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> Pauline Réage (Traducteur)

ISBN : 2264037873
Éditeur : 10-18 (2003)


Note moyenne : 3.53/5 (sur 45 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Avec Le cher disparu, cette irrésistible satire des rites funéraires américains, Evelyn Waugh s'inscrit dans la lignée d'écrivains anglais qui, depuis Swift, ont su cacher sous la joie du rire un pessimisme manichéen. Humoriste redouté, Waugh est aussi considéré, pour l... > Voir plus
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Critiques, analyses et avis (5)

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    • Livres 2.00/5
    Par Corboland78, le 26 mars 2012

    Corboland78
    L'écrivain britannique de sexe masculin, contrairement à ce que son prénom – faux ami – pourrait laisser croire, Evelyn (Arthur St. John) Waugh né à Londres en 1903 est mort à Taunton dans le Somerset le 10 avril 1966. Il se convertit au catholicisme en 1930 et ses idées religieuses se manifesteront de manière de plus en plus visible au fur et à mesure de sa carrière, jusqu'à constituer le principal élément thématique de ses dernières oeuvres, coexistant avec un profond pessimisme. L'écriture de Waugh se caractérise par sa pratique très pure et raffinée de la langue anglaise et par son style sarcastique. le critique américain Edmund Wilson voyait en lui « le seul véritable génie comique paru en anglais depuis George Bernard Shaw ».
    Avec un tel pedigree et au vu d'une critique élogieuse de la réédition de son bouquin le cher disparu écrit en 1948, je n'ai pas hésité à me jeter dans sa lecture. Ma déception n'en a été que plus grande. Mais revenons d'abord sur le sujet du roman.
    Nous sommes dans le Hollywood des années 40 au coeur d'une communauté Anglaise qui tâche d'y faire bonne figure et représenter son pays dignement, « Il ne faut pas d'Anglais pauvre qui traîne à Hollywood ». le jeune Dennis Barlow se voit charger de l'enterrement de Francis Hinsley, son ami, qui vient de se suicider après avoir appris son licenciement. Dennis travaille, pour gagner sa vie, dans une entreprise de pompes funèbres animalière, les obsèques de son ami l'amènent à fréquenter une entreprise de pompes funèbres plus traditionnelle, mais gérée à l'américaine. C'est ce « gérée à l'américaine » qui est sensé donner tout le sel à ce roman.
    Evelyn Waugh y trouve matière à se rire des travers de la civilisation moderne. Que tout le livre repose sur les rites funéraires était assez audacieux, qu'il nous en décrive tous les aspects poussés à leurs limites les plus extravagantes dans les moindres détails pouvait certainement choquer et faire son effet à l'époque où le livre a été écrit, mais de nos jours, la fiction elle-même dépassée par la réalité nous a habitué à pire et/ou à plus amusant. Tout le côté incongru du propos de l'auteur paraît bien banal, ou déjà lu ou vu ailleurs, maintenant. Je reconnais que c'est assez injuste pour l'écrivain, il était pionnier mais ne lisant son ouvrage que maintenant, j'ai été très déçu.
    Je devine que ce livre a été féroce et drôle, doté d'un certain humour noir, mais à notre époque il est dépassé et s'il est dépassé c'est qu'il ne doit pas être aussi bon que cherche à nous le faire penser le texte au dos du bouquin. Heureusement le roman est court. Quant à Evelyn Waugh, il faut très certainement l'aborder par un autre opus que celui-ci.
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    • Livres 1.00/5
    Par Livretoi, le 06 juin 2015

    Livretoi
    Suite au décès d'un ami, Dennis Barlow se renseigne dans une entreprise funéraire sur toutes les modalités de la procédure : embaumement, soins esthétiques sur le corps et le visage du défunt pour le rendre présentable, habillement, cercueil vitré, enterrement ou crématorium, urnes funéraires. Il s'éprend d'une jeune employée, Aimée Thanatogénos. Lui-même travail dans un funérarium pour animaux beaucoup moins réputé que celui où la Belle travaille. Il déclame et lit des poèmes à sa dulcinée mais a un comportement distant et flegmatique à son égard. Quand elle apprend qu'il n'est pas l'auteur des poèmes et qu'il travaille dans cet endroit finalement indigne d'un poète, elle se tourne déçue vers un autre prétendant encore moins délicat. Après une nouvelle déception elle décide de se suicider. C'est Dennis qui brûlera son corps.
    Maintenant que vous connaissez la fin, vous voilà dispensé(e) de lire ce roman que je ne recommande pas. En cela je rejoins le commentaire de Mariecloclo.
    Sur la quatrième de couverture on peut pourtant lire le commentaire suivant : " Avec le Cher disparu cette irrésistible satire des rites funéraires américains, E. Waugh (1903-1966) s'inscrit dans la lignée d'écrivains anglais qui, depuis Swift, ont su cacher sous la joie du rire un pessimisme manichéen.
    Humoriste redouté, Waugh est aussi considéré, pour la pureté et le classicisme de sa langue, comme l'un des maîtres de la littérature anglaise contemporaine."
    J'ai lu ce livre pour l'humour que j'espérais trouver. Très long à démarrer, je l'ai trop rarement trouvé drôle (malgré l'extrait), l'histoire n'est pas d'un grand intérêt, les personnages ne sont pas attachants. Une déception.
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    • Livres 3.00/5
    Par Malise, le 14 octobre 2013

    Malise
    Ce roman désenchanté, teinté de cynisme et de misanthropie, est une critique acerbe d'une société qui fonde ses valeurs sur les seules apparences. Cette critique, Evelyn Waugh la soutient dans un style humoristique très noir en plaçant avec audace et délectation sur le même plan, le monde du cinéma et celui de la thanatopraxie. Sans pitié aussi bien pour ses compatriotes expatriés que pour les californiens qui les accueillent, il dénonce l'hypocrisie, la lâcheté et la bêtise d'un univers qui ne laisse pas de place à la poésie, à la fantaisie et à l'amour. Un livre détonnant.
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    • Livres 1.00/5
    Par mariecloclo, le 17 avril 2015

    mariecloclo
    Assez déçue par la lecture de cet auteur.
    Sujet original puisqu'il s'agit d'une critique des rites funéraires aux Etats-Unis mais cela est très daté et désuet.
    Le personnage principal travaille dans une société de pompes funèbres pour animaux et un de ses compatriotes anglais s'étant suicidé, il est chargé d'organiser son enterrement. Il s'adresse alors à la société "les célestes pourpris" et l'embaumer Mr. Joyboy et tombera amoureux de sa collaboratrice Aimée Thanatopenos. Les noms des personnages sont drôles, il y a un peu d'humour noir, mais ça reste caricatural et pas d'actualité. BOF !
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    • Livres 4.00/5
    Par claraetlesmots, le 20 juillet 2010

    claraetlesmots
    Hollywood fin des années 1940 et quelques membres de la communauté Anglaise so Bristish...
    Lorsque Francis Hinsley, un employé modèle des studios Megalopolitain apprend son licenciement , il se suicide. Son jeune ami Dennis Barlow, poète dans l'âme et travaille à à Los Angeles aux Bienheureux Halliers , une entreprise de pompes funèbres animalières. Mais il se voit confier la mission d'organiser des obsèques dignes de ce nom à ce cher disparu.
    Dennis découvre un monde, pardon, une entreprise dédiée aux rites funéraires les Célestes Pourpris.
    Avertissement : cher lecteur qui te délecte d'humour noir, ce livre est pour toi !
    Evelyn Waugh nous dépeint la mort sous l'aspect le plus incongru. Aux Célestes Pourpris, Denis devient "le délaissé", tout le personnel est aux petits soins pour lui. Et oui, il doit quand même choisir dans ce faste pompeux la dernière demeure du cher disparu. Dans ce lieu où la mort ressemble plus à des vacances de luxe, Dennis fera connaissance d'Aimee Thanatogenos, une cosméticienne pour défunt.
    Ecrit avec cynisme et un humour noir succulent , les Célestes Pourpris ne sont que le miroir d'une societé de luxe et d'apparences.
    J'ai lu ce petit bijou avec un grand sourire aux lèvres!


    Lien : http://fibromaman.blogspot.com/2010/07/evelyn-waugh-le-cher-disparu...
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Citations et extraits

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  • Par Corboland78, le 26 mars 2012

    -Alors là, vous êtes injuste, Aimée. Je suis atterré de m’apercevoir que vous avez cru ça. C’est moi qui devrais être déçu d’avoir eu la sottise d’être amoureux de quelqu’un d’aussi ignorant que vous, d’une jeune fille à qui les trésors les plus célèbres de la littérature sont inconnus. Mais je fais la part des choses. Vous avez des standards culturels différents de ceux auxquels je suis habitué. Vous êtes sans aucun doute plus versée que moi dans les sciences et dans l’instruction civique. Mais dans le monde en train de mourir d’où je viens, la manie des citations est un vice national. Personne n’aurait l’idée de faire un discours dans un banquet sans citer un poème. Autrefois, c’était du latin ; maintenant, ce sont des vers anglais. Les députés du parti libéral, à la Chambre des Communes, citent tout le temps Shelley : les tories et les socialistes ne se lèvent pas pour se plaindre d’être déçus quand ils découvrent que ces fleurs de rhétorique ne sont pas originales. Ils préfèrent rester tranquilles et faire semblant de l’avoir toujours su.
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  • Par triplidio, le 30 décembre 2009

    - Avez-vous apporté des photographies de votre Cher Disparu ? Cela aide énormément à redonner la personnalité. Etait-ce un vieux monsieur très gai ?
    - Non, plutôt le contraire.
    - Faut-il que j'inscrive serein et philosophe ou critique et résolu ?
    - La première chose, je crois.
    - C'est l'expression la plus difficile à obtenir, mais Mr. Joyboy en fait sa spécialité - avec le joyeux sourire des enfants. Votre Cher Disparu n'avait pas de postiche ? Et quel était son teint habituel ? Nous classons généralement le teint en trois catégories : rural, athlétique et universitaire, c'est-à-dire rouge, bronzé et pâle. Universitaire ?
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  • Par Livretoi, le 06 juin 2015

    Extrait où l’employée Aimée Thanatogénos interroge Dennis sur la façon dont on doit préparer le mort pour la cérémonie funéraire :

    - Comment votre Cher Disparu a-t-il passé ? demanda-t-elle.
    - Il s’est pendu.
    - Le visage est-il très défiguré ?
    - Abominablement.
    - C’est tout à fait normal. Mr Joyboy s’en occupera sans doute personnellement. Tout est dans le toucher, n’est-ce pas, il faut masser pour décongestionner et faire circuler le sang. Mr. Joyboy a des mains merveilleuses.
    - Et vous, qu’est-ce que vous faites ?
    - Les cheveux, la peau et les ongles, et c’est moi qui donne les consignes aux embaumeurs pour l’expression et la pose. Avez-vous apporté des photographies de votre Cher Disparu ? Cela aide énormément à redonner la personnalité. Etait-ce un vieux monsieur très gai ?
    - Non, plutôt le contraire.
    - Faut-il que j’inscrive serein et philosophe ou critique et résolu ?
    - La première chose, je crois.
    - C’est l’expression la plus difficile à obtenir, mais Mr Joyboy en fait sa spécialité – avec le joyeux sourire des enfants. Votre Cher Disparu n’avait pas de postiche ? Et quel était son teint habituel ? Nous classons généralement le teint en trois catégories : rural, athlétique et universitaire, c’est-à-dire rouge, bronzé et pâle. Universitaire ? Et les lunettes ? Un monocle. Le monocle est toujours difficile parce que Mr. Joyboy tient à faire pencher un peu la tête pour que la pose soit plus naturelle. Il est difficile de faire tenir les pince-nez et les monocles une fois que la cher a durci. Et bien sûr le monocle a l’air moins naturel quand les yeux sont fermés. Est-ce que vous y tenez particulièrement ?
    - Non, non, éliminons le monocle.
    - Comme vous voudrez, Mr. Barlow. Mais naturellement Mr. Joyboy peut parfaitement s’en arranger.
    - Non, je crois que votre argument des yeux fermés est sans réplique.
    - Très bien. Votre Cher Disparu a-t-il passé avec une corde ?
    - Avec des bretelles.
    - Cela devrait être facile à arranger. Quelquefois il reste une ligne qu’on ne peut enlever. Nous avons eu le mois dernier un Cher Disparu qui avait passé avec du fil électrique. Même Mr. Joyboy n’a rien pu y faire. Il a fallu enrouler une écharpe autour du cou jusqu’au menton. Mais des bretelles cela devrait très bien donner.
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  • Par myloubook, le 24 février 2008

    « … Sur le sein gauche, que le soutien-gorge faisait pointer, étaient brodés les mots : Hôtesse funéraire.
    - Puis-je vous être utile à quelque chose ?
    - Je suis venu pour des obsèques.
    - C’est pour vous ?
    - Sûrement pas. Est-ce que j’ai l’air tellement moribond ? »
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  • Par Malise, le 14 octobre 2013

    Aimée Thanatogenos parlait la langue de Los Angeles ; les écoles et l'université du lieu lui avaient maigrement meublé l'esprit ; on s'y cognait à tous les angles. Pour se présenter au monde extérieur, elle s'habillait et se parfumait selon les injonctions des réclames ; on pouvait à peine distinguer chez elle le corps et le cerveau du produit standard, mais son âme - ah ! son âme - était une chose unique et qui venait de très loin ; cette âme n'était pas née aux entêtants vergers des Hespérides, mais à l'air pur de l'aube sur les montagnes, aux cols de l'Hellade où volent les aigles. Un cordon ombilical de cafés et de fruiteries, d'ancêtres aux métiers louches, receleurs et souteneurs, unissait Aimée, qui n'en savait rien, aux hauts lieux de sa race.
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EVELYN WAUGH - Benoît le Roux
http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=11562 EVELYN WAUGH Benoît le Roux Évelyn Waugh aurait cent ans en cette année 2003. Il pourrait paraître lointain,...








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