Par H.G. Wells

Note moyenne : 4.14/5 (sur 7 notes)
Gallimard 1997
ISBN : 2070401782  
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Il me revint en tête - par quel procédé mental inconscient -, une phrase qui fit retourner ma mémoire de dix ans en arrière.
Elle flotta imprécise en mon esprit pendant un moment, puis je revis un titre en lettres rouges : Le Docteur Moreau, sur la couverture chamois d'une brochure révélant des expériences qui vous donnaient, à les lire, la chair de poule. Ensuite mes souvenirs se précisèrent, et cette brochure depuis longtemps oubliée me revint en mémoire, avec une surprenante netteté. J'étais encore bien jeune à cette époque, et Moreau devait avoir au moins la cinquantaine.
C'était un physiologiste fameux et de première force, bien connu dans les cercles scientifiques pour son extraordinaire imagination et la brutale franchise avec laquelle il exposait ses opinions.

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Critiques et avis sur L'Île du docteur Moreau


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    • Livres 5.00/5
    Par athena1, 2009-02-16 09:22:01

    bibliothèque

    Quel livre,et dire que je l'avais dans ma bibliothèque depuis plus de trois mois!! Cet ouvrage aborde avec un réalisme désarçonnant tout un ensemble d'expériences surréalistes afin de transformer de simple animaux en humains. Mais à y voir de plus près au delà de ce côté science fiction, WELLS aborde le thème de l'homme et des lois. En effet, même si dans cet ouvrage, la LOI : ne pas marcher à quatre pattes, ne pas laper, ne pas goûter le sang... s'applique aux créations du docteur MOREAU afin qu'elles ne retournent pas à l'état animal, on ne peut s'empêcher de penser à ce que serait un monde sans LOI pour les humains : ne retournerait on pas à un simple état primitif??. En bref un ouvrage nous montrant l'utilité d'une structure sociale.
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    • Livres 3.00/5
    Par Youplala, 2009-02-04 15:45:21

    bibliothèque

    Avant de lire ce roman, cela faisait des années que je n’avais plus lu de H. G. Wells… environ 15 ans. Je me souvenais qu’il avait un style très accrocheur, et qu’une fois les premières lignes lues, on avait envie de savoir quelle idée ingénieuse il avait bien pu trouver. J’avais vécu cela quand j’avais lu “La guerre des mondes” et j’avais trouvé la fin génialissime. :D



    Au cours de cette lecture, j’ai retrouvé ces sensations positives, bien qu’elles se soient teintées d’angoisse et de malaise durant certains passages ou face à certains énoncés.



    Car cette fois-ci, Wells questionne son lecteur sur la place de l’être humain dans le monde animal et de l’animal dans l’être humain, mais aussi sur la place de la souffrance dans la recherche scientifique (plus particulièrement la vivisection), et ce qu’il est permis de faire ou non au nom de la science. Des questions qui sont toujours d’actualité, comme vous l’aurez remarqué. Peut-on poursuivre certains buts? Est-il humain de tolérer d’entendre la souffrance s’exprimer et de rester de marbre? La science ne doit-elle pas avoir certaines limites? Ce sont en tout cas les questions qui me sont venues à l’esprit, en lisant par exemple les passages où le puma est littéralement torturé.



    Bien sûr, on sait maintenant que certains aspects de “l’île du docteur Moreau” sont complètement improbables. Par exemple, créer un être humain en modifiant la forme physique d’un animal est impossible, et découper puis “recoller” certains bouts d’animaux à d’autres relève de la mythologie et des chimères.



    Mais s’il est admis que réussir de tels “exploits” en utilisant cette technique relève du rêve ou du cauchemar, nous savons tous qu’à l’heure actuelle en modifiant les gènes nous pouvons obtenir des créatures étranges, comme tel animal fluorescent ou tel chat/chien hypoallergenique… ce qui n’est pas si éloigné des pratiques du Dr Moreau, bien que le but ne soit clairement pas de “créer de l’être humain”.



    Comme quoi, H.G. Wells a réussi non seulement au cours de ce roman à parler des questionnements de la fin du XIX° siècle, mais en même temps à évoquer ceux qui nous assaillent deux siècles plus tard. Lui qui ne souhaitait qu’écrire des romans de divertissement et qui ne voulait pas qu’on le compare aux récits d’anticipation de Jules Verne, il s’est bien mis le doigt dans l’oeil! ;-)



    Evidemment, Wells a réussi à rendre ces questions intéressantes et à éviter tout effet soporifique grâce à un savant mélange de suspense, d’effroi et d’aventure. Je n’ai cessé de me poser des tonnes de questions au cours de ma lecture. Qu’est-ce qu’il se passe réellement sur cette île? Que va-t-il arriver à Pendrick, comment va-t-il survivre à cette île et ses habitants monstrueux (les monstres n’étant pas forcément ceux que l’on croit)? Pour un peu, “l’île du Dr Moreau” ressemblerait à une histoire d’aventures lambda. Mais à la différence de ce dernier genre, le récit est sombre, très sombre, et l’espoir ne semble pas de mise. Donc si vous avez un peu le moral dans les chaussettes, mieux vaut éviter ce roman.



    Pour finir ce billet, la seule note négative que je retiendrai contre “L’île du Dr Moreau” est sa traduction datant de 1901 (dans mon édition Folio). Certaines tournures de phrases étaient peut-être correctes à l’époque (je me pose la question), maintenant elles semblent juste être de la traduction mot à mot du texte original anglais. A la page 74, on peut ainsi lire: “je commençais à croire que mes oreilles me décevaient”. Je ne sais pas si vous ça vous arrive souvent, mais pour l’instant je n’ai jamais été “déçue” par mes oreilles; elles ne m’ont jamais fait de cadeau pourri ni promis un repas au resto pour se défiler au dernier moment… ;-) Par contre, si on prend en compte le fait que “to deceive” signifie “tromper” en anglais, là la phrase prend un sens tout a fait normal.



    A mon sens, une petite révision de cette traduction serait vraiment souhaitable.



    Bref, vous aurez compris mon avis: plus de cent ans après sa publication, ce roman reste tout simplement d’une modernité impressionnante avec sa réflexion sur l’éthique de la science et son côté horrifique.

    Lien : http://youplala.wordpress.com/2009/02/03/lile-du-dr-moreau-de-herber..
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