ISBN : 9782842636692
Éditeur : Le Dilettante (2011)


Note moyenne : 2/5 (sur 2 notes) Ajouter à mes livres
Que faire, quand on n'a plus la gueule de l'emploi ? Mais monter des arnaques et tromper son monde, c'est si bon, et gentiment lucratif. Certains y laisseront des plumes, c'est le destin, on n'y peut rien.
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Critiques et avis

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    • Livres 2.00/5
    Par folivier, le 19 septembre 2011

    folivier
    J'ai découvert l'auteur au-travers d'un interview sur le site Babelio et j'ai eu envie de découvrir ses romans.
    Malheureusement j'ai été extrêmement déçu par cette première lecture. Avec une écriture assez sèche et rapide, Vincent Wackenheim tente de faire un texte mi-cynique, mi-critique, mi-humoristique sur le système de traitement et de reclassement des chômeurs et de manière plus large de dénoncer une société hypocrite basée fondamentalement sur les clichés, les faux-semblant et l'apparence.
    Un groupe de chômeur se retrouve dans un séminaire de "motivation/activation" afin d'une part de faire le deuil de leur licenciement d'autre part de se reconstruire et élaborer un nouveau projet pour peut-être retrouver un emploi.
    Le roman a du mal à démarrer et n'est pas très original dans sa dénonciation de ces séminaires fumeux, animés par des consultants bardés de concept totalement déconnectés de la réalité. Les différents personnages qui constituent le groupe de chômeur sont tous des stéréotypes et on n'arrive pas à s'attacher à eux et à leurs histoires.
    VIncent Wackenheim est arrivé à me faire sourire et m'intéresser au roman lorsqu'il lance ses personnages dans le montage d'une arnaque. Voulant aider le propriétaire d'un kebab, lieu de rendez-vous de la bande, qui est racketté par une bande de voyous du quartier, ils découvrent qu'ils peuvent prendre la "gueule de l'emploi" se faisant passer pour une autre bande de voyous, protecteurs de cette gargote.
    A partir de cet évènement, ils conçoivent un petit business proposant leurs services pour faire de la représentation, de la figuration, du faux-témoignage, aider à donner le change... le roman prend alors enfin de l'intérêt lorsque toute la bande doit se faire passer pour les membres éloignés d'une famille aristocrate afin de faciliter le mariage de fils unique avec la fille d'une famille de commerçant ayant fait fortune dans la charcuterie.
    Malheureusement, Vincent Wackenheim n'en reste pas là et part dans un délire, où intervient le président de la République, faisant appel également à leur service et disant qu'en fait il font le même métier, le remplacement des psys pour écouter leurs patients, le remplacement des curés à Saint Sulpice pour le confessionnal... et jouer le faux écrivain scandinave, auteur à succès, dans une séance de dédicace.
    Bref il suffit d'avoir l'apparence, l'accoutrement, la superficialité pour jouer un rôle et berner qui l'on veut. Avoir La gueule de l'emploi.
    L'idée était excellente, la dénonciation d'une société du masque et de la tartuferie aurait pu marcher si l'auteur avait mis un peu moins de dérision et un peu plus de profondeur dans ses personnages. L'absurde poussé à son extrême fait s'effondrer tout le roman élaboré péniblement pendant la première moitié du livre. Dommage.
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    • Livres 4.00/5
    Par annie, le 31 mars 2011

    annie
    L'essentiel, c'est de l'avoir. Quoi ? La gueule de l'emploi. C'est à cette conclusion qu'arrivent les sept héros chômeurs de ce roman de Vincent Wackenheim. Partis en quête du mythique Pôle emploi, regroupés, dans un premier temps, par la coach Carole au sein d'un atelier Activation-Motivation, notre escouade, à la faveur d'un coup de main donné à Mourad de la Fourche, restaurateur racketté, joue au mafieux et se découvre un goût certain et un talent inné pour l'usurpation d'identité et l'arnaque à l'allure. Se taillant une part de lion dans le marché de la supercherie, nos sept héros fondent la société «?L.G.D.E.?» (La gueule de l'emploi) et «?font figure?» sur tous les fronts?: figure bidon de famille d' aristocrate à l'enterrement d'un charcutier millionnaire, semblant de confesseur pour la guérite aux pécheurs de Saint-Sulpice, apparence d'auteur norvégien dans une foire aux imprimés du Sud-Ouest, Brives-rencontre. le succès est au rendez-vous et il faut plusieurs lessiveuses pour stocker l'afflux des liquidités?: la bulle de l'abus de confiance enfle chaque jour. Mais tout n'est pas possible?. «?Ça avait tout de suite commencé bizarre?» déclare d'entrée Wackenheim, rassurez-vous cela continue selon et s'achève idem. Ce livre a reçu le prix Mario Monicelli et le trophée Jean Pierre Mocky 2011. Vrai ? Quelle question !
    source : http://www.ledilettante.com/fiche-livre.asp?Clef=1089

    Lien : http://mazel-annie.blogspot.com/
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    • Livres 2.00/5
    Par michelekastner, le 18 avril 2012

    michelekastner
    Sept ex-cadres suivient un stage "Activation-Motivation" proposé par Pôle-emploi. Après un démarrage difficile, une connivence les lie et ils créent "les Gueules de l'emploi" dans le but d'aider, moyennant finances, des gens aux besoins divers, en-dehors de toute légalité.
    Amusant, puis lassant.
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    • Livres 4.00/5
    Par annie, le 02 avril 2011

    annie
    truculent !
    une bonne satire du monde actuel... et de la cruauté du monde de l'emploi...
    vraiment excellent, un livre qui met de bon humeur ! mais attention, une fois la lecture commencée vous ne pourrez pas poser le livre à mi-parcours... on reste totalement scotché jusqu'à la fin...
    côté challenge tour du monde :
    pas voyagé très loin cette fois-ci... Paris, entre le périphérique et les Maréchaux... quant au côté gastronomique, simplement un kebab... et je n'en ai encore jamais mangé...

    Lien : http://mazel-annie.blogspot.com/
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    • Livres 4.00/5
    Par annie, le 01 avril 2011

    annie
    commencé et terminé cette nuit...
    J'aurai du le savourer lentement, mais totalement impossible... mais impossible de le lâcher avant la fin. J'ai adoré...

    Lien : http://mazel-annie.blogspot.com/
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Citations et extraits

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  • Par annie, le 31 mars 2011

    Ça avait tout de suite commencé bizarre.

    Mardi matin neuf heures, stage Activation-Motivation, groupe cadres sup, troisième étage, bonjour à tous, je m'appelle Carole, je suis votre consultant réfèrent, merci d'être à l'heure, vous pouvez m'appeler Carole. Asseyez-vous, il y a des chaises. La machine à café est en bas, d'habitude elle rend la monnaie.

    Installés comme pour une vente en réunion, casseroles, lingerie, bains moussants, sur la table l'iPhone posé bien en vue, on s'attendait à repartir avec un petit bonus, quelque chose à raconter aux copains ce soir à l'apéro. Pour le coup, on a été servis, Carole a continué, le quartier, bien qu'excentré, n'est pas sans charme, juste entre les Maréchaux et le périphérique. Pour ceux qui auraient quand même faim, en remontant le boulevard vous trouverez des kebabs, attention à la gastro. Ne longez pas le collège, ils lancent des yaourts par-dessus la grille, et évitez de venir en voiture. L'ascenseur se bloque parfois, moi je monte à pied. Vous êtes prévenus. J'espère que nous ferons quand même du bon travail, nous avons six mois devant nous, on se voit tous les mardis, soyez à l'heure, merci d'éteindre vos portables.

    Excentré, ça devait être un euphémisme, leur façon de parler à eux, le genre blagueur du consultant réfèrent, mais bon, il fallait payer, c'était faute morale et compagnie. Le siège social de tout ce bazar n'était pas du tout excentré, même plutôt central, avec des salles de réunion qui donnaient sur la Bourse, mais enfin, on expie mieux entre les Maréchaux et le périphérique.
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  • Par annie, le 31 mars 2011

    "On dit toujours le destin! le destin! Pas faux. Parfois, ça bouge, et on ne sait pas pourquoi. Le bonheur, c'est quand le hasard a rendez-vous avec la chance."
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  • Par annie, le 31 mars 2011

    Ainsi donc, il se trouve des gens dans cette belle terre de France qui font l'apprentissage douloureux des groupes de travail de l'ancienne ANPE - Avec Nous Peu d'Espoir... rebaptisée depuis peu Pole Emploi, par pudeur politiquement correcte, bien plus qu'honnêteté intellectuelle.
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  • Par annie, le 31 mars 2011

    « J’ai dit à ma femme, chérie, je me couche tôt, demain je vais à Activation/Motivation pour le travail de deuil, elle m’a répondu question travail tu ferais mieux de trouver du boulot, le banquier a encore appelé, ta mère aussi.»
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