissaient pas dans son bestiaire. Tu es là, appuyé contre des planches qui sentent la poussière et les latrines, tu regardes en voyeur un chat qui hésite entre l’agonie et le sommeil, tu songes à la lutte que tu mènes à l’aveuglette pour que rien ne vieillisse dans ta mémoire, et tu penses à Gloria. Et rien ne parle plus ou presque rien.
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Vidéo de Antoine Volodine
Antoine Volodine - Terminus Radieux .Antoine Volodine vous présente son ouvrage "Terminus Radieux" aux éditions Seuil. Prix Médicis 2014. http://www.mollat.com/livres/volodine-antoine-terminus-radieux-9782021139044.html Notes de Musique : Nest/Nest/06 Trans Siberian. Free Music Archives.
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