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> Henry D. Davray (Traducteur)

ISBN : 2070401782
Éditeur : Gallimard (1997)


Note moyenne : 3.67/5 (sur 189 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Il me revint en tête - par quel procédé mental inconscient -, une phrase qui fit retourner ma mémoire de dix ans en arrière.
Elle flotta imprécise en mon esprit pendant un moment, puis je revis un titre en lettres rouges : Le Docteur Moreau, sur la couverture cha... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par Malivriotheque, le 03 février 2014

    Malivriotheque
    Edward Prendick est le dernier naufragé survivant du Lady Vain. Il se retrouve sur une île étrange, peuplée de créatures pour le moins inhabituelles mais surtout effrayantes. Sont-elles des animaux ou des humains ?
    Encore un classique de Wells (mais quel ouvrage de H. G. Wells n'est pas un classique ?). L'auteur était furieusement visionnaire et avait déjà compris vers quoi les expérimentations de son époque pouvaient conduire dans l'avenir. Il est bien évidemment question de manipulation génétique, ou tout du moins de jeu avec le corps humain ou animal que l'on tente, à la manière de Dieu, de façonner à souhait, pour le meilleur et surtout pour le pire. le personnage principal se retrouve piégé sur une île mystérieuse et dangereuse, tentant d'échapper à des monstres inquiétants avant de tomber sur une "tribu" toute particulière, avec ses règles et surtout ses aberrations. Et qui donc finit par devenir un peu fou dans ce labyrinthe inhumain ? En réalité, Wells avait écrit les bases de la série à succès Lost sans s'en apercevoir ! Et les scénaristes hollywoodiens de ne pas aller chercher les idées bien loin. Trève de digression...
    Si l'homme est un loup pour l'homme, alors il l'est certainement pour un animal, qu'on ne sait plus comment aborder dès lors que des ressemblances physiques s'opèrent ou que les sentiments rentrent en compte. C'est extrêmement intéressant. Mais l'enchaînement des évènements est assez prévisible quoiqu'assez réaliste par moments.
    Ce livre est intéressant mais un peu long. Et j'ai un peu de mal avec l'écriture de Wells, toujours dans la description quasi scientifique et ultra-détaillée de tout ce que le personnage principal, également narrateur, fait.

    Lien : http://livriotheque.free.fr/#!xhr_find_book.php?nom=7&titre=143
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    • Livres 3.00/5
    Par Youplala, le 04 février 2009

    Youplala
    Avant de lire ce roman, cela faisait des années que je n'avais plus lu de H. G. Wells… environ 15 ans. Je me souvenais qu'il avait un style très accrocheur, et qu'une fois les premières lignes lues, on avait envie de savoir quelle idée ingénieuse il avait bien pu trouver. J'avais vécu cela quand j'avais lu “La Guerre des mondes” et j'avais trouvé la fin génialissime. :D
    Au cours de cette lecture, j'ai retrouvé ces sensations positives, bien qu'elles se soient teintées d'angoisse et de malaise durant certains passages ou face à certains énoncés.
    Car cette fois-ci, Wells questionne son lecteur sur la place de l'être humain dans le monde animal et de l'animal dans l'être humain, mais aussi sur la place de la souffrance dans la recherche scientifique (plus particulièrement la vivisection), et ce qu'il est permis de faire ou non au nom de la science. Des questions qui sont toujours d'actualité, comme vous l'aurez remarqué. Peut-on poursuivre certains buts? Est-il humain de tolérer d'entendre la souffrance s'exprimer et de rester de marbre? La science ne doit-elle pas avoir certaines limites? Ce sont en tout cas les questions qui me sont venues à l'esprit, en lisant par exemple les passages où le puma est littéralement torturé.
    Bien sûr, on sait maintenant que certains aspects de “L'Île du docteur Moreau” sont complètement improbables. Par exemple, créer un être humain en modifiant la forme physique d'un animal est impossible, et découper puis “recoller” certains bouts d'animaux à d'autres relève de la mythologie et des chimères.
    Mais s'il est admis que réussir de tels “exploits” en utilisant cette technique relève du rêve ou du cauchemar, nous savons tous qu'à l'heure actuelle en modifiant les gènes nous pouvons obtenir des créatures étranges, comme tel animal fluorescent ou tel chat/chien hypoallergenique… ce qui n'est pas si éloigné des pratiques du Dr Moreau, bien que le but ne soit clairement pas de “créer de l'être humain”.
    Comme quoi, H.G. Wells a réussi non seulement au cours de ce roman à parler des questionnements de la fin du XIX° siècle, mais en même temps à évoquer ceux qui nous assaillent deux siècles plus tard. Lui qui ne souhaitait qu'écrire des romans de divertissement et qui ne voulait pas qu'on le compare aux Récits d'anticipation de Jules Verne, il s'est bien mis le doigt dans l'oeil! ;-)
    Evidemment, Wells a réussi à rendre ces questions intéressantes et à éviter tout effet soporifique grâce à un savant mélange de suspense, d'effroi et d'aventure. Je n'ai cessé de me poser des tonnes de questions au cours de ma lecture. Qu'est-ce qu'il se passe réellement sur cette île? Que va-t-il arriver à Pendrick, comment va-t-il survivre à cette île et ses habitants monstrueux (les monstres n'étant pas forcément ceux que l'on croit)? Pour un peu, “L'île du Dr Moreau” ressemblerait à une histoire d'aventures lambda. Mais à la différence de ce dernier genre, le récit est sombre, très sombre, et l'espoir ne semble pas de mise. Donc si vous avez un peu le moral dans les chaussettes, mieux vaut éviter ce roman.
    Pour finir ce billet, la seule note négative que je retiendrai contre “L'île du Dr Moreau” est sa traduction datant de 1901 (dans mon édition Folio). Certaines tournures de phrases étaient peut-être correctes à l'époque (je me pose la question), maintenant elles semblent juste être de la traduction mot à mot du texte original anglais. A la page 74, on peut ainsi lire: “je commençais à croire que mes oreilles me décevaient”. Je ne sais pas si vous ça vous arrive souvent, mais pour l'instant je n'ai jamais été “déçue” par mes oreilles; elles ne m'ont jamais fait de cadeau pourri ni promis un repas au resto pour se défiler au dernier moment… ;-) Par contre, si on prend en compte le fait que “to deceive” signifie “tromper” en anglais, là la phrase prend un sens tout a fait normal.
    A mon sens, une petite révision de cette traduction serait vraiment souhaitable.
    Bref, vous aurez compris mon avis: plus de cent ans après sa publication, ce roman reste tout simplement d'une modernité impressionnante avec sa réflexion sur l'éthique de la science et son côté horrifique.

    Lien : http://youplala.wordpress.com/2009/02/03/lile-du-dr-moreau-de-herber..
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    • Livres 3.00/5
    Par Hildebald, le 27 août 2012

    Hildebald
    C'est toujours impressionnant de découvrir l'imagination de cet auteur pour son époque : La Guerre des mondes, L'homme invisible...
    Des idées intéressantes, une ambiance particulière...pourtant je trouve que cela a mal vieilli. Il faut dire que nous sommes maintenant tellement blasés rien qu'avec la télé...
    Mais je pense qu'à l'époque ce roman a du plaire aux amoureux du genre, il a du terrifier des jeunes lecteurs.
    Moi je l'ai trouvé agréable, il ne m'a pas traumatisé, il m'a seulement permis de découvrir une autre œuvre de Wells.
    Quant aux adaptations télé, elles permettent de donner un coup de jeune à ses œuvres et de toucher un plus large public. Cependant, je trouve qu'il est toujours intéressant et plus riche de lire le texte original...Culture, quand tu nous tiens.
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    • Livres 5.00/5
    Par Aucafelitterairedeceline, le 14 mars 2013

    Aucafelitterairedeceline
    Un livre étrange, qui nous fait un peu frissonner...
    On retrouve l'écriture à la première personne, qui est, je trouve, très efficace dans les récits fantastiques ou de science-fiction. C'est donc Prendick qui nous fait le récit de son séjour sur la mystérieuse île du docteur Moreau. On est en première ligne pour ressentir ses malaises, ses sentiments, lire ses interrogations, ses craintes, etc. On retrouve des ingrédients propres au genre : le sentiment du narrateur que son imagination lui joue des tours ("Mon imagination transforma les fourrés qui m'entouraient... Je me figurais être épié par des choses invisibles", chapitre V) ; l'éclairage qu'il apporte sur les évènements qu'il a vécu, avec justement cette distance temporelle qui lui permet de juger ce qu'il s'est passé. Ceci l'entraîne parfois à anticiper, cela est très marqué notamment à la fin du chapitre X : " Mais cet aspect ne m'apparut pas du premier coup... Je crois même que j'anticipe un peu en parlant maintenant". Je ne sais plus où j'ai déjà rencontré cet effet de style, mais cela fait partie de choses que j'aime en lisant ce genre de livre.
    L'histoire tourne donc autour des expériences du docteur Moreau sur des animaux. de ce fait, la science est au coeur du livre. Prendick "s'occupait beaucoup d'histoire naturelle", Montgomery est enthousiate en l'apprenant. On a affaire ici à une vision de la science qui effraie, une science expérimentale, qui produit des monstres, mais une branche de la science rejeté par beaucoup, puisque Moreau se retrouve exilé sur une île. Prendick le connait de nom et de réputation. Beaucoup de mystères est fait autour de leurs expériences, mais par la force des choses, notre narrateur va apprendre ce qu'il se passe sur l'île et être confronté à une réalité qui le dépasse, ainsi qu'à certains dérapages... Mais attention, il observe, éprouve de la crainte, à aucun moment Prendick condamne vraiment ce qu'il s'y passe.
    Ce livre est prétexte à Wells pour poser la question de l'animalité de l'humain. Au fil de son contact (parfois prolongé) avec ces créatures, Prendick constate que cela le change, réveille peut-être justement cette animalité qui est en lui. A noter aussi cette volonté de contrôler l'animalité des créatures, car si ces créatures ont un air humain, elles sont fait à partir d'animaux (ce qui vaut des mélanges tout à fait étranges), et si Moreau réussit à les humaniser, l'instinct animal se révèle plus fort. Les dernières pages sont superbes et reflètent cette crainte que l'animalité de l'homme prennent le dessus chez l'humain. Notre héros est visiblement traumatisé par son passage sur l'île. Voici une phrase du dernier paragraphe que j'apprécie particulièrement : "c'est là, je le crois, dans les éternités et vastes lois de la matières, et non dans les soucis, les crimes et les tourments quotidiens, que ce qu'il y a de plus animal en nous doit trouver sa consolation et son espoir."
    Pour conclure cette article, bien que tout ce qui concerne ces créatures semble improbable, il demeure quelque chose dans ce livre qui le rend prenant. On s'attache au personnage, et la curiosité de savoir ce qu'il se trame y est pour beaucoup. Pour ma part découvrir l'imagination des premiers auteurs de science-fiction m'impressionne et me surprend toujours.

    Lien : http://aucafelitterairedeceline.over-blog.com/article-l-ile-du-docte..
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    • Livres 2.00/5
    Par Zebra, le 27 juillet 2012

    Zebra
    Qu'est-ce à dire ? L'être humain ne serait qu'un monstre enfouit sous une enveloppe empreinte d'humanité. Certes, l'actualité nous montre régulièrement l'existence de "docteur Moreau". Alors, méfions-nous, il en existe et ceux là se cachent le plus souvent derrière un visage avenant !
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Citations et extraits

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  • Par gill, le 17 juillet 2012

    D'autres admirent davantage "L'île du docteur Moreau". Outre qu'à leur avis le récit est échafaudé, composé, développé selon une architecture simple et légère, ils assurent que Wells a réussi là un tour de force, une critique de la création d'autant plus redoutable qu'elle ne la désapprouve pas, qu'elle n'incrimine pas, qu'elle ne s'indigne pas.
    La résolution insensée du docteur Moreau de façonner des êtres à l'image de l'homme suggère irrésistiblement de rapprocher de ce thaumaturge présomptueux les dieux de toute espèce qui se sont proposé de créer l'homme à leur image.
    Que leur oeuvre soit aussi imparfaite que celle de Moreau, Wells l'indique par des moyens aussi simples qu'impressionnants.
    A ses hommes-animaux, le maniaque chirurgien fait inculquer une loi qui symbolise les statuts sociaux, les règles conventionnelles, les injonctions morales ; mais en vain : dès qu'ils ne redoutent pas d'être punis ils enfreignent la loi.
    L'analogie va plus loin, sans que rien la souligne ; il semble même que l'auteur prenne soin d'éviter toute allusion directe, et de ne rien dire, pas même d'insinuer, qui dépasse ses personnages humains et leurs faits et gestes.
    Aucun artifice ne peut mettre le lecteur sur la voie, aucun subterfuge ne peut non plus le fourvoyer : Moreau est bien Moreau et sa retraite du Pacifique est bien un ^lot désert sous les tropiques, voilà tout.
    A part cela, vous pouvez y voir tout ce que vous voulez, et surtout vous serez empoigné dès la première page, et vous continuerez, haletant, votre lecture jusqu'à la fin.
    (extrait de la préface de "Pages choisies de H.G. Wells", signée Henry D Davray, et insérée en début de l'édition parue chez "Albin Michel" en 1931)
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  • Par gill, le 19 juin 2012

    "L'île du docteur Moreau" a pour origine une conjoncture de Wells sur une question de chirurgie et l'idée que "l'humanité n'est pas autre chose que l'animal façonné jusqu'à prendre une forme raisonnable".
    Le docteur Moreau, grand chirurgien, a trouvé le moyen d'accélérer l'évolution et de faire en quelques jours un homme d'une bête. Il a donc modelé des porcs, des taureaux, des chiens, et il leur a donné quelque chose de l'apparence et de l'intelligence de l'homme.
    Mais il ne peut les maintenir à ce niveau que par une discipline constante et en leur faisant réciter continuellement la loi.
    On voit le symbole.
    Nous aussi, nous sommes des animaux tout récemment transformés en hommes. Le porc, le singe et le taureau restent vivants en de nombreux êtres d'apparence humaine, et ce n'est qu'en leur faisant réciter la loi que les sociétés les maintiennent dans l’obéissance.
    Ici le pessimisme de Kipling et l'optimisme de Wells se rencontrent un instant....
    (extrait de "Magiciens et logiciens" d'André Maurois - paru chez "Grasset" en 1935)
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  • Par gill, le 16 juillet 2012

    D'autres admirent davantage "L'île du docteur Moreau". Outre qu'à leur avis le récit est échafaudé, composé, développé selon une architecture simple et légère, ils assurent que Wells a réussi là un tour de force, une critique de la création d'autant plus redoutable qu'elle ne la désapprouve pas, qu'elle n'incrimine pas, qu'elle ne s'indigne pas.
    La résolution insensée du docteur Moreau de façonner des êtres à l'image de l'homme suggère irrésistiblement de rapprocher de ce thaumaturge présomptueux les dieux de toute espèce qui se sont proposé de créer l'homme à leur image.
    Que leur oeuvre soit aussi imparfaite que celle de Moreau, Wells l'indique par des moyens aussi simples qu'impressionnants.
    A ses hommes-animaux, le maniaque chirurgien fait inculquer une loi qui symbolise les statuts sociaux, les règles conventionnelles, les injonctions morales ; mais en vain : dès qu'ils ne redoutent pas d'être punis ils enfreignent la loi.
    L'analogie va plus loin, sans que rien la souligne ; il semble même que l'auteur prenne soin d'éviter toute allusion directe, et de ne rien dire, pas même d'insinuer, qui dépasse ses personnages humains et leurs faits et gestes.
    Aucun artifice ne peut mettre le lecteur sur la voie, aucun subterfuge ne peut non plus le fourvoyer : Moreau est bien Moreau et sa retraite du Pacifique est bien un ^lot désert sous les tropiques, voilà tout.
    A part cela, vous pouvez y voir tout ce que vous voulez, et surtout vous serez empoigné dès la première page, et vous continuerez, haletant, votre lecture jusqu'à la fin.
    (extrait de la préface de "Pages choisies de H.G. Wells", signée Henry D Davray, et insérée en début de l'édition parue chez "Albin Michel" en 1931)
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  • Par GeckoLogique, le 23 avril 2011

    Les créatures que j'avais vues n'étaient pas des hommes, n'avaient jamais été des hommes. C'étaient des animaux - animaux humanisés - triomphe de la vivisection.

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  • Par Malivriotheque, le 01 février 2014

    The crying sounded even louder out of doors. It was as if all the pain in the world had found a voice.

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