> Mona de Pracontal (Traducteur)

ISBN : 2743607114
Éditeur : Payot et Rivages (2000)


Note moyenne : 4.3/5 (sur 57 notes) Ajouter à mes livres
ll n'est pas un seul PDG qui n'ait commenté publiquement la vague de compressions de personnel qui balaie l'Amérique sans l'expliquer par une variation sur la même idée : "la fin justifie les moyens". Burke Devore, cadre supérieur au ch&#... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par carre, le 14 mars 2012

    carre
    "7c62bda012ec440453d3d8997910053PGEgaHJlZj0iL2xpdnJlcy9XZXN0bGFrZS0zNjEvNDY0MTYiIGNsYXNzPSJ0aXRyZTEiPjM2MTwvYT4=" à travers le personnage de Burke Devore, est un livre sur le chômage et les dégats collatéraux que peuvent engendrer la perte d'un emploi. Bien sur, Westlake fait basculer son roman dans l'extrème mais à bien y regarder, la peur de perdre bien au delà d'un job pourrait engendrer une réaction aussi radicale. Car le personnage va plonger dans une folie destructrice qui, en ciblant ces possibles adversaires pour un entretien d'embauche, va aller au bout de sa logique : à savoir les supprimer purement et simplement sans êtats d'âme. Westlake réussit un roman qui vous glace le sang, et si vous êtes au recherche d'emploi, il est fort à parier que vous regarderez d'un oeil différent vos camarades d'infortune lors d'un entretien. Un récit qui met en accusation nos comportements individualistes et égoistes, dérangeant, cynique et implacable. Loin des livres habituels de Westlake.
    Costa-Gavras a réalisé une adaptation du roman avec José Garcia absolument épatant dans le rôle.
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    Critique de qualité ? (11 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Julitjubile, le 19 février 2010

    Julitjubile
    Burke Devore est licencié. Pas pour faute professionnelle, non. Parce que la boîte qui l'employait fusionne, restructure, dégraisse, compressionne. Burke Devore n'est pas le seul : d'autres cadres moyens d'autres entreprises papetières (car tel est son domaine d'activité) sont aussi conduits à la porte. Chômage : un an, deux ans... Entretien stérile après entretien stérile. La morosité s'installe, le repliement sur soi, la colère, l'envie de sauver sa peau, irrémédiablement, en sortant du lot. Les collègues sont devenus des concurrents... à abattre. A bout, Burke prend une décision criminelle d'un cynisme absolu : ce n'est plus une image, c'est une réalité, il lui faut à son tour liquider, dégraisser, non pas ses ennemis lointains (ceux qui ont le pouvoir de ) mais ses ennemis immédiats, ses égaux, les uns après les autres, jusqu'à ce qu'il soit le seul en lice pour garantir de nouveau ses revenus, et derrière son bonheur familial. La voie libre, sûr, il trouvera du boulot et tout ira bien. La fin justifie les moyens, aujourd'hui, non ? Un roman décapant, dérangeant, une critique acerbe et violente du monde (du travail) ultra-libéraliste dans lequel nous évoluons, une illustration ironique et choquante d'un individualisme exacerbé.
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
  • Par keisha, le 25 août 2008

    keisha

    La fin de ce que j'accomplis, l'objectif, le but est juste, incontestablement juste. Je veux m'occuper de ma famille ; je veux être un élément productif de la société ; je veux faire usage de mes compétences ; je veux travailler et gagner ma propre vie et ne pas être à la charge des contribuables.

    Qui ne serait d'accord avec les objectifs de Burke Devore ? Mais il y a un hic : cadre supérieur dans une usine de papier pendant des années, il a été licencié il y a deux ans, victime d'une restructuration et délocalisation. Aucun espoir de retrouver un emploi équivalent. Alors il décide de supprimer tous ceux qui ont un CV qui pourrait être en compétition avec le sien dans sa branche et sa région, ainsi que le responsable de l'emploi qu'il désire ...
    Comment a-t-il décidé de franchir le pas ? Comment s'y prend-t-il ? Quels sont ses états d'âme (oui, ce n'est pas un monstre froid) ? Encore une fois Donald Westlake nous entraîne le souffle coupé dans un univers noir mais teinté d'humour caustique, et nous fait accepter les improbables raisonnements initiaux de son héros.
    Une critique de la société moderne qui licencie sans états d'âme, une aventure vécue dans la tête d'un chômeur désespéré.
    http://en-lisant-en-voyageant.over-blog.com/article-20384827.html
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    • Livres 5.00/5
    Par poupoumafia, le 28 mai 2012

    poupoumafia
    Un livre empreint d'humour noir et fort interressant.
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    • Livres 2.00/5
    Par Lalivrophile, le 28 octobre 2010

    Lalivrophile
    Au départ, il est à la fois fascinant et effrayant de découvrir la psychologie de Burke et le mécanisme de sa pensée: je veux quelque chose, je vais éliminer ceux qui risquent de l'avoir à ma place. Il m'est difficile de prendre Burke en pitié, non seulement à cause de son raisonnement, mais aussi parce qu'il ne tente jamais d'en sortir. Outre qu'il n'a pas de limites, il ne pense pas que, peut-être, il y aurait d'autres moyens. Sa femme trouve des petits boulots, certains des hommes dont il veut se débarrasser en font autant. Lui ne veut qu'un travail dans sa branche et où il gagnerait le même type de salaire qu'avant. Cela fait de lui quelqu'un d'assez prétentieux, qui ne connaît pas l'humilité, ne se remet pas en question.
    Il pleure sur son sort, a des idées arrêtées sur tout et tous. Il se trouve toutes les excuses du monde: «Je ne veux pas les tuer, mais je suis obligé! Ayez pitié de moi, lecteurs! Ne me blâmez pas!» Il soulage sa conscience avec ces arguments fumeux. Seulement, on ne parle pas d'une égratignure sur la voiture du voisin, mais de meurtres! Cet homme en vient à tuer, et en accuse la société. C'est presque la faute de ses victimes s'il les élimine!
    [...]
    lire la suite sur:

    Lien : http://www.lalivrophile.net/le-couperet-de-donald-westlake.html
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Citations et extraits

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  • Par Julitjubile, le 19 février 2010

    "Chaque époque et chaque nation ont leur propre morale, leur propre code de valeurs, en fonction de ce que les gens estiment être la valeur la plus sacrée, et d'autres qui ne se préoccupaient que de la beauté. Le Siècle des lumières célébrait la raison comme la plus élevée des valeurs, et certains peuples - les Italiens, les Irlandais - ont toujours trouvé que la sensibilité, l'émotion, les sentiments, étaient ce qui comptait le plus. Aux premiers temps de l'Amérique, l'exaltation du travail était notre plus grande expression de moralité, puis il y eut une période où les valeurs à la propriété furent estimées au-delà de tout. Mais un autre changement s'est produit récemment. Aujourd'hui, notre code moral repose sur l'idée que la fin justifie les moyens.
    Il fut une époque où c'était considéré comme malhonnête, l'idée que la fin justifie les moyens. Mais cette époque est révolue. Nous seulement nous y croyons, mais nous le disons. Nos chefs de gouvernement justifient toujours leurs actions en invoquant leurs buts. Et il n'est pas un seul P.-D.G. qui ait commenter publiquement la vague de compressions de personnel qui balaie l'Amérique sans l'expliquer par une variation sur la même idée : la fin justifie les moyens. [...]
    Je sais comment me protéger maintenant. On ne fera pas de moi une victime, plus jamais. Désormais, avec ce que je sais maintenant, quiconque essaiera de me causer des ennuis, quel qu'il soit, entreprise ou particulier, aura droit à une surprise."
    (p.324-325).

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  • Par Julitjubile, le 16 février 2010

    "L'enfant de l'automation est l'ordinateur, et l'ordinateur prend la place du col blanc, du directeur, du chef d'atelier, aussi sûrement que ces robots des chaînes de montage ont pris la place des prolos avec leurs gamelles. Dans les rangs des classes moyennes, voilà où se font les coupes, maintenant. Et aucun de nous n'est syndiqué." (p.90)
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  • Par Julitjubile, le 16 février 2010

    Ce que je suis censé faire maintenant, ai-je compris [...], c'est redevenir représentant. Le C.V. ne sert qu'à me faire franchir la porte, si tant est qu'il y parvienne. Toute mon expérience professionnelle, ma vie entière jusqu'à maintenant, ne sont que l'outil de vente qui me fait passer la porte. Et l'entretien est mon boniment, et ce que je suis venu vendre, c'est moi." (p.65)
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  • Par Julitjubile, le 16 février 2010

    'Je suis au chômage parce que l'espèce humaine est devenue folle." (p.165).
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  • Par line70, le 29 mars 2011

    [...] et on a besoin d'avoir un endroit dans sa vie où on peut être heureux. Et on a besoin d'une personne avec qui on peut parler, à qui s'ouvrir, avec qui rire. Ou même pleurer, je m'en fiche, juste quelque chose.
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