ISBN : 2253122343
Éditeur : Le Livre de Poche (2008)


Note moyenne : 3.38/5 (sur 8 notes) Ajouter à mes livres
A l'automne 1918, le magistrat Charles Marden juge les hommes et cultive ses pommes parmi les Indiens et les pionniers de l'île de Vancouver. Mais les grands maux de l'humanité le frappent de plein fouet : sa femme, Laura, est emportée par la grippe espagnole et son fil... > voir plus
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Critiques et avis(4)

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    • Livres 5.00/5
    Par Aproposdelivres, le 22 août 2009

    Aproposdelivres
    Automne 1918, Charles Marden vient de recevoir la lettre officielle annonçant la disparition de son fils William au cours d'un assaut en Flandre. Trois semaines auparavant, il a perdu sa femme Laura de la grippe espagnole. Il quitte donc son île de Vancouver pour trouver l'endroit où est tombé son fils « pour apprendre à ne rien attendre, une fois pour toutes ». Il va faire un long voyage : la traversée du Canada d'ouest en est, Vancouver à Halifax en train, puis la traversée de l'Atlantique en bateau jusqu'à Southampton. A Salisbury, au camp du régiment de son fils, il apprend qu'il ne pourra se rendre là où est mort son fils seulement lorsque la guerre sera fini. Il découvre également qu'une jeune fille recherche aussi William. Charles Marden a alors un nouvel objectif, retrouver cette jeune fille Elaine qui ne peut-être que l'amie de son fils. Il se rend donc à Londres où il apprend que la guerre est finie : plus rien ne l'empêche de continuer son long voyage vers la Flandre. Après la traversée de la Manche de Folkestone à Calais puis le voyage en voiture jusqu'à Amiens, en autocar jusqu'à Poperinghe en Belgique, il arrivera à pieds à Ypres sur les champs de batailles.
    Ce livre est très bien écrit : l'auteur nous fait des descriptions superbes et précises des paysages traversés, des champs de batailles, des tranchées abandonnées... Il nous décrit également les sentiments qui envahissent cet homme en deuil avec sa douleur et sa solitude. Cette histoire sombre comme les ciels de novembre, nous évoque avec beaucoup de sensibilité l'horreur de la guerre en particulier pour les survivants. J'ai beaucoup aimé lire ce livre.


    Lien : http://aproposdelivres.canalblog.com/archives/2009/06/02/13927484.html
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    • Livres 5.00/5
    Par EmiLIT, le 29 avril 2010

    EmiLIT
    Charles Marden vit dans une petite île à quelques heures de Vancouver. Nous sommes en 1918, au début du mois de novembre, la guerre en Europe semble ne jamais vouloir finir. Charles vient de perdre sa femme, celle-ci partie en visite chez sa sœur à Vancouver a succombé à la grippe espagnole. Et puis quelques jours après, il apprend la mort de son fils unique, au front.
    Sur une impulsion Charles quitte son île et prend le train vers l'est, il traverse tout le continent nord-américain et prend le bateau pour aller là où son fils à trouver la mort. C'est la seule chose qui lui semble possible. Lors de l'embarquement il découvre avec étonnement les premières conséquences visibles de cette guerre, une armée de veuves, toutes vêtues de noires qui se dirigent vers les champs de bataille qui ont vu la mort de leurs maris et de leurs fils.
    Tout juste débarqué en Angleterre, Charles apprend au même moment la fin de la guerre, et qu'une jeune femme a entrepris les mêmes recherches que lui pour découvrir où son fils est mort.
    Un livre saisissant et marquant qui m'a plongé dans cette Europe sanglante et endeuillée. L'histoire se déroule quelques jours juste après l'armistice, on découvre des champs de bataille encore boueux et parsemés d'obus qui peuvent explosés à tout moment. Les habitants du village de Ypres voient arriver les pèlerins à la recherche du souvenir de proches et déjà les premiers touristes.
    Une lecture intense qui sait mêler l'histoire de personnages attachants à la grande histoire.


    Lien : http://l-ivresque-des-livres.over-blog.com/article-un-siecle-de-nove..
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    • Livres 4.00/5
    Par choupynette, le 10 avril 2010

    choupynette
    Charles Marden est juge sur une petite île au large de Vancouver quand il apprend que son fils est mort à Ypres. Nous sommes à l'automne 1918. Sa femme, Laura, vien tjuste de mourir de la grippe espagnole. Charles décide alors de quitter son île pour marcher sur les pas de son fils, et voir l'endroit où il est mort. Mais il n'est pas le seul: une jeune femme est également à la recherche de ce lieu et semble avoir eu une relation avec le fils de Charles.La narration alterne entre entre texte à la troisième personne et journal de voyage écrit par le personnage principal. Carnet qui prend de plus en plus de place au fur et à mesure que Charles se rapproche d'Ypres.
    L'auteur se sert beaucoup du paysage, de la nature pour évoquer la guerre. Soit pour souligner le paradoxe d'un lieu idyllique, si loin de la France et de ses terres ravagées, où les familles attendent sans un mot, sans espoir, un fils, un père, un mari. Soit pour illustrer la violence, témoigner des tranchées ennemies a peine à 60 mètres les unes des autres; la terre meutrie, les os blanchis, les obus qui attendent d'exploser.
    La suite sur mon blog :)

    Lien : http://ya-dla-joie.over-blog.com/article-un-siecle-de-novembre-48351..
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    • Livres 2.00/5
    Par _Aelys_, le 17 septembre 2011

    _Aelys_
    Côté fond, cette lecture est malheureusement une petite déception. Je dois reconnaître avoir eu beaucoup de mal à la mener à son terme. Je ressors de cet ouvrage avec le sentiment d'être restée sur ma faim. Je regrette notamment que l'histoire proprement dite soit à peine plus développée que ce qu'annonce la quatrième de couverture. Ni véritable surprise, ni rebondissement, mais un récit qui s'étire au fil des voyages du personnage principal et qui a fini par faire naître en moi une certaine lassitude.
    Le personnage est néanmoins touchant, notamment dans sa pudeur, son courage et sa ténacité. A tel point que le lecteur finit par partager son désir de comprendre la mort de son fils et son envie de mieux connaître celle qui le précède sur sa route. Toutefois, cela n'a pas suffi à me rendre le roman aussi captivant que je l'imaginais…
    Côté forme, j'ai été sensible à la plume de l'auteur, notamment dans ses descriptions et dans sa manière de transmettre au lecteur les sentiments du personnage. Toutefois, certains choix narratifs (le changement de point de vue, notamment) m'ont un peu désarçonnée.
    C'est surtout la fin du roman qui me laisse perplexe et face à une lecture dont je ne suis pas sûre d'avoir saisi toute la portée. Un roman qui mériterait finalement, une relecture… dans quelques temps…

    Lien : http://impressions-aelys.blogspot.com/2011/09/un-long-chemin.html
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Citations et extraits

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  • Par choupynette, le 10 avril 2010

    La voie a été obstruée par une multitude de soldats marchant vers l'ouest. Bien différents de ceux des deux premiers jours. Finis les détachements organisés: ce sont des retardataires, et encore là, le terme leur confère plus de consistance qu'ils n'en ont en réalité. Des perdus, des confus, des hébétés. Difficlie même de déterminer de quel côté ils se sont battus. Il y a là des Allemands couverts de guenilles grises, des Tchèques la tête enveloppée dans un foulard, des Portugais, des Brésiliens, des ouvriers Chinois, mêmes des Russes. La plupart ont l'air minuscules, comme si, après avoir passé des années la tête baissée, ils n'arrivaient plus à la redresser.
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  • Par Aproposdelivres, le 22 août 2009

    Ypres – et pourtant, je ne voyais qu'un nuage. Comme si la ville en ruines avait la couleur et la consistance d'un nuage. Un nuage brisé. Un nuage effiloché et déchiré, d'où aurait fui le fluide et le doux, un nuage dont il ne serait resté que des scories acérées et tranchantes, un nuage blessé. Derrière se profilait une silhouette crénelée, semblable à une lointaine chaîne de montagnes. A la longue, j'ai fini par y reconnaître des vestiges d'immeubles. Plus près, les montrant du doigt; aurait-on dit, des arbres en forme de glaives, comme ceux que nous avions déjà aperçus, clouaient le nuage au sol. L'odeur du plâtre mouillé était accablante. Seulement, elle s'accompagnait maintenant d'une puanteur fuligineuse. Plus moyen de respirer sans étouffer. Chacun regardait – jusqu'au bout de la route, les pèlerins étaient tournés du même côté, hypnotisés par la silhouette édentée, les nuages en lambeaux, les ruines déchiquetées.
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  • Par choupynette, le 10 avril 2010

    Tous ces gens, sans exception, espèrent retrouver leurs fils vivant. Nous sommes venus, nous sommes tous venus pour le réchauffer, le nourrir, le ramener à la maison.
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