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ISBN : 226403484X
Éditeur : 10-18 (2002)

Note moyenne : 4.09/5 (sur 165 notes)
Résumé :
La saga en trois volets du Livre de Dina s'ouvre sur Les Limons vides – suivi de Les vivants aussi et Mon bien-aimé est à moi –, un tableau brossé au vitriol : le destin tragique de Dina. Dina, femme-enfant, enfant sauvage, mi-femme, mi-démon, créature imprévisible et insatiable qui aura fait de sa vie un conte cruel. La mort accidentelle de sa mère, en livrant l'enfant à elle-même et aux plus noirs versa... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
LiliGalipette
LiliGalipette03 octobre 2015
  • Livres 5.00/5
Dina a mis à jour les comptes trafiqués : elle n'entend pas être trompée et laisse peu d'options au coupable. Qu'on se le dise, Dina est juge et maître chez elle. « C'était justement une des choses extraordinaires qu'on pouvait raconter quand on rencontrait des gens d'autres régions. Que cette grande femme, les poings sur les hanches, participait à tout. C'était ce qui faisait la différence entre cette femme et toutes les autres. » (p. 138) Mais son coeur, finalement, n'est plus à elle. Il est à Léo qui jamais ne reste. Dina l'attend et enrage de ses absences. Elle part en voyage, à sa recherche. Arrive la guerre de Crimée : Léo est russe, faut-il craindre pour lui ? Quand elle le retrouve, elle lui demande de rester. Mais voici un homme qui ne se soumet pas Dina Grolnev. « Je suis toujours là. Ne comprends-tu pas ? Je suis avec toi. Mais on ne peut pas barrer mes chemins. Tu ne peux pas être cette barrière. Il n'en sortirait que de la haine. » (p. 193) Ce que Léo n'a pas compris, lui, c'est qu'on ne résiste pas à Dina. On ne lui échappe pas, on ne la quitte pas, on ne l'abandonne pas.
Dans le dernier volume de cette trilogie, le lecteur comprend enfin l'étendue de la violence de Dina : sa force est une folie. Quand elle chevauchait son étalon noir, sans selle et les cheveux dénoués, on pouvait encore la croire seulement rebelle. Mais Dina est une lame de fond qui ravage : démiurge folle et walkyrie sans pitié, Dina traverse la littérature norvégienne moderne comme une comète.
Quelques mots sur des éléments récurrents des trois tomes. Chaque chapitre s'ouvre sur un extrait de la Bible et illustre ensuite ce passage saint. Pour Dina, la Bible est le livre de Hjertrud, le grand livre noir de sa mère. Elle le lit avec ferveur, y cherchant les réponses du monde, traquant les injustes et les coupables avec la même fureur que le Dieu d'Abraham. Et quand la voix intérieure de Dina s'inscrit en italique, comme un cri ou un murmure selon son humeur, on lirait presque un nouvel évangile, fait d'intransigeance et dureté. Entourée des fantômes qu'elle porte en elle, Dina ne ploie pas sous le poids des défunts : ils sont ses conseillers et ses guides. Dina ne craint pas la mort, elle la défie crânement.
Si Dina a eu tendance à m'agacer dans les premiers temps, j'ai révisé mon jugement au fil des pages. Elle est une femme forte, blessée à jamais dans son enfance par un crime qu'elle n'a pas voulu et par le rejet de son père. Puisque personne ne voulait d'elle, elle a décidé de n'avoir besoin de personne. Dure et cinglante, Dina place ses désirs en premier et trace son chemin dans un monde encore peu ouvert aux femmes.
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jovidalens
jovidalens06 octobre 2015
  • Livres 3.00/5
Trois volets pour raconter l'histoire de l'enfance à la maturité d'une...dévoreuse !
Enfant, elle a été à l'origine de l'accident qui a tué sa mère. Son père l'a laissée grandir sans contrôle, lui apportant assez tardivement un précepteur. Adolescente elle épousera un ami de son père. Vite veuve elle sera la maîtresse d'un grand domaine.
Dina ne reconnait l'autorité que de Dina. Dina consomme, manipule, utilise les savoir-faire des autres. Elle prend ce qui bon lui semble.
Voilà un personnage qui a du être dure à porter par son auteure et je comprends le peu d'empathie dans l'écriture de cette saga.
L'action se situe au 19ème siècle en Norvège mais l'écriture est tellement resserrée autour du domaine et du temps de Dina que l'on apprend peu de chose sur ce pays à cette époque. Encore un récit dans un milieu bourgeois, avec quelques notes de raffinement. Amusant comme le parler trivial de ces nantis sert de contrepoint aux descriptions d'un décor et un art de vivre presque sophistiqués.
Tout au long de la lecture de ces trois livres, j'ai été agacée par les citations du Cantique des cantiques presque au début de chaque chapitre. L'auteure ambitionne-t-elle de nous raconter les amours de Dina comme celles de la reine de Saba ?
Agacée aussi par les fantômes qui entourent Dina, ou plutôt que Dina convoque quand elle en a besoin.
Compte tenu de la période de parution de ces ouvrages, je me suis demandée si ce n'était pas l'envie de l'auteure d'utiliser l'air du temps, vantant la féminité conquérante de la fin du vingtième siècle.
Erreur. C'est l'histoire d'une folie, d'une femme qui cherche a capter la mort dans le regard du mourant, humain ou bête. C'est une femme charnelle , morbide et carnassière, presque une petite Lucrèce Borgia des fjords
Récit très bien construit : au premier chapitre du premier livre répond les dernières pages du dernier livre.
L'écriture est belle, bien cadencée, claire et sans suspens avec de beaux passages non dénués de poésie mais, parfois, à la limite du ridicule.
Ce livre m'intriguait par tout ce que j'avais entendu à son sujet. Je comprends l'engouement qu'il suscite, sans du tout le partager.
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MissG
MissG09 novembre 2014
  • Livres 5.00/5
A ceux qui pensent que l'amour a calmé les passions qui habitent Dina, qu'ils se détrompent car il n'en est rien : "L'amour est une vague faite seulement pour la plage qu'elle rencontre. Je ne suis pas une plage. Je suis Dina. Je regarde ces vagues. Je ne peux pas me laisser submerger.".
Dina garde la tête froide, elle sait où réside son intérêt et est prête à tout pour conserver ce qu'elle a bâti, je dis bien à tout mais pas plus, car cela serait dévoilé le troisième et dernier volume de cette saga littéraire nordique riche en émotions.
Dina reste une indomptée, c'est elle qui soumet les autres à sa volonté et non l'inverse, et gare à ses colères : "C'était toujours comme ça avec Dina. Elle fonçait comme un requin et frappait par tous les moyens là où l'on s'y attendait le moins.".
Dans ce troisième tome, il est question d'amour et si j'ai bien cru que Dina allait se laisser séduire c'est parce que j'ai un peu trop vite oublié qui elle était et de quel bois elle était faite.
Le titre est d'une possession folle, à l'image des sentiments qui habitent Dina : plus que jamais elle vit avec les morts qui la guident dans sa vie quotidienne et quand à force d'attendre en vain un homme qui ne revient pas elle prend le taureau par les cornes pour lui rappeler qui est le maître, le seul et l'unique : elle.
Dina apparaît plus fragile dans cette histoire, mais ce n'est que pour mieux s'endurcir par la suite et jeter aux oubliettes un amour qu'elle a cru possible et qu'aujourd'hui elle mâte de toutes ses forces : "Ils se mesuraient du regard comme deux mâles qui marquent leur territoire. Il n'y avait pas ombre de flirt dans leurs regards.".
En fait, si Dina apparaît faible c'est aussi dans ce tome qu'elle donne toute la puissance de sa rage et de son caractère.
C'est toujours avec autant de plaisir que j'ai retrouvé la plume magnifique de Herbjørg Wassmo dans ce livre qui clôt la série "Le livre de Dina".
L'auteur, une fois encore, ne ménage pas son lecteur et l'envoûte à travers le personnage haut en couleurs, en contraste avec le temps rude du Nordland et ses paysages désertiques, qu'est Dina.
Une fois commencé je n'ai pu m'arrêter de lire ce livre et si le premier chapitre du premier tome m'avait bluffée, la conclusion de celui-ci également puisqu'il permet ainsi de boucler la boucle comme on dit.
Je ne m'attendais pas à ça, quoi que j'avais quelques doutes sur la seule issue possible.
Cette histoire est vraiment forte et riche en émotions, elle n'est pas chargée par les dialogues, d'ailleurs il n'y en a pas beaucoup, mais elle a quelque chose de bien particulier qui n'appartient qu'à elle.
Les descriptions sont très réalistes, l'auteur y utilise l'ellipse littéraire pour aller à l'essentiel mais ne perd jamais son lecteur, celui-ci comprend toujours très bien tout ce qui s'y passe.
J'ai eu un réel coup de coeur pour cette série et pour son auteur, pour l'avoir fait lire à mon entourage c'est également le cas.
De plus, je trouve qu'à chaque fois les extraits de la Bible qui illustrent les chapitres sont toujours bien choisis et collent parfaitement au contenu.
"Mon bien-aimé est à moi", et j'ajouterai que dans le cas de Dina, si elle ne peut l'avoir alors nul ne le pourra.
Inutile de résister, ce troisième tome exerce la même attraction que les deux premiers et ne peut se lâcher avant la fin.
Je ne peux que recommander vivement la lecture de cette formidable saga littéraire venue du froid, à consommer de toute urgence et sans modération.
Lien : http://lemondedemissg.blogsp..
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Lune
Lune03 juin 2008
  • Livres 3.00/5
L'illustration choisie "Idle moments (détail) de Georgina Iserbyt (*) correspond parfaitement à l'image que l'on se fait de Dina. Inquiétante, effrayante, lointaine, femme indépendante assumant sa part de virilité, déesse et diablesse, extrême lucidité la plaçant au-dessus de tous, rage contre elle-même et contre les autres, carapace ou folie? le premier tome (billet du 24 janvier 2008) avait suscité mon enthousiasme, les deux suivants ne l'ont pas diminué. le tout forme une épopée romantique où chaque personnage prend vie et devient familier au point de se fondre en nous. Je me suis laissée prendre à ce jeu de l'ailleurs, à ces êtres entiers, bons et laids, taciturnes et pudiques, allant jusqu'à l'extrême. J'ai palpité comme lorsqu'adolescente, je lisais "Wuthering Heights" ou "Les gens de Mogador" et ne pouvais me détacher de leur histoire pleine de souffrances, d'élans, d'émois, d'injustices, de pardons, de non-dits... J'ai pénétré un monde du nord que je ne connaissais pas, à travers un fragment de son Histoire et de son histoire sociale. Je me suis précipitée sur une carte de Norvège pour situer les lieux et voir de mes propres yeux qu'ils existaient. J'ai découvert des us et coutumes, des atmosphères lourdes d'isolement, de repli sur soi interrompu par l'arrivée d'un bâteau et de "l'étranger". Bref, je me suis laissée piéger (et sans effort) par le tragique romantique nordique d'un XIXe siècle qui nous parle encore. Cette après-midi, je me précipite et achète la suite, "Fils de la Providence " et "L'Héritage de Karna"...
* Artiste belge, née à Bruxelles en 1915. Peintre figuratif et au symbolisme personnel. Son oeuvre se compose de figures, de nus, de paysages et de portraits.
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Tombetoile
Tombetoile03 avril 2015
  • Livres 5.00/5
Ah « La Dina », comme je me suis passionnée pour toi. Dina la non-élevée, Dina la farouche qui me fait penser à l'enfant sauvage de Truffaut par sa conduite impulsive, mais aussi à Machiavel. Dina qui, par accident, a tué sa mère ébouillantée vive devant elle. Dina qui habite dans « son » monde avec ses fantômes. Son père n'en veut pas alors on la marie avec le Jacob mais est-ce bien raisonnable ? Dina meurtrière machiavélique ou victime des situations ? Un souffle épique, un magnifique roman en Norvège début 19ème siècle. Des décors époustouflants où la nature y est prépondérante. La psychologie des personnages y est particulièrement bien décrite. J'ai adoré cette trilogie.
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Citations & extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
SachenkaSachenka30 novembre 2015
Je suis Dina. Les humains sont tellement passifs. La nature est indifférente. Gaspille tout ce qui est vivant. N'endosse aucune responsabilité. Laisse tout s'accumuler comme de la boue à la surface. Comment de nouvelles vies arrivent-elles à naitre de cette boue? La boue engendre la boue à l'infini, sans que rien d'important n'arrive. Si seulement un seul être humain s'était relevé de cette boue et avait fait quelque chose de sa vie! Un seul...
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LiliGalipetteLiliGalipette03 octobre 2015
« Je suis toujours là. Ne comprends-tu pas ? Je suis avec toi. Mais on ne peut pas barrer mes chemins. Tu ne peux pas être cette barrière. Il n’en sortirait que de la haine. » (p. 193)
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jovidalensjovidalens28 septembre 2015
L'odeur de Dina lui parvenait à travers les tonneaux de harengs, la fabrication de l'huile de foie de morue et les fournées de pains d'Oline.
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MissGMissG09 novembre 2014
Ils se mesuraient du regard comme deux mâles qui marquent leur territoire. Il n'y avait pas ombre de flirt dans leurs regards.
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MissGMissG09 novembre 2014
L'amour est une vague faite seulement pour la plage qu'elle rencontre. Je ne suis pas une plage. Je suis Dina. Je regarde ces vagues. Je ne peux pas me laisser submerger.
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