ISBN : 2714303005
Éditeur : José Corti (1989)


Note moyenne : 3.62/5 (sur 16 notes) Ajouter à mes livres

“Le château d’Otrante est un drame plastique, la forme la plus amère, la plus rugueuse, mais aussi la mieux taillée du malheur en amour.


Seuls immortels, les désirs vont leur chemin, malgré d’extraordinaires obstacles, malgré les rideaux ... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par annie, le 18 août 2008

    annie
    biographie pour en savoir un peu plus sur l'auteur :

    Horatio Walpole ou Horace Walpole (24 septembre 1717, Londres - 2 mars 1797), 4e comte d'Orford, fils de Robert Walpole, est un homme politique écrivain et esthète britannique.

    Il a écrit le château d'Otrante, qui a lancé la vogue du roman noir (gothic tale en anglais). On lui doit également le concept de sérendipité (serendipity en anglais, qu'on pourrait traduire par deux périphrases : découverte heureuse ou inattendue ou don de faire des trouvailles).
    Walpole est le plus jeune fils du premier Premier Ministre britannique, Robert Walpole. Il étudie instruit au collège d'Eton, puis au King's College de Cambridge.
    Son homosexualité lui est révélée assez tôt, et il aurait eu des rapports avec le poète Thomas Gray et Henry Fiennes Clinton, 9e comte de Lincoln (futur second duc de Newcastle). Gray l'accompagne lors de son Grand Tour, mais ils se querellent, et Walpole retourne en 1741 en Angleterre, où il entre au Parlement. Il n'a aucune ambition politique, mais il demeure député après la mort de son père en 1745.
    En dehors de la politique de son père, il est très dévoué au roi George II et à la reine Caroline, prenant leur parti contre leur fils, Frederick, prince de Galles, dont Walpole parlera plus tard avec rancune dans ses mémoires.
    La demeure de Walpole, Strawberry Hill, près de Twickenham,
    est un ensemble fantaisiste de style néogothique qui crée une nouvelle tendance architecturale.
    En 1764, il publie son roman gothique le Château d'Otrante (The Castle of Otranto), créant un style littéraire allant de pair avec l'architecture.
    À partir de 1762, il fait paraître ses Anecdotes de peintures en Angleterre, basé sur le manuscrit des notes de George Vertue. Ses mémoires de la scène sociale et politique géorgienne, bien que partisanes, sont une source de première main pour les historiens.
    Il est aussi l'auteur de l'épigramme souvent cité : « La vie est une comédie pour ceux qui pensent et une tragédie pour ceux qui ressentent. »
    Grand défenseur du style gothique à l'époque pré-romantique, Walpole fit édifier, décorer et meubler de 1748 à 1753 sa villa, où il installa ses très importantes collections d'objets d'art; il en assura la rennomée en publiant une description; la demeure est le modèle du "Château d'Otrante", qui fut ensuite une source d'inspiration pour Byron et Walter Scott.
    Son père a été créé comte d'Orford en 1742.

    Son frère aîné, Robert, 2e comte d'Orford (vers 1701-1751), a transmis le titre à son propre fils, George, 3e comte d'Orford (1730-1791). Quand son neveu George meurt célibataire, Horace devient le 4e comte d'Orford.
    Sa nièce Maria (1739-1809), fille de son autre frère Edward, épousa en 1ères noces le comte James Waldegrave (+ 1763) dont elle eut Elizabeth-Laura (1760-1816), qui épousa...le 4ème comte Waldegrave (1751-1789); le 7ème comte épousa Frances ( + 1879), qui fut voisine et amie intime d'Henri d'Orléans, duc d'Aumale, exilé en Angletere de 1848 à 1871, à qui elle légua le double portrait de la mère et de la fille commnandé par Horace à Joshua REYNOLDS, qui le peignit en 1761.
    ( n° 2 du catalogue de l'exposition "l'art anglais dans les collections de l'Institut de France", musée Condé, Chantilly, 13/10/2004- 3/01/2005, Somogy 2004, p.48, reprod. p. 49).

    Une photographie de Philip Henty Delamotte (1820-1889) de 1863 montre ce tableau dans une pièce de Strawberry Hill.
    Le titre de comte d'Orford s'éteint à la mort de Walpole (1797). Les Walpole ne sont pas liés à Hugh Walpole (1884-1941), romancier populaire du XXe siècle. (wikipédia)
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    • Livres 2.00/5
    Par sentinelle, le 11 juin 2008

    sentinelle
    L'auteur Horace Walpole (1717-1797), précurseur du roman noir, marquera de son influence de nombreux écrivains tels que Charles Robert Maturin (Melmoth), Matthew regory Lewis (Le moine) et Ann Radcliffe (Les Mystères d'Udolphe).
    « le Château d'Otrante », paru en 1764, connaîtra dès sa publication un très grand succès. Si nous le lisons encore à notre époque, c'est avant tout en tant que roman précurseur du genre gothique et non pour ses qualités littéraires. En effet, ce roman est plus que surprenant et ne marque pas vraiment pour ses qualités intrinsèques. Véritable melting pot, le récit oscille tellement entre la fable, le roman de chevalerie, le conte de fée et le drame shakespearien qu'il finit par se transformer en véritable farce.
    La farce étant par ailleurs présente dès le début du roman lorsque le jeune prince trouvera la mort le jour de son mariage écrasé et presque enseveli sous un gigantesque heaume, cent fois plus grand qu'aucun casque jamais fait pour un être humain et appartenant à une entité géante qui hantera à partir de ce jour les couloirs du château.
    Les personnages ne brillent pas non plus par leur originalité ni par leur complexité : les gentils sont très gentils (les princesses Mathilde, Hippolite, Isabelle), les méchants sont très méchants (le Prince Manfred), le héros romantique aux valeurs chevaleresques est très romantique (Théodore).
    Oui mais pourquoi lire ce roman alors ? Mais parce que nous retrouvons pour la première fois tout l'attirail que les futurs auteurs gothiques reprendront en améliorant les procédés : le château hanté, la tour noire, les cachots, les souterrains lugubres, les passages secrets, le cimetière, le monastère, les spectres, les fantômes et les prophéties.
    Je pense que la lecture du récit « le Château d'Otrante » de Horace Walpole s'impose avant tout à ceux qui veulent rendre hommage au précurseur du roman noir. Quant à moi, je l'ai trouvé assez amusant tout compte fait !

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    • Livres 5.00/5
    Par annie, le 18 août 2008

    annie

    Manfred, Prince d'Otrante, avait un fils et une fille : celle-ci, très belle jeune fille de dix-huit ans, s'appelait Mathilde. Conrad, le Prince héritier, de trois ans plus jeune, était un garçon sans originalité, maladif et d'un avenir médiocre. Il n'en était pas moins l'idole de son père qui n'éprouvait pas la moindre affection pour Mathilde. Manfred avait contracté, au nom de son fils, un mariage avec la fille du marquis de Vicence, Isabelle ; et ses tuteurs l'avaient déjà remise entre ses mains afin qu'il pût célébrer le mariage dès que le mauvais état de santé de Conrad le permettrait. L'impatience avec laquelle Manfred attendait la cérémonie fut remarquée par ses voisins et sa famille. Celle-ci, à la vérité, redoutant la colère du Prince, n'osait s'exprimer sur cette hâte.

    Extrait :
    Obéissant à un courant nouveau, qui a déjà fait traduire le Moine, de Lewis, à Antonin Artaud, un jeune homme de vive intelligence Dominique Cortichiatto, à qui de grands et immérités malheurs étaient, hélas ! promis, a donné tous ses soins à une traduction nouvelle du Château d'Otrante, qui devrait rester. Ce jeune écrivain, charchant un lien entre le passé et l'avenir, attache aujourd'hui son nom à celui d'Horace Walpole et nous ramène à une époque, dont la nôtre n'est pas très éloignée. Il nous rend actuelle et présente cette figure curieuse d'un grand seigneur, qui touche à la cour de Louis XV et chez qui le romantisme apparaît comme une sorte d'écriture automatique.
    presse :
    Paul Éluard, dans sa préface, traite le roman du Livre de l'Invisible. Ainsi Mallarmé célébrait Beckford et son Vathek. Quel est le secret du charme de ces récits fantastiques pour qu'ils résistent au temps ? De telles anomalies nous prouvent que des œuvres sans perfection aucune, mais poétiques et singulières, ont parfois une survie plus longue que des chefs-d'œuvre consacrés.
    Edmond Jaloux, La Gazette de Lausanne, samedi 13 octobre 1945.
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    • Livres 5.00/5
    Par annie, le 18 août 2008

    annie
    Très bon souvenir de lecture...
    *
    “Le château d'Otrante est un drame plastique, la forme la plus amère, la plus rugueuse, mais aussi la mieux taillée du malheur en amour. Seuls immortels, les désirs vont leur chemin, malgré d'extraordinaires obstacles, malgré les rideaux du sang et les miroirs vides, la nature exclue, l'existence approximative, la vue inutile, les ancêtres vomis par l'Enfer, malgré la peur, l'héroïsme, la férocité, malgré le marbre des tombeaux et les squelettes, les désirs sans cesse au fil de la mort, cherchent à briser avec l'imaginaire.
    Horace Walpole a été le précurseur du Roman noir : de Maturin (pour la mise en scène), de Lewis (pour la précipitation passionnée des événements), d'Ann Radcliffe (pour l'atmosphère et le droit à l'absurde) et même d'Achim d'Arnim (pour la froideur dans le bizarre). Et quelques-uns des grands pans d'ombre du Château d'Otrante alimentent le terrible feu qu'allumèrent Sade, Poe et Lautréamont pour échapper au néant. Comme il n'y a qu'une grandeur, cela assure à jamais la gloire d'Horace Walpole.” - Paul Éluard
    source : http://www.jose-corti.fr/titresromantiques/chateau-d-otrante.html
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    • Livres 3.00/5
    Par kathel, le 21 février 2010

    kathel
    Manfred, seigneur du château d'Otrante, éprouve peu d'affection pour sa fille Matilda. Il s'apprête à marier son fils Conrad, pourtant malade, à la princesse Isabelle. Très peu de temps avant le mariage, Conrad meurt écrasé par la chute d'un casque gigantesque. Cet événement étrange rappelle à Manfred une ancienne prophétie, et craignant que la mort de Conrad ne marque la fin de sa lignée, il songe à épouser Isabelle lui-même en divorçant de sa propre femme Hippolita.
    Alléchant, ce premier roman gothique a été publié en 1764. Il était censé être traduit de l'italien et relater des faits ayant eu réellement lieu aux XIIème ou XIIIème siècles. Il faut le lire plutôt comme un conte, et j'ai parfois pensé qu'il aurait pu être légèrement plus court, quelques dialogues, et atermoiements entre les différents personnages semblant un peu longuets. C'est le cas notamment entre la princesse Matilda et la princesse Isabella qui écoutent les premiers émois, oh combien chastes, de leurs cœurs et se les confient l'une à l'autre.
    Usurpations, révélations, retournements de situations, apparitions maléfiques ou salvatrices se succèdent et on espère que l'ignoble Manfred fera les frais d'un ultime rebondissement. le château est un élément des plus importants du roman, avec ses tourelles, ses chambres sombres, ses passages dérobés, ses couloirs venteux... Les personnages ont des caractères bien définis et cela peut manquer un peu de finesse psychologique pour des lecteurs contemporains, mais je manque de références parmi les romans de cette époque, et ai trouvé le divertissement plaisant et la lecture pas trop difficile.


    Lien : http://lettres-expres.over-blog.com/article-horace-walpole-the-castl..
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Citations et extraits

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  • Par sentinelle, le 11 juin 2008

    Manfred, Prince d'Otrante, avait un fils et une fille : celle-ci, très belle jeune fille de dix-huit ans, s'appelait Mathilde. Conrad, le Prince héritier, de trois ans plus jeune, était un garçon sans originalité, maladif et d'un avenir médiocre. Il n'en était pas moins l'idole de son père qui n'éprouvait pas la moindre affection pour Mathilde
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