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ISBN : 2266221027
Éditeur : Pocket (2012)


Note moyenne : 3.31/5 (sur 124 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
John Wayne Cleaver est un jeune homme potentiellement dangereux. Très dangereux. Jugez-en plutôt : garçon renfermé, pour ne pas dire sociopathe, il vit au milieu des cadavres à la morgue locale, tenue par sa mère et sa tante, il a une certaine tendance à tuer les animau... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 2.00/5
    Par nescio667, le 03 juin 2012

    nescio667
    Clayton County, une petite ville des plus banales de l'Amérique profonde. Rien d'exceptionnel ne s'y passe jamais. Aucune célébrité n'y réside. Peu de raison donc d'y voir débarquer la presse nationale. Ce n'est qu'après que le cadavre du garagiste y fut découvert -il était dans un sale état, éventré et ses organes soigneusement empilés à côté- que les gens commencèrent à en parler. Mais le premier à voir réellement quelque chose d' interpellant dans ce meurtre fut John Wayne Cleaver, un adolescent dont la mère et la tante tiennent le funérarium local. Régulièrement, John venait en aide à sa famille pour l'embaumement des corps. Or celui du garagiste présentait une anomalie à laquelle le médecin légiste n'avait accordé que peu d'attention : il lui manquait un rein. Décrit par son psy comme un sociopathe (soit une personne qui n'éprouve aucun sentiment, aucune empathie, même envers les membres de sa famille), John est une jeune homme solitaire et...passionné par les tueurs en série. Lorsqu'il en parle à son psy, c'est en termes peu rassurants : 'Je crois que le destin veut que je devienne un tueur en série...et ce que je veux, c'est éviter d'en devenir un'. Et c'est ainsi que John se trouve perpétuellement en lutte contre lui-même, contre son instinct qui le pousserait parfois à trucider sa mère ou à serrer le cou délicat de sa jeune et jolie voisine. Parmi les maigres armes dont il dispose dans cette lutte, se trouvent les règles qu'il a lui-même mises en place. L'une d'elles consiste à complimenter les gens qui l'énervent plutôt que d'entrer en conflit direct avec eux. Une autre veut qu'il s'oblige à éviter tout contact avec les animaux, afin de ne plus leur faire de mal, attitude qu'il a pu avoir dans son enfance.
    Quelques temps après le meurtre du garagiste, une autre corps est découvert et, lorsqu'il est amené au funérarium, John se rend compte qu'il lui manque un bras. Dès lors, toute la science qu'il a pu accumuler concernant les tueurs en série lui paraît bien inutile, car ce genre de meurtre ne correspond à aucun 'profil' qu'il a étudié jusqu'à présent : il semble bien que le tueur 'prélève' les organes et membres, comme si, pour quelque obscure raison, il en avait besoin.
    Si, dans ces cinquante premières pages, 'Je ne suis pas un serial killer' se présente comme un roman policier que l'on pourrait qualifier de classique, passé cette frontière, il nous envoie vers d'autres Territoires, de ceux que Stephen King, Dan Simmons ou Robert McCammon empruntent régulièrement. Voilà, vous l'avez compris : au coeur d'un univers aussi réaliste que peut l'être une petite ville banale des Etats-Unis, Dan Wells se fait fort d'introduire un élément surnaturel, auquel on ne peut faire autrement que d'adhérer illico presto tant tout autour de lui nous paraît sensé et crédible. A l'image de ses illustres aînés cités ci-dessus, Wells met en scène si pas un enfant, en tous cas un jeune adolescent, personnage central et moteur principal de l'intrigue. Doté d'une personnalité toute particulière et qui donne son titre au roman (ou plutôt à la série, puisqu'il s'agit ici du premier tome d'une trilogie), John, à l'inverse de ce qu'il éprouve pour ses contemporains, suscite assez rapidement l'empathie de la part du lecteur, touché par son combat permanent contre lui-même et par son...humour omniprésent. Car, loin de se prendre au sérieux, le jeune homme porte sur ses actes et sur ceux du tueur qu'il traque un regard toujours légèrement décalé, teinté d'une dérision bienvenue, même lorsqu'il voit le tueur agir (ça gicle) ou lorsqu'il aide sa mère au funérarium (ça gicle moins, ça coule). Si l'on voulait donner une idée de l'ambiance régnant dans ce roman, la meilleure comparaison qui vienne à l'esprit serait celle de la série télé 'Dexter', dans laquelle la lourdeur de certaines scènes sanglantes se voient toujours contrebalancées par un humour ravageur. le personnage de Dexter s'astreint d'ailleurs également à des règles pour ne pas trucider n'importe qui et, autre point de rapprochement, l'acteur qui l'incarne tenait auparavant le rôle d'un...thanatopracteur dans une autre formidable série, « Six feet under ». Mais la comparaison s'arrête là, puisqu'ici, l'intrigue bascule clairement dans le fantastique, ce qui détonne d'ailleurs dans les publications habituelles des éditions Sonatine. Détonne, mais sans faire baisser le niveau, puisqu'avec ce premier tome, Dan Wells nous entraîne dans une histoire au final classique, mais dont le traitement et le soin porté aux personnages la rendent attachante et que l'on n'a pas envie de lâcher avant la dernière page. Dernière page qui apporte donc bien un point final à cette première 'aventure' de John Wayne Cleaver : il ne faudra pas voir la parution du tome suivant pour le connaître, rassurez-vous. Ce qui n'empêche : on l'attend déjà avec impatience.
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    • Livres 4.00/5
    Par Magenta, le 26 août 2012

    Magenta
    Très vite, on entre dans la vie de John, sociopathe, conscient de son état mais qui se soigne pour éviter de devenir un serial killer.
    Bien qu'il soit fasciné depuis sa plus tendre enfance par la vie, l'état d'esprit et les raisons qui motivent ces assassins, il s'établit des règles strictes pour s'empêcher de passer à l'acte.
    Mais les meurtres en série qu'il découvre dans sa petite ville de Clayton vont-ils avoir raison de sa volonté?
    C'est avec beaucoup d'humour que Dan Wells nous conte la difficulté de faire le bien quand on rêve de meurtre et de vengeance!
    Excellent bouquin, très divertissant dont je m'empresse de lire la suite "Mr Monster"
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    • Livres 3.00/5
    Par canel, le 10 juillet 2012

    canel
    A quinze ans, John est fasciné par la mort, les cadavres et les tueurs en série. Il faut dire que sa mère et sa tante sont thanatopractrices, et qu'il leur prête volontiers main forte depuis plusieurs années... La maman commence malgré tout à s'inquiéter des marottes du fiston, au point de le faire suivre par un psy. Ce dernier diagnostique une sociopathie. Mal à l'aise, il s'emploie à remettre l'ado dans le droit chemin, ou tout au moins à l'empêcher de franchir le pas. John va trouver du grain à moudre et pouvoir jouer au profiler lorsqu'un serial killer commencera à sévir dans son voisinage.

    Ouch, un humour noir décapant, des remarques très futées... mais il faut malgré tout être motivé et avoir l'estomac bien accroché pour lire ce thriller glauque, malsain, flippant. Aucun détail n'est épargné dans les descriptions de soins thanatopraxiques - instruments qui aspirent, injectent, fluides qui s'écoulent des macchabées, etc. J'ai sauté des paragraphes, et même des pages entières en regardant de profil et d'un oeil où je pouvais reprendre. Cela ne m'a pas empêchée de comprendre l'intrigue et de l'apprécier au moins sur un premier tiers, mais de vomir, si, certainement.

    Un roman à suspense original, dommage qu'il dérive vers le fantastique (faut-il y voir une image de la schizophrénie ?), ce n'est pas ce que j'attends d'un thriller. Nulle envie de découvrir davantage cet auteur.
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    • Livres 3.00/5
    Par gruz, le 20 avril 2011

    gruz
    Surfant sur la vague très tendance des tueurs en série ou de ceux qui tentent de ne pas l'être, ce roman est présenté par son éditeur comme unique.
    Manque de bol, les premières pages ne sont qu'un mix des personnages des séries TV "Dexter" et "six Feet Under"... Par la suite l'histoire s'en écarte, mais ce (très) court roman n'apporte sincèrement pas grand chose de neuf, ne sachant pas trouver sa voie entre le thriller et le fantastique horrifique..
    Écrit à la première personne, le roman manque de verve et d'humour pour réellement emballer. le narrateur est sensé être un jeune homme de 15 ans, mais on a du mal a imaginer un ado (même différent et intelligent) parler et penser de la sorte.
    Ça se lit facilement, c'est loin d'être désagréable, mais l'éditeur Sonatine nous a habitué à de bien meilleures prises que celle-ci.
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    • Livres 3.00/5
    Par Natacha851, le 05 mai 2013

    Natacha851
    John est un jeune homme de 15 ans qui a une vie presque ordinaire, avec des soucis d'adolescents en dehors du fait qu'il aide sa mère au funérarium, qu'un tueur en série sévit dans sa ville et qu'il est sociopathe.
    L'idée de suivre un ado sociopathe dans sa recherche du tueur me plaisait, l'épaisseur du livre, un peu moins.
    Allez savoir pourquoi, je me méfie des petits livres.
    John est un personnage attachant et drôle. C'est lui qui m'a donnée envie de continuer ma lecture.
    Le concept du tueur est assez étonnante, j'avoue que je ne m'attendais pas à cela mais malgré ces points positifs, je n'ai pas été conquise.
    De l'action sans vraiment en avoir, peu de suspens puisque nous découvrons le tueur au milieu du livre et un peu de redondance dans les scènes.
    Malgré tout, je pense lire le deuxième tome pour retrouver John Wayne Cleaver et découvrir ce qu'il devient.
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Citations et extraits

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  • Par canel, le 08 juillet 2012

    Mrs Anderson était morte.
    Rien de spectaculaire, la vieillesse, voilà tout : un soir, elle était allée se coucher et ne s'était jamais réveillée. Aux infos, ils avaient parlé d'une mort paisible et digne, ce qui, certes, techniquement n'était pas faux, toutefois les trois jours qu'il avait fallu pour se rendre compte qu'on ne la voyait plus depuis un bout de temps retirait beaucoup de dignité à la situation. (p.11)
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  • Par maylilou, le 31 octobre 2011

    " Je souris parce-que je suis en train de m'imaginer tes tripes.
    - Quoi?"
    Il eut un rictus.
    " Ah, tu me menaces, mon gros! Tu crois que tu me fais peur sale mioche?
    - Un diagnostic clinique a établi que j'étais un sociopathe. Tu sais ce que ça veut dire?
    - Ça veut dire que t'es timbré.
    - Ça veut dire qu'à mes yeux tu as autant de valeur qu'une boite en carton. Tu n'es qu'une chose: un déchet que personne n'a encore pris le temps de jeter. C'est ça que tu veux entendre? "
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  • Par canel, le 09 juillet 2012

    - Mon père installait des pièges dans le jardin contre les écureuils, les taupes, ce genre de bêtes, et chaque matin mon boulot c'était d'en faire le tour et de défoncer avec une pelle tout ce qui n'était pas encore mort. A l'âge de sept ans, j'ai commencé à les découper pour voir à quoi elles ressemblaient à l'intérieur, mais j'ai arrêté quand je me suis mis à étudier les tueurs en série. Vous avez entendu parler de la triade Macdonald ?
    - Trois caractéristiques qu'ont en commun 95% des tueurs en série, répondit-il. Enurésie nocturne, pyromanie et cruauté envers les animaux. Effectivement, tu présentes les trois, je le reconnais.
    (p.36-37)
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  • Par Natacha851, le 05 mai 2013

    (...) pour la première fois, je me vis comme me voyait ma mère : non pas comme un malade mental, un voyeur, ni un meurtrier, mais comme un garçon triste et seul. Je m'effondrai alors dans ses bras et compris, pour la première fois depuis sept ans, que j'étais capable de pleurer.

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  • Par tudute, le 21 mars 2013

    Les gens voulaient que l'explication soit aussi énorme et tapageuse que les meurtres eux-mêmes, pourtant la vérité était bien plus terrifiante : ce ne sont pas les grands méchants monstres qui suscitent la terreur, mais les petites gens à l'air innocent. Les gens comme Mr Crowley.
    Les gens comme moi.
    Jamais vous ne nous verrez venir.

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