Londres, 1862. A la veille de ses dix-huit ans, Sue Trinder, l'orpheline de Lant Street, le quartier des voleurs et des receleurs, se voit proposer par un élégant, surnommé Gentleman, d'escroquer une riche héritière. Orpheline elle aussi, cette dernière est élevée dans un lugubre manoir par son oncle, collectionneur de livres d'un genre tout particulier.
Sue devient donc la demoiselle de chambre de Maud, la riche héritière qui ne doit jamais quitter ses gants. Son emploi du temps est réglé comem du papier musique : le matin elle travaille avec son oncle dans sa bibliothèque où nul ne doit pénétrer, puis l'après-midi se déroule en promenade. Petit à petit, les deux femmes font connaissances, jusqu'à l'arrivée de gentleman sans qui le plan ne peut se dérouler.
Comme prévu, il enlève Maud et l'épouse puis la fait passer pour folle, comme sa mère, pour la faire enfermer. Mais celle qui sera internée chez les fous n'est pas celle qui le croyait.
Mon avis :
qu'il fait triste et pluvieux dans l'Angleterre profonde ; que les petits malfrats sont retords et organisent des coups plus tordus les uns que les autres, où celle qui croyait tromper est elle-même trompée.
De nombreux rebondissements tiennent le lecteur en haleine le long des presque 800 pages de ce roman victorien dont l'action se déroule à l'abri des regards.
Le changement de point de vue narratif est lui aussi intéressant, même si parfois un peu répétitif (j'aurai aimé que l'action se déroule plus rapidement).
Un roman sur la sensualité féminine qui plus est, fort bien traité tout en pudeur.
L'image que je retiendrai :
celle de Sue enfermée dans un hôpital psychiatrique dans une robe faite de sacs.
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