> Johannes Honigmann (Traducteur)

ISBN : 2877308960
Éditeur : Editions Philippe Picquier (2006)


Note moyenne : 4.17/5 (sur 6 notes) Ajouter à mes livres

Ce livre a la beauté épurée de ces poèmes de moines bouddhistes qui vivaient reclus dans leurs huttes sous les pins des montagnes et la lumière de la lune. Bada Shanren fut l'un d'eux, lui, ce prince des Ming né en 1626 et promis... > voir plus
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Critiques et avis(4)

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    • Livres 5.00/5
    Par Lostinmypal, le 06 février 2012

    Lostinmypal
    Cette histoire est une histoire vraie. Chu Ta, né en 1626, fut le dernier prince de la dynastie des Ming en Chine. Après l'invasion manchoue, qui décima sa famille, il se réfugia dans un temple et devient moine, peintre et calligraphe. Il vécut pauvre, longtemps inconnu, fuyant la notoriété, à la recherche d'une spiritualité où il trouvait les racines de son art. C'est ainsi qu'il devint pour la postérité le maître du " grand noir ".
    "Mer d'encre" est un livre apaisant, où l'esprit zen est à toutes les pages. Avec peu de mots, l'auteur nous fait pénétrer dans l'esprit de cet homme et nous initie à sa peinture. Tout est dans le premier trait nous révèle Bada Shanren et cela m'a fait penser au titre de l'ouvrage artistique de Fabienne Verdier : « L'Unique trait de pinceau ». Ce type de peinture est parfois obscur mais cette biographie romancée est une approche simple de l'art zen. Ce que j'apprécie particulièrement dans ce type de livre, c'est l'approche globale d'une philosophie. le zen est art de vivre, spiritualité et art tout court. Au fil des pages, tout cela finit par gagner le lecteur qui prend alors son temps pour savourer les phrases, les observe, passe à autre chose tout en y pensant encore.
    Voilà un petit livre que je relirai sans aucun doute très souvent !
    A noter que le plaisir des yeux n'est pas oublié et que de nombreuses peintures illustrent le livre : c'est un beau et bon petit livre… .
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    • Livres 4.00/5
    Par Moan, le 17 mai 2012

    Moan
    Voici l'histoire d'un homme né prince qui se retrouve en fin de vie sur le lieu de sa naissance, pauvre et maître en peinture et calligraphie .
    Toute sa vie, il fuit le monde pour vivre dans un monastère ou comme un ermite à la recherche de la perfection dans son art.
    J'ai trouvé ce livre intéressant.
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    • Livres 5.00/5
    Par BMR, le 06 août 2007

    BMR
    Après soie dont a parlé récemment, voici un autre petit voyage en orient écrit par un européen, un allemand cette fois : Richard Weihe.
    Mer d'encre nous emmène en Chine à la fin des Ming et aux débuts de l'invasion par la dynastie mandchou des Qing : c'est l'histoire légendaire d'un prince devenu maître du pinceau à l'encre de chine, entre peinture et calligraphie.
    On y parle donc de cet art typiquement asiatique qui consiste à transformer le noir absolu de l'encre de Chine en dessin vif et "coloré", véritable philosophie zen.
    L'écriture de Weihe n'atteint pas la pureté poétique de celle de la soie d'Alessandro Baricco mais cet ouvrage d'à peine plus de 100 pages est une petite incursion, instructive et plaisante, dans les mystères de l'extrême-orient.
    Curiosité supplémentaire, le livre est agrémenté de reproductions de peintures à l'encre, celles-là même qui sont décrites dans le roman.
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    • Livres 5.00/5
    Par petitefa, le 30 janvier 2011

    petitefa
    Mon second est une tache d'encre sur un papier de riz, croisée et aimée au fil d'une douce lecture, lumineuse et bichrome ; l'histoire d'un peintre chinois, Bada Shanren, aux noms aussi multiples que ses renoncements, d'un chemin d'encre, de pierre et d'eau, vers l'essence, le trait, l'épure. Aux mille nuances du noir. Aux premiers pas fixés ainsi.

    Lien : http://laclefdefa.wordpress.com/2010/04/15/la-vie-nouvelle/
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Citations et extraits

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  • Par petitefa, le 30 janvier 2011

    Un jour, son père le fit marcher pieds nus dans une bassine pleine d’encre, puis sur toute la longueur d’un rouleau de papier. Au début, les traces que laissait Chu étaient noires et humides, puis elles s’éclaircissaient à chaque pas, jusqu’à devenir presque invisibles. Alors il sauta du papier sur le sol en bois.
    Le père prit le pinceau et écrivit sur le bord supérieur du rouleau : Une petite portion du long chemin de mon fils Chu Ta. Et plus bas, il nota : On trace un chemin en le parcourant.
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  • Par BMR, le 06 août 2007

    [...] Quand tu plonges ton pinceau dans l'encre, tu le plonges dans ton âme. Et quand tu diriges ton pinceau, c'est ton esprit qui le dirige. Sans profondeur et sans abondance, ton encre manque d'âme; sans direction et sans vitalité, ton pinceau manque d'esprit. L'un reçoit de l'autre. Le trait reçoit de l'encre, l'encre reçoit du pinceau, le pinceau reçoit du poignet et le poignet reçoit de ton esprit conducteur. C'est cela maîtriser la puissance de l'encre et du pinceau.
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  • Par Moan, le 05 avril 2012

    --- Quand tu plonges ton pinceau dans l'encre, tu le plonges dans ton âme.Et quand tu diriges le pinceau, c'est ton esprit qui le dirige. Sans profondeur et sans abondance, ton encre manque d'âme; sans direction et sans vitalité, ton pinceau manque d'esprit. L'un reçoit de l'autre. Le trait reçoit de l'encre, l'encre reçoit du pinceau et le poignet reçoit de ton esprit conducteur. C'est cela maîtriser la puissance de l'encre et du pinceau.
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  • Par Moan, le 05 avril 2012

    -- Exerce-toi à ne pas intervenir, lui dit l'abbé. N'agis pas, apprends à connaître la sensation de vouloir agir, mais sans le faire. N'agis que lorsque ce que tu peux faire correspond à ce que tu veux faire.
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  • Par Moan, le 05 avril 2012

    Un jour, son père le fit marcher pieds nus dans une bassine pleine d'encre, puis sur toute la longueur d'un rouleau de papier. Au début, les traces que laissait Chu étaient noires et humides, puis elles s'éclaircissaient à chaque pas, jusqu'à devenir presque invisibles. Alors il sauta du papier sur le sol en bois.
    Le père prit le pinceau et inscrivit sur le bord supérieur du rouleau: Une petite portion du long chemin de mon fils Chu Ta.Et plus bas, il nota: On trace un chemin en le parcourant
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