> Jean Esch (Traducteur)

ISBN : 2264052090
Éditeur : 10-18 (2011)


Note moyenne : 3.57/5 (sur 14 notes) Ajouter à mes livres
Que se passe-t-il quand le doux rêveur Mattew Prior démissionne de son job de busines reporter pour tout investir dans un site web de conseils financiers en vers et en rimes ? Il tombe de haut et tout lui tombe dessus : sa femme qui flirte avec un ex sur Internet, sa ma... > voir plus
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Critiques et avis(5)

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    • Livres 4.00/5
    Par Juste-Lire-Avec-Plaisir, le 13 mai 2011

    Juste-Lire-Avec-Plaisir
    Entre rires et émotions, Jess Walter nous narre la vie de Matt, banal quadragénaire qui voit sa vie battre sérieusement de l'aile. Il a perdu son boulot, est à la limite de perdre sa femme. Matt est au bord du gouffre et n'a plus que huit jours pour sauver sa maison.
    Lors d'une sortie un soir, simplement pour aller chercher du lait, il rencontre Jamie et Sweet, deux jeunes dealers. Ils n'ont pas l'air bien méchant et ils se mettent à discuter par hasard. Ces deux jeunes vont faire fumer de l'herbe à Matt et cela lui rappellera ses souvenirs de fac. Souvenirs d'un temps où tout allait encore bien.
    Après quelques jours de réflexion, il se dit que vendre de la drogue serait peut-être une solution pour se remettre à flot. Juste l'histoire de quelques mois, le temps de remettre le cours de sa vie dans l'ordre. Et puis, il compte sur ses amis ou anciens amis, connaissances de son âge, nostalgiques de la même période pour l'aider en quelque sorte dans sa démarche. L'idée ne paraît pas mauvaise en soi, à part que cela se fait dans une totale illégalité évidemment. Pour ce faire, il va retourner sur le lieu où il a rencontré Jamie et Sweet la première fois.
    Cependant, ce milieu n'est pas aussi doux que la fumée qu'il a inhalée la première fois. Pas aussi doux que ses souvenirs qui refont sans cesse surface.
    Et puis, il faut le dire, Matt n'a plus l'âge de tout ça. Certes, il fumait à la fac, mais la fac c'était il y a quinze ans et le monde change tellement vite !
    Alors évidemment, les choses vont devenir compliquées. Bien plus qu'il ne l'aurait imaginé.
    Je me suis attachée à ce personnage. L'auteur nous décrit les choses avec beaucoup d'humour mais également beaucoup de justesse. Matt est un personnage plutôt drôle mais on ressent un mal-être du à la situation. Il tente de faire face, de ne pas couler et il faut avouer qu'il se donne beaucoup de mal pour garder sa vie hors de l'eau. Mais malgré la distance qu'il essaye de prendre face aux évènements, c'est un personnage très touchant. Et on se reconnaît parfois dans ce personnage, qui au lieu de baisser les bras, se bat pour sa vie, pour son couple, pour ses enfants. Quitte à faire des choses insensées !
    J'ai vraiment aimé ce roman, l'écriture de cet auteur est très agréable. Les personnages sont approfondis et n'en font jamais trop. Il y a évidemment ceux qui sont touchants et ceux qui sont énervants mais personne n'est tout blanc ou tout noir. Ils ont leurs défauts, leurs failles, leurs qualités.
    C'est un roman à la fois drôle et douloureux ou comment une économie qui va mal peut avoir des répercussions sur notre vie.
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par blog, le 29 février 2012

    blog
    Matt, la quarantaine, voit sa vie entamer une véritable dégringolade. Quelques années auparavant, il a quitté son job de journaliste financier pour créer un site donnant des conseils financiers en vers : poesisness.com. Il se rend vite compte que cette association farfelue n'intéresse que lui, mais entre temps, le journal qui l'embauchait, frappé par la crise, licensie massivement. Criblé de dettes, au chômage, menacé de perdre sa maison et de retirer ses enfants de leur école privée, Matt se sent désespéré et prêt à tout pour sauver ce qui reste à sauver de sa famille et de leur confort matériel. Car sa femme de surcroit fuit la réalité sur les réseaux sociaux et entretient une liaison virtuelle avec son ex petit ami d'université. Et pour couronner le tout, son père sénile vit chez eux et passe ses journées à zapper sur le câble en tenant des propos incohérents.
    du coup, fumer de l'herbe en sortant acheter du lait ne parait pas être une si mauvaise idée après tout. Et en vendre pourrait même être une idée de génie pour sortir du trou. C'est en tous cas ce que se dit Matt après avoir rencontré deux dealers dans une épicerie de nuit. Sur un coup de tête, il investit les 9000 dollars de son épargne pension dans de la drogue en espérant la revendre à des quadras un peu désabusés.
    L'histoire de l'américain moyen qui voit son rêve s'effondrer et se met à trafiquer de la drogue, c'est sûr, on l'a déjà entendu. Mais ce n'est pas tant la trame de fond qui fait l'intérêt de ce roman, mais les réflexions du protagoniste sur le monde qui l'entoure. le regard drôle et désabusé qu'il pose sur la société de consommation et le monde financier engendre des réflexions très justes et souvent hillarantes. Je me suis beaucoup amusée en tournant les pages de ce livre, et remise en question aussi. Car dans le portrait du consommateur surendetté pour obtenir ce qu'il désire, impossible de ne pas se reconnaître parfois un peu !
    Si j'ai trouvé les poèmes assez pauvres (ou peut-être mal traduits), je me suis par contre bien laissée entraînée par les style très rythmé de l'auteur. Et alors que les premières pages m'ont parues un peu farfelues, j'ai aimé la chute, crédible et jolie... Pleine d'espoir en pleine crise financière !
    Céline
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par brigittelascombe, le 23 juin 2011

    brigittelascombe
    La vie est dure aujourd'hui pour les jeunes quadras dynamiques. Faut être armé jusqu'aux dents dans ce monde à la con où un sou est un sou.
    Si en plus, on est un farfelu comme le "Matt" de cette histoire déjantée, "faites vos jeux, rien ne va plus" crie le croupier du casino de la vie, mais à ce jeu là on y laisse des plumes.
    Mais quelle idée, il a eu ce petit journaliste bourge de démissionner pour lancer un site de conseils boursiers virtuel en vers et prose? Enfin! Je vous le demande! C'est une idée de barge, ça foire à tous les coups ce genre de trucs! Résultat son "poesiness.com" lui coupe les vivres. C'est la dégringolade. Et le crédit à rembourser et l'école privée des petits à payer. Conclusion, criblé de dettes,sa femme se tire pour batifoler sur facebook avec un ex. C'est la cata!
    Alors là ... autre idée de ..mauvais génie: et pourquoi pas dealer?
    Rien que ça! Comme ça, en achetant une bouteille de lait et en croisant Skeet et Jamie, deux vendeurs d'herbe, ne voilà il pas que ce père pas tranquille décide dérechef de passer de l'autre côté du miroir, celui de l'argent facile.
    La morale? On s'en fout, c'est la faute à la société de consommation. Et puis, tel Robin des bois Matt ne plumera que les méchants riches, tiens comme son conseiller financier qui pratique la fumette occasionnelle faute de dénicher des fournisseurs.
    Qu'il est naïf et imprudent, ce dealer bon enfant, car la droguebusiness est tout sauf bon enfant. Et puis y a ces enfoirés de flics qui mettent leur nez partout et sniffent de loin les grosses notes d'électricité des serres illicites. La frontière est mince entre légalité et illégalité.
    Un livre sympa,touchant, décapant, bourré d'humour noir et d'autodérision, qui pointe le doigt sur notre monde à la dérive où les krachs sont souvent familiaux suite à un chômage par exemple.
    Un livre que j'ai rapproché du film "Le Couperet" où José Garcia, cadre au top et au bon train de vie refuse de rétrograder et en vient à éliminer un à un ses éventuels rivaux pour obtenir le poste de son choix.
    Ici, pas de meurtres de sang froid, mais un engrenage et un passage à l'acte délinquant lorsque les solutions sont insolutionnables. Triste réalité que la réalité de cette crise qui touche le monde à tous les niveaux !
    A signaler que Jess Walter, est l' auteur de cinq romans. Citizen Kane (dont le héros a un passé de malfrat) a été lauréat du Prix Edgard Allan Poe du meilleur roman en 2005 et The zéro a été finaliste du National book award en 2006.
    Vie financière à suivre!
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    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Gusseuh, le 16 avril 2011

    Gusseuh
    D'une écriture fluide et sans fioritures, Jess Walter décrit une triple crise : crise de la quarantaine de son héros, crise dans le couple de ce héros, et crise financière qui n'en finit plus de bouleverser la vie dudit héros.
    L'ensemble est à la fois léger, sympathique, et gentiment moralisateur, sans pour autant asséner sa leçon de vie de façon trop abrupte.
    Une petite réussite, sans danger et sans envergure particulière, mais qui flotte dans la tête quelques temps après la lecture.
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    • Livres 4.00/5
    Par enirac007, le 02 novembre 2011

    enirac007
    fiction très réaliste, d'un père de famille à la limite de la faillite qui découvre que sa femme le trompe virtuellement, mais quand même. Il élabore au hasard d'une nuit mouvementée au 24/7 , épicerie de nuit, un scénario pour sortir de l'impasse, au risque de devenir dealer...mais il y retrouve paradoxalement sa dignité...lucide, humoristique, très bien écrit !:!
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Critiques presse (1)


  • Actualitte , le 09 août 2011
    C'est sarcastique, intelligent et plutôt réussi. Et surtout, on y découvre avec stupeur que le problème avec notre système financier, c'est justement « notre système financier ».
    Lire la critique sur le site : Actualitte

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Citations et extraits

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  • Par rosy, le 20 septembre 2011

    Un prospectus ? Quel dealer distribue des prospectus ? Je me tourne vers Jamie. Il est imperturbable, il n'a jamais l'air dérouté, mais en même temps, on dirait qu'il ne comprend jamais très bien ce qui se passe autour de lui. Peut-être qu'il devrait être écrivain, en effet.
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  • Par line70, le 16 juin 2011

    Il y a toujours des moments où une personne peut s'arrêter, des intersections où nous pouvons changer de direction... ces moments existent... jusqu'à ce qu'ils n'existent plus.

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  • Par rosy, le 19 septembre 2011

    De retour dans la voiture, je ris de nouveau. Ca paraît toujours étrange quand, dans les films, les fous démoniaques éclatent de rire sans raison, mais je m'aperçois que lorsque vous êtes pris dans les griffes de l'obsession, vous riez véritablement comme un dément.
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  • Par brigittelascombe, le 05 juillet 2011

    Un homme qui ferait manger de la colle à un cheval
    marchant sur ses pattes arrière
    et donnerait l'impression que l'animal parle
    pourrait lancer un boulet de canon.
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  • Par brigittelascombe, le 05 juillet 2011

    "Tu n'as jamais l'impression de grandir plus vite que ta putain de vie?"
    Voilà un écrivain.
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