Etude complète d'un ou deux opéras avec le livret intégral en langue originale et traduction française, un commentaire littéraire et musical, un résumé de l'action, des articles de fond sur la genèse, l'histoire de l'... > voir plus
Alberich – « Qu’ainsi vous salue alors
le premier salut de ma liberté !
Tout comme il me vint par malédiction,
maudit soit cet anneau !
Si son or m’a donné
à moi puissance sans mesure,
que sa magie engendre à présent
la mort pour celui-là qui le porte !
Nul cœur joyeux ne devrait
se réjouir de sa possession ;
qu’à nul être heureux ne rie
son clair éclat !
Celui qui le possède,
celui-là, que l’inquiétude le torture ;
et celui qui ne l’a pas,
celui-là, que l’envie le ronge !
Que chacun aspire
au bien qu’il représente,
mais que nul n’en jouisse avec quelque profit !
Que son possesseur le détienne sans bénéfice,
mais qu’à ce possesseur il attire l’assassin !
Voué à la mort,
que la crainte paralyse le lâche ;
tant qu’il vivra,
qu’il se consume d’avidité,
maître de l’anneau,
mais esclave de l’anneau :
jusqu’à ce qu’en ma main
je tienne à nouveau ce qui m’a été volé ! »