ISBN : 2246194733
Éditeur : Grasset (2008)


Note moyenne : 4/5 (sur 29 notes) Ajouter à mes livres
Sarn est le nom d'un étang, d'une ferme, d'une famille, dans une province reculée de l'Angleterre et les superstitions ancestrales, la sorcellerie ont plus de présence que la réalité des guerres napoléonienne.

A travers l'histoire de Gédéon Sarn, ambitie... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Woland, le 21 décembre 2007

    Woland
    Precious Bane
    Traduction : Jacques de Lacretelle et M. T. Guéritte.
    Situé bien évidemment dans le Shropshire, "Sarn" est le roman dont l'héroïne, Prudence, dite Prue, Sarn, affligée d'un bec-de-lièvre, tenait probablement le plus au coeur de Mary Webb. L'histoire, certes, se termine bien mais le chemin qui mène à cette fin heureuse (et morale) est jonché de cadavres.
    Nous ne sommes pourtant pas dans un roman policier. L'intrigue débute alors que Gedeon, le frère de Prue, entraîne sa soeur et leur amie, Jancis Beguildy, la fille du rebouteux et sorcier local, à "sécher" le prêche du dimanche. le danger encouru est grand car, tous les quatrièmes dimanches du mois (le pasteur ne se déplace dans la paroisse que ces dimanches-là), le père Sarn a l'habitude de les interroger sur ce qu'ils ont entendu à l'église. A la moindre erreur, il cogne. Et dur !
    L'inévitable se produit. Tentant de recoller entre eux les bribes du sermon que lui a rapporté Tivvy, la fille du sacristain, qu'il avait chargée d'écouter à leur place, Gedeon s'embrouille tant et si bien que le père court chercher la houssine. Mais sa colère est si grande qu'avant même d'avoir porté le premier coup, il tombe raide mort, d'une apoplexie.
    A l'enterrement, ainsi qu'il est d'usage dans cette contrée rurale, le prêtre demande s'il y a un "mangeur de péchés" pour le mort. A l'époque - nous sommes en pleine guerre franco-anglaise, avant la Restauration de Louis XVIII en France - un pauvre ou un mendiant acceptait d'absorber le pain et le vin déposés au pied du cercueil et, ce faisant, de se charger ainsi des péchés du défunt afin que celui-ci pût se présenter le coeur en paix devant Dieu. On lui donnait en sus un peu d'argent pour sa peine.
    Mais Gedeon, déjà hanté par le désir d'amasser un maximum d'argent pour se sortir de la condition où l'a placé sa naissance, n'a pas requis l'assistance du "mangeur de péchés." Comme il ne croit ni en Dieu ni en Diable - même s'il ne le dit pas - il s'est décidé à remplir lui-même ce rôle pour son père. Il en profite pour arracher à sa pauvre mère la promesse publique de lui céder l'intégralité du domaine familial s'il accomplit l'indispensable rituel. L'assistance est choquée car tout le monde voit, dans cet entêtement, un signe de grands malheurs.
    Ce qui n'empêche en rien Gedeon de "manger" les péchés de son père. Sarn est à lui ...
    Je n'en dirai pas plus pour ne pas gâcher le plaisir de ceux qui n'ont pas encore lu ce roman où abondent les descriptions aussi poétiques et minutieuses de la campagne anglaise. A lire certains passages, on reconnaît sans peine dans l'écriture de Mary Webb l'âme d'une écologiste avant la lettre mais une écologiste consciente à la fois des beautés et des perversités que recèle la nature.
    Même si son héroïne est profondément imprégnée des versets et chapitres de la Bible (surtout les plus poétiques, les plus littéraires), Mary Webb fait cependant de Prue une femme qui cherche à se libérer dans l'apprentissage de la lecture, puis de l'écriture. En certaines occasions, Prue révèle également des qualités traditionnellement masculines - comme la détermination dont elle fait preuve pour sauver l'homme qu'elle aime de la morsure d'un chien féroce. Autant Gedeon, dont le caractère, lui aussi, est puissamment affirmé, nous paraît en fait bien faible tout au fond de lui, autant sa soeur est le vrai, l'authentique "pilier" de la famille.
    Mais la malformation congénitale dont elle a souffert, et qui incite les paysans trop frustes à voir en elle une fille du Diable allant danser au sabbat sur les collines, la rend en même temps timide et elle accepte trop facilement de se sacrifier, de s'effacer. L'empreinte de la religion et de la superstition est telle que, si intelligente qu'elle soit, Prue se pose souvent la question elle-même : pourquoi le lièvre a-t-il croisé le chemin de sa mère alors que celle-ci l'attendait ?
    Tel qu'il est, c'est-à-dire moins achevé que "GONE TO EARTH" ("La Renarde"), "Precious Bane" (que l'on peut traduire littéralement par "Le Fléau Précieux") et que les traducteurs français ont choisi avec sagesse de transposer en "Sarn", le nom du domaine où se situe l'essentiel de l'action, est un roman envoûtant, plein de brumes et de murmures, de violences et de beautés, et qui, par bien des côtés, n'est pas sans rappeler la froide et pure beauté des tragédies grecques. ;o)
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    • Livres 4.00/5
    Par Missbouquin, le 22 mars 2012

    Missbouquin
    Ne connaissant pas du tout cet auteur et cette œuvre, qui est apparemment sa meilleure, je suis donc rentrée sans a priori dans ce texte, où j'ai retrouvé avec délice l'écriture du XIXe que j'apprécie énormément.
    Mary Webb se fait le chantre d'un après-romantisme, dans ce texte lyrique où la nature est un personnage à part entière, qui peut aussi bien donner généreusement que punir. Extrait pour vous donner la preuve de la beauté de ce texte :
    “Je n'ai jamais compris, et ne comprends pas encore pourquoi , par les nuits d'été, les blés brillent ainsi d'une clarté lunaire, même en l'absence de lune. Mais ce spectacle est merveilleux, quand le grand silence du plein été et de la nuit profonde enveloppe la terre au point que le tremble même, si bavard, n'ose plus rien dire et retient son souffle, comme s'il attendait la venue du Seigneur.”
    Pleine d'espoir, de douceur de vivre et de gentillesse, on s'attache rapidement à cette jeune fille à qui l'on a rapidement fait comprendre que son infirmité, signe du diable, l'éloignera toujours des hommes et du bonheur : “J'étais comme la jeune fille qui, le premier jour de mai, se tient à la croisée des chemins pour offrir un bouquet au cavalier qui va passer. Et voilà que ce cavalier m'avait renversée et abandonnée avec mes fleurs dans la boue !”.
    Et pourtant elle continue à se battre, sans rancœur ni aigreur face à ce destin injuste. Et elle laissera parler son cœur, même après avoir tout perdu. “Il y a des catastrophes qui vous font bondir et courir pour sauver votre vie; mais il y en a d'autres qui sont bien pires car elles ne vous laissent plus rien à faire. Alors tombe sur votre âme une immobilité semblable à celle du lapin quand l'hermine le couve du regard et qu'il se sent perdu.”
    On se laisse donc littéralement emporter, entre les descriptions magnifiques de cette nature sauvage et dangereuse, et la compagnie des hommes, qui l'est tout autant, à travers le récit de la sensible Prue. Une très belle expérience littéraire, d'une force poétique rare, loin de la mièvrerie amoureuse que peut nous laisser attendre la quatrième de couverture …
    Un livre à avoir chez soi.

    Lien : http://missbouquinaix.wordpress.com/2012/02/04/sarn-mary-webb-1921/
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    • Livres 5.00/5
    Par Malice, le 30 mars 2010

    Malice
    Un livre qui demande à se faire apprivoiser.
    C'est un livre qui démarre lentement puis cela va en crescendo ! Un livre d'une grande finesse dans le monde paysan, dans le Shropshire. L'histoire de Sarn se situe durant la guerre Franco-Anglaise au début du XIXème siècle en 1811, en pleine guerre napoléoniennes.
    Dans les campagnes superstitieuses, on dit que lorsqu'un enfant naît avec un bec-de-lièvre, c'est parce qu'un lièvre a croisé le chemin de la femme enceinte.
    Prue , la narratrice, a un bec-de-lièvre, la pauvre, elle y peut rien, elle passe pour une sorcière, une fille du diable dans le regard des autres. C'est une jeune fille douce, attaché à son frère, son grand amour est le tisserand Kester Woodseave. Elle sait lire et écrire grâce à Beguildy , elle tiendra un journal intime. Elle retrouve refuge au grenier et l'écriture est un échapatoire pour elle. Prue est un personnage adorable. C'est la gentillesse même, serviable très attachante, elle est dévouée à son frère, elle écrit à sa place des lettres d'amour pour Jancis, son grand amour. Quant au frère, c'est tout le contraire, Gédéon, à la mort de son père, il devient le maître de la ferme de Sarn. Il est roublard, il ne pense qu'à l'argent, il exploite sa sœur. Son souhait est de devenir riche pour acheter une maison à Lullingford
    Son grand amour est Jancis Beguildy dont le père est un sorcier. le père ne veut pas que sa fille se marie avec Gédéon. Selon lui se mariage portera malheur ! Et, il arrivera avec fureur et dévastation. Portrait magnifique que Prue fait de Jancis. Elle portera toujours une grande affection pour elle jusqu'à la fin de ses jours.
    Prue fait tout pour sauver l'homme qu'elle aime Kester de la morsure d'un chien féroce, geste d'amour ; C'est un passage clé important du roman, un passage très romantique et courageux. J'aime le style de Mary Webb, il coule comme l'eau de la Sarn. le monde qu'elle décrit est féerique encré dans la réalité. C'est un hymne à la nature. C'est une écriture très fine et très agréablement poétique, remplit de subtilité.

    Lien : http://livresdemalice.blogspot.com/2009/04/mary-webb-sarn.html
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    • Livres 4.00/5
    Par annie, le 28 mars 2009

    annie
    souvenir de lecture...l'un des plus beaux roman de la littérature mondiale.
    l'action se déroule dans les années 1810/1820),
    Le père Sarn, au cours d'une xième séance de coups de fouet ravageurs sur le corps de ses deux enfants (l'aîné, Gédéon 17 ans, et sa soeur cadette Prue, 15 ans, affligée d'un bec de lièvre) meurt d'une attaque.
    Il est enterré et, selon la coutume, quelqu'un doit boire le pain et le vin posés sur son cercueil (en général c'est un pauvre hère que l'on rétribue).
    Mais Gédéon décide de procéder lui-même à cet acte qui signifie explicitement "avaler les pêchés du mort afin qu'il ne soit pas la proie de Satan".
    Celui qui le fait est alors maudit. C'est Gédéon, ce jeune homme qui n'a connu toute sa vie que les abus d'un père violent et dénué de sentiments affectueux, qui, volontairement, donne ainsi son âme au diable.
    La suite de sa vie montrera, de drames en tragédies, à quel point la prophétie se réalise.
    Gédéon a incorporé l'agresseur ; et en chargeant ainsi sa jeune vie de toute la violence reçue par lui, sa soeur et leur mère, il ne peut devenir que son père : de plus en plus sombre, de plus en plus violent, de plus en plus (auto) destructeur.
    Mais, sans le savoir consciemment, il délivre sa jeune soeur du poids terrible de ce passé traumatisant. Gédéon est donc un personnage magnifique et tragique car, lui, personne ne peut l'aider à se délivrer (pas même Prue, qui le verra sombrer et tentera en vain de l'aider).

    Dans ce roman magnifique, la narratrice est Prue, la seule qui s'en sortira.
    En partie parce que son frère lui a fait le cadeau de la délivrer de la malédiction paternelle, en partie aussi parce que son bec de lièvre, qui la défigure, agit aussi comme un talisman qui la protège.
    C'est pour cela que le vrai titre du roman, traduit en Français par "Sarn", est en réalité "Precious bane" : précieux fléau, ou précieuse calamité (selon les traductions).


    Lien : http://mazel-livres.blogspot.com/
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    • Livres 4.00/5
    Par philo15, le 02 juin 2010

    philo15
    Mary Webb nous livre un histoire très émouvante au travers les yeux de Prue, une jeune fille handicapée par un bec de lièvre (précieux fléau selon le titre original) mais pure, innocente, au grand coeur et qui souffre d'une vie plus que dure dans ce pays hostile et de la cruauté des autres face à sa différence physique.
    Une histoire d'Homme qui est universelle : le rejet et la peur de la différence qui mène à la haine, la méchanceté, exacerbés par la croyance supersticieuse de ces terres isolées.
    On trouve aussi dans ce roman l'amour avec un grand A : l'altruisme, l'attachement viscéral à une terre, et l'amour pour l'autre qui transcende toutes les différences.
    Ce texte incarne aussi l'ambition, personnalisée par Gédéon, le frère de Prue qui se laisse aveugler par sen désir de grandeur au point de se transformer en tyran, voire pire encore.
    Le tout enveloppé dans un style empli de poésie. Un très beau roman qui nous transporte hors du temps.


    Lien : http://philo-au-fil-des-mots.over-blog.com
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Citations et extraits

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  • Par jcfvc, le 28 octobre 2009

    Quelques passages de Sarn, illustrant l'utilisation d'une langue populaire, régionale, dans Sarn, ce qui fait le charme de l'écriture et constitue, à mon avis, l'intérêt principal du roman. Les passages donnés sont accompagnés de réflexions sur la manière dont, à mon avis, il conviendrait de traduire pour rendre cet ancrage régionaliste de la langue empoloyée ar la narratrice :

    A propos du "mere" le lac ou "étendue d'eau" du roman, tout à la fin du premier chapitre, il y a ce passage magnifique. Je ne sais ce que ça donne à la traduction, mais en anglais, c'est splendide. Pas trop d'archaïsme patoisants .dans ce passage, mais cependant quelques termes ("glass darkly" au lieu de "dark glass", "saving" au lieu de except, "times" au lieu de "at times", d'où ma traduction "des fois" au lieu du plus soutenu "parfois", utilisation des modaux et des temps) rappellant que la langue de la narratrice est "contaminée" par les parlers locaux, est celle d'une autodidacte :

    "I call to mind the thick, blotting woods of Sarn, and the crying of the mere when the ice was on it, and the way the water would come into the cupboard under the stairs when it rose at the time of the snow melting. There was but little sky to see there, saving that which was reflected in the mere; but the sky that is in the mere is not the proper heavens. You see it in a glass darkly, and the long shadows of rushes go thin and sharp across the sliding stars, and even the sun and moon might be put out down there, for, times, the moon would get lost in lily leaves, and, times, a heron might stand before the sun.
    La traduction :
    "Il n'y avait pas beaucoup de ciel à voir là-bas, à part celui qui se reflète dans l'eau. Mais le ciel qui est (que lon voit ?) dans l'eau, c'est pas celui du vrai paradis. On le voit trouble, comme à travers du verre, et les ombres longues des roseaux deviennent minces et pointues quand elles croisent l'image des étoiles glissant à la surface, et même le soleil et la lune peuvent s'éteindre là-dedans, parce que, des fois, la lune se perdait dans les feuilles de lis, et d'autres fois un héron se tenait en face du soleil (faisait de l'ombre au soleil ?..... )

    Un prof de fac me sanctionnerait sans doute pour la suggestion que je fais entre parenthèses (faisait de l'ombre au soleil), car s'éloignant du texte, mais moi je l'aime bien ......

    Quant au premier petit passage ("the crying of the mere when the ice was on it") c'est vraiment splendide. Elle fait allusion, bien sûr, aux cris des oiseaux dans un paysage d'hiver, sur un lac glacé, mais ici, c'est comme si c'était le lac lui-même qui crie (ou qui pleure, l'anglais ayant ces deux sens..), qui crie parce que la vie secrète, aquatique est prise par les glaces, prisonnière, ne peut s'exprimer totalement en cette saison ?
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  • Par jcfvc, le 28 octobre 2009

    Il y aurait pleins de choses à dire sur le réalisme fantastique qui s'installe progressivement dans la narration, sur la poésie des descriptions (magnifiques de naïveté, rendue par les expressions paysannes et enfantines employées..)
    Je me contenterai de relever la manière dont la narratrice remarque que les petits bruits usuels de la maison disparaissent au moment de la colère du père, et reviennent peu à peu lorsqu'il meurt........ Excellent !

    Voici un passage admirable, illustrant le fait qu'elle tire du sublime d'une existence somme toute banale :

    "And if it seems strange that so young a child should remember the past so clearly, you must call to mind that Time engraves his pictures on our memory like a boy cutting letters with his knife, and the fewer the letters the deeper he cuts. So few things ever happened to us at Sarn that we could never forget them. Mother's voice clings to my heart like trails of bedstraw that catch you in the lanes.."
    Ma traduction :
    "Et s'il semble étrange qu'un enfant se souvienne si distinctement du passé,on doit se souvenir que le temps grave ses images dans notre mémoire comme le fait un garçon qui écrit dans le bois avec son couteau. Moins il creuse de lettres et plus profonds sont les sillons. Si peu de choses nous arrivaient à Sarn que nous ne pouvions les oublier. La voix de ma mère s'accroche à mon coeur comme le font les brins de paille des chemins."
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  • Par jcfvc, le 28 octobre 2009

    A propos de la traduction, comme d'habitude, le titre est traduit n'importe comment. The precious Bane, c'est le fléau précieux, ce terme désigne aussi la peste. Le fléau de Prue, son bec de lièvre, est précieux car il lui permet, par sa laideur, d'accéder au "véritable amour", celui du coeur.
    En plus, traduire par Sarn c'est occulter l'allusion contenue dans le tire, justement au fameux poème de Milton (écrivain sous Cromwell), archi connu en Angleterre, un classique étudié par tous les écoliers et lycéens.... Pour Milton, dieu envoie aux hommes des fléaux, incompréhensibles pour l'esprit humain, mais qui nous aide à nous élever vers lui.. Le livre et le titre sont très "bibliques", comme l'est la littérature anglo-saxonne en général. Le champ sémantique de Bane est assez large. L'essentiel est, je crois, de rendre l'oxymore du titre, tout en ne perdant pas de vue que la malédiction donnée par dieu à la narratrice est en fait une manière de mettre à l'épreuve les "élus" Il ne faut pas oublier que nous sommes en territoire puritain, siège de la prédestination.......
    Bon, on pense ce qu'on veut de la prédestination mais en impassant cela dans le titre, on perd beaucoup de choses je pense....
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  • Par artemis, le 08 septembre 2010

    Sa voix avait toujours quelque chose de prodigieux. Le son de ses paroles semblait créer un monde tout neuf, détaché de notre monde. C'était comme une grande aubépine en fleur par une très chaude journée de juin ; elle vous offrait son ombre et vous étiez reposé. Et c'était aussi comme le feu tranquille d'un soir d'hiver, quand le sauvage Edric est lâché dans les bois, que les rideaux sont clos, les chandelles mouchées, et que le maître de la maison est revenu. "Qui est-ce ? " avait-il dit, et bien que ce ne fût là qu'une pensée fugitive et trois mots, je me sentais comme une fleur dans le soleil.
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  • Par artemis, le 08 septembre 2010

    C'était un homme fort, ce qui parfois veut dire peu porté à la bonté; car pour être bon il faut souvent se détourner de son chemin. Aussi, quand on me parle de tel grand homme ou de tel autre, je me dis : "S'il a trouvé le temps de monter si haut, qui a été privé de joie pour sa gloire ? Sur combien de vieillards et d'enfants les roues de son coche ont-elles passé ? A quelles noces sa chanson a-t-elle manqué, et ses larmes, à quels affligés ?"

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Sarn
Adaptation du roman de Mary Webb dont l'action se situe au 19ème siècle, dans un petit village d'Angleterre.C'est l'histoire d'une famille anglaise, la famille Sarn : de Gédéon, le fils, dit Sarn et de sa soeur Prue, la narratrice, affligée d'un bec-de-lièvre.Le père est mort d'une attaque en administrant une correction à Sarn ; celui-ci dont l'ambition grandit avec l'âge, jure d'être...








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