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Maud Sinet (Traducteur)
ISBN : 2743622431
Éditeur : Payot et Rivages (08/06/2011)

Note moyenne : 3.74/5 (sur 60 notes)
Résumé :
Et dire que John Dortmunder en est réduit à faire du porte à porte pour vendre des encyclopédies (ou plus exactement faire semblant de les vendre) ! Du gagne-petit pour un cambrioleur habitué aux gros coups. Heureusement, Victor, ancien agent du FBI et neveu d’Andy Kelp a eu une idée géniale : un vol de banque. Attention, pas un braquage avec des menaces, des cris, des coups de feu et toutes ces choses désagréables. Non, l’idée c’est vraiment d’embarquer la banque p... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Paojito
20 mars 2017
★★★★★
★★★★★
C'est exactement ce dont j'avais besoin. Un livre qui se lit en un aller-retour de train, pas trop complexe pour éviter de se faire distraire par les conversations du wagon et assez intense pour ne pas avoir envie de se lever pendant le trajet. On suit Dortmunder et sa clique de professionnels malchanceux, prêts à faire un nouveau coup. Il ne s'agit pas de voler la banque, mais de voler UNE banque.
C'est rapide, efficace, simple et burlesque à la fois.
RDV au prochain trajet en train Westlake.
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encoredunoir
24 octobre 2012
★★★★★
★★★★★
« Assis dans le break volé, à côté de Kelp qui l'entrainait avec optimisme dans sa chasse aux chimères, Dortmunder avait l'impression de vivre là toute l'histoire de sa vie. Sa chance n'était jamais totale, ni complètement absente. Elle oscillait toujours autour d'un savant équilibre qui faisait que veine et déveine se neutralisaient systématiquement ».
On ne peut mieux dire à propos de Dortmunder. Toujours assez fort et chanceux pour réussir ses coups, y compris lorsqu'il est pourtant plus que réticent à les monter – c'est-à-dire quasiment à chaque fois – il n'a jamais assez de chance pour pouvoir profiter paisiblement du fruit de son labeur. Et on se doute bien que ce deuxième épisode de la série ne dérogera pas à cette règle bien établie depuis le premier volume des aventures de Dortmunder qui l'a vu réussir à plusieurs reprise à réaliser un braquage exemplaire avant de devoir recommencer à cause d'un grain de sable venu se loger dans ses plans pourtant bien huilés.
Ici, donc, Dortmunder et ses comparses habituels décident non pas de braquer une banque mais bien de voler une banque. En entier. Tout le bâtiment puisque, les locaux habituels étant en travaux, l'établissement a été transféré dans un mobil-home. Mauvais présage, c'est un neveu de Kelp qui amène le coup. Un neveu ex-agent du FBI renvoyé pour avoir voulu instaurer une poignée de main secrète entre les agents.
Comme dans le précédent épisode des aventures de Dortmunder, Westlake prend explicitement pour modèle Parker (les références au héros de Richard Stark continuent de parsemer le roman) afin de mieux le détourner de façon burlesque. Comme chez le braqueur froid et sans pitié, l'amateur qui amène le coup représente une menace. La différence étant que, pour Dortmunder, le nouveau venu n'est pas la seule épine à se planter dans son pied, sa malchance légendaire se chargeant d'aggraver considérablement les choses.
Certes, le lecteur voit arriver les problèmes longtemps à l'avance et n'est pas surpris lorsqu'ils s'abattent sur l'équipe de braqueurs. Mais là n'est pas l'essentiel. On sait que cela se passera. Ce que l'on ne sait pas – et c'est là que Westlake joue de son talent pour nous prendre par surprise – c'est quand cela se passera et, surtout, quelle solution loufoque trouveront Dortmunder et son équipe pour s'en tirer malgré tout.
Millimétré, ne laissant aucune place aux digressions inutiles, Comment voler une banque apparaît incontestablement comme l'un des meilleurs romans de la série. Westlake s'en donne à coeur joie et son plaisir se révèle d'autant plus communicatif que la nouvelle traduction proposée par Rivages lui rend amplement justice.

Lien : http://www.encoredunoir.com/..
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Scara
08 juin 2012
★★★★★
★★★★★
J'ouvre un Westlake comme un gourmand ouvre le placard aux chocolats : avec un brin de culpabilité et l'anticipation d'un plaisir promis.
Pourquoi la culpabilité me direz-vous?
Pas de honte à le lire, surtout pas. Donald Westlake a peut-être été considéré comme un auteur de seconde zone, il n'en reste pas moins extrêmement talentueux.
Parce que je suis une mordue de Westlake, j'entends ma conscience sous forme de petit ange s'écrier "Encore?!" lorsque je tends la main vers un nouveau tome, eh oui, c'est irrésistible, je suis une mordue de l'humour Dortmunderien, et je n'ose pas penser, pas même une seconde, au jour où j'achèverai la lecture du dernier roman inconnu.
Par bonheur, le regretté Donald a généreusement pourvu les rayons de nos librairies ...
Voilà, alors je n'ai pas encore commencé cette lecture et je lui attribue déjà les 5 étoiles de la perfection.
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motspourmots
31 janvier 2015
★★★★★
★★★★★
Un petit bijou d'humour de la part de Donald Westlake que je percevais comme beaucoup plus noir, peut-être à tort. En tout cas, j'ai passé un excellent moment avec cette bande de Pieds Nickelés totalement impayables. Chaudement recommandé pour les longues soirées d'hiver !
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albu77
09 mars 2017
★★★★★
★★★★★
Dortmunder part sur un coup comme d'autres vont au boulot, après un petit "bonne journée" de May sa compagne. Weslake nous mitonne toujours une nouvelle aventure, ce n'est jamais du réchauffé.
La encore, je n'ai pas été déçu, c'est simple, efficace, burlesque; évidemment on frise un peu l'échec mais il faut dire qu'avec les moyens employés, cela ne pouvait pas aller comme sur des roulettes....
A part les acolytes habituels il y a un invité Victor, ex Fbi qui se fait son film et vit dedans...
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Citations & extraits (4) Ajouter une citation
mamansand72mamansand7207 août 2015
- Dortmunder, je suis sur un coup énorme, tu peux me croire. Cette fois, c’est du tout cuit. Et avec un tel pactole, tu pourras te retirer pendant au moins trois ans. Peut-être même quatre.
- La dernière fois que tu es venu me proposer un coup, on a dû s’y reprendre à cinq fois, et au bout du compte je me suis retrouvé les mains vides.
Dortmunder marchait toujours.
- Est-ce que c’est ma faute ? On n’a pas eu de chance, c’est tout. Mais l’idée était géniale, tu dois le reconnaître. Pour l’amour du ciel, tu veux bien t’arrêter ?
Dortmunder ne s’arrêta pas. Kelp se plaça devant lui au pas de course, puis se mit à trottiner à reculons.
- Tout ce que je te demande, c’est de m’écouter e d’y réfléchir. Tu sais que je me fie à ton jugement. Si tu me dis que ça ne tient pas la route, je ne discuterai pas une seconde.
- Tu vas trébucher sur ce pékinois, dit Dortmunder.
Kelp cessa de trottiner à reculons, se retourna, fusilla du regard la propriétaire du pékinois et se remit à marcher normalement à gauche de Dortmunder.
- On est amis depuis assez longtemps pour que je te demande comme un service personnel de simplement m’écouter et de réfléchir à cette affaire.
Dortmunder s’immobilisa sur le trottoir et décocha à Kelp un regard lourd de sens.
- On est amis depuis assez longtemps pour que je sache que tous les coups que tu me proposes finissent systématiquement par foirer.
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encoredunoirencoredunoir24 octobre 2012
Assis dans le break volé, à côté de Kelp qui l’entrainait avec optimisme dans sa chasse aux chimères, Dortmunder avait l’impression de vivre là toute l’histoire de sa vie. Sa chance n’était jamais totale, ni complètement absente. Elle oscillait toujours autour d’un savant équilibre qui faisait que veine et déveine se neutralisaient systématiquement.
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CorinneCoCorinneCo08 avril 2014
Un jet de lave-glace aspergea tout le pare-brise, empêchant Kelp et Dortmunder de voir quoi que ce soit.
"Qu'est ce que tu fous ?" cria Dortmunder.
"Nom de Dieu !" hurla Kelp. Il écrasa la pédale de frein. La voiture, équipée de freins mécaniques, s'arrêta net.
"Putains de voitures américaines !" hurla Kelp.
Quelque chose les emboutit par-derrière. Dortmunder reprenant ses distances avec le tableau de bord, déclara :
"Cela vaut sans doute mieux que la prison à perpétuité."
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parmifilparmifil01 juin 2014
- Ecoutez, commença le lieutenant, nous sommes officiers de police...
-Je sais, le coupa Gertrude. Je l'ai vu à votre Casquette.
- Et à votre voiture, ajouta l'autre femme. Il y a écrit "Police" dessus.

Quand la troisième et la quatrième voiture de patrouille, avec leur chargement de cafés et de pâtisseries, firent simultanément leur apparition, le capitaine s'adressa au radio :
- Assez ! Dites-leur d'arrêter ! Dites-leur que c'est assez et que je suis au bord de la crise de nerfs ! rugit-il
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