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Note moyenne : 3.93/5 (sur 14 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Le lieu : l’Amérique du Nord (les U.S.A., le Canada et le Mexique ont fusionné en une fédération.)
L’époque : le futur proche. La Société du spectacle a gagné, et la population hébétée par la télévision, les loisirs et la consommation à outrance ne songe plus qu... > Voir plus
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Critiques, analyses et avis (5)

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    • Livres 3.00/5
    Par eirenamg, le 05 septembre 2015

    eirenamg
    D'abord, je tiens à signaler que je n'avais pas vécu une expérience de lecture comme celle-là depuis un moment. le narrateur est omniscient. Il nous fait passer du récit d'un personnage à l'autre. Il n'y a pas de vrai héros à mon sens, mais une galerie de personnage. La psychologie est détaillée pour tous, une véritable toile d'araignée où les personnages principaux ou secondaires se croisent forcément au cours des 1300 pages.
    Le fil rouge, c'est la famille Incandenza, le père James brillant physicien optique qui a crée et dirigeait une école de tennis, avant de se tourner vers le cinéma. Sa femme Avril, mère possessive et intelligente. Hal, jeune prodige du tennis. Mario handicapé moteur, qui est le caméraman du centre d'entrainement. Mais aussi Orin, qui est un brillant punter au football américain. Hal est un personnage important. Il est obsédé par le tennis et ses performances, un véritable robot qui deviendra plus intéressant au fil du récit. Sa seule distraction, c'est de fumer de la drogue en cachette. On se prend d'affection pour ce gamin surdoué du langage mais incapable d'exprimer ses émotions. La famille est liée à un mystérieux film fait par James dont je parlerai plus loin. Une grande importance est accordée au sport et notamment au tennis dont l'auteur nous décrit le système concurrentiel, mais aussi la camaraderie, les règles, la quête de célébrité et la peur de décevoir. le roman se déroule dans le futur, les EU ont établi un vaste protectorat (fédération entre EU-Mexique, Canada appelé la Grande concavité). Un nouveau territoire des EU a été dessiné par le président américain Gentle, ancien crooner, obsédé par l'hygiène. Il a décidé d'abandonner des parties de son territoire au Nord Ouest, à proximité du Canada. Celui-ci sert de décharge à ciel ouvert polluée, par les déchets ménagers. Il y a donc une réflexion politique sur la société de consommation, le rêve américain, la nation. Mais aussi sur la liberté et le libre arbitre. L'auteur parsème sa fresque de nombreuses références littéraires, de séries. Il décrit de manière très précise les nouvelles règles de cette société. Dans celle-ci, le temps est sponsorisé par des marques, les émissions sont disponibles à la demande et en temps réel. On finit par être totalement immergé par celui-ci. Un monde foisonnant, complexe où l'ombre domine.
    Un autre fil rouge du roman est la recherche du mystérieux dernier film de James Incandenza. Une histoire d'espionnage se développe alors, avec les personnages de Marathe et ses associés, qui sont des assassins en fauteuil roulants. Les EU avec Steeply et les séparatistes québécois cherchent ce mystérieux film. Celui ci provoque une addiction extrême et ceux qui le regardent sont obsédés par lui. Où est-il ? Dans quel but a-t-il été crée ? Cette enquête prend une part importante dans le roman et donne envie de le poursuivre pour savoir ce qu'il y a sur ce fameux film. L'univers décrit est centré sur la violence, la drogue. L'auteur critique la société du spectacle, l'américain moyen toujours en quête de plaisir et de divertissement. C'est un monde de fantasmes et d'obsessions autour des médicaments, de l'herbe. Ce monde de la drogue est hyper décrit, les phénomènes de manque, la dépendance et ses conséquences sur le corps et le mental avec les personnages de Lenz, Poor Tony. La violence est aussi présente comme l'inceste et le viol qui sont au coeur de la vie de plusieurs personnages. Les relations familiales compliquées sont disséquées à travers cette fresque de personnage, l'image de la femme, de l'être humain n'est pas très positive. Ils luttent tous contre leurs démons intérieurs, la maladie, la dépression. On a la sensation d'être enfermée dans un cerveau enfiévré et malade. C'est une véritable expérience de lecture, extrême parfois.
    L'auteur décrit et analyse aussi l'obsession pour les nouvelles technologies et la dépendance qu'elle crée. Ce récit est donc très visionnaire car il a été écrit dans les années 1990. Il brosse un portrait sans concession de notre monde moderne, obsédé par le plaisir et les nouvelles technologies. Parallèlement à cela, la maladie, les handicaps physiques comme celui de Joëlle , défigurée après un accident et ancienne petite amie d'Orin, sont aussi un thème lancinant dans le livre. Les descriptions des corps, des sensations, du décor sont très importantes. J'ai eu l'impression de me retrouver dans un tableau du peintre Jérôme Bosch digne de l'enfer par moment, ce qui est assez déroutant. le style de l'auteur est parfois vulgaire, ou hyper pointu, ce qui est parfois déstabilisant. Mais il fait réfléchir à ses propres démons intérieurs et obsessions, à cet enfer comme celui de Dante dont le titre français du roman fait écho. J'ai eu l'impression de descendre avec les personnages « au fond du trou. »
    Les récits sont parfois difficiles à suivre par leur densité, des conversations qui s'entremêlent et une confusion entre réalité et hallucination. le style est exigeant et demande une attention soutenue pour ne pas perdre le fil. Mais au fil des pages, on s'habitue à cette folle construction et à ce style. Je n'ai qu'un conseil à vous donner : partez pour une expérience de lecture non identifiée si vous aimez être dérouté et surpris sinon passez votre chemin.

    Lien : http://eirenamg.canalblog.com/archives/2015/09/04/32582270.html
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    • Livres 1.00/5
    Par AnneNY, le 31 août 2015

    AnneNY
    Je viens de commencer, je ne suis qu'à la page 80, et je dois dire …… que je ne comprends rien pour le moment. le style narratif est particulier, je ne sais même pas si je lis des phrases réelles, les descriptions sont interminables, j'ai du mal à cerner les personnages, à suivre un fil conducteur ? C'est un Mystère pour le moment.
    Mais bon je vais persister. D'après les critiques c'est un chef d'oeuvre du XXème siècle alors on va essayer d'avancer, et si je passe à côté et bien tant pis ! ........ J'ai essayé de lire le début, j'ai eu un faible espoir en comprenant 2 chapitres à la suite, mais malheureusement je suis retombée dans la complexité du style narratif.
    J'arrête. Mais je ne me sens pas vaincue, je le reprendrai plus tard. Dans quelques semaines, quelques mois ..... on verra bien.
    Pas le bon moment, pas le bon roman.
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    • Livres 5.00/5
    Par delpuechmanon, le 20 novembre 2010

    delpuechmanon
    Et si nous donnions une chiquenaude à la réalite?
    Voilà le défi que David Foster Wallace s'est donné dans cette oeuvre gargantuesque, en cours de traduction française.
    Une chiquenaude qui déplace le monde d'aujourd'hui jusqu'à ses limites. Un monde devenu grotesque, névrosé, entraîné dans la démesure de l'entertainment, du divertissement, dans lequel évoluent des personnages pleins, loufoques, profondément tristes et pourtant délicieusement cyniques.
    Le monde de demain, où, comme dirait Neil Postman, on se distrait à en mourir.
    En plus d'un cadre spatio temporel extraordinaire, si loin et pourtant si proche de nous, Wallace joue, flirte, drague avec les mots, et passe du slang des ghettos de Harlem au français québécois soutenu, qu'il réinvente pour notre plus grand plaisir.
    On passe d'une réunion d'Alcooliques Anonymes, aux élucubrations d'un adolescent aisé, joueur de tennis, aux plans terroristes de clans québécois extrémistes, le tout dans un style parfait, virevoltant.
    Et dans tout ce souk, une cassette, de l'entertainment parfait, qui, une fois enclenchée, provoque la mort de son audience par passion. Une fois visionnée, cette cassette rend tout risible. d'ou vient-elle? Que contient-elle? Impossible de le savoir.
    Attention, intense.
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    • Livres 5.00/5
    Par Ieronim, le 03 septembre 2015

    Ieronim
    Juste génial, et tant pis pour ceux qui n'y comprennent rien...

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    • Livres 1.00/5
    Par Junie, le 26 juillet 2013

    Junie
    Je veux juste critiquer la note de présentation de ce bouquin qui est une insulte à Jules Ferry.

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Critiques presse (2)


  • LePoint , le 26 août 2015
    Roman encyclopédique réputé intraduisible et délirant, L'Infinie Comédie est son chef-d'œuvre.
    Lire la critique sur le site : LePoint
  • Lexpress , le 21 août 2015
    Si l'on accepte de s'y perdre, L'Infinie Comédie se montre aussi inoubliable qu'une finale mythique d'un tournoi du Grand Chelem.
    Lire la critique sur le site : Lexpress

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Citations et extraits

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Videos de David Foster Wallace

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Vidéo de David Foster Wallace

Brief Interviews with Hideous Men (2009) (Brefs entretiens avec des hommes hideux), Réalisation : John Krasinski d'après le recueil de nouvelles de David Foster Wallace. Trailer








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