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> Maud Sinet (Traducteur)

ISBN : 2743622431
Éditeur : Payot et Rivages (2011)


Note moyenne : 3.71/5 (sur 31 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :

Et dire que John Dortmunder en est réduit à faire du porte à porte pour vendre des encyclopédies (ou plus exactement faire semblant de les vendre) ! Du gagne-petit pour un cambrioleur habitué aux gros coups. Heureusement, Victor, anci... > voir plus
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Critiques, analyses et avis (2)

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    • Livres 4.00/5
    Par encoredunoir, le 24 octobre 2012

    encoredunoir
    « Assis dans le break volé, à côté de Kelp qui l'entrainait avec optimisme dans sa chasse aux chimères, Dortmunder avait l'impression de vivre là toute l'histoire de sa vie. Sa chance n'était jamais totale, ni complètement absente. Elle oscillait toujours autour d'un savant équilibre qui faisait que veine et déveine se neutralisaient systématiquement ».
    On ne peut mieux dire à propos de Dortmunder. Toujours assez fort et chanceux pour réussir ses coups, y compris lorsqu'il est pourtant plus que réticent à les monter – c'est-à-dire quasiment à chaque fois – il n'a jamais assez de chance pour pouvoir profiter paisiblement du fruit de son labeur. Et on se doute bien que ce deuxième épisode de la série ne dérogera pas à cette règle bien établie depuis le premier volume des aventures de Dortmunder qui l'a vu réussir à plusieurs reprise à réaliser un braquage exemplaire avant de devoir recommencer à cause d'un grain de sable venu se loger dans ses plans pourtant bien huilés.
    Ici, donc, Dortmunder et ses comparses habituels décident non pas de braquer une banque mais bien de voler une banque. En entier. Tout le bâtiment puisque, les locaux habituels étant en travaux, l'établissement a été transféré dans un mobil-home. Mauvais présage, c'est un neveu de Kelp qui amène le coup. Un neveu ex-agent du FBI renvoyé pour avoir voulu instaurer une poignée de main secrète entre les agents.
    Comme dans le précédent épisode des aventures de Dortmunder, Westlake prend explicitement pour modèle Parker (les références au héros de Richard Stark continuent de parsemer le roman) afin de mieux le détourner de façon burlesque. Comme chez le braqueur froid et sans pitié, l'amateur qui amène le coup représente une menace. La différence étant que, pour Dortmunder, le nouveau venu n'est pas la seule épine à se planter dans son pied, sa malchance légendaire se chargeant d'aggraver considérablement les choses.
    Certes, le lecteur voit arriver les problèmes longtemps à l'avance et n'est pas surpris lorsqu'ils s'abattent sur l'équipe de braqueurs. Mais là n'est pas l'essentiel. On sait que cela se passera. Ce que l'on ne sait pas – et c'est là que Westlake joue de son talent pour nous prendre par surprise – c'est quand cela se passera et, surtout, quelle solution loufoque trouveront Dortmunder et son équipe pour s'en tirer malgré tout.
    Millimétré, ne laissant aucune place aux digressions inutiles, Comment voler une banque apparaît incontestablement comme l'un des meilleurs romans de la série. Westlake s'en donne à cœur joie et son plaisir se révèle d'autant plus communicatif que la nouvelle traduction proposée par Rivages lui rend amplement justice.


    Lien : http://www.encoredunoir.com/article-retrospective-dortmunder-2-comme..
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    • Livres 5.00/5
    Par Scara, le 08 juin 2012

    Scara
    J'ouvre un Westlake comme un gourmand ouvre le placard aux chocolats : avec un brin de culpabilité et l'anticipation d'un plaisir promis.
    Pourquoi la culpabilité me direz-vous?
    Pas de honte à le lire, surtout pas. Donald Westlake a peut-être été considéré comme un auteur de seconde zone, il n'en reste pas moins extrêmement talentueux.
    Parce que je suis une mordue de Westlake, j'entends ma conscience sous forme de petit ange s'écrier "Encore?!" lorsque je tends la main vers un nouveau tome, eh oui, c'est irrésistible, je suis une mordue de l'humour Dortmunderien, et je n'ose pas penser, pas même une seconde, au jour où j'achèverai la lecture du dernier roman inconnu.
    Par bonheur, le regretté Donald a généreusement pourvu les rayons de nos librairies ...
    Voilà, alors je n'ai pas encore commencé cette lecture et je lui attribue déjà les 5 étoiles de la perfection.
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Citations et extraits

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  • Par encoredunoir, le 24 octobre 2012

    Assis dans le break volé, à côté de Kelp qui l’entrainait avec optimisme dans sa chasse aux chimères, Dortmunder avait l’impression de vivre là toute l’histoire de sa vie. Sa chance n’était jamais totale, ni complètement absente. Elle oscillait toujours autour d’un savant équilibre qui faisait que veine et déveine se neutralisaient systématiquement.

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  • Par CorinneCo, le 08 avril 2014

    Un jet de lave-glace aspergea tout le pare-brise, empêchant Kelp et Dortmunder de voir quoi que ce soit.
    "Qu'est ce que tu fous ?" cria Dortmunder.
    "Nom de Dieu !" hurla Kelp. Il écrasa la pédale de frein. La voiture, équipée de freins mécaniques, s'arrêta net.
    "Putains de voitures américaines !" hurla Kelp.
    Quelque chose les emboutit par-derrière. Dortmunder reprenant ses distances avec le tableau de bord, déclara :
    "Cela vaut sans doute mieux que la prison à perpétuité."
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  • Par parmifil, le 01 juin 2014

    - Ecoutez, commença le lieutenant, nous sommes officiers de police...
    -Je sais, le coupa Gertrude. Je l'ai vu à votre Casquette.
    - Et à votre voiture, ajouta l'autre femme. Il y a écrit "Police" dessus.

    Quand la troisième et la quatrième voiture de patrouille, avec leur chargement de cafés et de pâtisseries, firent simultanément leur apparition, le capitaine s'adressa au radio :
    - Assez ! Dites-leur d'arrêter ! Dites-leur que c'est assez et que je suis au bord de la crise de nerfs ! rugit-il
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