AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizForum
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures Inscription
ISBN : 2258098378
Éditeur : Les Presses De La Cite (16/05/2012)

Note moyenne : 3.46/5 (sur 200 notes)
Résumé :
Une journée d’octobre apparemment comme les autres, l’humanité découvre avec stupeur que la rotation de la Terre a ralenti. Les jours atteignent progressivement 26, 28 puis 30 heures. Tandis que certains voient dans ce changement inexpliqué un signe que la fin est proche et cèdent à la panique, d’autres, au contraire, s’accrochent coûte que coûte à leur routine, comme pour nier l’évidence.
Bientôt, la gravité est modifiée et certaines personnes sont touchées... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle
Critiques, Analyses & Avis (74) Voir plus Ajouter une critique
SMadJ
21 avril 2014
★★★★★
★★★★★
En voilà un roman intrigant. Avec un postulat inédit : et si notre terre ralentissait sa vitesse de rotation déclenchant un allongement progressif et démesuré de notre cycle horaire quotidien et habituel de 24h (passant à 36h, 48h et bien au-delà...) qu'adviendrait-il de notre civilisation ? Est-ce que l'allongement de nos journées et de nos nuits perturberait le cycle de la vie ?
Quelles sont les limites de notre capacité d'adaptation aux changement drastiques ? L'espèce humaine se montrera-t-elle plus coriace que celles des dinosaures ?
Sur ce postulat, Karen Thompson Walker aurait pu nous proposer un roman violent, angoissant et spectaculaire. Au contraire, elle choisit la carte du réalisme et de la crédibilité. Tout ce qui est décrit dans ce bouquin fait sens et ressemblerait assez à ce qui se produirait effectivement.
D'ailleurs, elle nous raconte l'histoire à travers les yeux d'une gamine de 12 ans, elle aussi à l'aube de grands changements tant corporels que psychologiques, à l'approche de l'âge des miracles, l'âge de l'adolescence.
On s'amusera des similitudes entre ces changements dans la vie de la jeune fille et celles que la planète subira.
On s'émerveillera de la prose de l'auteur et de la poésie qui s'en dégage. Car Thompson Walker choisit la lenteur, celle qui vous pénètre l'âme, qui projette des images dans vos yeux, celle qui s'attarde sur nos peurs, nos angoisses, nos questionnements.
On peut bien sur être déçu qu'elle ne projette quasiment pas son bouquin dans le futur pour en connaître, en lecteur affamé, toutes les conséquences.
On peut regretter qu'elle se cantonne à la fugacité d'une seule année pour nous décrire les changements atmosphériques et comportementaux.
Mais son roman baigne d'une torpeur langoureuse et contagieuse sans être jamais ennuyeux. Un petit tour de force.
On peut être déçu de vivre cette aventure sous le prisme d'une gamine de 12 ans réduisant le champ des possible mais permettant une vision plus humaniste et moins clinique des événements.
On peut s'agacer de vivre les atermoiements un peu longuets de cette pré-ado plutôt que de vivre une construction plus poussée et plus wild de l'intrigue.
Néanmoins, le livre séduira tout lecteur qui se laissera prendre par la main pour s'embarquer dans une histoire palpitante. 3,5/5
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          290
Melisende
18 juin 2012
★★★★★
★★★★★
J'avais repéré ce titre lorsque j'ai fait les recherches pour les sorties, le mois dernier et j'ai été ravie de le trouver dans la liste proposée par Babelio lors de la dernière opération Masse Critique. J'étais curieuse de jeter un oeil sur ce livre qui semble passer assez inaperçu sur la blogosphère française, alors qu'il pourrait très bien correspondre aux critères de lecture de beaucoup de blogueuses et blogueurs…
Alors, verdict ? En tournant la dernière page j'ai bien failli passer par la fenêtre tant le propos est lourd et déprimant mais Karen Thompson Walker nous offre-là un témoignage vraisemblable de ce que pourrait devenir l'humain en cas de « fin du monde »… Une lecture percutante même si le rythme reste très « contemplatif ».
Dans le courant du mois d'octobre de cette année-là (on ne sait pas laquelle, mais on peut présumer qu'il s'agit d'un avenir très proche), les scientifiques remarquent un ralentissement dans le déplacement de la planète. Conséquence directe du phénomène : la journée s'allonge de plus en plus (26 heures, 28, 30... 45 !…). En réponse, certains prônent le respect de la nature et décident de vivre avec le soleil, d'autres - les plus nombreux - choisissent de continuer sur le rythme des 24 heures. Un décalage de plus en plus grand se met en place, ils vivent le plus souvent la nuit et dorment le jour.
Au début, la nouveauté et le changement ont un côté divertissant mais au fil des semaines, les durées d'ensoleillement et de nuit prennent des proportions importantes : le soleil grille tout et oblige les gens à se terrer chez eux (pour éviter les risques de radiation) et les nuits sont quasi polaires. Les animaux, désorientés par le déplacement des pôles, s'éteignent : les oiseaux tombent du ciel et les baleines s'échouent. La flore est évidemment touchée elle aussi : les fruits et légumes se font de plus en plus rares ; il faut les cultiver sous des serres spéciales qui demandent trop d'énergie, les coupures de courant deviennent monnaie courante… Beaucoup font des réserves dans leur cave et leurs placards, certains paniquent, d'autres tentent de vivre « normalement » mais plus rien n'est pareil. Les gens changent, s'en prennent aux « hippies » qui ont choisi de suivre le rythme solaire, semblent réagir physiquement au ralentissement…
L'intérêt de ce livre pourrait se limiter à l'énumération des conséquences d'un ralentissement de la planète et à une présentation tragique du devenir des êtres peuplant la Terre… mais l'auteure choisit « d'humaniser » son histoire en mettant en scène une jeune héroïne - Julia - qui fêtera ses 12 ans pendant le phénomène.
Non seulement le lecteur découvre les conséquences de la fin du monde, mais il les voit surtout à travers le parcours de la petite Julia, en plein passage vers l'adolescence. La jeune fille connait les dérives de l'amitié, les premiers émois amoureux, le changement du corps, l'adultère des adultes, la maladie, la mort… Et à cause du changement ambiant, tout est démultiplié, toutes les sensations et tous les sentiments prennent un autre visage, plus tragique, plus grave… mais malgré tout, Julia continue, grandit, apprend sur les autres et surtout sur elle.
Roman d'apprentissage sur fond de fin du monde, l'histoire est belle et marquante. Mais je l'ai trouvée un peu longue parfois ; c'est très contemplatif. Tout au long de ma lecture, j'ai au l'impression d'une sorte d'accélération, de tension grandissante et je m'attendais donc, à un moment ou à un autre, à un évènement qui aurait l'effet d'une « explosion ». Et bien non. le temps passe, le ralentissement continue, les conséquences négatives sont de plus en plus nombreuses mais l'humain s'adapte et vit sa vie. Pour prendre une image peut-être plus parlante, j'ai eu le sentiment que cette histoire pourrait être représentée par une ligne droite parfaitement régulière. J'aurais aimé des pics d'action ou au moins une belle ligne montante jusqu'à un feu d'artifices… Il se passe des choses, certes, mais j'attendais autre chose.
Il s'agit d'un roman catastrophe, on se doute bien que l'humeur ne va pas être à la rigolade, mais l'atmosphère est véritablement lourde et étouffante. L'héroïne est, qui plus est, une petite fille timide, réservée et peu épargnée par les épreuves de la vie. La suivre page à page s'avère un peu déprimant et ce n'est pas toujours facile ! Si vous avez déjà le moral à zéro ou si vous avez des appréhensions au sujet de la fin du monde, attention, livre dangereux pour la santé ! Et ne vous attendez pas à un happy end… Karen Thompson Walker décrit une histoire qui pourrait très bien être réelle (pourquoi pas le 21 décembre 2012 ?) et le fait bien, jusqu'au bout. Cette proximité avec notre réalité et notre hypothétique avenir est aussi intéressante que dérangeante et angoissante… Un témoignage à découvrir mais âmes sensibles, s'abstenir !
Côté style, j'ai aimé. Karen Thompson Walker fait le choix d'embarquer complètement le lecteur dans son récit en utilisant la première personne du singulier à la manière d'un journal intime. Julia revient sur ce qui lui est arrivé, elle offre un témoignage très personnel, sa vision des choses du haut de ses 12 ans. En l'écrivant, elle sait donc ce qui va suivre (puisqu'elle l'a vécu quelques années plus tôt) et nous en donne souvent un aperçu. J'aime bien cette narration qui ne suit pas forcément une chronologie linéaire mais qui reste malgré tout parfaitement compréhensible et abordable. J'ai parfois eu du mal à m'attacher à Julia (malgré l'aspect émouvant de son témoignage) mais, en revanche, je n'ai eu aucun mal à m'imaginer ce qu'elle vivait et à ressentir cette ambiance lourde, inquiétante et étouffante que l'auteure a voulu nous offrir.

Un titre qui offre un témoignage vraisemblable d'une hypothétique fin du monde à travers les yeux de Julia l'héroïne qui arrive à grands pas dans le monde de l'adolescence… L'aspect « contemplatif » du récit est appréciable mais il m'a quand même manqué un petit je ne sais quoi qui aurait fait décoller le texte. Attention au moral…
Lien : http://bazar-de-la-litteratu..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          230
Kittiwake
24 juin 2012
★★★★★
★★★★★
Super efficace pour me sortir du désespoir dans lequel m'avait plongée "l'équilibre du monde" de Rohinton Mistry. Pourtant on ne peut pas dire que ce récit post apocalyptique soit d'un optimisme forcené : pour un cause inconnue, la terre ralentit progressivement sa vitesse de rotation : les conséquences ne se font pas attendre longtemps, la vie sociale se désagrège rapidement et apparaissent parmi les humains des comportements de crise où l'individualisme le dispute au mystique. La narratrice est une gamine de onze ans, par très bien dans sa peau, secrètement amoureuse d'un camarade de classe, et fille unique d'un coupe de la classe moyenne. Si Julia vit en Californie, l'ensemble de la planète est bien sûr rapidement concerné par les bouleversements occasionnés. Les gouvernements réagissent rapidement pour conserver un semblant de vie normale : on continue à utiliser le découpage en 24 heures des journées. Seuls quelques communautés décident de suivre le nouveau rythme dicté par la rotation terrestre, avec un décalage de plus en plus énorme.
C'est très bien écrit, assez crédible et le principal reproche que je ferais, c'est que c'est trop court! Il aurait été possible de développer le thème, avec les conséquences géopolitiques et écologiques. le comportement humain peut devenir rapidement illogique et ingérable lorsque les repères habituels disparaissent ( point n'est besoin pour cela d'une énorme catastrophe!)

Lien : http://kittylamouette.blogsp..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          280
florencem
29 janvier 2017
★★★★★
★★★★★
Je n'ai pas accroché. J'ai fini le roman mais j'avoue que très rapidement, j'ai su que ma lecture allait être longue. L'écriture est sympathique et fluide, le roman en lui-même est très bien écrit, mais au niveau de l'histoire... Je m'attendais à tout autre chose.
Julia, notre jeune héroïne, se retrouve face à la plus grande catastrophe qu'ait connu la planète Terre. Un ralentissement de sa rotation qui petit à petit détruit notre notion des journées de vingt-quatre heures. S'en suit des événements qui vont aller crescendo : troubles de la gravité, du champ magnétique, de la durée d'ensoleillement, de la protection de la Terre face à l'univers même. Je pensais que l'auteur se focaliserait sur ces points-là, un peu comme un roman catastrophe vu par une enfant de douze ans. Mais non, au final, cet élément est sous-traité. Il n'est qu'une excuse, qu'une trame de fond. Certes, il y a beaucoup de réalisme pour moi dans la vision de l'auteur. Je pense qu'il est tout à fait probablement que nous réagissions comme dans le roman. Une sorte de passivité, de panique légère, une résignation totale. Mais voilà, j'aurais aimé en savoir plus. Surtout que tout au long du roman Julia ne cesse de répéter "à cette époque", "nous aurions dû", "le pire était à venir". On se rend compte qu'elle nous raconte son histoire mais que c'est une Julia plus âgée qui le fait. Alors pourquoi ne pas pousser un plus la réflexion sur cette catastrophe ?
Le récit en lui-même a beaucoup de maturité. Je me suis faite la réflexion à un moment donné car on a du mal à certains moments de s'imaginer que Julia a à peine douze ans. C'est une bonne chose car même si on retrouve les comportements et les réflexions d'une enfant, il y a un recul qui fait que pour un adulte, il est plus "agréable" de lire son récit. Julia est d'ailleurs attachante, petite chose perdue qui traverse l'adolescence avec difficulté, sans pour autant être dans le tragique. C'est une enfant normale qui vit des choses normales (sans parler de la catastrophe, bien entendu). Car oui, au final, le roman est l'histoire de cette enfant. Ses problèmes à l'école, avec ses amis, ses premiers amours, son corps qui change, découvrir que ses parents ne sont que des êtres humains comme les autres.
Mais voilà, ce récit ne m'emporte pas. Il est bien écrit mais reste assez plat. Ce n'est pas le genre de lecture que j'affectionne. Il n'y a pas vraiment de challenge et tout semble être assez lisse tout du long. La vie n'est pas rose pour Julia mais je n'arrive pas à voir de vraies crises dans sa vie, alors qu'il y en a. Comme si l'univers était confiné dans un écrin de coton et que tout était minimisé.
Une déception malgré un style agréable. Dommage.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          160
Ancolie
01 octobre 2012
★★★★★
★★★★★
Julia a douze ans quand une catastrophe dont l'origine est inconnue s'abat sur notre monde. La vitesse de rotation de la terre est ralentie, bouleversant la gravité et tout ce qui en dépend. Les journées rallongent, la flore est perturbée, les oiseaux meurent par milliers et les mammifères marins échouent sur les plages.
Les gouvernements réagissent en imposant le système des 24 heures même si plus rien ne correspond à ce rythme : un jour, il fait clair quand on se réveille, le jour d'après, il fait noir… Certaines personnes refusent d'ailleurs de s'y plier en s'adaptant aux nouvelles heures de clarté. Une manière de vivre qui n'est pas au goût de la majorité.
Julia analyse ses évènements à sa façon. de caractère réservé, elle fait preuve d'une certaine lucidité face à ses changements. Sa vie continue malgré tout entre ses propres problèmes à l'école et ses parents qui s'éloignent l'un de l'autre. Elle est à l'âge des miracles, celui du collège, où tout le monde paraît parfait, sauf elle. Une adolescence comme beaucoup d'autres si ce n'est qu'elle se déroule dans une période trouble où l'inconnu de ce que sera demain devient la règle.
Si j'ai aimé le thème, l'originalité de l'histoire et le personnage de Julia, j'ai par contre été déçue en refermant le livre. J'ai eu l'impression qu'il sonne creux, que l'auteur survole l'histoire et qu'il nous donne qu'un aperçu de quelque chose qui aurait pu être plus riche. Dommage.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          200
Citations & extraits (37) Voir plus Ajouter une citation
MelisendeMelisende18 juin 2012
Je suis toujours ébahie par l'étendue de notre ignorance d'alors.
Nous avions des fusées, des satellites et les nanotechnologies. Des bras et des mains robotisés, des engins qui arpentaient la surface de Mars. Nos véhicules aériens non pilotés, contrôlés à distance, pouvaient repérer des voix humaines à trois kilomètres. Nous savions recréer de la peau synthétique, cloner des brebis. Le coeur d'un mort pouvait pomper le sang d'un étranger. Nous avancions à pas de géant dans les domaines de l'amour et de la tristesse - nous disposions de médicaments pour simuler le désir, pour dissiper le chagrin. Nous accomplissions toutes sortes de miracles : rendre la vue aux aveugles et l'ouïe aux sourds, faire apparaître des bébés dans les ventres de femmes infertiles. A l'époque du ralentissement, des chercheurs qui travaillaient sur des cellules souches étaient sur le point de guérir la paralysie - il y avait fort à parier que les paraplégiques auraient rapidement pu remarcher.
Et malgré tout, l'inconnu surpassait encore le connu. Nous n'avons jamais déterminé l'origine du ralentissement. La source de notre souffrance est restée, à tout jamais, mystérieuse.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          100
AncolieAncolie01 octobre 2012
C'était le collège, l'âge des miracles, celui où les élèves prennent près de dix centimètres durant l'été, où les poitrines s'épanouissent d'un coup, où les voix plongent et s'envolent. Nos premières imperfections apparaissaient, mais on les corrigeait. Une mauvaise vue disparaissait grâce à la magie des lentilles de contact. Des dents de travers étaient réalignées grâce à un appareil. Une peau boutonneuse se voyait purifiée par l'application de produits chimiques. Certaines filles devenaient belles. Certains garçons devenaient grands. Quant à moi, je continuais à ressembler à une gamine.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          80
BinameBiname21 mai 2012
Difficile de croire qu'à une certaine époque pas si lointaine on imprimait chaque année, dans ce pays, d'épais almanachs indiquant, entre autres, l'heure précise du lever et de coucher du soleil pour les trois cent soixante-cinq jours à venir. Je suis convaincue que nous avons perdu autre chose avec la disparition de cette cadence régulière, une croyance générale en la fiabilité de certaines réalités.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          70
SMadJSMadJ21 avril 2014
Mon père finit par lever les yeux de son journal, non sans avoir posé l'index à l'endroit où il avait interrompu sa lecture. Comment aurions-nous pu soupçonner que la mécanique céleste avait enfin égalé la véhémence de la rhétorique maternelle ?
Commenter  J’apprécie          120
LiliListesraturesLiliListesratures14 juillet 2012
Dans la vie, on n'a qu'un seule obligation : mourir, répondit Mme Pinsky, citant l'une de ses maximes préférées. Tout le reste relève du choix.
Commenter  J’apprécie          150
autres livres classés : anticipationVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle




Quiz Voir plus

L'age des miracles de Karen Thompson Walker

Comment s'appelle l'héroïne de ce roman ?

Hanna
Julia
Marie
Cindy

7 questions
11 lecteurs ont répondu
Thème : L'âge des miracles de Karen Thompson WalkerCréer un quiz sur ce livre
. .