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> Jacques Van den Heuvel (Éditeur scientifique)
> Emmanuel Berl (Préfacier, etc.)

ISBN : 2070105857
Éditeur : Gallimard (1961)


Note moyenne : 4/5 (sur 14 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Édition enrichie de centaines de notes explicatives, d'introductions, de notices, de gravures originales qui en font l'ouvrage le plus complet des oeuvres de Voltaire, soit plus de 109 titres spécifiquement mis en forme pour une lecture sur Kindle.

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Critiques, analyses et avis (2)

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    • Livres 5.00/5
    Par ThierryCABOT, le 18 juin 2013

    ThierryCABOT
    Quand nous évoquons Voltaire, des images se bousculent dans nos têtes.
    Le lecteur sait qu'avec Diderot et Rousseau il représente une haute figure du Siècle des Lumières qui a fini par saper les les fondations intellectuelles et morales sur lesquelles s'était édifiée la monarchie française.
    On songe également à l'homme d'esprit jamais à court d'une épigramme, au vulgarisateur de génie, au défenseur des faibles (L'affaire Calas), à l'apôtre de la tolérance, à l'ami de Frédéric le Grand, au trublion installé à Ferney sous la protection de la Suisse et cultivant libelle sur libelle à l'encontre du pouvoir Louis-quinzien.
    Impertinent, séducteur en diable, capable de toutes les roueries et de toutes les audaces, Voltaire vit à cent à l'heure et ne manque jamais une occasion de faire parler de lui.
    Qu'avons-nous retenu de son oeuvre protéiforme, foisonnante et singulière ?
    Eh bien, il faut d'abord reconnaître que la postérité a été fort cruelle envers lui. Voltaire ne doutait pas une seconde qu'il en toucherait les dividendes grâce avant tout à sa poésie et à son théâtre. L'époque, contrairement à la nôtre, mettait au premier plan ces deux genres littéraires.
    Si Madame de La Fayette avait déjà ouvert la voie du roman, celui-là en effet ne jouissait en rien d'un prestige égal à ceux dans lesquels Voltaire rêvait de s'illustrer.
    Hélas ! l'auteur de "Candide" se révèle un poète assez quelconque et, au mieux, offre plutôt le visage d'un habile versificateur que d'un chantre inspiré. Le théâtre voltairien souffre lui-même de bien des insuffisances et n'est au fond qu'une pâle copie des pièces de Corneille et de Racine. "Zaïre" certes fait exception à la règle mais ne peut rivaliser avec "Le Cid" ou "Andromaque".
    Quelle déconvenue ! Tant d'efforts, tant d'énergie dépensés en pure perte !
    Or, par je ne sais quelle ironie du sort, ce sont ses contes, ses chroniques historiques, ses pamphlets, ses ouvrages philosophiques et sa correspondance qui assurent à Voltaire une éternelle gloire.
    Celui dont le dix-huitième siècle s'est emparé du nom en guise de référence, a produit des chefs-d'oeuvre là où ses ambitions se montraient nettement plus modestes.
    De "L'ingénu à "Micromégas" - sans oublier bien entendu "Candide" - à travers ses fameuses lettres rédigées d'une main experte, dans quantité d'écrits de combat, de réflexion et d'analyse, Voltaire joint l'érudition la moins lourde au trait incisif, à la formule décapante. Rien n'échappe à sa merveilleuse intelligence, et c'est un plaisir chaque fois renouvelé d'attacher ses pas aux siens.
    Mais peut-on parler de Voltaire sans louer ce qui le caractérise le mieux ? Son style.
    On reste en effet confondu devant la clarté, la concision, la justesse d'une langue "chimiquement pure" et dépourvue de la moindre graisse. Le style de voltaire semble au-dessus de tous les styles. Maniant une syntaxe incorruptible, pleine de naturel et d'aisance, ce dernier incarne à merveille ce que l'on appelle "l'esprit français". En le lisant, nous sentons combien l'art d'écrire a reculé après lui. Subtil jusqu'à la perfection, un tel style reste à lui seul un bijou d'élégance et de raffinement, une sorte de miracle. Voltaire joue admirablement avec les mots, ménage les transitions de main de maître, passe d'une phrase à l'autre en virtuose et possède au plus haut point le génie de l'ellipse. Sa plume alerte emporte le lecteur fasciné par autant de finesse et de brio.
    Voltaire demeure indétrônable et, depuis sa mort, beaucoup d'écrivains ont désespéré de se hisser à son niveau.
    Peut-on égaler l'inimitable?

    Lien : http://www.p-o-s-i-e.over-blog.net
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    • Livres 5.00/5
    Par sylvieh11, le 28 août 2014

    sylvieh11
    "De l'horrible danger de la lecture" est un pamphlet que j'adore. Je le trouve succulent de finesse sous couvert de bêtise.

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Citations et extraits

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  • Par sylvieh11, le 28 août 2014

    A ces causes et autres, pour l’édification des fidèles et pour le bien de leurs âmes, nous leur défendons de jamais lire aucun livre, sous peine de damnation éternelle. Et, de peur que la tentation diabolique ne leur prenne de s’instruire, nous défendons aux pères et aux mères d’enseigner à lire à leurs enfants. Et, pour prévenir toute contravention à notre ordonnance, nous leur défendons expressément de penser, sous les mêmes peines; enjoignons à tous les vrais croyants de dénoncer à notre officialité quiconque aurait prononcé quatre phrases liées ensemble, desquelles on pourrait inférer un sens clair et net. Ordonnons que dans toutes les conversations on ait à se servir de termes qui ne signifient rien, selon l’ancien usage de la Sublime-Porte.
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  • Par FRANGA, le 19 janvier 2015

    Nous avons assez de religion pour haïr et persécuter et nous n'en avons pas assez pour aimer et pour secourir.

    Voltaire, traité sur la tolérance (1763)

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  • Par sylvieh11, le 28 août 2014

    1° Cette facilité de communiquer ses pensées tend évidemment à dissiper l’ignorance, qui est la gardienne et la sauvegarde des États bien policés.

    (Note : la facilité évoquée est l'imprimerie).

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  • Par Junie, le 30 août 2012

    Voltaire c'est tout de même hardu comme lecture!

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