ISBN : 2262031215
Éditeur : Perrin (2010)


Note moyenne : 3.57/5 (sur 7 notes) Ajouter à mes livres
Le 17 juillet 1676, à huit heures du soir, cinq jours avant son quarante-sixième anniversaire, Marie-Madeleine d'Aubray, marquise de Brinvilliers, fut décapitée en place de Grève à Paris devant une foule agitée, puis impressionnée par le courage de cette petite femme au... > voir plus
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Critiques et avis(5)

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    • Livres 4.00/5
    Par Ellcrys, le 06 février 2012

    Ellcrys
    La marquise de Brinvilliers est soupçonnée d'avoir empoisonnée son père, ses deux frères, son marie, sa sœur et sa fille. Mais est-elle vraiment l'empoisonneuse que l'on croit ? Était-elle l'investigatrice des ces empoisonnement ? Était-elle vraiment comme on la décrit : mauvaise, dépravée, dangereuse ?
    Agnès Walch, historienne, essaye de démêler les fils de l'histoire afin de révéler au monde la vérité.
    Marie Madeleine Dreux d'Aubray n'a pas eu une vie facile, c'est le moins que l'on puisse dire. Elle est née en juillet 1630. Sa mère meurt en couche alors que Marie Madeleine n'est encore qu'une enfant. Son père lui, est quasiment absent pour ses fils et ses filles, tant l'ambition et la reconnaissance d'autrui sont important pour lui. Marie Madeleine est ainsi privé de l'amour d'une mère et d'un père. Pour rajouter à sa souffrance, elle se fait violer, à l'âge de sept ans par un domestique. S'ensuivent des rapport incestueux avec ces frères (qui serait forcé). A l'âge de 21 ans, Marie Madeleine sera mariée à Antoine Gobelin, Marquis de Brinvilliers, homme aux moeurs plus que douteuses, fêtard et riche. Mais il se lasse bien vite de sa femme. Il lui présente Sainte Croix, un de ces amis, qui deviendra l'amant de Marie Madeleine.
    C'est là que tout ce complique. Elle aimera passionnément son amant Sainte Croix, qui n'aura aucun scrupules à tirer profit de l'amour de la Marquise. Il s'abreuvera de sa richesse et la poussera accepter les crimes qu'il commet, sinon à les commettre elle-même.
    Quand Sainte Croix meurt, il laisse une cassette, renfermant les poisons et preuves de la culpabilité de la Marquise. Dès lors elle est pourchassée. Elle s'enfuit, se cache à Londres, aux Pays-Bas, à Liège et en Flandre. Mais est ensuite retrouvée et arrêtée. Son procès s'ouvre en avril 1676. Elle n'aura de cesse de nier les faits, même sous la torture. Est-ce vraiment elle qui a versé les-dit poisons ou a-t-elle été la victime d'un complot, d'une machination ?
    Toujours est-il qu'elle est condamnée à être décapité en place publique.
    L'auteur nous invite à suivre les traces de cette femme qui, bien qu'elle ne soit pas exempte de mauvaise conduite ou de faits préjudiciable, n'en reste pas moins une femme qui nous prend en pitié. En effet, tout au long du texte, je n'ai pu m'empêcher de me demander si elle n'a pas été, finalement, la victime d'un amour trop fort, trop passionné. Elle a manqué d'amour toute sa vie, n'a connu que la violence, la supériorité des hommes... N'a-t-elle pas, tout simplement essayé de garder l'amour de Sainte Croix, contre vents et marrées, n'hésitant pas à le suivre dans ses crimes ?
    L'auteur nous livre ici une biographie très bien documenté où, elle s'attache à montrer, en se basant essentiellement sur des faits historiques, le contexte historique de l'époque : n'oublions pas que ce siècle est celui de la peur du complot et de l'empoisonnement (cf. l'affaire des poisons). Sans oublier, qu'à cette époque une femme violé ou victime de relations incestueuse est coupable, quoi qu'il arrive.
    On pourrait croire que cette biographie soit trop lourde, trop complexe, mais il n'en est rien puisqu'elle se lit comme un roman. Et, si comme moi, vous aimez l'histoire, il est certain que l'histoire de cette Marquise vous passionnera autant que moi.
    Je vous invite donc à découvrir ce texte intéressant qui met à l'honneur une femme "coupable c'est sans doute vrai ; qu'elle ait été victime, c'est incontournable". Toujours est-il que je me pense pas que la Marquise ait été la seule instigatrice dans cette affaire...
    A vous de voir !

    Lien : http://soifdeliredellcrys.blogspot.com/2012/01/la-marquise-de-brinvi..
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par sassenach, le 09 juillet 2010

    sassenach
    Sous le règne de Louis XIV aura lieu la plus célèbre affaire de meurtres en série : l'affaire des poisons, qui va impliquer de nombreuses personnes dans toutes les strates de la société. Mais avant cette découverte retentissante, Marie-Madeleine d'Aubray, marquise de Brinvilliers sera arrêtée et jugée pour avoir empoisonné son père et ses frères, ainsi que pour d'autres tentatives sur d'autres membres de sa famille. La rumeur va s'acharner sur cette femme sans preuve véritable et assurée, la transformant dans l'imaginaire collectif en une sorte de sorcière sans conscience mais il est possible de douter quant à sa responsabilité sur tout ce dont on l'a accusée à l'époque ...
    Je ne suis pas forcément une très grande fan des biographies mais cette époque historique m'attire et m'intéresse particulièrement, d'où mon inscription pour ce titre lors de Masse critique (parmi d'autres titres que j'avais sélectionnés aussi mais le hasard a voulu que ce soit celui-ci qui me soit finalement attribué). Comme je suis peu habituée à lire ce genre de livre, j'ai eu quand même un peu de mal lors de cette lecture car je me trouve toujours submergée par trop d'informations et de détails. Et encore, je connaissais déjà cette période et une partie des personnes citées, ce qui a un peu facilité ma découverte de la vie de La marquise de Brinvilliers. le style était fluide et certaines parties ressemblent parfois à un roman mais elles ne sont pas assez nombreuses à mon goût. Nul doute que ce livre est précis et l'auteure a fait des recherches poussées et décrit les évènements sans parti pris (enfin, presque pas, elle reste assez neutre, même si on peut « deviner » ses sentiments vis à vis de cette affaire). Mais je trouve que c'est loin d'être une lecture facile, avec de nombreux personnages cités et il est aisé de se perdre au milieu de tout ce monde, ce qui m'est arrivé plusieurs fois. Cela a eu en tout cas le mérite de me donner envie de me replonger dans cette période et de lire des romans basés sur la vie de La marquise de Brinvilliers car je pense que j'apprécierai plus facilement une version romancée de sa vie, même si ce genre de lecture sera moins érudite.
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par cerisia, le 14 juin 2010

    cerisia
    Lecture dans le cadre de l'opération Masse Critique de
    Un grand merci à Babelio et aux éditions PERRIN pour cette lecture fort intéressante.
    Mon avis
    Marie-Madeleine d'Aubray, plus connue sous le nom de "La marquise de Brinvilliers".
    Première "tueuse en série" de l'histoire mais au combien attachante !
    Certes selon ses aveux elle a empoisonné son père, ses deux frères, son mari, sa fille et sa soeur (son mari et sa fille ne sont pas décédés, elle leur a administré un antipoison) mais les enjeux lors de son procès sont grands. Certains veulent faire "tomber" des gens importants.
    Tout n'est pas aussi simple qu'il n'y paraît, à commencer par l'enfance de Marie-Madeleine. Elle a été abusé physiquement puis des années plus tard psychologiquement. Elle a été je pense manipulé par Sainte-Croix.
    La marquise de Brinvilliers aura eu la droiture de reconnaître ses crimes avant sa condamnation, certainement pour être en paix avec elle même mais aussi pour ne point subir la question, c'est à dire la torture. Malheureusement pour elle, elle subira quand même la torture, ce qui est profondément injuste car elle ne sait rien de plus et ne dira donc rien d'autre.
    Pirot, théologien réputé sera l pour la confesser. Il lui apportera une aide morale immense, il sera la jusqu'à la fin.
    Si nous connaissons les derniers jours, les dernières heures et minutes de Marie-Madeleine c'est grâce au écrits de Pirot.
    Ce livre apporte beaucoup La marquise de Brinvilliers et nous éclaire sur les moeurs, la vie en france au 17ème siècle. Il se lit facilement, est très intéressant. Petit point négatif pour moi, la description des différents arbres généalogiques, qui épouse qui, les différents noms, métiers, villes, parentés deviennent assez vite lassant.
    Une bonne lecture que je conseille à ceux qui apprécient l'histoire et les romans historiques.
    Ma note 8/10

    http://le-boudoir-des-livres.over-blog.com/
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    • Livres 3.00/5
    Par beeshop, le 12 avril 2010

    beeshop
    La marquise de Brinvilliers est-elle le monstre, l'empoisonneuse en série décrite par l'histoire populaire ? Est-elle cette femme dangereuse et dépravée dont le procès fascina tout autant qu'il terrorisa le tout Paris du 17ème Siècle ?
    Agnès Walch, historienne, nous narre ici l'histoire d'une femme qui n'est et ne fut pas que tueuse. Elle brise l'imaginaire chimérique populaire pour s'attacher grâce à d'importante recherche historique à la réalité des faits. Dans cette biographie A. Walch démontre l'importance du contexte historique dans la pleine compréhension de cette affaire. En effet en plein siècle de la peur du complot et de l'empoissonnement, à une époque où une femme violée ou ayant subit des relations incestueuses est coupable de son malheur le sort de la marquise semble scellé d'avance.
    Marie Madeleine Dreux D'aubray est née en juillet 1630. Elle épouse en 1651 Antoine Gobelin marquis de Brinvilliers. Très vite elle succombe aux avances de Godin de Sainte-Croix, ami de son mari, officier de cavalerie et passionné par l'alchimie. La marquise dépense énormément aussi bien pour ses gouts de luxe que pour entretenir son amant et très vite se retrouve au bord de la faillite.
    Ayant eu connaissance de tentative d'empoissonnement de son époux par la marquise, Sainte-Croix enferme des preuves de culpabilités de sa maitresse dans une cassette « à n'ouvrir qu'en cas de mort antérieure à celle de la Marquise ». Il meurt en 1672. La cassette est ouverte et très vite la marquise alors recherchée fuit à Londres. Elle ira ensuite au Pays-Bas, à Liège puis en Flandre.
    Durant sa fuite, le valet de Sainte-Croix : La Chaussée, est arrêté et passe aux aveux. Il reconnait avoir aidé la marquise dans ses actes d'empoissonnements. Elle est alors condamnée par contumace en 1673. Elle sera retrouvée dans un couvent à Liège et ramenée en France en 1676. Durant son procès d'avril à juillet 1676 elle niera les faits malgré le passage à la question. Elle est condamnée à être décapité en place publique.
    C'est L'abbé Pirot chargé de l'accompagner dans ses dernières heures qui recueillera ses aveux, l'empoissonnement de son père et de ses frères, elle niera avoir tenté d'empoissonner sa sœur et sa belle-sœur. Elle indiquera également que Sainte-Croix à lui-même tenté de l'empoissonner durant plusieurs mois. L'abbé Pirot sera étonnamment frappé par la dignité de la marquise devant la mort. Elle ira à l'échafaud avec courage. Il sera troublé et ému par cette femme.
    Le rôle de Sainte-Croix reste flou, pourquoi tenter d'empoissonner sa maitresse ? A-t-elle été manipulée ? Il semble peu probable que la marquise ait été seule instigatrice de cette affaire.
    "En définitive, demeure beaucoup d'opacité sur une affaire qui déclencha une véritable panique en France et sur une marquise à la personnalité complexe, dont le destin fut jalonné de drames familiaux, de haines et de jalousies. Quel jugement porter sur elle ? Comme ses contemporains, on finit par compatir. Qu'elle ait été dangereuse, c'est certain ; qu'elle ait été coupable c'est sans doute vrai ; qu'elle ait été victime, c'est incontestable".


    Lien : http://mespetitesidees.wordpress.com/2010/10/03/la-marquise-de-brinv..
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    • Livres 4.00/5
    Par StephaneA, le 16 septembre 2011

    StephaneA
    Juillet 1672, Jean-Baptiste Gaudin de Sainte-Croix, un gentilhomme, meurt et ses créanciers font appel la justice pour saisir une partie des biens. de ce simple fait, une cassette contenant des poisons, va emmener une marquise, Marie-Madeleine d'Aubray (Marquise de Brinvilliers) sur la place de grève pour être décapité quatre ans plus tard. Cette histoire, plus que romanesque, ou se croise les grands noms de l'époque (Colbert, Louis XIV,…), ou la politique, complot et affaires d'états ont plus d'importance que la vérité. Si la culpabilité de la Marquise n'est pas à prouvé, le contexte, sa vie, ses relations, permettent un autre regard sur cette affaire (qui est plus que le véritable prémisse de l'Affaire des poisons). Un livre fascinant, bien écrit, qui mêle la grande et la petite Histoire et se conduit comme une enquête policière, fort bien documenté.
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