Présentation de l'éditeur
Mathilda Gillespie parlait trop, buvait trop et terrorisait son entourage. Elle était richissime, avare et fabulatrice. Sa fille se droguait, sa petite-fille la volait. Son testament, ignoré de tous, les déshéritait. On la retrouva noyée... > voir plus
Décidément ces anglaises sont les reines du roman policier!
J'ai adoré ce roman. le rythme déjà. Ni trop, ni trop peu. Pas haletant, poussant à la compulsivité mais prenant juste comme il faut. De façon mesurée, à l'anglaise.
L'intrigue ensuite.
On retrouve encore une fois la subtilité chère à Madame Christie. Ni ADN, ni empreintes, ni mobile ne serviront à résoudre le meurtre. Beaucoup trop grossier pour ce genre de roman. La réflexion, la simple réflexion.
Enfin les personnages.
C'est ce qui me touche le plus dans un roman : la capacité à construire des vies, des parcours, des êtres à part entière qu'on a du mal à quitter en tournant la dernière page.
Avec ce roman j'ai été plus que servie...
Une petite vieille mégère est retrouvée morte dans son bain, les poignets tranchés et une muselière sur la tête. Tous les villageois la détestaient sans compter sa fille et sa petite-fille qu'elle dépouille de leur héritage en léguant toute sa fortune à son médecin...ce n'est pas les suspects qui manquent ! Bon polar et bonne intrigue, mais Minette Walters est parfois casse-pieds lorsqu'elle introduit dans son roman des passages très moralisateurs comme ici sur le droit à l'avortement et la drogue. Je n'ai rien contre, mais cela devenait assez lourd sur la fin. Sinon, j'avais été bluffée par le livre qu'une amie m'avait chaudement recommandé. Elle avait raison ! Encore un livre que j'ai lu il y longtemps...
Pour lire La muselière de Minette Walters, j'avais une bonne excuse. Jamais je n'aurais pensé à l'acheter. Une opération commerciale du genre deux livres achetés, le troisième offert me l'a imposé. Bienvenu dans le merveilleux monde de la surconsommation, d'ailleurs il ne faut plus dire livre mais « produit » culturel.
Bref, pour ne pas gâcher les volontés philanthropiques des pontes du marketing, j'ai lu le bouquin.
A première vue c'était un petit polar sans présentations, avec un thème d'une originalité extraordinaire. Une vieille très riche est retrouvée morte chez elle, dans un petit village ou tout le monde se connait. On ajoute un soupçon d'intrigue familiale tarabiscotée, une mise en scène Shakespearienne de la mort, deux trois coups de théâtre, et voilà.
Je ne sais pas si l'auteur se trouvait en panne d'inspiration ou si elle à suivi à la lettre les conseils de « Ecrire un roman pour les nuls ».
Le tout est mal écrit et/ou mal traduit.
Pour résumer ce livre sans grand intérêt je lui donnerais deux étoiles.