Havre mythique de la liberté, porte de l'Amérique, banquière du continent, mosaïque de cultures, symbole des succès d'une super-puissance et des tensions qui la déchirent, New York est d'abord filledu capitalisme. Tôt devenu... > voir plus
Un survol indispensable, mais évidemment trop rapide, de l'histoire de la ville du «siècle américain». L'auteur est habile à nous faire voir New York sous plusieurs angles, celui des écrivains et voyageurs, celui des sociologues et hommes politiques, mais commet des erreurs impardonnables, celle de tout traduire, et celle, encore pire, de donner des montants en francs...
On lui pardonnera, car l'exercice est ici fort pertinent, devant la relative rareté de ces histoires de New York en français destinées au grand public.
New York, mégapole multiculturelle façonnée par les communautés locales qui s'y côtoient, ville hégémonique et libérale à la fois a – de tous temps – aimanté. Objet de convoitises, les Hollandais décideront de créer un comptoir – la Compagnie de Nouvelle-Hollande – au 17ème Siècle pour commercer avec le Nouveau Monde, les Petites Antilles et Curaçao. En 1626, ces derniers achètent la future île de Manhattan aux Amérindiens pour soixante florins. Ils baptiseront l'ensemble Nouvelle Amsterdam et sa population croîtra rapidement, passant de quatre cents à mille cinq cents habitants entre 1640 et 1664. Cependant, son expansion rapide va susciter des envies de la part des Anglais, qui s'en emparent en 1664, la Compagnie de Nouvelle-Hollande commençant à concurrencer dangereusement les intérêts des comptoirs de la Nouvelle-Angleterre dans la région. A l'issue de la guerre anglo-hollandaise, Nouvelle Amsterdam est rebaptisée New York en hommage à Jacques d'Angleterre – frère de Charles II – duc d'York.
Très vite, New York – ouverte sur l'Europe et le reste du monde – va devenir une ville commerciale florissante et enrichir une partie de sa population. Sans le savoir, elle participe, dès son origine, à l'émancipation de ce qui n'est pas encore les États-Unis, tout en faisant du commerce légal et illégal.
Dans l'immédiat, la haute torche de la Liberté ne proclame pas seulement au monde la générosité de l'hospitalité américaine, elle éclaire le spectacle de la puissance économique de New York, la vision de son entreprise commerciale, financière et industrielle sur le continent nord-américain et sur un avant-pays toujours plus vaste. La statue tourne le dos à la ville, pour mieux regarder vers le large.
L'hyperbole est de règle, un sentiment exalté de perpétuel changement et de croissance illimitée prédomine. New York est la « reine du littoral », la « Londres de l'Amérique », la « Liverpool du Nouveau Monde », la « ville empire ».