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ISBN : 2818020298
Éditeur : P.O.L. (2014)


Note moyenne : 4.1/5 (sur 89 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Ethan Frome, dans une petite ferme du Massachusetts, est sous la domination de sa femme Zenobia, une mégère hypocondriaque qui dépense tout l'argent du ménage à soigner des maladies imaginaires. L'arrivée de Mattie Silver, une cousine de Zenobia, illumine la vie d'Ethan... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par missmolko1, le 31 mars 2013

    missmolko1
    Edith Wharton nous livre ici une histoire courte mais qui ne peut laisser ses lecteurs indifférents. Il s'agit ici d'un huis clos, dans une ferme à l'écart d'un village qui durant les mois d'hiver est plutôt isolée. Il y a donc au fils des pages une certaine tension et des sentiments forcément décuplés car les personnages sont coupés du monde.
    Ethan Frome est un homme froid et bourru, et dès les premières pages on apprend qu'il a été victime d'un accident, il porte d'ailleurs une grosse cicatrice sur le visage. Puis, le lecteur remonte le temps pour découvrir son histoire. Sa vie est pleine de regrets, de malheurs. Il a perdu ses parents très jeune, vit dans la pauvreté et enfin il est marié à Zenobia, une femme vraiment difficile, qui dépense sans compter pour des médicaments contre des maladies imaginaires.
    C'est la qu'arrive Mattie la cousine de Zenobia, elle vient vivre sous leur toit à l'âge de 20 ans après avoir perdu ses parents. Ethan et Mattie vont être très attirés l'un vers l'autre et attisé la jalousie de Zenobia.
    C'est donc une histoire de ménage a trois qui se déroule au fil des pages. Un amour très pure puisqu'il ne se passera rien entre Ethan et Mattie, mais même sans parole, ces deux là s'aiment d'un amour très fort et c'est pour le lecteur une évidence.
    On y découvre un Ethan sensible et malheureux car prisonnier de sa vie et de sa femme.
    Beaucoup de critiques disent que la quatrième de couverture révèle toute l'histoire pour ma part le résumé ne me révélait rien de la fin (j'avais une édition numérique). J'ai donc trouvé cette fin vraiment tragique car je ne m'attendais pas du tout à ça. Je n'en dirais pas plus car si vous n'avez pas encore lu ce court roman, fait-le sans lire le résumé!
    Pour ma part c'est un vrai coup de cœur. Il y a longtemps que je voulais lire Edith Wharton, c'est maintenant chose faite et je compte très vite continuer a découvrir ses écrits.
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    • Livres 5.00/5
    Par LiliGalipette, le 07 avril 2012

    LiliGalipette
    À Starkfield, petite ville du Massachusetts que l'hiver enclave dans des congères et un froid mordant, Ethan Frome vit tant bien que mal de sa scierie et de sa ferme. Son épouse, Zenobia, est de nature souffreteuse et acariâtre et dépense sans compter les quelques ressources du maigre foyer en potions et en médicaments. La seule joie d'Ethan, c'est la présence de la jolie Mattie Silver, la cousine de Zenobia. La jeune fille aide aux tâches ménagères et elle offre une oreille amicale à Ethan.
    Peu à peu, Ethan et Mattie se découvrent une attirance coupable, et Zenobia ne manque pas de le remarquer. Celle que l'on croyait faible se révèle une redoutable garce, machiavélique et sans cœur. « Zenobia, bien que doutant du savoir-faire de la jeune fille, fut tentée par la liberté qu'elle aurait de la trouver en défaut sans courir grand risque de la perdre. » (p. 75) Alors qu'Ethan et Mattie jouent à être un couple le temps d'une soirée, l'épouse qui se croit bafouée est bien décidée à se débarrasser de cette encombrante cousine et à remettre son époux au pas. Mais après des années de soumission, quelque chose bouillonne dans le sang d'Ethan. « Il était bien trop jeune, trop vigoureux, trop plein de vivante sève pour accepter aussi aisément la ruine de ses espoirs. Fallait-il qu'il consumât toutes ses années auprès d'une femme aigrie et geignarde ? » (p. 149) L'issue, nécessairement, sera brutale.
    Le gros défaut de ce livre, dans l'édition que j'ai choisie, c'est sa quatrième de couverture qui dévoile TOUTE l'histoire. Ce que je croyais être l'introduction est en fait la conclusion. Ce résumé très maladroit m'a privée de toute la tension qu'Edith Wharton est si habile à installer dans ses romans. Je n'ai pas vu l'arc se tendre puisque je savais déjà où la flèche était tombée et qui elle avait blessé. (C'est une métaphore, OK ? Je ne suis pas en train de vous raconter la fin !)
    Le procédé narratif n'est pas très original : le narrateur arrive à Starkfield, il rencontre Ethan Frome et il s'interroge sur cet étrange personnage. Ensuite, il ne lui faut que mettre un pied dans la maison du personnage pour le récit se déploie tout seul. le narrateur ne revient qu'à la fin, pour la conclusion.
    Voilà deux points négatifs, mais le roman est en fait très bon. Il se déroule loin des fastes new-yorkais que l'auteure a dépeints dans Le Temps de l'innocence ou Chez les heureux du monde. Ce n'est pas non plus la bourgeoisie campagnarde qu'elle présente dans Été. Dans les trois précédents romans, l'environnement est favorable, mais c'est la société qui ne l'est pas, entité mauvaise et perverse. Dans Ethan Frome, la nature est hostile et pauvre et la société est presque inexistante : le drame se noue à huis clos, entre un couple mal marié et une jeune fille innocente. Mais la victime n'est pas Mattie, du moins pas uniquement. C'est surtout Ethan Frome, personnage éponyme qui souffre doublement ainsi que le révèle la fin du roman. Zenobia est la main du malheur, on le sait dès le début puisqu'elle est présentée sans aménité.
    Edith Wharton signe encore un grand roman et mérite plus que jamais des compliments pour la peinture qu'elle fait des sentiments humains et des méchancetés des cœurs. À la lire, on désespère un peu du bonheur, mais on sent toute l'honnêteté de ses propos. Il ne me reste qu'à dénicher l'adaptation cinématographique, avec Liam Neeson (ah ! Liam…) dans le rôle-titre, pour poursuivre le plaisir de la lecture.
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    • Livres 5.00/5
    Par zaphod, le 22 juillet 2014

    zaphod
    J'ai un peu regardé ce que proposent les différentes religions, et franchement, il n'y a rien qui me botte vraiment.
    Soit la vie après la mort ne semble pas très folichonne comme dans le Christianisme ou le Bouddhisme, soit c'est un peu plus sexy (je citerai au hasard les mille vierges de l'Islam ou l'éternelle biture du Banquet d'Odin), mais alors les critères d'entrée sont tellement sévères (jihad, martyr, mort glorieuse et douloureuse au combat, ce genre de choses) que je ne me sens pas le courage de m'investir à ce point pour ce qui ne sont après tout que de vagues promesses.

    Alors, j'ai eu une sorte de révélation.
    Après la mort, on se réincarnerait en quelque sorte dans un livre. Et on aurait comme mission dans cette vie de lire un maximum de bons livres pour choisir celui dans lequel on voudrait se réincarner.
    Ça c'est déjà plus dans mes cordes.

    Mais c'est moins simple qu'il n'y paraît.
    Par exemple Ethan Frome, que je viens de terminer. J'ai adoré ce bouquin, mais le héros m'énerve! C'est un peu moi, mais en pire. Pourquoi se donner tant de peine si c'est pour se réincarner dans la même vie, mais en version encore plus pourrie? Il faut faire attention!

    Puis j'ai passé en revue mes livres pour une île déserte.
    Les Fleurs du Mal, le Livre de l'Intranquillité, Hamlet. On dirait le tiercé gagnant des plus grands déprimés de la littérature!
    Histoires Extraordinaires. Qui aurait envie de vivre dans un monde peuplé de fiancées mortes et de fantômes schizophrènes? Pas moi!
    Catch 22. A quoi bon échapper au martyr dans cette vie si c'est pour se réincarner au beau milieu d'une guerre, fût-elle absurde et ridicule?
    Chroniques de l'Oiseau à Ressort? C'est peut-être le moins pire, mais je ne pense pas me souvenir que le héros soit comblé d'amour et de whisky pur malt.

    Donc bon, je continue à lire.
    Et vous, vous avez déjà trouvé le livre de votre prochaine vie? Je suis ouvert aux suggestions.
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    • Livres 3.00/5
    Par Alzie, le 25 mai 2014

    Alzie
    Une atmosphère habite parfois la couverture d'un livre. « Sleigh ride » de Winslow Homer, choisi par P.O.L pour illustrer ETHAN FROME, illustre parfaitement celle du roman d’Edith Wharton (paru la première fois en 1911). Les deux silhouettes furtives emportées par un traîneau qui se précipite dans une nuit bleu-sombre, sur une piste enneigée, y sont pour quelque chose. Car, d'hivers rudes, de traineaux, de luges, de nuits froides et de pistes verglacées, il est beaucoup question entre Starkfield et Corbury, Massachussets.
    Le roman se déroule en Nouvelle Angleterre à la fin du XIXè siècle, dans le village fictif de Starkfield. Un ingénieur, que des raisons professionnelles ont amené et retiennent dans ce village austère et montagneux, s’intéresse à Ethan Frome, un type cabossé par les séquelles d'une collision. A partir des bribes d’informations qui lui sont fournies par les autochtones, et surtout parce que l'occasion se présente d'être en relation avec lui, il recompose l’histoire d’Ethan Frome et de sa famille, vingt-cinq ans après l'accident qui a bouleversé la vie de cet homme. C'est un long flash-back qu'il nous propose dont Ethan Frome, sa femme Zenobia, dite Zeena, et Mattie la jeune cousine à leur service, sont les principaux protagonistes.
    Ce roman, relativement court, est fait de peu de chose finalement et si tout semble annoncé dans les premières pages, un doute persiste jusqu'à la fin de cette histoire. Quelque chose n'est pas encore tout à fait réglé. Mais quoi ?
    Histoire d'un destin contrarié vingt-cinq ans plus tôt, que celui d'Ethan Frome. Un environnement montagnard rural, hostile où se succèdent l'adversité matérielle et les malheurs, s'additionnent les solitudes et se scellent des arrangements familiaux bancales. A la mort de son père, Ethan a interrompu ses études pour reprendre la ferme et l'affaire de sciages qui faisait vivre sa famille dans ce coin perdu de Nouvelle Angleterre où l'hiver qui sévit six mois de l'année marque la vie et la psychologie des hommes. Après la disparition du père, Ethan affronte celle de sa mère puis il épouse Zeena, cousine venue l'aider. Il a vingt-huit ans, elle en a trente cinq, ils ont l'idée qu'ils pourraient vendre la ferme et quitter Starkfield pour s'établir plus loin et s'enrichir. Mais à peine mariés, la santé de Zeena se dégrade et il n'est plus question que de rester. Zeena, installée dans sa neurasthénie, fait alors appel aux services de sa jeune et joyeuse cousine Mattie, âgée de vingt ans. La présence de Mattie change en effet la donne à la ferme mais surtout dans les coeurs. Que peut-il advenir alors ?
    Dans une préface ajoutée à une réédition de 1922, Edith Wharton revient sur la manière dont elle a souhaité traiter ses personnages, qui ressemblent, dit-elle, aux "affleurements de granit" propres à l'endroit où elle les fait exister : "à demi déterrés et, à peine plus éloquents". De ces correspondances secrètes et profondes qu'elle établit entre la géologie des lieux et la psychologie des individus, Ethan, Zeena et Mattie sont donc directement issus. D'où cette impression d'enfermement, de sentiments enfouis et contenus qui caractérisent les relations qu'entretiennent Ethan, Zeena et Mattie tout au long d’un récit qui s'en tient d’ailleurs au factuel. D'où aussi la possibilité d'interprétations contradictoires sur les intentions réelles des personnages par les observateurs. L'idée enfin d'attacher leur sort à celui de Starkfield, et d'y inscrire leurs destinées communes profondément soumises à une nature omniprésente et indomptable, qui dicte ses lois aux individus plutôt que l'inverse, ajoute à la dimension tragique du texte, dont on pressent que le dénouement sera bien dérangeant.
    D'où vient que cette lecture soit si prenante ? Peut-être de l'écriture à la fois très suggestive et dont le style strict et concis, évite l'écueil du lyrisme, tout en réussissant à faire surgir un flux rapide d'images et de sensations qui suscitent sans doute ce qu'il faut d'émotion juste. Une écriture quasi cinématographique où la progression narrative constante ne laisse place à aucune diversion superflue. La composition resserrée autour des trois personnages principaux est très efficacement séquencée… au risque de la caricature, mais bon, ça passe.
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    • Livres 5.00/5
    Par Beatrice64, le 10 juillet 2013

    Beatrice64
    Dire que j'ai failli ne jamais lire Ethan Frome !
    Mon inculture étant insondable, je n'avais jamais ouvert un livre d'Edith Wharton, vaguement synonyme pour moi de littérature empesée et de vieux parfum de mamie anglaise. Non mais quelle erreur monumentale ! Ecrit en 1911, c'est *juste* un classique de la littérature américaine et l'un des plus beaux romans d'Edith Wharton, prix Pulitzer pour Le temps de l'innocence. Ignorant tout cela comme une bécassine, c'est la précision, la sobriété, et la puissance poétique de son écriture qui m'ont profondément touchée.
    Lire Ethan Frome c'est s'enfoncer dans un hiver sans fin : celui de la ferme isolée du Massachussetts où vit Ethan Frome (Il y avait quelque chose de désertique et d'inabordable dans son visage et il avait l'air tellement raidi et tellement engrisaillé que je le pris pour un vieillard et que je fus surpris d'apprendre qu'il n'avait pas plus de cinquante-deux ans), et celui d'une tragique histoire d'amour. Ce livre est un bijou, et contient tout ce qui me plaît dans un roman : une construction impeccable (voire claustrophobique, écho à la situation des protagonistes), des personnages plus réels que mon voisin, un sens puissant de la tragédie, une écriture retenue, acérée et dense, rehaussée de fugaces images aussi étonnantes qu'évocatrices (Le matin d'hiver était clair comme du cristal. L'aube rougeoyait dans un ciel pur ; les ombres en lisière du chantier étaient bleu foncé et, par-delà les champs d'une blancheur scintillante, des lambeaux de forêt pendaient en l'air, au loin, comme des fumées). Plus tard, alors qu'il touche les cheveux de Mattie, l'auteur dira d'Ethan qu'il voulait conserver le souvenir de ce contact dans sa main "comme une graine au coeur de l'hiver pour le printemps prochain".
    Bref.
    La magie a opéré pour moi dès les premières lignes, et je n'ai vraiment pas pu lâcher ce livre (très court), le traînant constamment avec moi, en lisant quelques pages en hâte dès que possible.
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Critiques presse (1)


  • Telerama , le 09 juillet 2014
    Une centaine de pages suffit à la romancière pour déployer sa tragédie, inscrite dans le paysage désolé d'un Massachusetts comme en proie à une glaciation éternelle. C'est âpre, funeste, poignant – on en ressort tout à la fois inconsolable et ébloui.
    Lire la critique sur le site : Telerama

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Citations et extraits

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  • Par zaphod, le 18 juillet 2014

    Must he wear out all his years at the side of a bitter querulous woman? Other possibilities had been in him, possibilities sacrificed, one by one, to Zeena's narrow-mindedness and ignorance. And what good had come of it? She was a hundred times bitterer and more discontented than when he had married her: the one pleasure left her was to inflict pain on him.

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  • Par zaphod, le 18 juillet 2014

    Almost everybody in the neighbourhood had "troubles," frankly localized and specified; but only the chosen had "complications." To have them was in itself a distinction, though it was also, in most cases, a death-warrant. People struggled on for years with "troubles," but they almost always succumbed to "complications.

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  • Par missmolko1, le 30 mars 2013

    Cette aube d'hiver était transparente comme du cristal. Le soleil se lavait tout rouge dans un ciel pur. A l'orée du bois les ombres s'étalaient, profondes et bleues. Pa delà la scintillante blancheur des champs, les futaies lointaines s'estompaient en masses vaporeuses.

    Frome aimait cette heure matinale, si paisible. A mesure que ses muscles s'assouplissaient pour la tâche quotidienne et que ses poumons aspiraient à longs traits l'air de la montagne, sa pensée devenait plus lucide.
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  • Par missmolko1, le 29 mars 2013

    Son silence, il est vrai, n'avait rien d'hostile. Je finis par comprendre que cet homme était habitué à vivre dans une solitude morale trop profonde pour qu'on pût facilement pénétrer jusqu'à lui. Cet état, je le présumais, ne résultait point essentiellement de ses malheurs, que je devinais tragique : il était surtout la conséquence de tous ces hivers rigoureux passés à Starkfield...

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  • Par LiliGalipette, le 07 avril 2012

    « Il était bien trop jeune, trop vigoureux, trop plein de vivante sève pour accepter aussi aisément la ruine de ses espoirs. Fallait-il qu’il consumât toutes ses années auprès d’une femme aigrie et geignarde ? » (p. 149)

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