La marquise de Brinvilliers est soupçonnée d'avoir empoisonnée son père, ses deux frères, son marie, sa sœur et sa fille. Mais est-elle vraiment l'empoisonneuse que l'on croit ? Était-elle l'investigatrice des ces empoisonnement ? Était-elle vraiment comme on la décrit : mauvaise, dépravée, dangereuse ?
Agnès Walch, historienne, essaye de démêler les fils de l'histoire afin de révéler au monde la vérité.
Marie Madeleine Dreux d'Aubray n'a pas eu une vie facile, c'est le moins que l'on puisse dire. Elle est née en juillet 1630. Sa mère meurt en couche alors que Marie Madeleine n'est encore qu'une enfant. Son père lui, est quasiment absent pour ses fils et ses filles, tant l'ambition et la reconnaissance d'autrui sont important pour lui. Marie Madeleine est ainsi privé de l'amour d'une mère et d'un père. Pour rajouter à sa souffrance, elle se fait violer, à l'âge de sept ans par un domestique. S'ensuivent des rapport incestueux avec ces frères (qui serait forcé). A l'âge de 21 ans, Marie Madeleine sera mariée à Antoine Gobelin, Marquis de Brinvilliers, homme aux moeurs plus que douteuses, fêtard et riche. Mais il se lasse bien vite de sa femme. Il lui présente Sainte Croix, un de ces amis, qui deviendra l'amant de Marie Madeleine.
C'est là que tout ce complique. Elle aimera passionnément son amant Sainte Croix, qui n'aura aucun scrupules à tirer profit de l'amour de la Marquise. Il s'abreuvera de sa richesse et la poussera accepter les crimes qu'il commet, sinon à les commettre elle-même.
Quand Sainte Croix meurt, il laisse une cassette, renfermant les poisons et preuves de la culpabilité de la Marquise. Dès lors elle est pourchassée. Elle s'enfuit, se cache à Londres, aux Pays-Bas, à Liège et en Flandre. Mais est ensuite retrouvée et arrêtée. Son procès s'ouvre en avril 1676. Elle n'aura de cesse de nier les faits, même sous la torture. Est-ce vraiment elle qui a versé les-dit poisons ou a-t-elle été la victime d'un complot, d'une machination ?
Toujours est-il qu'elle est condamnée à être décapité en place publique.
L'auteur nous invite à suivre les traces de cette femme qui, bien qu'elle ne soit pas exempte de mauvaise conduite ou de faits préjudiciable, n'en reste pas moins une femme qui nous prend en pitié. En effet, tout au long du texte, je n'ai pu m'empêcher de me demander si elle n'a pas été, finalement, la victime d'un amour trop fort, trop passionné. Elle a manqué d'amour toute sa vie, n'a connu que la violence, la supériorité des hommes... N'a-t-elle pas, tout simplement essayé de garder l'amour de Sainte Croix, contre vents et marrées, n'hésitant pas à le suivre dans ses crimes ?
L'auteur nous livre ici une biographie très bien documenté où, elle s'attache à montrer, en se basant essentiellement sur des faits historiques, le contexte historique de l'époque : n'oublions pas que ce siècle est celui de la peur du complot et de l'empoisonnement (cf. l'affaire des poisons). Sans oublier, qu'à cette époque une femme violé ou victime de relations incestueuse est coupable, quoi qu'il arrive.
On pourrait croire que cette biographie soit trop lourde, trop complexe, mais il n'en est rien puisqu'elle se lit comme un roman. Et, si comme moi, vous aimez l'histoire, il est certain que l'histoire de cette Marquise vous passionnera autant que moi.
Je vous invite donc à découvrir ce texte intéressant qui met à l'honneur une femme "coupable c'est sans doute vrai ; qu'elle ait été victime, c'est incontournable". Toujours est-il que je me pense pas que la Marquise ait été la seule instigatrice dans cette affaire...
A vous de voir !
Lien : http://soifdeliredellcrys.blogspot.com/2012/01/la-marquise-de-brinvi..