> Guillaume Fournier (Traducteur)

ISBN : 2266159240
Éditeur : Pocket Jeunesse (2007)


Note moyenne : 3.87/5 (sur 337 notes) Ajouter à mes livres
Qu’elle va être belle la vie quand Tally Youngblood aura seize ans. Après l’opération, elle ira chez les Pretties. Parce que la vie à Uglyville, ce n’est rien comparé à celle qui l’attend à New Pretty Town. Dans ce futur éloigné, les gens sont normaux jusqu’à seize ans.... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Melisende, le 09 mai 2011

    Melisende
    Cette série de Scott Westerfeld me tente depuis des années mais je n'avais pas encore eu l'occasion de la découvrir. Je remercie donc Miss Bunny pour ce « troc ».
    J'étais curieuse de plonger enfin dans ce premier tome, mais également un peu sceptique et inquiète en ce qui concernait le traitement du thème de la « beauté » dans cette société. J'avais un peu peur de ne pas me trouver d'atomes crochus avec l'héroïne et les autres personnages… et ça a été un peu le cas au début, mais heureusement, les choses s'arrangent assez vite.
    Finalement, cette lecture n'a pas été et ne sera pas un coup de cœur, mais elle m'a fait passer un bon moment. Scott Westerfeld est, qui plus est, parvenu à m'intéresser suffisamment pour que j'ai envie de lire la suite ; pari réussi !
    Un Book Club est prévu sur Livraddict le mercredi 11 mars à partir de 18 heures. Je vous mettrai les liens vers les discussions et vers l'avis des autres participants dès qu'ils seront en ligne !
    Tally attend ses 16 ans avec impatience. Ce jour-là, elle quittera définitivement son visage moche d'Ugly grâce à l'Opération qui la transformera en Pretty. Elle pourra alors rejoindre son meilleur ami, Peris, qui a subi le changement quelques jours plus tôt et vit dorénavant à New Pretty Town où il fait la fête jour et nuit avec d'autres adolescents aussi beaux que lui.
    Un soir, quelques jours avant le grand jour, elle décide de rendre visite à Péris. Les Uglies n'ont pas le droit d'entrer dans le quartier, mais Tally parvient sans trop de mal jusqu'à la résidence de son ancien ami. Elle le découvre au détour d'un couloir, beau. L'alerte est donnée, elle doit s'enfuir. Elle vole un « gilet de sustentation », saute du toi et rebondit un peu plus loin. Alors qu'elle s'apprête à traverser le fleuve pour rejoindre Uglyville, elle fait la connaissance de Shay. La jeune fille aura bientôt 16 ans elle aussi, mais rebelle, elle refuse de subir l'Opération.
    Tally ne prend pas sa nouvelle amie au sérieux jusqu'au jour où celle-ci lui propose de s'enfuir avec elle et de rejoindre la Fumée, la ville des rebelles, à plusieurs jours de marche. Tally refuse catégoriquement, tout ce qu'elle veut c'est être belle et s'amuser jour et nuit…
    Le jour tant attendu arrive, mais au lieu de subir l'Opération tant désirée, l'adolescente voit son rêve s'échapper. Pour le rattraper, elle va devoir infiltrer la Fumée en tant qu'espionne et vendre tous les rebelles aux Specials, la police des Pretties… sans ça, elle restera moche à vie !
    Ce qui me tentait le plus dans cette saga « jeunesse », c'est le côté dystopique de l'histoire. Scott Westerfeld nous offre une société future (qui se situe dans 3 ou 4 siècles je pense) qui repose entièrement sur la Beauté et la « norme ». Quand on voit notre société actuelle et ses dérives (les médias qui prônent le culte de la maigreur, par exemple), on se dit que notre futur pourrait bien ressembler à cette fiction.
    Dans le monde de Tally, tout est automatisé et jetable/changeable en un claquement de doigt. Les Uglies se déplacent sur des planches qui « volent » grâce au champ magnétique dont est constituée la ville. Tous les matériaux anciens et les énergies premières (le charbon, le bois, le fer,…) sont désuets et plus du tout utilisés. On comprend, face au dégoût de Tally, que la chasse n'est plus dans les mœurs ; elle est outrée lorsqu'on lui dit que hors de la ville, les rebelles mangent des animaux et se vêtent de leur cuir/fourrure. A l'école, les enfants apprennent que la Beauté est une affaire de proportions et de symétrie ; l'Opération consiste à faire entrer le corps et le visage du Ugly dans la « norme ». Si vous n'avez pas subi la transformation, vous êtes forcément moches et devenez donc un paria.
    J'ai été presque « choquée » par l'attitude des Uglies entre eux : dès leur plus jeune âge, ils ne s'appellent mutuellement que par des surnoms insultants, les prénoms étant essentiellement utilisés par les professeurs et autres adultes respectables. C'est vraiment du bourrage de crâne qui illustre le côté « stupide » de l'être humain (ou du moins, de 90% de la population) qui ne réfléchit même pas et avale ce qu'on lui sert sans se poser la moindre question !
    Cette réflexion intéressante qui se cache dans ce titre « jeunesse » amène un vrai plus à l'histoire. En revanche, la révélation qui se fait dans la dernière partie, au sujet de l'Opération, n'est pas des plus originales. L'originalité vient surtout de rebondissement de dernière minute lié à une décision de Tally…
    Tally qui, je dois l'avouer, m'agaçait prodigieusement au début. L'exemple même de la gamine formatée qui n'a pas un sou de jugeote ! Les premières pages ont donc été plutôt énervantes pour moi et j'en ai vite eu assez de son désir d'être belle et de faire la fête (non mais franchement, tu parles d'objectif dans la vie…). Cependant, et c'est là qu'est tout (ou presque) l'intérêt de ce premier tome, Tally évolue. En sortant de la ville, elle ouvre les yeux et découvre la « vraie » vie d'elle-même, sans le parasitage et la propagande des autorités. Elle doute, hésite, ne sais plus qui dit vrai, qui croire… et en plus, elle rencontre David.
    Parce que forcément, il y a un personnage masculin et qu'évidemment, il est du côté des rebelles (c'est même le super rebelle de la Fumée…). Bon, l'histoire entre eux est attendue, mais, même si elle n'est pas originale, elle est assez bien « amenée » pour que ça passe.
    Les autres personnages sont secondaires et assez peu présents (du moins pour le moment) sauf Shay, la jeune fille par qui l'aventure arrive. Au début, lorsqu'elle apprend à Tally à faire de la planche, elle me plaisait assez, mais elle devient vite… « encombrante ». On notera l'existence des Specials, groupe qui fait un peu office de police… Beaux, ils ont aussi le côté « démoniaque » et inquiétant que n'ont pas les Pretties « normaux ».
    Tout tourne autour de Tally, le lecteur découvre tout en même temps qu'elle. Scott Esterel a choisi la troisième personne au lieu de la première pour ce point de vue ; mais même si on n'est pas directement dans la tête de l'héroïne, on ressent bien ses émotions.
    A côté de ça, les chapitres sont très courts (une dizaine de pages en moyenne, et comportent chacun un titre), ce qui offre un rythme assez soutenu, aussi bien pour l'intrigue que pour la lecture.
    Il s'agit d'un titre adressé aux jeunes lecteurs (adolescents), le style est donc en conséquence ; mais loin d'être simpliste, il permet aux jeunes adultes et aux lecteurs plus confirmés, de plonger agréablement dans cette histoire. J'ai apprécié les descriptions offertes par Scott Westerfeld, pas trop longues et encombrantes, elles permettent de s'imaginer assez facilement les décors et diverses scènes.
    J'ai seulement trouvé le démarrage un peu long, mais ce n'est peut-être pas tant la plume de l'auteur que le personnage de Tally qui est en cause. le rythme s'accélère au fil des pages et le dénouement, surprenant, de ce premier tome, ouvre magistralement le second.
    Je ferme donc ce premier volume sur une note globalement positive et avec l'envie de poursuivre l'aventure dès que j'en aurai l'occasion !

    Lien : http://bazar-de-la-litterature.cowblog.fr/uglies-tome-1-de-scott-wes..
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    Critique de qualité ? (8 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Auudrey, le 01 avril 2012

    Auudrey
    Cela faisait plusieurs années (quatre ans si je ne me trompe pas, depuis l'ouverture de mon premier blog...) que je voyais fleurir des avis sur ce livre dans la blogosphère, mais sans jamais vraiment m'y intéresser, en grande partie à cause de la couverture que je trouvais bien laide (raison futile, je sais !) et finalement, j'ignore pourquoi, il y a quelques mois j'ai fini par avoir envie de découvrir cette saga !
    C'est désormais chose faite et je peux d'ores et déjà dire que je lirai la suite au plus vite !
    Pourtant le livre ne démarrait pas de la meilleure façon qui soit, dès le départ j'ai été agacée par Tally, l'héroïne, qui est l'archétype même de la jeune fille formatée qui oublie de penser par elle même et qui se contente de suivre le troupeau comme un petit mouton, elle n'a que deux choses en tête : devenir belle et faire à la fête à New Pretty Town (bref, de grands projets pour l'avenir...), j'ai eu la sensation que c'était une obsession pour elle, elle ne pense qu'à ça, c'est son seul but et c'est assez pénible par moment, c'est le genre de comportement qui m'exaspère, d'autant plus que ses "objectifs" sont superficiels; donc c'est un personnage avec lequel j'ai eu énormément de mal pendant une bonne partie du livre.
    Heureusement, Tally évolue, doucement mais sûrement, elle commence même à faire preuve de courage lors des dernières pages ce qui l'a fait remonter un peu dans mon estime, j'espère qu'elle ne retombera pas dans ses vieux travers et qu'elle continuera à mûrir de cette façon par la suite !
    Dans ce premier volume, nous rencontrons également Shay, devenue l'amie de Tally depuis peu, qui est sûrement le personnage que j'ai le plus apprécié, contrairement à l'héroïne, Shay se sert de ses neurones, elle est plus mature et elle ne veut surtout pas devenir une Pretty, elle compte même s'enfuir rejoindre les rebelles et garder le physique qu'elle a... Finalement, bien qu'elle soit tout de même énervante par moment, Shay est le personnage qui m'a semblé le moins fade et le plus intéressant, d'ailleurs je regrette un peu qu'elle soit reléguée au second plan dans la deuxième partie du livre, ses interventions se font plus rares et elle n'est pas franchement mise en valeur...
    En dehors de Tally et de Shay, les autres personnages sont en retrait et nous ne les connaissons pas bien encore, il y a bien David qui apparaît plus souvent que les autres mais finalement il m'a laissé indifférente, je le trouve "plat" et je ne suis ni fan de ce personnage ni de sa romance avec Tally, c'est pas trop mal amené, c'est pas trop niais, mais je n'ai pas accroché !
    Pour ce qui est de l'intrigue, le bilan est beaucoup moins mitigée, excepté quelques longueurs ça et là, j'ai apprécié ma lecture que ce soit grâce à l'histoire ou à l'univers mis en place, Scott Westerfeld met en scène une société où tout tourne autour de la beauté, de la jeunesse, ceux n'ayant pas subit l'opération sont considérés comme moches et "anormaux", vu notre époque actuelle et le culte du paraître ou encore de la maigreur (c'est sur qu'il n'y a rien de plus sexy qu'un sac d'os *beurk*) on peut se dire que l'idée de l'auteur est plus que plausible, qu'elle pourrait même, dans le pire des cas, devenir réelle dans un futur plus ou moins proche et cela m'a fait un peu froid dans le dos de l'imaginer, je trouve que Scott Westerfled a très bien exploitée son idée, même si certaines choses ne sont pas bien difficiles à deviner (la révélation concernant la fameuse opération notamment...) et que d'autres ne sont pas encore bien développées (les tomes 2 et 3 arrangeront sûrement cela !), l'ensemble a su capter mon attention et j'ai dévoré ce premier volume avec plaisir.
    Néanmoins, j'avoue que même si j'ai aimé ce premier tome, je ne comptais pas lire le second, je pensais que ce n'était pas nécessaire, que le premier se suffisait à lui-même, et que ce serait peut être un peu répétitif; mais l'auteur étant un petit malin, il nous a servi un cliff-hanger en guise de dénouement et après cela, évidemment, j'ai vraiment hâte d'avoir la suite entre les mains car elle me semble très prometteuse...
    Côté style, il n'y a pas grand chose à en dire, c'est facile et rapide à lire, excepté les trois ou quatre premières pages avec lesquelles j'ai eu un peu de mal, je butais sur certaines phrases sans savoir pourquoi d'ailleurs, mais le reste passe très bien !
    A vrai dire le petit plus à propos de la plume, c'est l'utilisation du point de vue à la troisième personne, je pensais que Scott Westerfeld allait adopter le "je" et nous obliger à nous farcir les pensées de Tally, heureusement non et je ne m'en plains pas !
    Pour conclure, je suis contente d'avoir accordé une chance à cette saga malgré tous mes a priori car c'est une jolie découverte, vivement le tome 2 !

    Lien : http://xx-au-fil-des-pages-xx.over-blog.com/article-uglies-tome-1-sc..
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    Critique de qualité ? (9 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Luna05, le 26 janvier 2011

    Luna05
    Parmi les livres classés en tant que "roman jeunesse" prônent quelques titres se démarquant en ce moment par leur thème et maturité, un nouveau genre née se nommant Dystopie englobant des histoires futuristes pessimistes et tout bonnement plausible. le premier à avoir élu domicile su mes étagères fut "La Déclaration : L'Histoire d'Anna" de Gemma Malley, voici à présent le petit nouveau "Uglies". Un titre pouvant trouver écho auprès d'un publique plus âgé.
    Tally jeune fille de 15ans et demie fait partie des Uglies, ou dit plus simplement des personnes n'ayant pas encore subit d'opérations chirurgicales. En effet à 16ans, les Uglies se doivent de la subir afin de devenir Pretties, des personnes belles, parfaites et non moche à jamais. Depuis leur enfance, les enfants Uglies sont préparés par leur parents Pretties à être opérés afin d'entrer dans le grand monde et de pouvoir trouver du travail, d'être insérer dans cette société régit par le paraitre. Ainsi ces enfants sont façonnés afin d'avoir du mépris pour eux même ainsi que de leur laideur. Les Uglies ont ainsi un but commun, se transformer en Pretties.
    Tally attend avec impatience le grand jour qui lui permettra de rejoindre son meilleur ami Peris à Pretties Town. Cependant, sa rencontre avec Shayne une Uglie de son âge lors d'une de ses sorties nocturne, lui fera découvrir un monde lui étant inconnu et surtout une vérité au quelle Tally n'aurait jamais songé. Une réalité dérangeante qu,i si découverte, pourrait faire trembler les fondations de l'extrême beauté imposée.
    Shayne se veut aux antipodes de la jeunesse Uglies, elle ne souhaite aucunement ses opérations et s'amuse de ses imperfections, s'étant liée d'amitié elle tentera de convaincre Tally que toutes ses idées de physique parfait ne sont que des inepties....
    Une aventure prenante et bouleversante dans laquelle Tally sera plongée, découvrant un monde inconnu de rebelles. Au fil de la lecture nous partageons ses doutes, peurs, impuissances, culpabilité. Son évolution sera criante de vérité et ses choix responsables.
    Je n'irai pas plus loin pour éviter tout spoilers. Ce livre se doit d'être découvert par vous même pour en assimiler chaque parcelles et révélations. Les personnages sont tous très attachants et humains en ce qui concerne les Uglies, quant aux Pretties, à vous de constater ce qui cloche. L'héroïne, malgré son âge fera preuve de beaucoup de maturité et de perspicacité, et saura prendre ses responsabilités....Une fin amer promettant beaucoup pour la suite!
    Un roman dystopie faisant une critique mature et acerbe des apparences dans notre société et soulignant jusqu'où peut déboucher ces dérives dans un future lointain. Une série à suivre de près au vu de la fin de ce tome 1!!
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    • Livres 4.00/5
    Par fee-tish, le 06 janvier 2012

    fee-tish
    Que serait le monde si l'on vous persuadiez que vous naissez laid mais qu'à seize ans, une opération vous rendra beau et heureux ? Un endoctrinement des cerveaux qui repose sur le paraître, sur l'amusement, pour détruire toute volonté de réflexion et de rébellion. C'est l'univers dans lequel Scott Westerfeld nous plonge avec "Uglies".
    Les Uglies sont de jeunes adolescents qui, de douze à seize ans, partent de chez leurs parents pour vivre dans des dortoirs à Uglyville. Période de transition où ces jeunes gens n'aspirent qu'à devenir des Pretties, c'est-à-dire des personnes parfaites, grâce à la mystérieuse Opération.
    Le lecteur va suivre Tally, une demoiselle qui attend avec impatience sa transformation. Son meilleur ami vient de devenir un Pretty ; elle est donc seule dans Uglyville quand elle rencontre Shay, qui va l'amener à se poser de nombreuses questions sur cette société qu'elle refuse en masse.
    Cette saga young adult, bien que destinée à la jeunesse, ne gênera pas les adultes, au contraire. J'ai trouvé l'écriture très agréable et certainement pas enfantine.
    Au sujet du rythme de l'histoire, le début m'a semblé long et redondant. A partir de 150 pages environ, lorsque Tally est prête pour sa transformation, j'ai réellement commencé à accrocher au roman. Cette dystopie est donc longue à démarrer mais le sujet de fond est vraiment intéressant. L'auteur exploite un thème de notre société où seule l'apparence compte et dans laquelle les modèles de perfection aussi bien féminins que masculins sont dictés par les médias. Tally est le personnage central du roman : endoctrinée, elle va peu à peu ouvrir les yeux devant la terrifiante vérité que cache les Specials Circumstances, qui gèrent notamment l'Opération. Shay et David sont deux personnages secondaires qui vont aider à cette prise de conscience. Chacun des trois sont très différents et par là même très intéressant. Ils ont un potentiel de réflexion qui s'éveille au contact les uns des autres, ce qui laisse présager une suite intéressante et pleine d'action.
    Premier dystopie jeunesse que je lis et je dois dire que je trouve ce concept, maintenant à la mode, très formateur pour les adolescents. Une histoire mettant en scène des jeunes adultes, qui vivent avec les problèmes de leur âge, mais qui sont face à une société contre-utopique, où les consciences sont contrôlées d'une quelconque manière. Des récits qui mènent à une réelle réflexion sur le rôle des masses et de leur endoctrinement : distrayant et intelligent.
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    • Livres 3.00/5
    Par MsGoliath, le 20 mai 2012

    MsGoliath
    Uglies (qui signifie « laid(e)s » en anglais) est un roman de science-fiction/anticipation destiné à un public jeunesse. Scott Westerfeld signe avec Uglies le premier roman d'une série de 5 (Uglies, Pretties, Specials, Extra, Secrets) édités entre 2007 et 2008 en France après un énorme succès outre-atlantique !
    Tally est une jeune fille comme les autres. Elle attend avec impatience son prochain anniversaire – celui de ses 16 ans – pour pouvoir enfin bénéficier de l'opération qui la transformera de Ugly à Pretty (soit de « laide » à « belle »). Tous les soirs, elle regarde avec envie la silhouette de New Pretty Town en rêvant du moment où elle ferait enfin partie de ce monde de perfection. Mais, peu avant son anniversaire, Tally va rencontrer Shay qui l'entraîne dans un monde qui lui était encore inconnu : « La Fumée« . Poussée à rejoindre les rebelles les aventures de Tally ne font que commencer.

    Rappelons le encore, on est dans la littérature jeunesse alors il ne faut pas s'attendre à des prouesses de style et d'écriture dans Uglies. Pour je dis ça, mais j'avais adoré toute la série de Philip Pullman « A la croisée des mondes » et je n'avais ni trouvé ça mal écrit, ni ennuyeux. Cela dit, si on doit comparer Uglies au carton du moment en matière de fantastique (j'ai nommé Twilligt de Stephanie Meyer) je trouve que Uglies s'en sort beaucoup mieux et à tous les niveaux. le roman se lit bien et vite, même s'il a quelques longueurs, et l'histoire a du potentiel.
    Rah, les complots du gouvernement sous une couche de réflexion sur la beauté, je pense que ça pourrait marcher à tous les coups ! Bon cela-dit, niveau réflexion sur la société, la chirurgie esthétique tout ça, c'est vraiment gros comme une maison et vraiment pas creusé, mais encore une fois on n'est pas dans un essais. La vision que les Uglies, Pretties etc ont du monde de leur ancêtres les rouillés (c'est-à-dire nous) est assez rigolote. En bref, un bon livre pour les adolescents, bien mieux que Twilligt, mais beaucoup moins bien que Pullman (non, je n'ai pas d'action dans la vente de livre de Philip :p).

    Lien : http://www.cappuccino-time.fr/livre_uglies_scottwesterfeld.html#cont..
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Critiques presse (1)


  • Lecturejeune , le 01 septembre 2007
    Lecture jeune, n°123 - Scott Westerfeld, compositeur de musique électronique et concepteur multimédia, a rencontré aux Etats-Unis un énorme succès avec ce premier tome d’une trilogie. Le lecteur français a notamment pu découvrir L’I.A. etson double chez Flammarion (2002) et V-Virus chez Milan (2007, voir LJ n° 122), ses précédents titres de SF. Dans un futur indéterminé, une catastrophe écologique n’a laissé de notre civilisation que des ferrailles rouillées. Une société humaine s’est constituée autour de la promotion de la sécurité, de la perfection physique et de l’équilibre écologique. L’héroïne, Tally, attend impatiemment le jour de ses seize ans pour subir, comme tous, une intervention chirurgicale qui la fera passer du statut de Ugly (moche) à celui de Pretty (belle) et lui permettra de mener, dans des quartiers sécurisés par les Specials, les implacables forces de sécurité, une existence agréable et protégée. Au cours d’une expédition dans une zone interdite, elle rencontre Shay et devient son amie. Cette dernière ,qui refuse l’opération chirurgicale, invite Tally à rejoindre les rebelles réfugiés dans des secteurs qui échappent aux Spécials. Tally découvre leur univers, leur mode de vie et la manipulation des esprits cachée derrière l’opération esthétique. Scott Westerfeld évoque avec beaucoup de justesse le monde de l’adolescence, son ambivalence, son désir d’absolu et son souci de la norme, son esprit de révolte et son besoin d’évasion, son égocentrisme et sa difficile quête d’identité. Il crée un « meilleur des mondes » fondé sur une technologie omniprésente, le diktat de l’apparence et la manipulation mentale, où évoluent des personnages forts, agaçants et attachants à la fois. Ce premier tome prometteur, au suspense bien dosé, séduira les adolescents mais aussi des lecteurs plus âgés ! Marie-Françoise Brihaye

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Citations et extraits

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  • Par NathalieYoko, le 15 janvier 2009

    Tally savait maintenant qu’à la Fumée les choses ne perdaient jamais rien de leur valeur. On ne les jetait pas ou on ne les donnait pas sous prétexte qu’elles étaient trop vieilles ou cassées. Tout était réparé, réassemblé, recyclé, et ce qui ne pouvait pas servir à l’un était échangé auprès d’un autre. Peu d’objets étaient donnés à la légère.

    […]

    En ville, tout ce qu’elle désirait était presque aussitôt à sa disposition. Cependant, les objets de la ville étaient toujours jetables, remplaçables, aussi interchangeables que les T-shirt, blouson et jupe de son uniforme de dortoir. Ici, à la Fumée, les objets vieillissaient, au fil du temps, portant leur histoire sur eux, des petits chaos, rayures et autres déchirures.
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  • Par scrambledspirit, le 15 janvier 2009

    « La nature n’avait pas besoin d’une opération pour être belle. Elle l’était, tout simplement » Scott Westerfeld, Uglies, Tome 1 : Uglies (Pocket Jeunesse, 2007).
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  • Par Kel-Ly, le 15 janvier 2009

    - Oh, alors ton prochain projet consiste à te faire tuer. Ca sera encore plus fort que ton truc actuel.
    - Quel truc ?
    Peris roula des yeux.
    - Ce coup fumant qui consiste à rester moche. Drôlement mystèrieux.
    Citation de qualité ? (15 votes positifs)
  • Par Sio, le 02 mai 2012

    Shay parvint à la photo pleine page d'une femme vêtue d'une sorte de sous-vêtement moulant, évoquant une combinaison de plongée à lacets.
    - Nom de... fit Tally.
    - Ouais.
    La femme semblait à l'agonie, les côtes saillantes, les jambes si fines que Tally se demanda par quel miracle elles ne se brisaient pas sous son poids. Ses coudes et ses os pelviens pointaient comme des aiguilles. Et pourtant elle se tenait là, souriante, dénudant fièrement son corps, comme si elle venait de subir l'Opération et n'avait pas réalisé qu'on lui avait retiré beaucoup trop de graisse. [...]
    - Qu'est-ce qui a bien pu lui arriver, la pauvre?
    - C'est une mannequin.
    - Un quoi?
    - Une espèce de Pretty professionnelle. Être belle est dans son cas un métier, en quelque sorte.
    - Et elle est en sous-vêtements parce que...? commença Tally avant qu'un souvenir lui revienne en mémoire. Elle a cette maladie! Celle dont les professeurs nous parlaient toujours. [...]
    Tally fixa la photo en frissonnant. Pourquoi vouloir revenir à ça?
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  • Par Colette, le 30 avril 2012

    Et les gens s'entretuaient pour de simples questions de couleur de peau. Alors, qu'est-ce que ça peut faire si tout le monde se ressemble? C'est la seule manière de rendre les gens égaux.
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