Etant donné la forme du "roman", j'ai eu un peu de mal à rentrer dedans. En effet, ili s'agit moins d'un roman qu'un groupement d'histoires, de situations, souvent d'emmerdes, vécues par tout un réseau de connaissances, de junkies, de pôtes et qui dresse ainsi un portrait écossais contemporain très réaliste.
Ce qui est extrêmement étonnant avec
Irvine Welsh lorsqu'on commnce à s 'imprégner de lui, c'est qu'on se rend compte que, derrière son rideau de langage vulgaire, il manipule en fait les mots comme un virtuose. C'est probablement ce qui donne quelque chose d'aussi réaliste et finalement très harmonieux. En attendant, on a ici une chronique écossaise autant qu'une chronique junkie totalement unique, révélatrice, tout en restant optimiste, qui se garde toujours de rendre la chose pathétique. On y trouve énormément de choses, beaucoup de réflexions, des experiences de vie, et même un chapitre très freudien qui ne manque vraiment pas d'interêt (A la recherche de l'homme intérieur, dans Total Ratage). de plus, si certains personnages sont vraiment de pauvres cons, et qu'ils ont tous leurs imperfections, ils sont tous pleins d'humanité et Rents (ou Renton ou Mark, au choix), notamment, est très attachant. A vrai dire, les psychologies des personnages, même si elles sont toutes régies par la drogue, sont très variées, et il suffit de prendre la peine d'y regarder de plus près pour voir que chacun peut s'y identifier.