ISBN : 2290021237
Éditeur : Editions 84 (1999)


Note moyenne : 4.1/5 (sur 30 notes) Ajouter à mes livres
Depuis leur séparation, depuis des années, Nettie et Celie, deux jeunes Noires, soeurs tendrement unies, n'ont cessé de s'écrire. Mais aucune missive, jamais, n'est parvenue ni à l'une ni à l'autre.
C'est que Celie, restée là-bas, près de Memphis, subit la loi d'... > voir plus
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Critiques et avis(4)

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    • Livres 5.00/5
    Par grisette, le 16 juin 2010

    grisette
    c'est une histoire magnifique.Une de celle que l'on oublie pas.
    Critique de qualité ? (31 votes positifs)
  • Par MIOP, le 09 février 2012

    MIOP
    Dans la grande tradition du roman sudiste, dénonçant l'oppression raciale et sexuelle dont étaient victimes les femmes noires, La Couleur pourpre fait date.
    Le livre raconte l'histoire de Celie et Nettie, deux s?urs, séparées à l'adolescence mais liées par un amour indéfectible que ne terniront pas les brimades et le mépris, les guerres et l'absence. Celie, mariée enfant à un homme violent, ne reçoit pas les lettres que lui adresse Nettie, devenue missionnaire en Afrique, car son mari les subtilise. Ignorant l'adresse de sa s?ur, elle-même envoie ses lettres au bon Dieu.
    Une correspondance sans espoir de réponse... Une correspondance qui sauvera les deux femmes du désespoir... Ayant découvert l'amour dans les bras d'une amie de son mari, Celie parviendra-t-elle à se libérer de sa tragique condition ? C'est tout le sujet de ce roman poignant, mais d'où l'humour n'est pas absent, et qui fit assez sensation à sa parution pour obtenir les deux principaux prix littéraires américains, le Pulitzer et l'American Book Award, en 1983.
    Puis pour être ensuite porté à l'écran par Steven Spielberg avec le retentissement que l'on sait.
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    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par mimipinson, le 05 juillet 2011

    mimipinson
    « Bref on a parlé de Dieu, mai moi je suis encore un peu perdue dans tout ça. J'essaie de me sortir le vieil homme blanc de la tête. Jusque là ça m'a tellement occupée de penser à lui que j'ai rien remarqué des choses qu'il a crées. Par exemple, un épi de maïs, comment il a pu faire ça ? Et La Couleur pourpre, d'où ça peut bien venir ? Les petites fleurs des champs et tout. »
    Comment faire pour se soulager, supporter l'insupportable, s'évader de ses conditions de vie….ou plutôt de survie ? Comment combler l'absence d'un être avec lequel on a passé les premières années de sa vie et dont on est subitement séparé ?
    Les deux sœurs Celie et Nettie choisissent de s'écrire sans savoir que ni l'une ni l'autre ne recevra le courrier de l'autre.
    Celie c'est le vilain petit canard, le mari de sa mère la maltraite, la violente jusqu'à l'abject, sa sœur plus perméable à la scolarisation résiste aux assauts du beau père. Celie est mariée à une brute épaisse, est séparée de Nettie qui s'en ira accompagner des missionnaires en Afrique pour transmettre, et éduquer.
    Et c'est en s'adressant à son " cher Bon Dieu " que Celie, comme l'ultime recours à cette chienne de vie entame une correspondance à sa sœur dont elle ignore tout , jusqu'à l'endroit où la joindre. C'est tout la détresse d'une jeune fille qui émane de ces lettres touchantes. On y lit toute la rudesse de la société sudiste non éduquée, sexiste, violente, incestueuse.
    Il faudra attendre 145 pages avant de trouver d'autres lettres, celles de Nettie, et surtout de comprendre pourquoi : les lettres étaient subtilisées par ce mari odieux.
    Bien résolue à voir changer les choses, Celie trouvera la rédemption dans les bras d'une femme. Si compte tenue de l'époque, la chose peut paraître choquante, hors norme, voir complètement taboue, c'est avec bienveillance et soulagement pour elle que je la vois se libérer de ses sordides années d'enfance. Auprès d'elle on la sent évoluer, reprendre confiance.
    Et quand Celie retrouvera les lettres de Nettie, ce n'est plus au Bon dieu qu'elle écrira mais à sa "chère Nettie».
    Ce sont ces circonstances qui explique que la correspondance n'est pas présentée de manière traditionnelle, c'est à dire avec une alternance de courrier au grès de leur envoi et réception, mais regroupée.
    En ce qui concerne le style, l'auteur est parvenue à rendre encore plus vivante cette correspondance avec un langage parfaitement adapté au niveau d'éducation et d'alphabétisation des deux sœurs. Si celui de Nettie est de bonne facture, celui de Celie est proche du parler familier, et sans faire de vilain jeu de mot, de l'ordre du "petit nègre", sans que cela gène la lecture.
    Cette correspondance apporte une réflexion intéressante à propos de la religion, et de sa pratique.
    « Et alors ? S'il (le bon Dieu) ouvrait ses oreilles toutes grandes pour écouter les femmes noires, le monde ça serait quand même autre chose, c'est moi que j'te l' dis. »
    « Tout ce que j'ai senti de divin à l'église, c'est moi qui l'ai amené. Et à mon idée c'est pareil pour tout le monde. Les gens viennent là pour y mettre ensemble leurs petits morceaux, de bon Dieu, comme dans un puzzle tu sais ; pas pour le trouver. »


    Lien : http://leblogdemimipinson.blogspot.com/2011/07/la-couleur-pourpre.html
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Aproposdelivres, le 06 janvier 2010

    Aproposdelivres
    C'est un livre dans la grande tradition des romans sudistes. A travers une correspondance entre deux sœurs noires qui ont été séparées à l'adolescence nous découvrons la vie difficile de Célie et Nettie.
    Célie a été marié à 14 ans un homme violent qui l'empêche de recevoir les lettres de sa sœur. Célie n'ayant pas de réponses continue à écrire en adressant ses lettes au bon Dieu. Elle nous raconte sa vie de femme noire du sud des Etats-Unis au début du XXème siècle. Elle est battue par son mari, elle subit la ségrégation, le racisme, la misère, la violence. Elle va se lier d'amitié avec Shug Avery, la maîtresse de son mari, qui chante et qui est libre. Shug va aider Célie a se battre et à ne plus se soumettre.
    Nettie est partie comme missionnaire en Afrique. Elle nous raconte sa vie dans un village Olinka, elle participe à la scolarisation des garçons, les indigènes refusant que leurs filles étudient. Elle raconte la colonisation avec la construction d'une route qui va détruire une partie du village, puis les expropriations des terres pour installer des plantations. Elle raconte également les rites tribaux.
    Alice Walker a écrit un livre magnifique et bouleversant qui ne peut pas nous laisser indifférents. A lire absolument !


    Lien : http://aproposdelivres.canalblog.com/archives/2010/01/05/16368398.html
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Citations et extraits

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  • Par grisette, le 16 juin 2010

    Les Olinkas ne considèrent pas que les filles doivent être éduquées. Une mère à qui je demandais pourquoi, m’a expliqué :

    - Une fille n’est rien en soi. Seul son mari peut lui permettre de devenir quelque chose.

    - Que peut-elle devenir ? lui demandai-je.

    - Pourquoi, dit-elle, la mère de ses enfants.

    - Pourtant, lui ai-je répondu, je n'ai pas d'enfant, je ne suis pas mère, mais je suis quelque chose.

    - Vous n’êtes pas grand-chose, dit-elle. La bonne à tout faire du missionnaire.

    Il est vrai que je travaille dur, plus dur que je n'aurais jamais imaginé, je balaie l’école et je nettoie après les heures de service, mais je n’ai pas l’impression d’être une bonne à tout faire. J’ai été surprise d’apprendre que cette femme, dont le nom chrétien est Catherine, me voie ainsi.
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  • Par mimipinson, le 05 juillet 2011

    Bref on a parlé de Dieu, mai moi je suis encore un peu perdue dans tout ça. J’essaie de me sortir le vieil homme blanc de la tête. Jusque là ça m’a tellement occupée de penser à lui que j’ai rien remarqué des choses qu’il a crées. Par exemple, un épi de maïs, comment il a pu faire ça ? Et la couleur pourpre, d’où ça peut bien venir ? Les petites fleurs des champs et tout.
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  • Par mimipinson, le 05 juillet 2011

    Tout ce que j’ai senti de divin à l’église, c’est moi qui l’ai amené. Et à mon idée c’est pareil pour tout le monde. Les gens viennent là pour y mettre ensemble leurs petits morceaux, de bon Dieu, comme dans un puzzle tu sais ; pas pour le trouver.
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  • Par mimipinson, le 05 juillet 2011

    « Et alors ? S’il (le bon Dieu) ouvrait ses oreilles toutes grandes pour écouter les femmes noires, le monde ça serait quand même autre chose, c’est moi que j’te l’ dis. »
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