> Claudine Lesage (Traducteur)

ISBN : 2842054911
Éditeur : 1001 Nuits (2000)


Note moyenne : 3.75/5 (sur 12 notes) Ajouter à mes livres
Dans le cadre de leur club très fermé, des femmes de la meilleure société américaine ont invité la romancière en vogue Osric Dane, celle qu'il faut absolument avoir lue.
Précieuses et ridicules, elles y vont de leurs commentaires insipides, et ne manquent pas de ... > voir plus
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 5.00/5
    Par BMR, le 27 janvier 2008

    BMR
    Edit Wharton est un peu une figure imposée des blogs à bouquins, comme Arto Paasilinna, Tatiana de Rosnay, Douglas Kennedy ou encore Muriel Barbery et son hérisson.
    Et Xingu est sans doute l'opuscule le plus minuscule qu'on ait inscrit au répertoire des opuscules minuscules. Une cinquantaine de petites pages d'à peine 15 centimètres.
    Un concentré d'humour et de férocité qui date de ... 1916.
    Une nouvelle qui raconte l'une des mésaventures d'un club de vieilles chouettes érudites, snobs parmi les snobs de la kulture.
    Car le Lunch Club est un club très fermé .
    Un club où le plus important n'est pas d'être mais de paraître et surtout de ne pas faire de faute de goût.
    Mais ces chipies aux dents cruelles et aux langues de vipères vont être victimes de leur propre snobisme, lorsqu'il sera question de Xingu.
    La chose dont il faut savoir parler même quand on ne sait pas trop de quoi il s'agit (oui, c'est un métier). Et vous que pensez-vous de Xingu ?
    Heureusement, dans ce dernier salon où l'on cause, le ridicule ne peut tuer.
    Soit dit en passant, Edit Wharton a la dent cruelle et sa langue de vipère n'a rien à envier à celles qu'elle décrit si ironiquement !
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    • Livres 5.00/5
    Par itzamna, le 17 mai 2012

    itzamna
    L'écriture est savoureuse, la description des personnages fine et les caractères apparaissent insignifiants mais tant gonflés d'orgueil ! Cette nouvelle est un vrai plaisir. L'humour de Edith Wharton transpire à chaque page. Les portraits, qui ne sont pas très éloignés de la caricature, sont le fruit d'une analyse sans concessions de la société aristocratique dans laquelle l'auteure a grandi.
    L'introduction d'un nouveau sujet par Mrs Roby, sans concertation préalable de ses consoeurs, met à mal l'ensemble des convives et introduit les premières failles dans leur routine bien huilée. Qu'est-ce donc que le Xingu ? Si vous n'en savez rien vous-même, gardez-vous d'aller chercher la clé de ce mystère et laissez-vous conduire par le verbiage de nos dames de salon. Les indices parsemés par Mrs Roby devraient vous mettre sur la voie, mais si tel n'était pas le cas, peu importe, on vous dira tout à la fin de la nouvelle.
    En attendant, ce sujet est prétexte à véhémentes discussions entre la romancière invitée et les membres du Lunch Club. Ni les unes ni les autres ne savent de quoi les autres parlent, mais chacune prend part à la conversation avec un aplomb qui suscite l'admiration. Nous ne sommes pas bien loin de Wisteria Lane dans cette nouvelle, sauf que ici, point de meurtres, de suicides ou d'adultères... Tout est désespérément lisse et parfaitement inutile. Hormis peut-être Mrs Roby qui offre quelques aspérités à travers un passé un peu exotique et l'introduction du sujet de discussion : le Xingu.

    Lien : http://itzamna.over-blog.fr/article-xingu-edith-wharton-105055548.html
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    • Livres 4.00/5
    Par Sand94, le 20 octobre 2011

    Sand94
    Edith Wharton dresse donc ici un portrait assez critique sur ces femmes riches et établies socialement, qui, fortes de cette position, pensent briller aussi par leur intelligence. Elles accumulent les peintures, les livres, mettent un point d'honneur à tout lire, à être au courant des dernières parutions. Elles sont en rivalité, à qui possédera le meilleur dictionnaire, ou le plus de livres. Toutes ces dames se prennent très au sérieux, et n'envisagent jamais la culture comme un loisir, un plaisir.

    Lien : http://leslivresdegeorgesandetmoi.wordpress.com/2011/10/20/xingu-edi..
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Citations et extraits

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  • Par itzamna, le 17 mai 2012

    Je voulais dire instruire, bien sûr, dit Mrs Leveret, inquiète d'une distinction entre deux termes qu'elle avait cru synonymes et à laquelle elle ne s'attendait pas. Le plaisir que prenait Mrs Leveret à participer au Lunch Club était souvent gâché par des surprises de ce genre. Comme elle ignorait que sa seule valeur, aux yeux de ces dames, se bornait à celle d'un miroir leur renvoyant l'image de leur fatuité intellectuelle, elle s'inquiétait parfois jusqu'à se demander si elle était vraiment à la hauteur de leurs débats. Seule une soeur idiote qui la croyait intelligente la gardait contre le sentiment de son irrémédiable infériorité.
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  • Par itzamna, le 17 mai 2012

    Même son exemplaire des Citations classées, avec son contact familier et rigide lorsqu'elle s'assit, ne réussit pas à lui rendre sa confiance. C'était un admirable petit volume de références, rassemblées pour parer à toute éventualités de la vie en société (...)
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  • Par itzamna, le 17 mai 2012

    Le but de notre petit club, continua Mrs Ballinger est de regrouper, au plus haut niveau, tout ce que Hillbridge compte de courants de pensées ; de rassembler, de canaliser toute cette énergie intellectuelle.
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  • Par BMR, le 27 janvier 2008

    [...] Accepter une femme recommandée par un homme ... c'était à prévoir. [...] Elle avait été recommandée par l'éminent bilogiste, le professeur Foreland, qui l'avait décrite comme la femme la plus agréable qu'il eût jamais rencontrée. Les membres du Lunch Club, impressionnées par un compliment qui valait bien un diplôme, avaient inconsidérément pensé que les affinités sociales du professeur étaient du niveau de ses aptitudes professionnelles. [...] La déception fut complète. [...] « Elle l'a flatté sans doute. Ou bien c'est la façon dont elle se coiffe ».
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  • Par BMR, le 27 janvier 2008

    [...] - Cela m'a fait tellement de bien, intervint Mrs. Leveret, et il lui sembla se rappeler que, soit elle en avait pris l'hiver dernier, soit elle l'avait lu.
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"Chez les heureux du monde" Livre vidéo. Non sous-titré. Non traduit.








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