> Guillaume Fournier (Traducteur)

ISBN : 2745926101
Éditeur : Milan (2007)


Note moyenne : 4/5 (sur 31 notes) Ajouter à mes livres
Avant de rencontrer Morgane, Cal était un étudiant new-yorkais tout à fait ordinaire. Il aimait la fête et les bars, la vie insouciante du campus. Il aura suffi d'une seule nuit d'amour, la première, pour que sa vie bascule. Désormais, Cal est porteur sain d'une étrange... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par livr0ns-n0us, le 22 novembre 2011

    livr0ns-n0us
    J'ai été assez surprise de tomber sur cet ouvrage de Scott Westerfeld dont je n'avais jamais entendu parler jusque là... Pourtant il n'est pas récent, mais il semblerait que sa sortie en 2007 soit complètement passée inaperçue. Depuis, le succès de ses sagas Uglies, Midnighters et Léviathan l'a propulsé sur le devant de la scène éditoriale jeunesse, et il n'est plus à présenter. C'est donc avec grand intérêt que je me suis plongée dans ce texte méconnu au résumé plus qu'alléchant... et une fois de plus avec cet auteur, j'ai passé un excellent moment de lecture !
    L'histoire m'a tellement intéressée et transportée qu'il est dur pour moi de vous en parler sans écrire un pavé et vous dévoiler l'intrigue. Je vais tout de même vous apporter quelques précisions sur Cal et son univers. le récit prend place à notre époque, à Manhattan, ville cosmopolite qui ne dort jamais. Cal est ce qu'on appelle le porteur sain d'une maladie un peu particulière, c'est-à-dire qu'il est infecté mais ne développe pas les symptômes. Cette maladie est en fait un parasite qui s'attrape par échange de fluides corporels et qui provoque agressivité, penchant pour la viande, notamment humaine, et accroissement des capacités physiques (ouïe, vue, force...). Ce parasite ancestral serait donc à l'origine de tous les mythes du vampire ou encore du zombie ! Cal fait donc désormais partie d'une organisation secrète, La Garde de Nuit, et traque les infectés pour les neutraliser. Mais petit à petit, il se rend compte qu'on lui cache des choses et que l'histoire est beaucoup plus complexe...
    J'ai été totalement emballée par le principe du parasite. Il faut savoir que j'ai développé une sorte de fascination morbide pour les maladies étranges et les "accidents" de la nature ; je passe d'ailleurs de folles soirées à aller voir des images horribles sur Google ou à visiter des sites répertoriant les "freaks" en tout genre (si vous êtes psy et que vous passez par là, je suis ok pour une consultation gratuite !).
    Outre l'histoire de Cal, l'auteur nous fait profiter de tout son travail de recherche sur les parasites de tous les coins du globe, en insérant des chapitres assez courts présentant une gentille bébête et son mode de vie entre deux péripéties du héros. Vous pourrez donc apprendre des choses passionnantes sur les filaires de Médine (qui donne son origine au Caducée des médecins à cause de son mode d'extraction [ ne croyez pas toutes les prétendues origines mythologiques]), les trématodes ou encore les parasites responsables du paludisme. Bon appétit !
    L'histoire est trépidante et bien menée. J'ai mis un peu de temps avant de m'y plonger complètement mais je n'ai pas réussi à décrocher ensuite. J'ai enfilé les pages en un temps record... V-Virus, partenaire de vos nuits d'insomnies ! Cal est un garçon volontaire, intrépide et très mûr pour son âge, mais il souffre néanmoins de sa condition qui lui interdit tout rapport avec une fille. Pas facile pour un ado dont les hormones sont naturellement en ébullition !
    L'autre réussite de V-Virus, c'est d'avoir joué sur le mythe du vampire de façon totalement originale et réaliste. La légende prend une dimension scientifique abordable et bien construite, en ne laissant aucune zone de côté. Comment expliquer la répulsion exercée par les crucifix ? Scott Westerfeld imagine que le parasite, pour se protéger, cherche à se cacher, donc à fuir ce qu'il connaît. L'hôte devient alors "allergique" à ce qui lui plaisait le plus lors de sa vie d'humain. Pendant des siècles, l'homme vouait sa vie à Dieu ; il est donc normal que la personne croyante habitée par le parasite éprouve une soudaine terreur à la vue d'un objet autrefois chéri.
    Pour conclure, V-Virus est un roman de qualité que je déconseille néanmoins aux âmes sensibles, rapport à toutes les informations un peu gores que nous livre l'auteur (et encore, il n'y a pas d'images...). Scott Westerfeld fait désormais partie de mes auteurs favoris grâce à la qualité de son écriture et de ses scénarios, ici soutenus par une réflexion scientifique impressionnante.
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    • Livres 4.00/5
    Par PtiteSouris, le 01 avril 2012

    PtiteSouris
    De cet auteur, j'ai déjà lu L'I.A. et son double, Uglies, et Code Cool, trois livres que j'avais appréciés de manière différente mais qui me semblaient intéressants. Pour celui-ci, ça fait un moment qu'il me fait des clins d'oeil sur une étagère de mon CDI, en tant que membre de la bit-lit.
    L'histoire : Cal a été contaminé par un parasite qui lui donne des sens plus développés, lui permet d'être plus fort et endurant, mais qui l'oblige aussi à se nourrir de viande plus ou moins cuite, et surtout le pousse à s'approcher des jeunes femmes afin de les contaminer. Mais Cal a de la chance puisqu'il est un porteur sain. Les jeunes filles qu'il pourrait approcher se transforment, elles, en monstres cannibales... en vampires appelés aussi peeps (appellation dans ce livre). Cal appartient à la Garde de la Nuit, sorte de police officieuse chargée d'empêcher la maladie de se répandre.
    Donc nous nous retrouvons avec ce thème du vampirisme, cher à nos adolescents en ce moment. Bon ce livre n'appartient aux dernières vagues très stéréotypées et l'aborde d'un point de vue bien plus scientifique. Cal appartenant à une sorte de police, il est formé pour comprendre comment se propage la maladie et nous donne donc des indications plus scientifiques. D'ailleurs un chapitre sur deux est consacré à une présentation ironique et vivante du fonctionnement de diverses parasites : comment ils contaminent leur hôte, leur mode de transmission, leur manière de se nourrir... des informations qui vous feront vous poser des tas de questions sur le monde du minuscule qui vous entoure.
    Pas de triangle amoureux dans ce livre donc mais une véritable enquête à la recherche de celle qui a créé Cal. Afin bien sûr de l'arrêter et de la soigner (pas de la guérir, c'est impossible apparemment). Donc un point de vue original.
    L'intrigue n'est pas mauvaise, située dans un New-York assez convaincant. Mais je dois avouer que le style m'a quelque peu ralenti. J'ai eu du mal à tourner les pages comme si l'écriture était un peu lourde pour moi. Néanmoins, cela reste un livre pour ados intéressant.

    Lien : http://ptitesouris.hautetfort.com/archive/2012/04/01/v-virus-de-scot..
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    • Livres 4.00/5
    Par Maudoune, le 24 juin 2010

    Maudoune
    Voilà un roman fort intéressant sur le mythe du vampire revisité. Destiné à un public ado, je le conseillerai tout de même à partir de 14 ans. Par contre, les descriptions sur les parasites font froid dans le dos...
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    • Livres 2.00/5
    Par Well-read-kid, le 10 mars 2010

    Well-read-kid
    J'avais déjà lu un livre de Scott Westerfeld, qui m'avait bien plu. Celui-ci est encore mieux. Je n'avais jamais lu de livre qui abordait le mythe du vampire comme une maladie. Bien sur, dans le cadre de mon TPE, j'avais déjà étudié quelques maladies qui auraient pu expliquer la naissance du mythe. Mais là, l'auteur présente le "V-Virus" comme un parasite, avec beaucoup de détails scientifiques qui rendent l'histoire presque réaliste. Dès le début, j'ai été captivé, car en plus du côté fantastique, il y a de l'humour. J'adore le personnage de Cal, il a quelque chose de vraiment attachant. Et le côté "histoire de New York" et "expéditions dans le métro" est plutôt sympa. Quant à la fin, elle est plutôt bien tournée. Un peu trop "soudaine", peut-être et happy end, mais bien faite dans l'ensemble


    Lien : http://witty-fool.cowblog.fr
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  • Par titepomme, le 17 mai 2011

    titepomme
    **Une atmosphère très glauque pour ce roman. Beaucoup d'humour noir. Des personnages très attachants, une histoire originale du point de vue du vampirisme. Un roman qui sort de l'ordinaire quant à la manière de traiter ce sujet. Un petit cours de biologie entre chaque chapitre qui fait qu'on en vient à regarder ce qui nous entoure d'un autre oeil.

    Note : 2/3

    Lien : http://lecture-addict.blogspot.com/2009/05/v-virus-scott-westerfeld...
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Critiques presse (2)


  • Lecturejeune , le 01 juin 2007
    Lecture jeune, n°122 - Cal doit retrouver et neutraliser Sarah, l’une de ses ex-petites amies, qui souffre d’une étrange maladie. Sarah est en effet devenue à son contact un peep, une sorte de vampire qui contamine les autres par le biais de relations sexuelles. Lui est porteur sain de la maladie et n’en développe que des aspects positifs : force physique et hypersensibilité. Il a rejoint une puissante organisation secrète, qui depuis des millénaires « gère » la question des peeps. Mais Sarah semble être un vampire d’un genre nouveau et l’enquête menée par le jeune homme révèle des enjeux terribles. Dans un New York contemporain, Scott Westerfeld revisite de façon incroyable le mythe du vampire. Il en propose une version scientifique loin de toute magie : celle du parasite indispensable au bon équilibre alimentaire de la planète. Il nous livre d’ailleurs dans chaque chapitre pair des exemples réels – vraiment dégoûtants – de parasites et conclut par une postface « Comment éviter les parasites ». Evidemment nous y croyons et le récit fonctionne formidablement : impossible de stopper sa lecture ! Cela tient également à d’autres ingrédients : un personnage d’adolescent très attachant – banalement obsédé sexuel et contraint à l’abstinence – un humour noir décapant même dans les pires moments, un style efficace – phrases courtes, dialogues vifs, connivence avec le lecteur… – ainsi qu’une atmosphère singulière. Un ouvrage génialement effrayant et un auteur à suivre ! Hélène Sagnet
  • Lecturejeune , le 01 juin 2007
    Lecture jeune, n°122 - V-Virus est le quatrième roman de Scott Westerfeld traduit en français. Il est certain que cet auteur va devenir incontournable. Son style attrape le lecteur dès la première ligne pour ne plus le lâcher. Son héros Cal, baratineur, obsédé sexuel mais contraint au célibat, met sa logorrhée au service de la parasitologie : un chapitre sur deux est consacré à la description hilarante des trématodes, toxoplasmes, wolbachia et autres hôtes indésirables du corps humain ou animal. Nous sommes cernés par les parasites, c’est épouvantable, drôle et écœurant. Westerfeld dépoussière et modernise nos idées reçues sur les vampires pour en faire des cannibales et des bêtes traquées. Il leur ajoute quelques caractéristiques intéressantes, comme d’abominer ce qu’ils ont jadis adoré, ce qui humanise ces vampires new-yorkais terriblement crédibles. Ce roman vivifiant (un comble pour un livre sur les morts vivants !) donne envie de lire et de rire jaune en même temps. A recommander à tous ceux qui s’ennuient en lisant. Sandrine Brugot-Maillard

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Citations et extraits

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  • Par LittleJohn, le 03 juillet 2010

    D'après les registres criminels de la Garde de Nuit, le secteur ne montrait aucun des signes habituels de la présence d'un prédateur. Aucun employé n'avait disparu sur le chemin de son bureau, aucun sans-abri n'avait brusquement été saisi d'une crise de violence psychotique. Mais chaque fois que le service de dératisation du New Jersey effectuait une nouvelle tournée, les rats réapparaissaient peu après, bien qu'il n'y ait pas des masses d'ordures à grignoter dans ce quartier désaffecté. La seule explication tenait à la présence d'un peep. Quand la Garde de Nuit eut analysé le sang d'un des rats, il s'avéra qu'il était de ma lignée, au deuxième degré.
    Ca ne pouvait être que Sarah. En dehors d'elle et de Morgane, toutes les autres filles que j'avais jamais embrassées étaient déjà au frais (et Morgane, j'en étais convaincu, ne se cachait pas dans un vieux terminal de ferry à Hoboken).
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