Étant Werberien, je me devais de lire la suite du « Père de nos pères ». Dans ce deuxième tome de la trilogie des Aventuriers de la Science,
Bernard Werber se pose sur la question du cerveau (thème très original). Il propose également au lecteur une drogue meilleure que toutes celles existantes aujourd'hui :
L'ultime secret qui a conduit Samuel Fincher à mourir de plaisir (ou mort d'amour pour les plus romantiques).
Ce voyage scientifique au sein du cerveau est entrepris par les deux protagonistes du « Père de nos pères » : Lucrèce Nemrod – journaliste caractérielle – et Isidore Katzenberg – ancien journaliste scientifique devenu détective. Deux personnages qu'on croit incompatibles, au début, mais qu'on finit quand même par apprécier. Petit bémol tout de même, même si j'apprécie les connaissances d'Isidore, je ne me suis pas du tout attaché au personnage tel quel ! Je le trouve trop vieux jeu… Malgré cela, Isidore tient un arbre des futurs possibles (en lien avec «
L'arbre des possibles » ?) afin de trouver la voie de la non-violence que l'humanité pourrait prendre.
Roman rempli de péripéties que nos deux héros doivent surmonter afin de découvrir ce qu'est réellement
L'ultime secret. Pourtant, j'ai été déçu de découvrir ce qu'il en était à la fin du roman. Pour la première fois avec un roman de B.W., j'ai trouvé que la fin tombait un peu à plat… Il se rattrape toutefois avec une très belle morale : tout devient destructeur si on n'arrive pas à se contrôler.
Comme à son habitude, B.W. mêle deux ou trois histoires en parallèle. Dans ce cas-ci, on a droit aux aventures de Lucrèce et d'Isidore, de Samuel Fincher – docteur réputé et numéro un mondial du jeu d'échecs – et de Personne (belle pensée à Ulysse).
B.W. a une plume simple, vivante, … Il est le seul écrivain, à ma connaissance, à savoir faire aimer la science en y mélangeant une bonne histoire autour. Bref, il m'a accompagné dans un plaisir littéraire incommensurable !
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