ISBN : 2847201024
Éditeur : Gaïa (2007)


Note moyenne : 3.9/5 (sur 10 notes) Ajouter à mes livres
La petite Dorte commande toujours "un verre de lait, s'il vous plaît", du moins quand elle peut exprimer un désir. Ce livre se déroule de nos jours et nous parle d'esclavage sexuel. Dorte a quinze ans lorsqu'elle accepte de quitter la Lithuanie pour la Norvège et suivre... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

Critiques et avis(3)

> Ajouter une critique

  • Par Aela, le 24 décembre 2011

    Aela
    Un livre dont on ne sort pas indemne, une fois lu.. En tout cas il m'a ébranlée profondément. Bien sûr on sait que l'ignoble trafic des femmes existe mais ici, l'auteur norvégienne Herbjorg Wassmo nous fait descendre au fond de l'abîme, au fond du gouffre de l'exploitation de la femme par des bandes organisées redoutables.
    Dorte, seize ans, est une jeune fille pauvre qui vit en Lituanie. Son père est mort, sa mère a bien du mal à les faire vivre elle et sa soeur.
    Pour aider sa famille, Dorte accepte de s'exiler et fait confiance à un homme du village où elle vit qui lui promet monts et merveilles si elle accepte de travailler dans un café en Suède.
    Très vite la malheureuse se retrouve dans le filet que serrent autour d'elles des proxénètes sans scrupules qui organisent un réseau entre la Suède, la Norvège et les Pays Baltes.
    Dorte va connaître les pires sévices imaginables, la prostitution forcée, l'enfermement, la séquestration, la grossesse involontaire.
    Un tableau bien sombre que nous livre Mme Wassmo..
    En fermant le livre, on ne peut que se demander: mais quand ce trafic arrêtera donc?
    C'est un livre dur, réaliste à la Zola mais qui a le mérite de poser les vrais problèmes.
    J'ai toutefois regretté la fin "en queue de poisson"; on ne sait pas très bien ce que devient la pauvre Dorte à la fin..
    Un moment de lecture dur mais nécessaire....
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (20 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par zorazur, le 12 décembre 2011

    zorazur
    Herbjorg Wassmö met tout son talent, toute sa violence, toute sa capacité d'indignation pour dénoncer des pratiques innommables où de très jeunes filles se retrouvent à la merci de proxénètes, sans espoir d'échapper un jour au sort monstrueux qui leur est fait. L'héroïne est fraîche, naïve, volontaire aussi - sinon pourquoi quitterait-elle sa vie même si cette vie ne lui apporte pas grand-chose, et son pays, pour partir sans rien en dire à personne au-delà de la mer Baltique, là où on lui fait miroiter un travail sérieux, un revenu honnête, un quotidien meilleur. Naïve, trop naïve et ne connaisant rien du monde.
    Alors que le lecteur, lui, comprend dès les premières pages du roman ce qui va se passer et ce qui attend la naïve jeune fille. Alors on a envie de crier à l'héroïne : non, n'y vas pas, n'écoute pas cet homme, reste où tu es, surtout ne pars pas. Mais bien sûr elle part, et ce qui lui arrive est pire que la mort. avec elle le lecteur descend toujours plus bas dans l'horreur et l'abjection, vit la cruauté de journées toutes semblables -tempérées parfois par un éclair d'humanité au fil d'une rencontre, d'un client, d'une autre prostituée par force. C'est peut-être ces éclairs d'humanité qui sont les plus importants, car cette actualité, cette réalité, malheureusement on la connait tous. Quelques regards, quelques paroles qui lui redonneraient presque espoir.
    A voir un très beau film sur le même sujet : Lila for ever.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (9 votes positifs)
  • Par lululifat, le 13 mai 2012

    lululifat
    Un roman dérangeant mais j'ai trouvé que le personnage de Dorte manquait d"épaisseur. On suit tout ce qui lui arrive mais on ne sait pas ce qu'elle pense et ressent.
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)

> voir toutes (6)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par lululifat, le 16 mai 2012

    Ce n'était pas qu'elle n'eût pas faim. Mais c'était en quelque sorte trop tard. Elle savait que la faim ne se ressentait pas continuellement. Elle allait et venait. Surgissait sous forme de cauchemar la nuit, ou quand on passait devant une boulangerie. Entre-temps on s'en fatiguait. Finalement il ne restait que ce goût de plomb dans la bouche et cette impression d'avoir une rougeur dans l'estomac.
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par Aela, le 24 décembre 2011

    Le procureur demande cinq ans! Ils pensent qu'il y a d'autres commanditaires, dit-elle en dépliant le journal, qu'elle se mit à traduire en russe:
    "Les commanditaires ont le pouvoir absolu. Ils règnent sur le sort des filles par la force, l'abus de pouvoir, les menaces, leur ôtant toute dignité. La peine encourue pour simple trafic de chair humaine, selon l'article 224 est cinq ans de prison.

    Les filles vivent une sorte d'esclavage moderne. On abuse d'elles et on les bat. La peur d'être expulsées et la crainte de représailles les empêchent de les dénoncer."
    Le titre c'est : "Marché à la viande."
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (7 votes positifs)
  • Par Aela, le 24 décembre 2011

    Son père avait l'habitude de dire qu'il était important de se pardonner à soi-même, car c'est ainsi qu'on pouvait pardonner aux autres.
    Dorte ne savait pas ce que son père avait dû se pardonner à lui-même. Ni à quelqu'un d'autre. Il ne l'avait jamais dit. Quant à elle, c'était tout un écheveau à démêler. Mais pour plus tard.
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par Aela, le 24 décembre 2011

    - Mais t'a besoin d'un travail. Ici on est forcé de prendre ce qui se présente pour un salaire de misère! En Suède on gagne en un mois ce qu'on gagne ici en deux ou trois ans.
    - C'est pas vrai! interrompit Dorte.
    - Bien sûr que si! C'est un beau pays, et si riche! Là-bas tout le monde est poli et aimable, c'est parce qu'ils ont tous un job. Même les agents de police sont polis en Suède!
    - Tu y es allée?
    - Oui, une fois. Juste quelques jours.. J'en rêve encore la nuit. Toutes ce boutiques! On peut tout acheter. De si beaux vêtements! A la dernière mode. Un jour j'ouvrirai une boutique de mode à Stockholm!
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (0 votes positifs)
  • Par Aela, le 24 décembre 2011

    Leur père leur avait appris le lituanien dès leur plus tendre enfance, puisque c'était sa langue maternelle. Leur mère le parlait aussi, mais quand elle priait, c'était toujours en russe. Si elle s'adressait d'abord à la Vierge Marie, c'était par pure politesse.
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)

> voir toutes (2)

Video de Herbjørg Wassmo

>Ajouter une vidéo
Vidéo de Herbjørg Wassmo

Ce qu'il faut lire, L'Express Cent ans de Herbjorg Wassmo








Acheter sur Amazon

Faire découvrir Un verre de lait, s'il vous plait par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (21)

> voir plus

Quiz