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Critiques sur La guerre des mondes (48)


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    • Livres 3.00/5
    Par Wiitoo le 21/03/2014


    J'ai voulu lire un grand classique de la science-fiction et j'ai eu ainsi l'occasion de découvrir ce que signifiait « un livre qui avait mal vieilli » !

    C'est avec ce genre de lecture qu'on se rend parfaitement compte du temps qui passe et de quelle manière a évolué l'écriture au fil des années. Ce roman est vraiment lourd à lire, l'écriture y est vraiment dépassée et hors de notre temps. C'est un peu Sherlock Holmes au pays des extra-terrestres. L'histoire n'est pas très intéressante car finalement il ne se passe à peu près rien tout au long des 400 pages. En tout cas vous n'en saurez pas plus sur ces étranges extra-terrestres qui envahissent la terre.

    Le meilleur résumé du livre se trouve écrit par l'auteur lui-même dans l'épilogue : « En terminant mon récit, je regrette de n'avoir pu contribuer qu'en une si faible mesure à jeter quelque clarté sur maintes questions controversées et qu'on discute encore. Sous un certain rapport, j'encourrai certainement des critiques, mais mon domaine particulier est la philosophie spéculative. »

    Tout est là, dans ce petit paragraphe, une écriture d'un temps passé et une histoire philosophique spéculative sans grand intérêt.

    Pas de héros, pas de solutions, pas de réponses, pas de guerre ni de grande confrontation, enfin bref, les extra-terrestres sont juste un prétexte à raconter une tranche de vie d'un homme sans grand intérêt.

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    • Livres 3.00/5
    Par Luniver le 06/03/2012


    Des phénomènes étranges sont observés à la surface de Mars. Quelque temps plus tard, un cylindre arrive sur Terre. À la stupeur des curieux venus voir ce que c'était, des Martiens, tout en tête en en tentacules, en sortent. Ils ne provoquent qu'un peu de curiosité sur l'instant, paraissant maladroits et incapables de se mouvoir correctement sur Terre. Cependant, ils vont rapidement construire des engins sophistiqués et attaquer sans pitié les humains qui traînent dans leur parage. L'humanité va alors passer de l'agacement à l'énervement contre les autorités qui tardent à écraser ces impudents, puis à la panique complète quand elle se rend compte que les inventions humaines ne peuvent pas lutter contre les envahisseurs.

    La fin de l'histoire m'a beaucoup plu : l'idée que ces Martiens apparemment invulnérables finissent par être défaits par les bactéries humaines, remet un peu l'humain à sa place.

    Je suis partagé par ma lecture : d'un côté, le livre a pas mal vieilli : la planète Mars nous est presque familière maintenant, et pour que des envahisseurs nous fassent encore peur, il faut qu'ils viennent d'une autre galaxie. Les moyens militaires paraissent aussi désuets : charge de cavalerie et tirs de canon. D'un autre côté, il suffirait de changer quelques termes pour en faire un roman parfaitement moderne. On ne peut qu'être admiratif du talent et de l'imagination de l'auteur.

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    • Livres 5.00/5
    Par odin062 le 12/03/2012


    Wells est un mythe vivant, un auteur que j'ai toujours voulu découvrir de par son œuvre, je connaissais le film de Spielberg et c'est donc avec beaucoup d'envie que je me suis jeté sur La guerre des mondes, un roman écrit au XIXe, dur à imaginer !

    En effet, même sans connaitre, dès le départ, le décor est posé : « Personne n'aurait cru, dans les dernières années du XIXè siècle, que les choses humaines fussent observées, de la façon la plus pénétrante et la plus attentive, par des intelligences supérieures aux intelligences humaines et cependant mortelles comme elles. ». Un roman traitant d'une vie extra-terrestre et même plus précisément Martienne. Cela peut nous faire sourire, mais replaçons nous dans le contexte, imaginez un contemporain écrire que nous pouvons aller sur Mars, développer une nouvelle civilisation tandis que dans 20 ans, lorsque nous y serons, l'équipe envoyée ne trouvera aucune trace d'eau sous le sol et donc une invasion impossible de cette planète morte. C'est la même chose ici, Wells, dans ce contexte scientifique en pleine expansion s'est vu à penser à des créatures peuplant des planètes proches ! Rien d'affolant la dedans et même rien de dépassé !

    Oui c'est un livre moderne, j'ai même était frappé par la force de cette modernité, le cadre scientifique jouant un grand rôle dans cet étonnement. D'un côté, l'Angleterre du XIXe et ses omnibus et autres charrettes tirés par de bon vieux chevaux. de l'autre, l'acier, la technologie, la destruction, la force des envahisseurs devant lesquels la toute-puissance humaine est ridicule. Cette puissance humaine qui est d'ailleurs très critiquée durant cet ouvrage et même ridiculisée ! Wells traite de la relation Homme/Animaux dans ce temps où la colonisation est prospère faisant également penser à la domination de l'Homme sur l'Homme encore d'actualité. Il prend également du recul sur cette société et imagine de par ce dialogue de fin avec l'artilleur, particulièrement réussi, les fondements d'une nouvelle société, plus ou moins humaine ou animale.

    Bref, une histoire qui nous est conté par un journaliste. Il y raconte son expérience suite à l'arrivée des martiens mais également le vécu de son frère au cœur de Londres lors de la panique générale. Une histoire passionnante bourrée de rebondissement de de voyages, impossible de s'ennuyer ! Les descriptions sont très complètes et permettent de visualiser parfaitement des choses impossible à se mettre en tête comme ces mains mécaniques ou encore ces larves de martiens sans corps, poussant la description jusqu'à l'anatomie comparée ! Comment peut-on rendre plus réelle cette invasion ?

    Et puis le dénouement (attention spoiler!) que je connaissais déjà via le film de 2005, une fin qui ridiculise la toute-puissance des envahisseurs, de simples et minuscules unicellulaire au pouvoir tellement grand, mettent fin à tout cela. On connait trop bien l'effet des bactéries, virus et autres champignons sur notre organisme, menant parfois aux épidémies, comment peut-on imaginer que les martiens, au milieu de tous ces cadavres humains sur une terre inconnue, puissent survivre ? Et bien il fallait y penser et tout cela replace l'Homme dans l'évolution, se croyant supérieur, Darwin encore malmené à cette époque par une majorité de personne, restant figé sur la classification d'Aristote. Non les unicellulaires ne sont pas moins forts et moins évolués que nous pauvres humains, juste moins complexe et pourtant bien plus efficace.

    Au final, un livre frappant de modernité, je le répète, qui se finit trop rapidement, faisant passé 200 pages de récits pouvant être résumé avec 5 fois moins de pages mais qui passe tout de même extrêmement vite et sans lourdeur. C'est bien là la force de ce livre. Une impression de livre très complet tandis qu'on en redemande !

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    • Livres 5.00/5
    Par Masa le 19/08/2013


    Incroyable roman qu'à écrit H .G. Wells. Avant de se plonger dans son œuvre, il faut d'abord se mettre dans le contexte, il fut écrit et publié en 1898, sous le nom original de the War of eh Worlds, soit bien avant toutes les inventions qui ont révolutionné et pervertie notre vie. Il est vrai qu'avec le recul, il peut paraître risible lorsque l'on connaît maintenant que Mars est une planète morte, bien que l'on ait découvert de l'eau. Enfin, il faut savoir faire abstraction de ces quelques inepties qui, à l'époque était tout à fait plausible.

    Ainsi, j'ai commencé à lire les premières pages et, un constat, c'est vraiment bien écrit, c'est fluide et prenant, même si le style à un peu vieillit. Un récit condensé où il y a très peu de dialogue, un récit qui se veut d'avantage profond. Il est découpé en deux parties. La première est d'avantage axée sur la guerre, les êtres-humains tentent de se battre avec leurs propres armes. En 1898, l'aviation n'était pas créé, le gaz fut employé durant la première guerre mondiale tout comme le tank. Et bien, les martiens ont développé des armes similaires. La deuxième partie est orienté sur la survie.

    Ce qui était très intéressant dans ce livre, c'était les thèses scientifiques. Comme la pesanteur sur Mars moins importante, les martiens ne peuvent pas se mettre debout au risque de voir leurs os se fracturer. J'ai bien aimé aussi, la réflexion, que les martiens pouvait-être une évolution de notre espèce. Pour finir, que je trouve farfelus, mais c'est ce qui fait le charme de ce livre, vu que Mars est rouge, les végétaux qui poussent sont de la même couleur, ces mêmes plantes se sont installés et ont colonisé la Terre. Quand on sait que le feuillage d'un végétal ne peut-être toujours rouge, lié aux fréquences lumineuses, hormis dans les fonds marins où là ces autres fréquences ne sont pas présente.

    En tout, cas, c'est un chef-d'œuvre de la littérature science-fiction. Un très vieux roman précurseur où l'auteur aura eu une vision étonnante, voir avant-gardiste du monde qu'il l'aura précédé.

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    • Livres 4.00/5
    Par petitchap le 09/09/2012


    Fin du XIXe, les Martiens déboulent sur Terre, tout près de Londres. Ces êtres intelligents et supérieurs ont une étrange apparence et se déplacent dans des machines complexes et dangereuses. Les humains tentent de se défendre avant même d'avoir été attaqués, mais les canons les plus perfectionnés sont très peu de chose face à ces êtres supérieurs qui brûlent tout ce qui se trouve à proximité, y compris les humains. La désolation s'abat sur les terres et dans les esprits ; les humains sont réduits au stade d'animal inférieur. Ils sont alors contraints de fuir et de se cacher.

    Le roman, écrit à la première personne, est un genre d'article journalistique. le narrateur, qui dit être une sorte de philosophe de l'époque « antémartienne » (sur le modèle de « antédiluvien »), relate les évènements après qu'ils se soient produits. Il essaie d'être le plus précis et le plus objectif possible, et il apostrophe régulièrement le lecteur. Ce livre est assez typique, dans sa structure, des bouquins de la fin du XIXe : les phrases sont plutôt longues et bien construites ; le vocabulaire, sans être savant ou trop ardu, est assez soutenu ; les événements n'arrivent jamais de façon soudaine, ils sont toujours amenés par de – plus ou moins – longues descriptions. le rythme du récit est donc plutôt lent, et je dois avouer m'être ennuyée de temps en temps…

    Wells, dont j'ai appris qu'il était un scientifique, a distillé pas mal d'informations sur les connaissances de l'époque en matière de sciences et de biologie ; il s'est même permis de « s'auto-citer » à propos d'un article scientifique qu'il a écrit avant de publier La guerre des mondes.

    L'air de rien, il fait également passer, via son narrateur, pas mal de questions de morale : quelle est la légitimité de l'Homme sur Terre et quelle est sa légitimité face à la « tyrannie » qu'il inflige aux animaux ? Est-il réellement un être supérieur ? Un être supérieur à qui, à quoi ? Ce qu'il fait est-il bon ? Quel est (et où est) son avenir ? Parce que voilà, l'Homme est traité comme une fourmi ou une abeille. Les martiens sont des êtres supérieurs qui n'essaient même pas d'établir un contact avec les « autochtones ». Ils veulent s'installer sur Terre, pour une raison qui nous est bien évidemment inconnue, ils « nettoient » donc la planète. Ils ne s'embarrassent pas de la vie de ces êtres étranges qui s'agitent. D'ailleurs, à l'image de la paix royale qu'on fout à une ruche qui ne nous embête pas, les martiens ne tirent que sur les groupes d'hommes qui s'affolent. Il y a fort à parier que ces extra-terrestres se seraient accommodé des humains si ceux-ci avaient su se tenir à l'écart, s'ils avaient su se faire discrets comme peuvent l'être pour eux les insectes. Mais l'Homme se croit supérieur à tout être vivant, et sa nature est belliqueuse…

    Tout ça semble peut être ennuyeux, mais le bouquin est vraiment bon. Évidemment, sans les longues descriptions et les passages qui m'ont semblé sans intérêt, l'histoire aurait pu être racontée en 150 pages, mais qu'importe. J'ai bien aimé cette lecture, ce récit de science-fiction bien ancré dans le réel de la fin du XIXe siècle dans les alentours de Londres. J'ai aimé que les Martiens ne soient pas de « petits homme verts » ; j'ai également beaucoup aimé le passage durant lequel le narrateur est prisonnier des ruines d'une maison, j'ai retrouvé certaines similitudes – toutes proportions gardées, hein – des questionnements et des attitudes de Robinson dans Vendredi ou les limbes du pacifique de Michel Tournier.

    H.G. Wells a tout simplement donné naissance à un genre littéraire : la science-fiction. Et uniquement pour ça, ce bouquin mérite d'être lu.


    Lien : http://www.petitchap.com/les-martiens-sont-arrives/

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    • Livres 5.00/5
    Par delfina le 10/10/2011


    Quand le narrateur, dont on ne connaîtra pas le nom, voit dans le télescope d'un de ses amis une activité sur Mars, il ne s'attend pas à ce qui va arriver peu après. Lorsqu'une météorite percute la Terre pas très loin de chez lui, il s'y rend aussitôt (ainsi que d'autres badauds) pour découvrir un cylindre dont le passager paraît faible…Mais cet état ne va pas durer longtemps et quand d'autres météorites tombent et que les tripodes se réveillent les alentours de Londres vont vivre une véritable extermination… les hommes sont pulvérisés comme des fourmis par le rayon ardent et une fin encore plus atroces attend certains d'entre eux….
    Ce roman de Science Fiction est une pure merveille! H.G. Wells l'a écrit au 19ème siècle et vaut tous les romans de ce genre écrit au 20ème! Il crée une intrigue à couper le souffle… le narrateur est confronté à des choix et à des peurs ancestrales… La place de l'Homme sur Terre est remise en question. L'Homme sera-t-il totalement exterminé? Dieu interviendra-t'il pour le sauver? Ou l'Homme arrivera-t'il à se protéger de quelques façons?
    Ce livre a donc été écrit au 19ème siècle au moment de la colonisation par les grandes puissances de certaines partie du globe… Par ce roman, H.G. Wells ne fait-il pas une critique du monde de l'époque?


    Lien : http://mapetitebibliotheque.wordpress.com/2011/10/10/la-guerre-des-m..

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    • Livres 3.00/5
    Par melusine1701 le 15/08/2010


    Soyons honnête: ce livre a vieilli, et il faut le remettre en contexte. Aujourd'hui, l'invasion de la Terre par les Martiens apparaît davantage comme une grosse blague. Mais pour l'époque, il faut avouer que la manière dont est conçue la théorie de l'invasion est rigoureusement bien construite et argumentée. L'action et le rythme ne sont pas la priorité de l'auteur, et cela peut créer des longueurs un peu agaçantes et une impression qu'il ne se passe pas grand chose. En réalité, c'est davantage l'impression d'impuissance et de passivité des humains que j'ai ressenti, notamment rendue par le ton de témoignage après-coup, de commentaire réalisé à froid des événements. A la manière d'un journaliste qui commente des événements lointains avec froideur, le narrateur nous raconte l'invasion en même temps qu'il nous l'explique. S'il n'est pas toujours heureux du point de vue de l'intensité dramatique, ce choix narratif a le don de créer un malaise diffus qui ne m'a pas quitté, depuis la tranquille assurance des humains qui contraste avec ce qu'annoncent les journaux, jusqu'à la découverte des paysages calcinés et des squelettes décharnés après le passage des Martiens. On a beaucoup progressé en matière de science-fiction depuis, certes mais les leçons sur la supériorité de l'homme et la fragilité de notre société face à l'ennemi même s'il paraît inférieur, face à la psychose collective, sonnent juste.

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    • Livres 1.00/5
    Par Felina le 13/08/2014


    Victoire! J'ai terminé cette "Guerre des mondes". Quel ennui! Je sais, c'est un peu radical comme commentaire, surtout pour un livre avec une telle réputation, mais bon, personne ne peut tout aimer, à commencer par des romans de ce type dans mon cas. Il faut reconnaître à H. G. Wells qu'il est le précurseur incontesté de ce genre littéraire. C'est un visionnaire lorsque l'on sait qu'à l'époque où il écrivait l'Homme ne volait pas encore. Quel paradoxe.

    Pour ma défense voici les arguments de ce désamour. le premier et non des moindres, est le style d'H.G. Wells. Pour idée, le second paragraphe de cette page n'est que la première phrase du roman. D'accord, l'oeuvre date de presque un siècle un quart, mais le style est ampoulé et par moment laborieux. Il faut un certain temps - et pour certains un temps infini - pour se mettre dedans.

    Ensuite le cours de l'histoire, peut paraître anxiogène s'il se réalisait, c'est sûr. Mais au lieu de mettre en valeur cet aspect, le lecteur suit, pas à pas - c'est le cas de le dire - le héros : monsieur Toutlemonde. Ce qui est loin de renforcer l'intérêt du récit, avec ce manque cruel d'action et de suspense.

    Le lecteur retrouve néanmoins les éléments fondateurs du genre "invasion extraterrestre". C'est derniers ont une technologie très avancée par rapport aux connaissances humaines, le héros est séparé des siens et doit faire tout un périple pour les rejoindre, ensuite il y a bien évidemment la bêtise et la méchanceté humaine qui transparaît. Tout ces ingrédients se retrouvent même au cinéma dans les blockbusters américains.

    Enfin, le dénouement m'a laissée stupéfaite, comme un cheveu sur la soupe. Ce retournement de situation est pour le moins déroutant, voire frustrant, mais il reste tout à fait plausible. Mais je pense qu'il serait bon que je visionne le film de Steven Spielberg, car toutes les critiques que j'ai lu où les bloggeurs avaient vu le film, avant ou après la lecture, sont pour le moins élogieuses. J'ai du loupé un truc.


    Lien : http://lillyterrature.canalblog.com/archives/2014/07/09/30219657.html

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    • Livres 4.00/5
    Par Philippe67 le 17/02/2013


    Un grand classique du genre mais bien sur c'est très vieux et ça me parait assez fade aujourd'hui.

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    • Livres 3.00/5
    Par Melisende le 08/09/2011


    Depuis que je m'intéresse davantage à la science-fiction, La guerre des mondes fait partie des classiques du genre que j'avais envie de découvrir. de l'histoire, je ne connaissais que l'adaptation de 2005 de Spielberg avec Tom Cruise. Je savais donc qu'il était question d'une invasion extraterrestre ; en revanche, si je savais - car on m'avait prévenue - que l'adaptation avait pris quelques libertés, je ne m'attendais pas à ça !
    Je ressors de cette lecture surprise par quelques éléments, contente d'avoir découvert ce classique de la SF, mais un peu déçue de ne pas être emballée plus que ça.

    L'Angleterre de cette fin de XIXème siècle se croyait intouchable, en paix et ne donnait foi à aucune des théories annonçant la présence d'une vie sur Mars. Puis les météorites commencent à tomber plusieurs nuits d'affilée. Curieux, les habitants du coin se réunissent en masse autour de la chose tombée du ciel et attendent… Rapidement, le couvercle se dévisse, laissant apercevoir une créature effrayante puis, le « rayon ardent » se met en marche et dévaste tout sur son passage en quelques secondes. L'invasion commence…

    Le résumé donne déjà quelques-uns des éléments qui m'ont surprise, ne m'attendant pas du tout à de tels changements. En effet, chez H.G. Wells, l'invasion se déroule en Angleterre, à la toute fin du XIXème siècle, et non aux Etats-Unis dans les années 2000 comme nous le présente le film. Les voitures derniers cris sont donc remplacés par des charrettes tirées par des chevaux ! L'apparition des tripodes et des martiens très avancés dans le domaine des technologies est d'autant plus impressionnante pour les personnages mis en scène par H.G. Wells.

    Outre ces détails contextuels, j'ai également été surprise par les figures principales évoluant dans cette histoire. Dans le texte, plus de père de famille divorcé veillant sur ses deux enfants alors que la communication est difficile, mais un journaliste marié qui tente de retrouver sa femme, laissée derrière lui, alors que le pays est dévasté. Celui-ci, le personnage principal (et narrateur) nous raconte son aventure : lorsqu'il découvre les extraterrestres pour la première fois, leur façon de se mouvoir et de combattre, les plantes rouges qu'ils ont ramené avec eux et qui envahissent tous les paysages anglais… Intéressant sans aucun doute, mais très (trop) « scientifique », manquant trop d'émotions à mon goût. La plume d'H.G. Wells n'est d'ailleurs pas étrangère à cette froideur…

    En effet, le texte publié pour la première fois en 1898 fait partie des « classiques » et adopte donc un style plutôt formel. J'aime beaucoup les classiques, entendons-nous bien, et certains me procurent de grandes émotions, mais ce ne fut malheureusement pas le cas ici. C'est d'autant plus surprenant que l'auteur emploie la première personne du singulier et la forme du journal, ce qui, habituellement, aide à s'attacher au narrateur. Je regrette vraiment cette froideur toute scientifique qui s'est dégagée de cette lecture car à côté de ça, je concède bien volontiers l'originalité et l'innovation des idées de H.G. Wells (1898, rappelez-vous !).

    En conclusion, même si j'ai aimé le thème de l'ouvrage et l'originalité de celui-ci pour l'époque, je reste mitigée car un peu déçue par le manque d'émotions ressenties lors de ma lecture…


    Lien : http://bazar-de-la-litterature.cowblog.fr/la-guerre-des-mondes-de-h-..

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