> Shaïne Cassim (Traducteur)

ISBN : 2916136177
Éditeur : Les éditions du Sonneur (2009)


Note moyenne : 3.5/5 (sur 18 notes) Ajouter à mes livres
"Peu de vices sont plus difficiles à éradiquer que ceux qui sont généralement considérés comme des vertus. Le premier d'entre eux est celui de la lecture."

Dans ce texte paru en 1903 dans une revue littéraire américaine, la romancière Edith Wharton (1862-... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par Corboland78, le 28 mars 2012

    Corboland78
    La Petite Collection des Editions du Sonneur a été créée pour que puissent exister des textes trop courts pour être publiés dans un grand format, mais trop grands pour ne pas être édités, nous prévient l'éditeur. Car effectivement il s'agit non pas d'un « livre » (une trentaine de pages) mais d'un article paru en 1903 dans la North American Review pour la première fois et aujourd'hui exhumé de l'oubli.
    Edith Wharton (1862-1938) vient de la haute bourgeoisie New Yorkaise, Voyage en France et en Angleterre où elle rencontre Gide, Cocteau, Henry James et d'autres artistes. En 1920 elle est la première femme à obtenir le prix Pulitzer avec Le Temps de l'innocence. Son œuvre s'étale sur une quarantaine de Romans, des poèmes, des critiques et des ouvrages sur la décoration des jardins.
    En ce temps de rentrée littéraire, selon la formule consacrée à l'avalanche de livres qui déboulent sur les étals des librairies, la lecture de ce Vice de la lecture ne pouvait pas mieux tomber. Il s'agit donc comme je l'ai dit, d'un article critique consacré à la lecture et surtout aux lecteurs. Edith Wharton estime qu'il y a deux sortes de lecteurs, le « lecteur mécanique » et le « lecteur né ». le premier lit ce que nous nommerions aujourd'hui les best-sellers, les livres dont on parle, bref les livres qu'il faut avoir lus pour ensuite pouvoir en parler en société, alors que le second serait un vrai lecteur, réellement intéressé par le texte et seul à même de le comprendre. de cette catégorisation il en découle selon elle, que le « lecteur mécanique » est une des causes de la mauvaise littérature, puisque c'est lui qui lit les écrivains médiocres ; les lire c'est les faire vivre, les faire vivre c'est les pousser à « commettre » de nouveaux livres de piètre qualité que le « lecteur mécanique » s'empressera de lire, etc. la boucle est bouclée.
    On voit que l'auteur a une vision assez élitiste de la lecture et qu'elle ne manque pas de l'écrire « Lire n'est pas une vertu, mais bien lire est un art que seul le lecteur-né peut acquérir ». Un texte qui fait grincer des dents, qui peut lancer un débat mais qui ne s'engage pas sur de bonnes voies.
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    • Livres 3.00/5
    Par Lali, le 10 février 2011

    Lali
    C'est Chantal qui m'a offert Le vice de la lecture, une plaquette qui compte un peu moins de 40 pages et dont vous pourrez trouver un extrait en allant ici (il faut cliquer sur le livre puis tourner les pages en maintenant votre doigt sur la souris).
    Au départ, je n'étais pas du tout d'accord avec l'exposé d'Edith Wharton, puis je me suis laissée gagner par cette idée qu'il existe bien deux sortes de lecteurs, le lecteur-né et le lecteur mécanique. Si le second lit ce qui est à la mode, ce qu'il est bon ton de lire et qui ne possède aucune curiosité naturelle, il n'en est pas de même du lecteur-né, qui fait de la lecture un art, voire même un art de vivre.
    Ce court essai, alimenté d'exemples et de citations, ne peut laisser un véritable lecteur indifférent.

    Lien : http://lalitoutsimplement.com/un-essai-sur-la-lecture-qui-ne-laisse-..
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    • Livres 4.00/5
    Par Sand94, le 07 octobre 2011

    Sand94
    D'entrée Edith Wharton prend le contre-pied d'une idée reçue et que nous n'aurions pas idée de contredire : le lecture n'est pas une vertu, elle est un vice ! et si elle est devenue un vice c'est essentiellement à cause de la fameuse « diffusion de la connaissance ». Ce qui revient à dire, que la démocratisation de la lecture (elle parle d'ailleurs du suffrage universel) a dénaturé la lecture.
    Donc pour Edith Wharton, la lecture n'est pas plus une vertu que respirer. Nous lisons, non par devoir, comme on fait du sport pour entretenir sa santé, et en cela le sport est une vertu, mais la lecture relèverait plutôt du réflexe.
    Ensuite l'auteur passe aux livres. Un livre est bon s'il entraîne une modification à la fois de la pensée de son auteur, et de son lecteur : Les plus grands livres jamais écrits valent pour chaque lecteur uniquement par ce qu'il peut en retirer.

    Lien : http://leslivresdegeorgesandetmoi.wordpress.com/2011/10/06/le-vice-d..
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    • Livres 2.00/5
    Par fragglec1974, le 18 octobre 2011

    fragglec1974
    Ce texte très court, à peine une trentaine de pages et au ton clairement provocateur, est paru en 1903. L'auteur tente d'y définir deux catégories de lecteurs : « les lecteurs-nés » et « les lecteurs-mécaniques ». Les lecteurs-nés auraient ce don inné de « bien lire » alors que les lecteurs mécaniques ne feraient que tenter de lire sans vraiment comprendre et apprécier ce qu'ils lisent.
    Ainsi, en plus de dépeindre les mauvais lecteurs (elle emploie le terme « poor reader » en anglais traduit « piètre lecteur »), elle décrit les mauvais livres, c'est-à-dire des livres qui au contraire des bons livres n'ont pas la « capacité à représenter toutes choses pour tous (« plasticité »)».
    Si le postulat de départ agace fortement et ne peut être défendu (la lecture comme une aptitude innée), l'auteur nous dépeint un système qui aujourd'hui encore semble assez d'actualité. Un système où les lecteurs mécaniques peu exigeants entraîneraient la production de livres de mauvaise qualité.

    Ca fait grincer les dents parfois tant certaines phrases respirent l'arrogance et en deviennent ridicules voire risibles mais ce qui m'a étonnée par contre, c'est la modernité de l'écriture d'Edith Wharton dont je ne connais pas les autres écrits.

    Lien : http://delphinesbooksandmore.fr/le-vice-de-la-lecture-edith-wharton
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    • Livres 2.00/5
    Par Madimado, le 19 février 2012

    Madimado
    L'exposé d'Edith Wharton est aussi simpliste que faiblement argumenté. Certes, il y a du vrai dans son point de départ : tous les lecteurs ne se valent pas. Cependant, deux catégories antinomiques me semble insuffisant pour rendre compte de la diversité des situations. Il y aurait d'un côté des lecteurs innés, qui ne lisent que de la "bonne" littérature et sont capables de réflexion, et les autres, les ânes bâtés qui suivent la mode et ne sont pas à même de comprendre les enjeux d'un texte. La réalité est bien plus complexe et plus intéressante et il aurait été judicieux de prendre en compte la diversité des situations et de proposer une ouverture. Une thèse peu convaincante servie par une écriture ampoulée et une arrogance rare.

    Lien : http://madimado.com/2012/02/12/edith-wharton-le-vice-de-la-lecture/
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Citations et extraits

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  • Par Madimado, le 19 février 2012

    Il est évident que le lecteur mécanique, tenant chaque livre isolément pour une entité suspendue dans les limbes, manque tous les chemins parallèles et les raccourcis. Il est comme un touriste qui passe d’un «site» à l’autre sans rien regarder qui ne soit recommandé dans le Baedeker. Des délices du vagabondage intellectuel, de la poursuite improvisée qprès une fugace allusion, suggérée parfois par la tournure d’une phrase ou par la simple essence d’un mot, il n’a pas la moindre conscience. Avec lui, le livre suffit: l’idée d’en user comme la clé d’harmonies non préméditées, comme d’une fuite dans quelque paysage choisi, dépasse son entendement.
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  • Par mangeclous, le 10 mai 2011

    Se forcer à lire -lire par volonté -, en quelque sorte – n’est pas plus lire que l’érudition n’est la culture. Lire vraiment est un réflexe ; le lecteur-né lit aussi inconsciemment qu’il respire ; et pour pousser l’analogie plus avant, lire n’est pas plus une vertu que respirer. Plus on confère à l’acte du mérite, plus il en devient stérile. Qu’est-ce que lire, en dernière instance, si ce n’est un échange de pensée entre écrivain et lecteur ?
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  • Par zazimuth, le 30 septembre 2010

    Qu'est-ce que lire, en dernière instance, si ce n'est un échange de pensée entre écrivain et lecteur ? Si le livre entre dans l'esprit du lecteur tel qu'il a quitté celui de l'écrivain - sans aucune des additions et modifications inévitablement produites par l'irruption de nouveaux corps de pensées -, alors il a été lu en vain.(p.9)
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  • Par Corboland78, le 28 mars 2012

    C’est lorsque le lecteur mécanique, armé de la haute idée de son devoir, envahit le domaine des lettres – discussions, critiques, condamnations ou, pire encore, éloges – que le vice de la lecture devient une menace pour la littérature. Alors même qu’il pourrait sembler d’un goût douteux de s’offusquer de cette intrusion motivée par de si respectables motifs, n’eût été cette incorrigible suffisance de lecteur mécanique qui fait de lui une cible légitime. L’homme qui joue un air sur u orgue de Barbarie ne cherche pas à soutenir la comparaison avec Paderewski ; le lecteur mécanique, lui, ne doute jamais de sa compétence intellectuelle. Tout comme la grâce mène à la foi, tant de zèle investi pour progresser est supposé conférer une cervelle.
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  • Par zazimuth, le 30 septembre 2010

    Les plus grands livres jamais écrits valent pour chaque lecteur uniquement par ce qu'il peut en retirer. Les meilleurs livres sont ceux desquels les meilleurs lecteurs ont su extraire la plus grande somme de pensée de la plus haute qualité. (p.9-10)
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"Chez les heureux du monde" Livre vidéo. Non sous-titré. Non traduit.








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