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> Pierre Leyris (Autre)

ISBN : 2070701034
Éditeur : Gallimard (1984)


Note moyenne : 4.26/5 (sur 47 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Ethan Frome, dans une petite ferme du Massachusetts, est sous la domination de sa femme Zenobia, une mégère hypocondriaque qui dépense tout l'argent du ménage à soigner des maladies imaginaires. L'arrivée de Mattie Silver, une cousine de Zenobia, illumine la vie d'Ethan... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par missmolko1, le 31 mars 2013

    missmolko1
    Edith Wharton nous livre ici une histoire courte mais qui ne peut laisser ses lecteurs indifférents. Il s'agit ici d'un huis clos, dans une ferme à l'écart d'un village qui durant les mois d'hiver est plutôt isolée. Il y a donc au fils des pages une certaine tension et des sentiments forcément décuplés car les personnages sont coupés du monde.
    Ethan Frome est un homme froid et bourru, et dès les premières pages on apprend qu'il a été victime d'un accident, il porte d'ailleurs une grosse cicatrice sur le visage. Puis, le lecteur remonte le temps pour découvrir son histoire. Sa vie est pleine de regrets, de malheurs. Il a perdu ses parents très jeune, vit dans la pauvreté et enfin il est marié à Zenobia, une femme vraiment difficile, qui dépense sans compter pour des médicaments contre des maladies imaginaires.
    C'est la qu'arrive Mattie la cousine de Zenobia, elle vient vivre sous leur toit à l'âge de 20 ans après avoir perdu ses parents. Ethan et Mattie vont être très attirés l'un vers l'autre et attisé la jalousie de Zenobia.
    C'est donc une histoire de ménage a trois qui se déroule au fil des pages. Un amour très pure puisqu'il ne se passera rien entre Ethan et Mattie, mais même sans parole, ces deux là s'aiment d'un amour très fort et c'est pour le lecteur une évidence.
    On y découvre un Ethan sensible et malheureux car prisonnier de sa vie et de sa femme.
    Beaucoup de critiques disent que la quatrième de couverture révèle toute l'histoire pour ma part le résumé ne me révélait rien de la fin (j'avais une édition numérique). J'ai donc trouvé cette fin vraiment tragique car je ne m'attendais pas du tout à ça. Je n'en dirais pas plus car si vous n'avez pas encore lu ce court roman, fait-le sans lire le résumé!
    Pour ma part c'est un vrai coup de cœur. Il y a longtemps que je voulais lire Edith Wharton, c'est maintenant chose faite et je compte très vite continuer a découvrir ses écrits.
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    • Livres 5.00/5
    Par LiliGalipette, le 07 avril 2012

    LiliGalipette
    À Starkfield, petite ville du Massachusetts que l'hiver enclave dans des congères et un froid mordant, Ethan Frome vit tant bien que mal de sa scierie et de sa ferme. Son épouse, Zenobia, est de nature souffreteuse et acariâtre et dépense sans compter les quelques ressources du maigre foyer en potions et en médicaments. La seule joie d'Ethan, c'est la présence de la jolie Mattie Silver, la cousine de Zenobia. La jeune fille aide aux tâches ménagères et elle offre une oreille amicale à Ethan.
    Peu à peu, Ethan et Mattie se découvrent une attirance coupable, et Zenobia ne manque pas de le remarquer. Celle que l'on croyait faible se révèle une redoutable garce, machiavélique et sans cœur. « Zenobia, bien que doutant du savoir-faire de la jeune fille, fut tentée par la liberté qu'elle aurait de la trouver en défaut sans courir grand risque de la perdre. » (p. 75) Alors qu'Ethan et Mattie jouent à être un couple le temps d'une soirée, l'épouse qui se croit bafouée est bien décidée à se débarrasser de cette encombrante cousine et à remettre son époux au pas. Mais après des années de soumission, quelque chose bouillonne dans le sang d'Ethan. « Il était bien trop jeune, trop vigoureux, trop plein de vivante sève pour accepter aussi aisément la ruine de ses espoirs. Fallait-il qu'il consumât toutes ses années auprès d'une femme aigrie et geignarde ? » (p. 149) L'issue, nécessairement, sera brutale.
    Le gros défaut de ce livre, dans l'édition que j'ai choisie, c'est sa quatrième de couverture qui dévoile TOUTE l'histoire. Ce que je croyais être l'introduction est en fait la conclusion. Ce résumé très maladroit m'a privée de toute la tension qu'Edith Wharton est si habile à installer dans ses romans. Je n'ai pas vu l'arc se tendre puisque je savais déjà où la flèche était tombée et qui elle avait blessé. (C'est une métaphore, OK ? Je ne suis pas en train de vous raconter la fin !)
    Le procédé narratif n'est pas très original : le narrateur arrive à Starkfield, il rencontre Ethan Frome et il s'interroge sur cet étrange personnage. Ensuite, il ne lui faut que mettre un pied dans la maison du personnage pour le récit se déploie tout seul. le narrateur ne revient qu'à la fin, pour la conclusion.
    Voilà deux points négatifs, mais le roman est en fait très bon. Il se déroule loin des fastes new-yorkais que l'auteure a dépeints dans Le Temps de l'innocence ou Chez les heureux du monde. Ce n'est pas non plus la bourgeoisie campagnarde qu'elle présente dans Été. Dans les trois précédents romans, l'environnement est favorable, mais c'est la société qui ne l'est pas, entité mauvaise et perverse. Dans Ethan Frome, la nature est hostile et pauvre et la société est presque inexistante : le drame se noue à huis clos, entre un couple mal marié et une jeune fille innocente. Mais la victime n'est pas Mattie, du moins pas uniquement. C'est surtout Ethan Frome, personnage éponyme qui souffre doublement ainsi que le révèle la fin du roman. Zenobia est la main du malheur, on le sait dès le début puisqu'elle est présentée sans aménité.
    Edith Wharton signe encore un grand roman et mérite plus que jamais des compliments pour la peinture qu'elle fait des sentiments humains et des méchancetés des cœurs. À la lire, on désespère un peu du bonheur, mais on sent toute l'honnêteté de ses propos. Il ne me reste qu'à dénicher l'adaptation cinématographique, avec Liam Neeson (ah ! Liam…) dans le rôle-titre, pour poursuivre le plaisir de la lecture.
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    • Livres 5.00/5
    Par vilvirt, le 29 avril 2012

    vilvirt
    Puissant, poétique et dévastateur, ce sont les termes que j'emploirais pour décrire ce fabuleux roman d'Edith Wharton. Certains en parle comme d'une histoire terriblement triste qui pousserait presque à la dépression, alors que j'y ai vu une fabuleuse ode à l'amour et un portrait tracé de main de maître par un auteur au sommet de son art !
    Mais quelle claque ! En à peine 150 pages, Edith Wharton - découverte avec son récit eté - concentre dans cette histoire les émotions les plus violentes. Non-dits, rancoeurs, jalousies sommeillent au coeur du foyer Frome et semblent gagner en intensité et s'allier au climat glacial de la Nouvelle-Angleterre. Mais il y a aussi l'amour qui illumine la vie bien sombre des personnages et qui apporte une note de douceur au milieu des évènements funestes et des existences laborieuses. Sans parler de l'art que possède Edith wharton pour décrire l'immensité du ciel, l'aspect des champs enneigés au crépuscule et ces paysages solitaires de Nouvelle-Angleterre dont l'absolu isolement est ressenti si vivement en cet hiver tragique. C'est un roman très court qui parachute le lecteur au coeur d'une région dure et glaciale dont les décors à couper le souffle sont aussi âpres que les scènes qu'elle décrit. Mais c'est avant-tout une puissante peinture de la communauté rurale de l'époque avec ses contraintes et sa fierté, le dur labeur, les petites joies et les bonheurs furtifs qui viennent égayer la vie de tous les jours.
    Edith Wharton nous introduit au coeur des rudes hivers de la Nouvelle-Angleterre où la vie est comme suspendue et qui pousse les gens à se murer chez eux en attendant les promesses du printemps. C'est durant cette période que le narrateur de l'histoire, de passage dans la petite ville de Starkfield pour son travail, observe et s'interroge sur la personnalité de l'un de ses habitants : Ethan frome. Un homme étrange et discret, blessé par la vie, qui va pourtant le conduire un beau matin jusqu'à son lieu de travail au mépris des éléments. Et c'est l'occasion pour le narrateur de découvrir un pan de l'existence d'Ethan frome, et les raisons pour lesquelles il semble perpétuellement étranger au reste du monde...
    Son existence marquée par les désillusions et les regrets se déploie alors sous Les Yeux du lecteur : des jours semblables les uns aux autres aux côtés d'une épouse froide et hypocondriaque auprès de laquelle la sensibilité exacerbée d'Ethan frome ne trouve aucune réponse. La pauvreté omniprésente malgré des journées à s'épuiser à la tâche. Une ferme dont il tire un maigre revenu aussitôt gaspillé par sa femme sans cesse en quête d'un nouveau remède destiné à guérir ses maux imaginaires. Et l'amertume de ne jamais avoir achevé ses études, de ne pas avoir exploité ce don de vouloir toujours en apprendre plus, de n'avoir jamais exploré la moitié des richesses que le monde offre, de s'être trop tôt réfugié auprès d'une femme qui se révèle au final égoïste et instable. Un homme curieux du monde, intelligent et sensible, coincé par ses obligations auprès d'une mère malade dans un premier temps, puis d'une épouse geignarde dans un second temps, au coeur d'un village isolé qui n'a rien à lui offrir si ce n'est une existence stérile. Un homme fauché en pleine jeunesse par un évènement digne des plus grandes tragédies jamais écrites...
    Ethan frome est incontestablement l'un des personnages de la littérature qui m'aura vraiment marquée. Un homme à qui rien ne sera épargné, humble sans jamais être soumis, conscient de ses responsabilités jusqu'au sacrifice, plaint mais jamais épaulé, fier et droit. Et lorsque la révolte gronde en lui, il est prêt d'y céder. Mais toujours, les contraintes de l'existence et le rappel de ses obligations le ramènent sur le chemin de la raison au mépris de ses désirs les plus profonds.
    Dès les premières pages, le lecteur sait qu'il va lire une histoire terrible dont l'issue est forcément dramatique. Mais tout le talent de l'auteur est justement de maintenir l'intérêt de son lecteur au-delà de cette fin à laquelle il s'attend, et de livrer le déroulement des évènements avec une intensité jamais démentie. Tout se joue dans les détails d'un huit-clos funeste où les comportements et les personnalités sont admirablement décrites. le récit respire les rancoeurs étouffées, la tristesse, la longue fuite des jours sombres aux aspirations gâchées, mais aussi les brusques moments de joie trop courte, les passions trop tôt étouffées et les rêves inachevés.
    Ethan frome est une réussite à tous les niveaux et c'est forcément un coup de coeur pour moi !
    Je n'ai plus qu'à découvrir le film de 1993 avec Liam Neeson !

    Lien : http://tranchesdelivres.blogspot.fr/2012/04/ethan-frome-edith-wharto..
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    • Livres 5.00/5
    Par Missbouquin, le 17 avril 2013

    Missbouquin
    Le narrateur, de passage dans la petite ville de Starkfield, Massachussets, y rencontre un homme étrange, peu bavard. On lui présente comme étant Ethan Frome, gentil mais un peu ours, surtout depuis son accident : C'est “the most striking figure in Starkfield”. Intrigué, l'homme garde cette histoire dans la tête, mais ne parvient pas à en savoir plus. Quelques temps plus tard, alors qu'il doit se rendre dans la ville d'à côté pour affaires, Ethan Frome lui propose de l'emmener. Au retour, ils se retrouvent pris dans une tempête de neige et étrangement, une intimité se crée et Frome lui raconte son histoire …
    Une très belle histoire d'amour, racontée en une centaine de pages par la grande Edith Wharton. Comme toujours, on y retrouve la profondeur de sentiments, l'analyse psychologique qui lui est propre et lui permet, dans ses longues nouvelles, de nous faire sentir et partager les tragédies humaines. Celle d'Ethan Frome est une des plus poignantes que j'ai lu car elle nous laisse espérer jusqu'au bout que le héros va se battre contre la vie qui lui a été imposée. Et ce qui est terrible avec Wharton c'est qu'elle est capable de nous désespérer après en expliquant les raisons qui ont poussé Frome à faire ses choix. Et ce qui est terrible, c'est qu'on les comprend et que l'on se retrouve pris dans le même dilemme que le personnage. Que ferions-nous à sa place ? Pas aujourd'hui, mais à l'époque de Frome, dans cette société rurale du début du XXe siècle où tout était codifié ? Cette question n'a pas fini de me tarauder car elle touche à un problème universel de la liberté de choix des hommes, ce qui fait de ce roman un texte extrêmement moderne. « The inexorable facts closed in on him like prison-warders hand-cuffing a convict. There was no way out – none. He was a prisonner for life. »
    Ce qui est remarquable également c'est que c'est une des seules fois où Wharton abandonne l'étude et la critique de ses chers milieux bourgeois : Ethan Frome est un des seuls romans ruraux de la romancière. Et malgré cette nouveauté, son succès est aussi éclatant qu'avec des textes comme Le temps de l'innocence ou les nouvelles de Une affaire de charme. Car le problème reste le même : choisir entre son cœur ou son devoir.
    L'histoire est basée sur un fait divers dont a entendu parler Wharton alors qu'elle se trouve chez elle dans le Massachussets, un accident terrible de cinq personnes en luge. C'est là qu'on s'aperçoit que Wharton est un génie de l'écriture et de la narration quand elle se sert de ce simple fait pour imaginer une splendide histoire d'amour contrarié …
    Bref un coup de cœur comme je n'en avais pas eu depuis longtemps, encore amplifié par ma découverte de Wharton dans sa langue originale, peu difficile à comprendre malgré sa grande richesse.

    Lien : http://missbouquinaix.wordpress.com/2013/04/10/ethan-frome-edith-wha..
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    • Livres 4.00/5
    Par Zazette97, le 18 janvier 2012

    Zazette97
    Publié aux USA en 1911 et traduit en français en 1969, "Ethan Frome" est un roman de l'écrivaine américaine Edith Wharton, notamment auteure des romans "Le Temps de l'innocence", "Les Boucanières", "Chez les heureux du monde" ou encore des recueils de nouvelles "Les Lettres" et "Le miroir".
    Starkfield, Massachussets. Ethan Frome occupe une ferme en retrait avec sa femme Zenobia et sa parente Mattie Silver, chargée de prendre soin de cette maîtresse de maison aux maux étranges.
    Alors que Zenobia se montre particulièrement dépensière, silencieuse et tyrannique, Mattie offre à Ethan la présence chaleureuse que lui refuse sa femme depuis longtemps, une oreille et une voix qui ont tôt fait d'égayer son quotidien.
    Complices, tous deux finissent par éveiller la jalousie de Zenobia qui entend bien éloigner la jeune fille de son mari.
    Ethan est-il prêt à affronter les foudres de Zenobia pour garder près de lui la femme qu'il aime désormais ?
    Troisième rencontre avec Edith Wharton et je dois dire que j'ai davantage été conquise par ce roman que par mes deux précédentes lectures.
    Sue le thème de l'amour impossible, l'auteure nous propose la terrible histoire de deux amants qui auraient bien mérité leur chance d'être heureux.
    Mattie Silver est une jeune femme enjouée qui subit sans broncher les humeurs de son hôtesse qui malgré leur parenté, ne se montre en rien reconnaissante.
    Zenobia reste sa seule famille et sans l'aide de celle-ci, elle n'aurait pas su que faire de sa vie.
    Ethan est une malédiction à lui seul, sans cesse entouré par des femmes qui nécessitent son aide. Dans cette ferme qui l'a vu grandir, il a perdu sa mère, décédée des suites d'une lourde maladie.
    Zenobia lui fut d'une aide inestimable à l'époque - chose qu'elle ne manque d'ailleurs pas de lui rappeler -, aussi songea-t-il tout naturellement à l'épouser. Mais voilà que son épouse devient à son tour étrangement souffreteuse.
    En réalité, cette femme s'avère être d'une fourberie sans pareille et c'est non sans amertume que le lecteur découvrira, à l'issue d'une ingénieuse pirouette, que c'est finalement elle, la prétendue victime chétive, qui s'en sortira le mieux, au grand dam d'Ethan sur lequel le sort continue de s'abattre.
    A croire que ce pauvre homme auquel rien n'est épargné se veut condamné à séjourner dans sa ferme, cloîtré avec des femmes qui instiguent en lui un profond sentiment de culpabilité.
    Quelques années plus tard, un homme de passage revient sur les aléas de cette triste vie.
    Voici une histoire tragique qui aurait pu trouver une fin magnifiquement triste à la façon de "Tristan et Iseult" ou de "Roméo et Juliette", sauf que...Edith Wharton est passée par là.
    Elle nous offre ici un roman cruel sur la solitude subie, les ambitions et les amours empêchées, un récit construit autour d'un huis-clos dont les personnages recèlent chacun une part de mystère.
    J'ai parfois songé à l'influence du roman gothique dans les abondantes descriptions de cette nature sombre qui semble attendre son heure comme dans le passage où Ethan, pris d'une vision fantomatique de son épouse, scellera son propre sort, condamné à vivre.
    Bien que les passages dialogués fassent état d'un fossé culturel évident entre le narrateur et les protagonistes, le style élégant et incisif de l'auteure parvient à remettre ces derniers à leur juste place, en les dotant d'une intelligence émotionnelle qui nous les rend attachants.

    Lien : http://contesdefaits.blogspot.com/2012/01/ethan-frome-edith-wharton...
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Citations et extraits

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  • Par raton-liseur, le 15 mai 2013

    toute leur intimité était faite de pareils instants de rapprochement muet, où, étonnés et attendris, ils rencontraient le bonheur, comme s’ils eussent surpris un papillon dans les bois dénudés et neigeux. (p. 97, Chapitre 9).

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  • Par missmolko1, le 30 mars 2013

    Cette aube d'hiver était transparente comme du cristal. Le soleil se lavait tout rouge dans un ciel pur. A l'orée du bois les ombres s'étalaient, profondes et bleues. Pa delà la scintillante blancheur des champs, les futaies lointaines s'estompaient en masses vaporeuses.

    Frome aimait cette heure matinale, si paisible. A mesure que ses muscles s'assouplissaient pour la tâche quotidienne et que ses poumons aspiraient à longs traits l'air de la montagne, sa pensée devenait plus lucide.
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  • Par missmolko1, le 29 mars 2013

    Son silence, il est vrai, n'avait rien d'hostile. Je finis par comprendre que cet homme était habitué à vivre dans une solitude morale trop profonde pour qu'on pût facilement pénétrer jusqu'à lui. Cet état, je le présumais, ne résultait point essentiellement de ses malheurs, que je devinais tragique : il était surtout la conséquence de tous ces hivers rigoureux passés à Starkfield...

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  • Par LiliGalipette, le 07 avril 2012

    « Il était bien trop jeune, trop vigoureux, trop plein de vivante sève pour accepter aussi aisément la ruine de ses espoirs. Fallait-il qu’il consumât toutes ses années auprès d’une femme aigrie et geignarde ? » (p. 149)

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  • Par vilvirt, le 30 avril 2012

    Il avait toujours été plus sensible que les gens de son entourage aux beautés de la nature ; ses études, malgré leur interruption prématurée, avaient donné une forme à cette sensibilité, et, même aux heures les plus malheureuses de son existence, les champs et le ciel lui avaient toujours parlé d'une voix souveraine et profonde.

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"Le temps de l'innocence" Livre vidéo. Non sous-titré, non traduit. Partie 05











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