ISBN : 2876786893
Éditeur : L'Aube (2002)


Note moyenne : 4.42/5 (sur 12 notes) Ajouter à mes livres
1920, rouge est le palanquin des noces de la jeune Mei Li, mariée de force à Meng Yu, aveugle et paralytique. Le trahira-t-elle pour le beau Jing Ming dont elle tombe follement amoureuse le jour de son mariage ? Mei-li qui fait promettre à sa petite fille de déposer sur... > voir plus
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Critiques et avis(4)

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    • Livres 5.00/5
    Par mimipinson, le 18 mai 2010

    mimipinson
    C'est l'histoire d'une famille ordinaire, qui vivait dans un pays pas tout à fait ordinaire…….
    Mei-Li, est née dans les années 20, dans une Chine ancestrale et féodale. Mariée de force à l'âge de 16 ans, à un homme handicapé et aveugle, et qu'elle ne connaît pas. Esclave au sein d'une belle famille hostile et autoritaire, elle quitte tout pour rejoindre sa fille et la seconder dans l'éducation de ses enfants, alors que son propre mari est prisonnier politique du temps de Mao.
    Le livre se compose de chapitres, qui alternent le mode narratif. En effet, c'est tantôt Mei-Li qui s'adresse à sa petite fille Fan –Fan, en lui narrant l'histoire familiale depuis son mariage jusqu'à celui de son unique fille Bai –Lan, tantôt les autres membres de la famille qui relatent la vie durant les années sombres de la révolution culturelle Chinoise. Bien qu'un peu confuse au début, l'organisation du livre ne m'a pas gênée ; j'ai trouvé les transitions douces et intelligemment placées.
    En fait la grand-mère évoque le passé, les petits enfants, se chargent du présent.
    La dure condition féminine en Chine est évoquée sans détour, mais avec beaucoup de pudeur, et de tendresse. C'est ainsi qu'est évoqué la coutume de mariages forcés, le bandage de pieds des petites filles, la terrible pression auxquelles elles sont soumises jusque dans leur vie intime.
    Bien qu'ayant tout connu : les sarcasmes d'une belle sœur, la tyrannie d'une belle –mère, un mari grabataire dont il faut tout assumer, une vie de femme négligée, les difficultés de sa fille, les bouleversements de la révolution culturelle, ce livre est un hymne au bonheur, une leçon de vie et d'humilité. Cette femme, bien que vivant chichement dans une Chine en grand bouleversement, sait profiter de chaque instant de bonheur.
    Pour preuve :
    « Nos anciens sages disaient souvent qu'on est heureux quand on sait se contenter de ce qu'on a.»
    « Pour moi le bonheur n'est pas quelque chose d'abstrait, mais l'accumulation des moments heureux que la vie m'a réservés et me réservera, innombrables. La question est de savoir les saisir à la volée, les vivres paisiblement »
    La lecture de ce livre a été un pur plaisir. L'écriture y est agréable. J'ai beaucoup aimé cette plongée dans l'histoire de la Chine, de ses coutumes, et de sa philosophie.
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    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par yoshi73, le 04 avril 2010

    yoshi73
    Voilà un moment que je n'avais pas pris autant de plaisir à lire un livre. "La Couleur du bonheur" est un vrai coup de coeur!
    L'auteur nous plonge dans la vie d'une famille chinoise. L'histoire de cette famille s'inscrit dans l'Histoire de ce pays. Mei-Li raconte sa vie à sa petite fille, Fan-Fan. Elle revient sur son mariage, ses désillusions, la naissance de sa fille puis le mariage de celle-ci et la naissance de ces deux petits-enfants. Tout va bien jusqu'à ce que son gendre soit envoyé en centre de rééducation. Sa famille abandonne bien vite l'idée de le revoir un jour. Mei-Li décide alors de tout abandonner pour venir vivre avec sa fille et l'aider à élever ses deux enfants, Fan-Fan et Ming-Ming. Malgré la tristesse liée au départ de leur père et les difficultés financières, cette petite famille va vivre dans un certain bonheur en apprenant à se contenter de ce qu'elle a.
    Les personnages sont très attachants. J'ai beaucoup aimé la grand-mère, Mei-Li. Elle a toujours une histoire à raconter et trouve une solution à chaque problème. C'est une personne très positive qui va de l'avant malgré toutes les désillusions et les difficultés rencontrées au cours de sa vie. Elle va donner cette force à ses petits-enfants qui vont grandir et tracer leur voie, non sans difficultés.
    Je vous conseille vraiment ce livre si vous voulez passer un bon moment de lecture. Très dépaysant!
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par soukee, le 04 juin 2010

    soukee
    Je me suis plongée avec plaisir dans cette lecture. L'auteure nous entraîne avec brio dans son pays natal, relatant avec autant de précision les événements politiques et sociaux de cette période que la vie quotidienne et les gestes qui l'accompagnent.
    La construction de ce roman est vraiment intéressante : les chapitres alternent entre deux époques, celle de l'enfance et la jeunesse de Mei-Li, racontée par cette dernière, et celle de la jeunesse de Fan-Fan, qu'un narrateur omniscient prend en charge, relatant par là-même la vieillesse de Mei-Li. La relation chaleureuse entre la grand-mère et sa petite-fille baigne l'ensemble de ce roman à travers les chapitres que Mei-Li prend en charge et confère à son personnage une aura maternelle et protectrice rare.
    Les événements politiques bousculent la vie de ce pays et le quotidien des habitants, les plongeant fréquemment dans la pauvreté voire la misère. Mais face à ces aléas de la vie, le personnage de Mei-Li insuffle à son entourage un calme à toute épreuve et un soutien indéfectible. A travers sa cuisine et ses potions miraculeuses, elle soigne et cajole sa famille et ses proches. Nombreux sont les poèmes traditionnels qu'elle raconte à ses petits-enfants, afin d'illustrer leur quotidien et le comprendre.
    J'ai été happée par cette histoire, tant du point de vue historique que fictionnel. Wei-Wei nous permet d'avoir une vue d'ensemble sur les événements qui ont marqué son pays d'origine des années 1920 aux années 1980 et lève ainsi le voile sur les conséquences du régime politique et du gouvernement maoïste sur les Chinois. En parallèle, elle offre à son lecteur une poésie du quotidien, notamment en cuisine, qui contrebalance la dureté de l'histoire.
    J'ai lu avec horreur les punitions infligées aux opposants au régime, mais aussi certaines traditions ancrées dans l'imaginaire collectif mais dont les raisons sont parfois obscures (je pense notamment aux pieds bandés), voire les obligations faites au peuple pour le régime, tel l'envoi de jeunes diplômés dans la campagne chinoise au nom du gouvernement, et l'obligation faite aux parents de plusieurs enfants (alors que la politique de l'enfant unique n'était pas encore en place), de choisir lequel de leur enfant échapperait à ces durs labeurs et continuerait ses études...
    Un roman à la force rare, alternant fiction et histoire, et qui a le mérite d'immerger totalement son lecteur. Pour ma part, j'ai eu du mal à en sortir.... J'ai encore en tête les tisanes de gingembre que Mei-Li prépare à diverses occasions pour soigner ses petits-enfants...

    Lien : http://bouquinbourg.canalblog.com/archives/2010/05/28/18031480.html
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Sharon, le 13 mars 2011

    Sharon
    J'ai déjà lu ce livre il y a deux mois, et je n'avais pas réussi à écrire un avis sur celui-ci, tout simplement parce que je n'ai, dans l'absolu, que deux choses à en dire :
    - ce roman est un GROS coup de cœur.
    - lisez-le !
    Mei-Li est un personnage comme j'aimerai en croiser plus souvent dans mes lectures. Elle n'est jamais résignée, quel que soient les coups que les bouleversements que traverse la Chine vont apporter à elle et à sa famille. Là où certains personnages se complaisent dans la douleur, accuse le destin, la fatalité (j'en passe et des meilleurs), et cherche à tout prix à se justifier, Mei-Li retient précieusement chaque moment de bonheur pour qu'il lui donne la force de surmonter les épreuves et cherche toujours une solution pour les surmonter, un moyen pour apporter un peu de bonheur aux siens (sa fille, ses petits-enfants, ses proches). Elle donne à sa petite-fille une véritable leçon de sagesse (la dernière page du roman, à ce titre, est magnifique), ses confidences sont d'une franchise et d'une pudeur rare. Les pages se tournent toutes seules, tant cette prose chatoyante et colorée nous incite à poursuivre notre lecture.

    Lien : http://le.blog.de.sharon.over-blog.com/article-la-couleur-du-bonheur..
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