Une plainte sans rappel fend l'obscurité : longue et puissante. Qui broie de sa résonance étrange le souffle réprimé d'une brousse toujours en éveil ( ). Le monde, la vie, les gens : en instantanés et en déroul... > voir plus
Onze nouvelles sans autre prétention que de porter l'émotion tout en ouvrant à la réflexion (sur l'homme, sa conditon et ses conditons de possibilités, sur le monde également...).
Chaque récit dessine son prorpe univers: la jungle, une petite ville "à la campagne" , une cité HLM....
Chaque histoire décline l'un ou l'autre sentiment :colère, chagrin, remord, révolte...
En ce sens, l'ouvrage recèle différents niveaux de lecture et peut servir de substrat aux discussions (professeurs de morale ou de philo, éducateurs, animateurs.....).
Traite de l'homme en son humanité, parfois tendre, parfois violente, et souvent complexe. Accessibles dès 14/15ans, ces onze textes brossent de petits moments de vie, de grands événements et quelques coups de cœur ou de folie : et les paysages défilent, et les lieux changent avec les règles…
Des anonymes parmi les anonymes, des hommes-dieux, des esclaves, des monstres…
Et puis la Terre, ici, hier ou demain ; avec ses désespoirs et aves l'espérance – ses impossibles et les peut-être…
A l'occasion de la Journée de la femme:
« (…). Alentour, engourdie, la jungle reprend son souffle; laissant échapper ses mystères et ses drames: dans le chant suspendu d'un oiseau, la fuite alourdie d'un prédateur -petits riens qui referment dans un voile d'indifférence les yeux déjà troubles d'une gazelle.
A l'intérieur des huttes, à même le sol, des femmes aux seins fatigués pensent à leurs rêves enfuis; et répètent dans leur tête pilonnée la danse du lendemain, pour quelques touristes vêtus de blanc qui empestent l'eau de toilette...
Parce qu'elles dansent les femmes! Elles dansent leurs souffrances et leurs humiliations -leurs espoirs déçus et leurs peurs. Elles dansent le bal du carnaval pour quelques pièces jetées comme à un animal. Elles dansent sur leurs enfants qui meurent de faim et sur l'indigestion des photographes amateurs. Elles dansent sur les immondices et sur le nez chatouilleux des voyageurs. Elles dansent et puis elles meurent un peu plus chaque jour...", Un cri, la nuit..., in Equations, Variations sur un même thème", JW
Histoire ancienne, histoires d'anciens.
Avant; bien avant que quelque best-seller savamment épicé puisse aseptiser de son souffle romanesque la sueur et le sang.
A des années-lumière des écrans trop plats où s'engloutit à corps perdu une émotion prise au piège de l'éphémère.
Il y avait alors le ciel et la terre - lui trop lourd, elle cruelle.
Il y avait l'espoir, il y avait ses promesses - et leurs mensonges.
Des yeux qui s'ouvrent, des mains qui se ferment;
Et puis les couches où se mêlent les corps, où se croisent l'origine et la fin - hisoire d'hommes, chroniques d'amours improbables et de mort trop certaine
Un drame intemporel s'est joué là, bien au-delà de l'océan - sous le règne sans partage d'un Dieu orguelleux.
Jaune sur jaune: à perte de vue les yeux s'égarent, et la touffeur insupportable des étés désséchés vibre en mirages assassins - se heurtant aux temples de pierres et se coulant dans les pistes juste avant de se frotter aux bêtes assoiffées ou aux hommes pantelants.
Baiser mortel d'Horus explosant en cendres amères dans les poitrines asphyxiées... Seul le fleuve l'arrête, prêtant ses rives aplaties aux corps exténués ou aux âmes fièvreuses et nourrissant en sous-sol quelques oasis verdoyantes, presque insolentes.
Là, des enfants demi-nus s'ébattent dans les eaux noir et or. Et gonflent de leurs rires insouciants les voiles fatiguées des felouques: doux clapotis et notes aigrelettes emportent vers Râ un souffle joyeux.
Tout a commencé aux pieds des titans en prière muette: entre l'azur et l'ocre - là où le ciel fait l'amour à la terre puis la dévore à son midi.
Tout a explosé dans l'immensité du désert....
Une caricature en saillies : phrasé ampoulé, tonalité d’autres temps et costume trois pièces en pièces dépareillées – hétéroclite, puzzle renversé.
Et puis, côté physique, plus que limite : entre bouée sans sauvetage et boudins trop sanguins – compression à la César, bien mélangé.
C’est un drôle de zouave quoi, bas sur pattes et tout ébouriffé.
N’empêche, question méninges, il en a, on le sait, c’est du lourd – et du lourd de chez lourd même ! Un ponte reconnu au visage familier, une tête pensante qui n’a rien d’une méduse.
En un mot comme en cent, c’est un savant tel qu’on les croquait encore aux jours d’hier : cocasse sans vouloir, original sans savoir – une sorte d’anachronisme classé « chef d’œuvre en péril »…
Traite de l’homme en son humanité, parfois tendre, parfois violente, et souvent complexe. Accessibles dès 14/15ans, ces onze textes brossent de petits moments de vie, de grands événements et quelques coups de cœur ou de folie : et les paysages défilent, et les lieux changent avec les règles…
Des anonymes parmi les anonymes, des hommes-dieux, des esclaves, des monstres…
Et puis la Terre, ici, hier ou demain ; avec ses désespoirs et aves l’espérance – ses impossibles et les peut-être…
Simplement t'observer, du coin de l'oeil, sans le montrer, et avoir envie de pleurer : de joie, de trop. Etre submergé par une marée de tendresse rien qu'à suivre tes pas, si ténus dans le sable mouillé. Ere ému, retourné, rien qu'à entendre ta voix et à deviner tes victoires sur le vent ou sur d'invraissemblables défis...
Apprendre peu à peu la patience et attendre que tu te grises (...)