> Luce Hinsch (Traducteur)

ISBN : 2264040610
Éditeur : 10-18 (2008)


Note moyenne : 3.25/5 (sur 8 notes) Ajouter à mes livres
Norvège, hiver 1944-1945. Traqué par l'occupant nazi pour faits de résistance, un homme tente de fuir à travers les montagnes avec sa femme et son fils de cinq ans. Plusieurs jours de marche forcée par des températures rudes avant d'atteindre la Suède dans un silence te... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

Critiques et avis(2)

> Ajouter une critique

  • Par Aela, le 29 octobre 2011

    Aela
    C'est le récit d'un exode : celui d'un couple et de leur garçon, en l'hiver 1944-1945, dans le Nordland, région septentrionale de la Norvège, alors occupée par les Allemands. L'homme ne peut plus cacher ses activités de résistant et il doit donc fuir vers la Suède avec sa famille.
    Ils doivent prendre un chemin par les montagnes, par -30 degrés, sans équipement, sans entraînement, avec une femme et un enfant de cinq ans.
    Un chemin douloureux, parsemé d'embûches qui va avoir des conséquences terribles : les engelures vont entraîner la gangrène…
    Au bout du chemin, la liberté les attend dans la Suède restée neutre.. mais il va falloir s'adapter à une vie d'exilé..
    Un très beau livre, court et poignant. le style est très dépouillé, ce qui renforce l'intensité dramatique..
    C'est le témoignage du sort que la guerre réserve aux gens ordinaires.
    Avec ce livre, le premier que je lis écrit par H. Wassmo, femme de lettres norvégienne, nous comprenons encore mieux comment des êtres humains ordinaires font aussi partie du jeu tragique de la guerre…
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (11 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par raton-liseur, le 26 février 2011

    raton-liseur
    Un chemin bien long, qui n'est pas seulement celui de deux jours d'hiver à fuir la Finlande occupée pour rejoindre la Suède. C'est aussi le chemin jamais fini pour accepter et vivre avec les conséquences de ses choix. Ce livre, dont les 3 personnages principaux étaient encore en vie au moment où il a été publié en 1984, raconte la fuite d'une famille menacée par les activités de résistance du père. Cette fuite en plein mois de janvier 1945 les laissera tous marqués à vie, physiquement, après l'amputation des membres nécrosés, pieds, mains, nez…
    C'est l'histoire difficile d'un enfant de 6 ans qui doit réapprendre à marcher, d'une mère qui doit renoncer à jouer du piano, et d'un père qui a failli causer la mort de ceux qu'il aime le plus. Mais le choix était entre mourir et tenter de survivre.
    Je ne suis pas sûre d'avoir vu dans ce livre l'intention première de l'auteur à savoir, comme elle l'explique dans sa préface, rendre hommage à ceux qui ne recevront jamais de médaille, notamment les femmes et les enfants qui eux aussi ont payé un prix fort dans cette guerre. Car je n'y ai pas vu la passivité de ces personnes emportées malgré elles dans le tourbillon de la guerre que semble sous-entendre Herbjørg Wassmo. Au contraire, j'y ai vu des personnes qui, quelque soit leur sexe ou leur âge sont à tout instant acteurs de leur propre vie. Mais j'y ai trouvé de beaux passages sur le courage ordinaire, de ces trois personnes dont nous ne connaîtrons pas l'identité et c'est mieux ainsi, mais aussi de tous ceux qui les ont aidé sur leur chemin. C'est aussi un livre sur le courage de faire avec les circonstances de la vie envers et contre tout, peut-être parce que c'est là que réside l'humanité.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)

> voir toutes (6)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par Aela, le 29 octobre 2011

    Mais dès qu’il s’agit de lui, il referme le compartiment dans lequel il a rangé la guerre et son activité de résistant, ce qui les a amenés là où ils sont aujourd’hui. Elle se doute bien que ce refus est une manière maladroite de se protéger.
    Une conviction inébranlable que les héros ne se plaignent pas. Même s’ils sont amputés d’une jambe au-dessus du genou et d’une partie du pied à l’autre. Même s’il faut réapprendre à marcher – en exil, cela fait partie des éventualités auxquelles il faut s’attendre.
    C’est comme s’il étouffait tout sentiment d’amertume. Il a fait ce qu’il fallait faire. Il a pris les risques qu’il jugeait raisonnable de prendre.
    Il n’a visiblement pas besoin de la pitié des autres, encore moins de la sienne.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (5 votes positifs)
  • Par Aela, le 29 octobre 2011

    Elle sait que c’est improbable. Il n’y a pas d’Allemands aussi loin en territoire suédois. Néanmoins il faut bien croire à ce qu’elle voit. Les fugitifs restent immobiles.
    Comme cloués sur place. L’homme en uniforme allemand est armé. Il est calme, mais tient son fusil devant lui. Il vient lentement vers eux. Ils ne bougent pas. Il n’y a plus rien à faire.
    Quelle que soit la distance qui sépare ce territoire neutre de la frontière norvégienne, les fugitifs se trouvent en plein désert devant un Allemand armé.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (6 votes positifs)
  • Par Aela, le 29 octobre 2011

    Ensuite il revoit la cave à pommes de terre. Où ils sont assis . Et les prisonniers russes. Il les voit attraper les croûtons de pain – rapides comme l’éclair, et les cacher sous leurs capotes. Il sait qu’ils ont très peur. Mais ils le sont d’une drôle de manière ensommeillée.
    Ils ne le montrent pas. Leurs yeux se détournent. Il n’arrive jamais à y lire la peur. Il sait seulement qu’elle existe.
    Ceux qui habitent le long de la rivière et autour du pont que les Russes sont en train de construire font aussi partie de cette peur.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par Aela, le 29 octobre 2011

    Chacun de nous est un être unique. C’est en nous reconnaissant comme tel que nous pourrons affronter la réalité et combattre ce qu’il y a de négatif dans les mythes héroïques, en temps de guerre comme en temps de paix.
    Citation de qualité ? (5 votes positifs)
  • Par raton-liseur, le 26 février 2011

    Elle contemple sa vie de l’extérieur, pareille à un léger soupir de révolte. A peine une vaguelette sur un océan de guerres, de servitudes et de sang. (Chapitre 5, p. 73).
    Citation de qualité ? (3 votes positifs)

> voir toutes (2)

Video de Herbjørg Wassmo

>Ajouter une vidéo
Vidéo de Herbjørg Wassmo

Ce qu'il faut lire, L'Express Cent ans de Herbjorg Wassmo











Acheter sur Amazon

Faire découvrir Un long chemin par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (19)

> voir plus

Quiz