C'est la première fois que je lis un roman de
Bernard Werber. J'avoue m'être lancée dans cette lecture de façon mitigée. Les dernières critiques que j'ai lu sur Babélio n'étaient pas toujours encourageantes. du coup, j'avais peur que, moi aussi, je sois déçue. Mais il n'en fut rien. Peut-être parce que justement, contrairement aux lecteurs dont j'ai lu les critiques, je n'ai pas d'éléments de comparaison entre les différents romans de
Werber.
Je l'ai dévoré ce roman. En deux jours, il était terminé. Certes, je n'avais que ça à faire dans ma journée, mais l'histoire m'a captivée.
Ce que j'ai aimé, c'est cette idée d'améliorer le futur, que tout est toujours possible, que même si les chances sont moindres de pouvoir faire quelque chose, elles existent et qu'une seule personne peut changer le monde. J'avoue avoir moi aussi, l'utopie d'un futur dans lequel on vivrait tous en harmonie. du coup, je me suis retrouvée dans les habitants de Rédemption lorsqu'ils imaginaient leur futur idéal.
Et pour autant, je ne me suis pas plus que ça attachée aux personnages. Je n'arrive pas à m'identifier à Cassandre. Certes, comme elle, j'aimerai bien changer le monde (mais contrairement à elle, je sais que je n'arriverai à rien), mais je ne serais pas capable de quitter mon modeste confort, pour vivre dans un dépotoir.
Mais malgré cette « distance » entre les personnages et moi, j'ai vraiment apprécié cette lecture. C'est vrai que, mine de rien, cela fait réfléchir. Et c'est vrai que moi aussi, quand j'essaye de voir le monde tel qu'il sera en l'an 3000, je le vois complètement ravagé avec des gens qui sont capables de toutes les violences.