> Bertrand Péguillan (Traducteur)

ISBN : 2351785010
Éditeur : Gallmeister (2010)


Note moyenne : 3.85/5 (sur 34 notes) Ajouter à mes livres
De l'été de mes douze ans, je garde les images les plus saisissantes et les plus tenaces de toute mon enfance, que le temps passant n'a pu chasser ni même estomper. Ainsi s'ouvre le récit du jeune David Hayden. Cet été 1948, une jeune femme sioux porte de lourdes accusa... > voir plus
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Critiques et avis

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  • Par InColdBlog, le 21 octobre 2010

    InColdBlog
    Les enfants ont un don certain pour passer inaperçus, épier les grands sans en avoir l'air, et écouter les conversations les plus confidentielles sans se faire remarquer.
    Les adultes ne se méfient pas assez. Et même s'il leur arrive parfois de surprendre l'intrus, ils auront beau se protéger en parlant par allusions et sous-entendus, c'est peine perdue. Il est déjà trop tard. Ce qui devait rester hors de la portée des enfants a été emmagasiné.
    Pour toujours.

    En cet été 1948, un garçon de douze ans, David Hayden, va être le témoin silencieux et impuissant de la dislocation du cocon familial.
    « Je ne savais pas très bien ce qu'il était advenu de notre famille en ces jours mouvementés, mais j'avais la certitude que nous devions nous serrer les coudes. Nous soutenions un siège. Il nous fallait consolider les murailles de notre famille du mieux que nous pouvions. »
    Quarante ans plus tard, il revient sur l'événement d'apparence anodine qui fera exploser les non-dits, pulvérisera les faux-semblants et mettra à nu les rancœurs enfouies des membres de sa famille.
    « De l'été de mes douze ans, je garde les images les plus saisissantes et les plus tenaces de toute mon enfance, que le temps passant n'a pu chasser ni même estomper. »

    A Bentrock, dans le Mercer County (Montana), les Hayden font partie des notables.
    Le père de David, Wesley, est shérif, comme l'était avant lui son propre père, Julian, figure autoritaire qui règne sans partage sur le clan familial. Sa mère, Gail, est secrétaire au tribunal et son oncle Frank, le frère de son père, est médecin.
    Fils unique, David est un garçon solitaire. Contrairement à sa mère qui n'aspire qu'à aller vivre en ville, il n'est jamais plus heureux et insouciant que lors de ses escapades dans la campagne où il chasse, pêche, rêvasse :
    C'est Mary Little Soldier, une jeune indienne, qui s'occupe de la maison et veille sur David jusqu'à ce que ses parents rentrent du travail.
    Un jour, au retour de l'école, David trouve Mary en proie à de sévères quintes de toux et à une forte fièvre. Gail refuse que Mary rentre à la réserve dans cet état et l'installe dans la chambre d'amis. Passant outre le refus et les supplications de la jeune fille, elle demande à l'oncle Frank de venir l'ausculter .
    Son entêtement se révèlera lourd de conséquences.
    En l'espace d'un été, le jeune David va découvrir que le monde n'est pas ou blanc ou noir, que les apparences cachent des réalités moins glorieuses. Sa confrontation directe avec l'hypocrisie du monde des adultes signera pour lui la fin de l'enfance.

    En à peine plus de 150 pages, Larry Watson brasse en virtuose une multitude de thématiques : la vie d'une petite bourgade dans l'Amérique rurale des années 50 et la peinture de la mentalité de ses habitants (l'importance de la position sociale et du paraître, la crainte du scandale, le racisme envers les indiens…), le passage de l'enfance à l'âge adulte et les premiers émois sexuels (à travers les yeux de David, la tante Gina est une bombe qui ressemble aux pin-ups en vogue à l'époque).
    Mais la grande réussite de Montana 1948 reste son analyse des relations familiales, dont Watson dissèque toute la complexité et les contradictions avec justesse et subtilité.
    Il montre par exemple la difficulté qu'ont les hommes du clan Hayden à communiquer et à exprimer leurs sentiments.
    Comme les habitants de Bentrock, Wesley a toujours craint et respecté son père. Jamais il n'a discuté son autorité, jamais il ne l'a remise en question. Il sait que Julian le considère indigne de la fonction de shérif et qu'il aurait préféré que Frank, sa fierté, glorieux vétéran de la seconde guerre mondiale, prenne la relève. Wesley a toujours vécu dans l'ombre de son frère à qui tout semble réussir. Aujourd'hui encore, il cherche l'approbation du patriarche, attend une reconnaissance qui ne vient jamais.
    Le jeune David, lui aussi, est sous le charme de son oncle Frank, et montre plus d'admiration pour l'athlète séduisant et chaleureux qu'il voit en lui que pour son père, qui ne se soucie pas du prestige de sa position et, honte suprême aux yeux de l'enfant, ne porte même pas son arme de service.
    A la lumière des événements, il percevra sous un jour différent ce père qui saura se montrer héroïque. Tout comme évoluera son regard sur les autres membres de sa famille.
    Dans les petites communautés comme Bentrock, la charge de shérif procure quelques privilèges et passe-droits, on n'est pas trop regardant et on s'accommode assez bien des petits arrangements avec la loi, parfois à la limite de la légalité. La gravité des événements de l'été vont placer Wesley devant un choix cornélien : traficoter certains faits peu favorables au clan Hayden ou respecter la loi et s'opposer pour la première fois à son père au risque de voir exploser la cellule familiale.
    Dans la tempête, David et ses parents se soutiennent et font bloc face au patriarche Hayden et au reste de la famille, malgré les dissensions qui se font jour entre Wesley et Gail.
    Quand les tensions deviennent trop palpables à la maison, le garçon part en vadrouille décompresser et réfléchir en pleine nature, ce qui donne lieu là aussi à de beaux passages :
    Outre sa justesse et sa limpidité, Montana 1948 puise toute sa force dans la nuance avec laquelle Larry Watson aborde les différents protagonistes du drame qui se ne noue le temps d'un été.
    Un très beau roman à conserver au rayon des classiques.
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    • Livres 5.00/5
    Par Thyuig, le 25 mars 2012

    Thyuig
    Formidable roman, Montana 1948 se pose quelque part entre l'historique "Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur" d'Harper Lee et le plus récent mais néanmoins tout aussi indispensable "l'extravagant voyage du jeune et prodigieux T.S. Spivet" de Reif Larsen. Une raison à cela : ces trois romans rendent une vision du monde du point de vue d'un enfant, avec tout ce que cela comporte d'honnêteté et de confusion, de pertinence et de flou, de sensibilité et d'interprétation. Mais laissons là les comparaisons pour se concentrer sur ce Montana 1948, récit à la première personne des formidables événements qui vont agiter la vie du jeune David Hayden durant l'été 1948, Bentrock, Montana. le père de David, Wesley Hayden excerce tranquillement le métier de Shérif tandis que le frère de celui-ci, le séduisant Franck, héros de guerre occupe la place de médecin de la petite ville. Tout bascule lorsque Rose, la nurse d'origine Sioux des Hayden accuse l'oncle Franck de viol sur sa personne.
    La trame, classique, ne doit pourtant pas laisser entendre que le propos du roman se diluera dans la facilité ; bien au contraire, Larry Watson va profiter de ce cadre finalement très "théâtre antique" pour glisser depuis la vision forcément tronquée et idéaliste de David, une matière complexe qui interrogera tour à tour la perception que chacun peut avoir de l'autre rêvé, de la figure patriarcale, du racisme et de la sauvagerie qui en découle, mais aussi tout en nuances, l'auteur prendra un malin plaisir à faire monter le suspense au point que les coups répétés à la porte de la cave feront trembler tout autant le lecteur que la petite communauté de Bentrock.
    Ecrit d'une plume précise qui ne tergiverse pas, efficace dans sa narration et redoutable tant elle vous happe en vous interdisant de refermer le bouquin, "Montana 1948" emporte assurément la partie dans toutes ses occurrences : dense, précis, émouvant et terriblement attachant, un roman auquel on repense longtemps, comme tous les grands romans.
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    • Livres 5.00/5
    Par Sando, le 02 juin 2011

    Sando
    David Hayden, le narrateur de « Montana 1948 », âgé de douze ans au moment du récit, nous raconte l'histoire d'un drame familial, humain, mais aussi social, venu perturber la tranquillité d'une petite ville du Montana.
    En effet, à Bentrock, où les conditions de vie sont particulièrement difficiles en raison d'une terre désertique et hostile à l'homme, le taux de délinquance est au plus bas. le quotidien du shérif Wesley Hayden, homme respecté pour sa droiture et père de David, se résume principalement à arrêter les alcooliques à leur sortie des bars et à jouer le rôle de médiateur entre voisins. Jusqu'au jour où Marie, la nurse sioux des Hayden, atteinte d'une pneumonie, accuse Franck, le séduisant et charismatique frère de Wesley, mais aussi médecin de Bentrock, d'abuser de ses patientes indiennes… Cette grave accusation va faire exploser le noyau familial et mettre fin, petit à petit, à l'hégémonie des Hayden.
    David est ici le témoin discret de cette lutte fraternelle qui va peu à peu révéler les failles d'une famille jusque-là sans histoires. Trop jeune pour être tenu au courant de l'affaire par les siens, mais trop curieux pour ne pas y fourrer son nez, il assistera ainsi, impuissant, à l'effondrement psychologique de son père, tiraillé entre son devoir moral et l'amour qu'il porte à son frère. le personnage du grand-père, ex-shérif de Bentrock, mais homme puissant et sans scrupules, interfèrera largement pour préserver son fils adoré, contribuant malgré lui à l'éclatement inévitable de la famille. du haut de ses douze ans, David sera forcé de quitter le monde insouciant des enfants pour entrer dans celui, cruel et impitoyable, des adultes, et ce à l'insu de tous…
    Un récit extrêmement fort et convaincant, grâce à des personnages nuancés et complexes, pleins de contradictions, mais au final très humains. Véritable fresque sociale, « Montana 1948 » nous raconte avec justesse le quotidien difficile d'une petite bourgade rurale, dans laquelle les préjugés et le racisme, essentiellement envers les indiens, sont encore très forts. L'écriture est brillante par sa finesse et sa simplicité, et procure un véritable moment de plaisir. En bref, un petit bijou de la littérature américaine et un grand coup de cœur en ce qui me concerne !
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    • Livres 4.00/5
    Par chocobogirl, le 05 avril 2011

    chocobogirl
    1948, dans le Montana. David Hayden nous raconte ses souvenirs de cet été là. Un été bien particulier qui signera la fin de son enfance et l'entrée dans le monde perverti des adultes.
    David a 12 ans et il grandit dans une famille forte, pieuse et respectée dans toute la région. Son grand-père et son père se sont succédés au poste de shérif. Son oncle Frank est un médecin respecté, rescapé de la guerre et la grande fierté du patriarche.
    Le clan donne une apparence de stabilité qu'un simple évènement va faire éclater : la nurse indienne de David, Marie Little Soldier, tombe malade. Les parents de David envoient chercher Franck malgré le refus répétée de cette dernière de se faire soigner. A son arrivée, elle hurle et refuse de ne pas rester seule avec lui. Bientôt, la vérité éclatera : Frank est réputé pour profiter sexuellement des jeunes indiennes de la réserve. le scandale couve puis éclate au sein de la famille. Aucune explication ne sera donné à l'innocent David qui à force d'observation, finira par découvrir les secrets des adultes.
    Le jeune garçon, à qui on refuse toute discussion, toute explication, n'a pour seul moyen de comprendre pourquoi son oncle Frank est tombé en disgrace que d'observer et d'espionner les grands.
    " Si j'étais rentré à l'intérieur de la maison, si j'étais resté dans la cuisine ou dans ma chambre, ou à l'inverse si j'étais parti dans la même direction qu'Oncle Franck, je n'aurais jamais entendu la conversation entre mon père et ma mère et j'aurais peut-être gardé toute ma vie des illusions sur ma famille en particulier et sur le genre humain en général. "
    Cette mise de côté familiale lui est pénible et l'infantilise alors qu'il tend à grandir et souhaite faire la fierté de ses parents.
    " Je voulais être dans la confidence, en savoir plus que ce que mes écoutes indiscrètes m'avaient appris. Je crois que j'aspirais surtout à être considéré comme un adulte, à pouvoir écouter mes parents discuter de l'affaire en ma présence, à ce qu'on ne me demande plus de m'éloigner, à ne plus avoir à constater qu'on se taisait à mon approche ou, pire encore, qu'on parlait en langage codé, comme si j'étais un bébé qu'on pouvait tenir dans l'ignorance en épelant les mots en ma présence. "
    Il va découvrir que les membres de la famille cachent aussi des côtés sombres. L'oncle Franck qui viole des filles en position de faiblesse, le grand-père qui a toujours préféré Franck à son autre fils Wesley, Wesley qui s'est conformé à l'avenir tracé par son père sans se rebeller,...
    "Cependant, ce que j'entendis annonçait une telle rupture dans nos existences, un tel abîme séparant désormais ce que nous étions de ce que nous ne serions plus jamais, qu'il faudrait, semble-t-il, mesurer le temps à cette aune."
    La vie dans cette petite ville reculée est également mise en cause. Les shérifs se voient réélus années après années, sans véritable questionnements des habitants. Habitants chez qui on sent un certain racisme de façon sous-jacente. Les moqueries au sujets des indiennes et leur peur de ce qui est "évolué", comme la médecine moderne reflète bien le mépris auquel est soumise cette population parquée dans des réserves.
    Montana, 1948, est un petit roman subtil qui aborde finalement de nombreux thèmes : passage à l'age adulte avec la perte des illusions, relations père-fils compliqués et manquant de dialogue à chaque génération, relation entre frères si différents, et enfin la question du choix. Wesley, shérif de la ville, doit-il appliquer la loi et dénoncer son frère ou se taire pour préserver à tout pris la cellule familiale ?
    Un dilemme qui se terminera par un drame et ne laissera personne indemne.
    Inutile de vous dire que Gallmeister a une fois de plus, ressorti de l'ombre ( le titre est sorti autrefois en 10/18) une très belle pépite !
    Remarquable de justesse dans l'expression des sentiments du jeune David comme dans l'ambiance traditionnaliste d'une petite ville, Larry Watson nous offre ici un récit qui alterne entre innocence et corruption et réussit à happer le lecteur dans cette sombre histoire familiale qu'on ne lâche pas jusqu'à la fin !
    Forcément, à découvrir... Forcément !!

    Lien : http://legrenierdechoco.over-blog.com/article-montana-1948-larry-wat..
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    • Livres 4.00/5
    Par encoredunoir, le 27 janvier 2012

    encoredunoir
    David Hayden a douze ans en cet été 1948. Dans la petite ville de Bentrock, dans le Nord-Est du Montana, les Hayden sont des notables. Julian, le grand-père a été le shérif du comté avant laisser cette charge à Wesley, le père de David. Quant à Frank, l'oncle idéal, c'est un homme admiré à la fois pour son statut de héros de guerre et parce qu'il est médecin.
    Cet été là, cependant, la belle unité de façade de la famille Hayden va voler en éclat lorsque Mary Little Soldier, indienne sioux nurse de David tombe malade et refuse d'être examinée par Frank. Car le médecin a la réputation d'abuser de ses patientes peaux-rouges. Témoin impuissant de ces révélations et de la mort de Mary, David va assister à l'écroulement de son monde.
    Larry Watson choisit, de manière classique, de confier la narration à David Hayden lui-même, qui raconte quarante après l'été de ses douze ans en essayant de retrouver son regard d'enfant. le récit d'un événement qui apparaît en fin de compte plutôt banal dans ces années d'après-guerre et qui met en avant le racisme bien ancré dans une société qui est encore loin d'être vraiment sortie du Far-West , comme Pete Dexter, dans Cotton Point, nous laisse à voir le racisme dans le Vieux Sud. Mais, comme chez Dexter, Larry Watson ne se contente pas d'écrire un beau roman noir social. La question de la manière dont les Blancs voient et traitent les Indiens, si elle est bien entendue importante, n'est qu'une facette de ce livre dont le thème principal est bien la perte de l'innocence.
    David va ainsi tour à tour prendre conscience de tout ce qui peut s'agiter sous le vernis des convenances de cette petite ville et de sa propre famille, jusqu'à le faire craquer, puis exploser. le racisme, donc, mais aussi l'omniprésence d'une violence rentrée que seul un statu quo fragile fait d'ignorance volontaire et de concessions quotidiennes empêche d'éclater. Il va comprendre aussi la duplicité des hommes et la complexité de leurs comportements, y compris le sien propre.
    Sous les yeux de cet enfant le père aimé mais à la faiblesse parfois embarrassante passe tour à tour du statut de gentil shérif sans envergure à celui de fils et de frère écrasé par son père et son aîné, puis à celui d'animal politique épris de Justice ou d'homme écartelé entre sa famille et les valeurs en lesquelles il veut croire, tandis que la mère aimante et aimée se révèle bien plus solide qu'elle ne le paraît. David lui-même devra faire des choix lourds de conséquences et se poser la question de la fidélité et surtout de ceux ou de ce à qui ou a quoi on la doit.
    C'est tout cela que nous donne à voir Larry Watson sous la forme d'un récit d'à peine un peu plus de 150 pages parfaitement ciselé et aux mots simples mais choisis. Rude et poignant, Montana 1948 est un roman dénué d'artifices. Un peu plus de 150 pages parfaitement ciselées avec des mots simples mais choisis qui se lisent vite mais vous poursuivent longtemps.


    Lien : http://encoredunoir.over-blog.com/article-montana-1948-de-larry-wats..
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Citations et extraits

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  • Par InColdBlog, le 21 octobre 2010

    L’important n’était toutefois pas ce que je faisais à la campagne, je pouvais tout simplement être, me sentir moi-même, déterminé, calme, sûr de moi, ce dont j’étais bien incapable quand je fréquentais l’école ou n’importe quelle autre communauté humaine qui faisait de moi un garçon faible, écartelé. Il m’arrivait de pouvoir rester assis pendant une heure sur un rocher, au bord de la rivière, sans souhaiter d’autre conversation que le murmure régulier de l’eau j’étais sans aucun doute un enfant introverti, mais plus encore, j’éprouvais hors de la société une plénitude qu’il m’était absolument impossible de ressentir en son sein.
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  • Par InColdBlog, le 21 octobre 2010

    Je ressentis soudain une grande distance entre nous, comme si chacun, à cet instant, se tenait seul sur son carré de linoléum, à mille lieues des autres. Trop éloignés pour sauter d’île en île, il fallait nous contenter du regard que l’un pouvait porter sur l’autre comme ma mère le faisait alors avec mon père.
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Larry Watson : Montana 1948
Vallée de Santa Paula, Californie : Olivier BARROT présente, devant une maison dans la nature, le livre de Larry WATSON : "Montana 1948".








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