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ISBN : 2264061065
Éditeur : 10-18 (2014)


Note moyenne : 3.51/5 (sur 146 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Une journée d’octobre apparemment comme les autres, l’humanité découvre avec stupeur que la rotation de la Terre a ralenti. Les jours atteignent progressivement 26, 28 puis 30 heures. Tandis que certains voient dans ce changement inexpliqué un signe que la fin est proch... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par SMadJ, le 21 avril 2014

    SMadJ
    En voilà un roman intrigant. Avec un postulat inédit : et si notre terre ralentissait sa vitesse de rotation déclenchant un allongement progressif et démesuré de notre cycle horaire quotidien et habituel de 24h (passant à 36h, 48h et bien au-delà...) qu'adviendrait-il de notre civilisation ? Est-ce que l'allongement de nos journées et de nos nuits perturberait le cycle de la vie ?
    Quelles sont les limites de notre capacité d'adaptation aux changement drastiques ? L'espèce humaine se montrera-t-elle plus coriace que celles des dinosaures ?
    Sur ce postulat, Karen Thompson Walker aurait pu nous proposer un roman violent, angoissant et spectaculaire. Au contraire, elle choisit la carte du réalisme et de la crédibilité. Tout ce qui est décrit dans ce bouquin fait sens et ressemblerait assez à ce qui se produirait effectivement.
    D'ailleurs, elle nous raconte l'histoire à travers les yeux d'une gamine de 12 ans, elle aussi à l'aube de grands changements tant corporels que psychologiques, à l'approche de L'âge des miracles, l'âge de l'adolescence.
    On s'amusera des similitudes entre ces changements dans la vie de la jeune fille et celles que la planète subira.
    On s'émerveillera de la prose de l'auteur et de la poésie qui s'en dégage. Car Thompson Walker choisit la lenteur, celle qui vous pénètre l'âme, qui projette des images dans vos yeux, celle qui s'attarde sur nos peurs, nos angoisses, nos questionnements.
    On peut bien sur être déçu qu'elle ne projette quasiment pas son bouquin dans le futur pour en connaître, en lecteur affamé, toutes les conséquences.
    On peut regretter qu'elle se cantonne à la fugacité d'une seule année pour nous décrire les changements atmosphériques et comportementaux.
    Mais son roman baigne d'une torpeur langoureuse et contagieuse sans être jamais ennuyeux. Un petit tour de force.
    On peut être déçu de vivre cette aventure sous le prisme d'une gamine de 12 ans réduisant le champ des possible mais permettant une vision plus humaniste et moins clinique des événements.
    On peut s'agacer de vivre les atermoiements un peu longuets de cette pré-ado plutôt que de vivre une construction plus poussée et plus wild de l'intrigue.
    Néanmoins, le livre séduira tout lecteur qui se laissera prendre par la main pour s'embarquer dans une histoire palpitante. 3,5/5
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    • Livres 4.00/5
    Par Melisende, le 18 juin 2012

    Melisende
    J'avais repéré ce titre lorsque j'ai fait les recherches pour les sorties, le mois dernier et j'ai été ravie de le trouver dans la liste proposée par Babelio lors de la dernière opération Masse Critique. J'étais curieuse de jeter un œil sur ce livre qui semble passer assez inaperçu sur la blogosphère française, alors qu'il pourrait très bien correspondre aux critères de lecture de beaucoup de blogueuses et blogueurs…
    Alors, verdict ? En tournant la dernière page j'ai bien failli passer par la fenêtre tant le propos est lourd et déprimant mais Karen Thompson Walker nous offre-là un témoignage vraisemblable de ce que pourrait devenir l'humain en cas de « fin du monde »… Une lecture percutante même si le rythme reste très « contemplatif ».
    Dans le courant du mois d'octobre de cette année-là (on ne sait pas laquelle, mais on peut présumer qu'il s'agit d'un avenir très proche), les scientifiques remarquent un ralentissement dans le déplacement de la planète. Conséquence directe du phénomène : la journée s'allonge de plus en plus (26 heures, 28, 30... 45 !…). En réponse, certains prônent le respect de la nature et décident de vivre avec le soleil, d'autres - les plus nombreux - choisissent de continuer sur le rythme des 24 heures. Un décalage de plus en plus grand se met en place, ils vivent le plus souvent la nuit et dorment le jour.
    Au début, la nouveauté et le changement ont un côté divertissant mais au fil des semaines, les durées d'ensoleillement et de nuit prennent des proportions importantes : le soleil grille tout et oblige les gens à se terrer chez eux (pour éviter les risques de radiation) et les nuits sont quasi polaires. Les animaux, désorientés par le déplacement des pôles, s'éteignent : les oiseaux tombent du ciel et les baleines s'échouent. La flore est évidemment touchée elle aussi : les fruits et légumes se font de plus en plus rares ; il faut les cultiver sous des serres spéciales qui demandent trop d'énergie, les coupures de courant deviennent monnaie courante… Beaucoup font des réserves dans leur cave et leurs placards, certains paniquent, d'autres tentent de vivre « normalement » mais plus rien n'est pareil. Les gens changent, s'en prennent aux « hippies » qui ont choisi de suivre le rythme solaire, semblent réagir physiquement au ralentissement…
    L'intérêt de ce livre pourrait se limiter à l'énumération des conséquences d'un ralentissement de la planète et à une présentation tragique du devenir des êtres peuplant la Terre… mais l'auteure choisit « d'humaniser » son histoire en mettant en scène une jeune héroïne - Julia - qui fêtera ses 12 ans pendant le phénomène.
    Non seulement le lecteur découvre les conséquences de la fin du monde, mais il les voit surtout à travers le parcours de la petite Julia, en plein passage vers l'adolescence. La jeune fille connait les dérives de l'amitié, les premiers émois amoureux, le changement du corps, l'adultère des adultes, la maladie, la mort… Et à cause du changement ambiant, tout est démultiplié, toutes les sensations et tous les sentiments prennent un autre visage, plus tragique, plus grave… mais malgré tout, Julia continue, grandit, apprend sur les autres et surtout sur elle.
    Roman d'apprentissage sur fond de fin du monde, l'histoire est belle et marquante. Mais je l'ai trouvée un peu longue parfois ; c'est très contemplatif. Tout au long de ma lecture, j'ai au l'impression d'une sorte d'accélération, de tension grandissante et je m'attendais donc, à un moment ou à un autre, à un évènement qui aurait l'effet d'une « explosion ». Et bien non. le temps passe, le ralentissement continue, les conséquences négatives sont de plus en plus nombreuses mais l'humain s'adapte et vit sa vie. Pour prendre une image peut-être plus parlante, j'ai eu le sentiment que cette histoire pourrait être représentée par une ligne droite parfaitement régulière. J'aurais aimé des pics d'action ou au moins une belle ligne montante jusqu'à un feu d'artifices… Il se passe des choses, certes, mais j'attendais autre chose.
    Il s'agit d'un roman catastrophe, on se doute bien que l'humeur ne va pas être à la rigolade, mais l'atmosphère est véritablement lourde et étouffante. L'héroïne est, qui plus est, une petite fille timide, réservée et peu épargnée par les épreuves de la vie. La suivre page à page s'avère un peu déprimant et ce n'est pas toujours facile ! Si vous avez déjà le moral à zéro ou si vous avez des appréhensions au sujet de la fin du monde, attention, livre dangereux pour la santé ! Et ne vous attendez pas à un happy end… Karen Thompson Walker décrit une histoire qui pourrait très bien être réelle (pourquoi pas le 21 décembre 2012 ?) et le fait bien, jusqu'au bout. Cette proximité avec notre réalité et notre hypothétique avenir est aussi intéressante que dérangeante et angoissante… Un témoignage à découvrir mais âmes sensibles, s'abstenir !
    Côté style, j'ai aimé. Karen Thompson Walker fait le choix d'embarquer complètement le lecteur dans son récit en utilisant la première personne du singulier à la manière d'un journal intime. Julia revient sur ce qui lui est arrivé, elle offre un témoignage très personnel, sa vision des choses du haut de ses 12 ans. En l'écrivant, elle sait donc ce qui va suivre (puisqu'elle l'a vécu quelques années plus tôt) et nous en donne souvent un aperçu. J'aime bien cette narration qui ne suit pas forcément une chronologie linéaire mais qui reste malgré tout parfaitement compréhensible et abordable. J'ai parfois eu du mal à m'attacher à Julia (malgré l'aspect émouvant de son témoignage) mais, en revanche, je n'ai eu aucun mal à m'imaginer ce qu'elle vivait et à ressentir cette ambiance lourde, inquiétante et étouffante que l'auteure a voulu nous offrir.

    Un titre qui offre un témoignage vraisemblable d'une hypothétique fin du monde à travers les yeux de Julia l'héroïne qui arrive à grands pas dans le monde de l'adolescence… L'aspect « contemplatif » du récit est appréciable mais il m'a quand même manqué un petit je ne sais quoi qui aurait fait décoller le texte. Attention au moral…

    Lien : http://bazar-de-la-litterature.cowblog.fr/l-age-des-miracles-de-kare..
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    • Livres 3.00/5
    Par Ancolie, le 01 octobre 2012

    Ancolie
    Julia a douze ans quand une catastrophe dont l'origine est inconnue s'abat sur notre monde. La vitesse de rotation de la terre est ralentie, bouleversant la gravité et tout ce qui en dépend. Les journées rallongent, la flore est perturbée, les oiseaux meurent par milliers et les mammifères marins échouent sur les plages.
    Les gouvernements réagissent en imposant le système des 24 heures même si plus rien ne correspond à ce rythme : un jour, il fait clair quand on se réveille, le jour d'après, il fait noir… Certaines personnes refusent d'ailleurs de s'y plier en s'adaptant aux nouvelles heures de clarté. Une manière de vivre qui n'est pas au goût de la majorité.
    Julia analyse ses évènements à sa façon. de caractère réservé, elle fait preuve d'une certaine lucidité face à ses changements. Sa vie continue malgré tout entre ses propres problèmes à l'école et ses parents qui s'éloignent l'un de l'autre. Elle est à L'âge des miracles, celui du collège, où tout le monde paraît parfait, sauf elle. Une adolescence comme beaucoup d'autres si ce n'est qu'elle se déroule dans une période trouble où l'inconnu de ce que sera demain devient la règle.
    Si j'ai aimé le thème, l'originalité de l'histoire et le personnage de Julia, j'ai par contre été déçue en refermant le livre. J'ai eu l'impression qu'il sonne creux, que l'auteur survole l'histoire et qu'il nous donne qu'un aperçu de quelque chose qui aurait pu être plus riche. Dommage.
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    • Livres 5.00/5
    Par Kittiwake, le 24 juin 2012

    Kittiwake
    Super efficace pour me sortir du désespoir dans lequel m'avait plongée "l'équilibre du monde" de Rohinton Mistry. Pourtant on ne peut pas dire que ce récit post apocalyptique soit d'un optimisme forcené : pour un cause inconnue, la terre ralentit progressivement sa vitesse de rotation : les conséquences ne se font pas attendre longtemps, la vie sociale se désagrège rapidement et apparaissent parmi les humains des comportements de crise où l'individualisme le dispute au mystique. La narratrice est une gamine de onze ans, par très bien dans sa peau, secrètement amoureuse d'un camarade de classe, et fille unique d'un coupe de la classe moyenne. Si Julia vit en Californie, l'ensemble de la planète est bien sûr rapidement concerné par les bouleversements occasionnés. Les gouvernements réagissent rapidement pour conserver un semblant de vie normale : on continue à utiliser le découpage en 24 heures des journées. Seuls quelques communautés décident de suivre le nouveau rythme dicté par la rotation terrestre, avec un décalage de plus en plus énorme.
    C'est très bien écrit, assez crédible et le principal reproche que je ferais, c'est que c'est trop court! Il aurait été possible de développer le thème, avec les conséquences géopolitiques et écologiques. le comportement humain peut devenir rapidement illogique et ingérable lorsque les repères habituels disparaissent ( point n'est besoin pour cela d'une énorme catastrophe!)


    Lien : http://kittylamouette.blogspot.fr/2012/06/lage-des-miracles.html
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    • Livres 2.00/5
    Par gruz, le 03 novembre 2012

    gruz
    Karen Thompson Walker tenait ici une sujet en or. Elle a décidé de le traiter à la fois dans le cadre d'une œuvre d'anticipation très grand public et d'une œuvre pour jeunes adultes. Ce choix n'est pas vraiment discutable sur le principe.
    Pour ma part, le problème ne se situe pas dans ce choix, mais dans le fait que le livre manque cruellement de profondeur et sonne creux (la plupart des évènements marquants de l'histoire sont annoncés dans la quatrième de couverture...).
    Une telle histoire aurait mérité un développement bien plus ambitieux, que ce soit au niveau des raisons et conséquences du ralentissement de la rotation de la planète, que de l'histoire de la jeune héroïne qui manque de punch.
    Ok, l'adolescence de la jeune fille est plutôt bien racontée, c'est correctement écrit, mais ça ne suffit pas, à mon sens, pour faire sortir le livre du lot.
    Un bouquin qui conviendra certainement à une partie du jeune lectorat visé, mais qui est trop « light » pour un vieux briscard comme moi.
    Vraiment dommage, l'idée était alléchante.
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Citations et extraits

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  • Par Melisende, le 18 juin 2012

    Je suis toujours ébahie par l'étendue de notre ignorance d'alors.
    Nous avions des fusées, des satellites et les nanotechnologies. Des bras et des mains robotisés, des engins qui arpentaient la surface de Mars. Nos véhicules aériens non pilotés, contrôlés à distance, pouvaient repérer des voix humaines à trois kilomètres. Nous savions recréer de la peau synthétique, cloner des brebis. Le coeur d'un mort pouvait pomper le sang d'un étranger. Nous avancions à pas de géant dans les domaines de l'amour et de la tristesse - nous disposions de médicaments pour simuler le désir, pour dissiper le chagrin. Nous accomplissions toutes sortes de miracles : rendre la vue aux aveugles et l'ouïe aux sourds, faire apparaître des bébés dans les ventres de femmes infertiles. A l'époque du ralentissement, des chercheurs qui travaillaient sur des cellules souches étaient sur le point de guérir la paralysie - il y avait fort à parier que les paraplégiques auraient rapidement pu remarcher.
    Et malgré tout, l'inconnu surpassait encore le connu. Nous n'avons jamais déterminé l'origine du ralentissement. La source de notre souffrance est restée, à tout jamais, mystérieuse.
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  • Par Ancolie, le 01 octobre 2012

    C'était le collège, l'âge des miracles, celui où les élèves prennent près de dix centimètres durant l'été, où les poitrines s'épanouissent d'un coup, où les voix plongent et s'envolent. Nos premières imperfections apparaissaient, mais on les corrigeait. Une mauvaise vue disparaissait grâce à la magie des lentilles de contact. Des dents de travers étaient réalignées grâce à un appareil. Une peau boutonneuse se voyait purifiée par l'application de produits chimiques. Certaines filles devenaient belles. Certains garçons devenaient grands. Quant à moi, je continuais à ressembler à une gamine.
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  • Par Biname, le 21 mai 2012

    Difficile de croire qu'à une certaine époque pas si lointaine on imprimait chaque année, dans ce pays, d'épais almanachs indiquant, entre autres, l'heure précise du lever et de coucher du soleil pour les trois cent soixante-cinq jours à venir. Je suis convaincue que nous avons perdu autre chose avec la disparition de cette cadence régulière, une croyance générale en la fiabilité de certaines réalités.
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  • Par SMadJ, le 21 avril 2014

    Mon père finit par lever les yeux de son journal, non sans avoir posé l'index à l'endroit où il avait interrompu sa lecture. Comment aurions-nous pu soupçonner que la mécanique céleste avait enfin égalé la véhémence de la rhétorique maternelle ?

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  • Par LiliListesratures, le 14 juillet 2012

    Dans la vie, on n'a qu'un seule obligation : mourir, répondit Mme Pinsky, citant l'une de ses maximes préférées. Tout le reste relève du choix.

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Vidéo de Karen Thompson Walker


Karen Walker présente l'héroïne son roman L'Âge des miracles
Interview vidéo de Karen Thompson Walker, à l'occasion de la parution de son roman L'Age des miracles, paru aux éditions Presses de la cité. Entre roman d'anticipation et d'apprentissage, L'Age des miracles est un livre visionnaire sur la capacité d'adaptation de l'Homme, poussée ici à son paroxysme.








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