> Jacques Darras (Traducteur)

ISBN : 2070415430
Éditeur : Gallimard (2002)


Note moyenne : 4.07/5 (sur 30 notes) Ajouter à mes livres
Walt Whitman, l'homme de l'espace américain, l'homme du surgissement, du déferlement vocal, du souffle porté à sa plus vaste amplitude, cet homme-là se dresse à jamais avec ses cris, ses rages, ses ferveurs. Tant d'énergie brute, tant de puissante naïveté, tant d'intuit... > voir plus
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Critiques et avis(4)

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    • Livres 4.00/5
    Par vincentf, le 21 mars 2011

    vincentf
    Longue lecture, des mois dans l'âme d'un homme, qui est plus qu'un homme, qui est l'univers, qui est l'Amérique, écrivant l'épopée de ce pays neuf, immense, infini. La poésie de Whitman est heureuse, et c'est ce qui déconcerte. le poète n'est pas maudit, il est béni. Et il bénit. Il bénit le monde, dans de longues listes qui donnent, brut, le réel au lecteur. Il chante la vie sous ses formes multiples, universelles, immuables et changeantes. Il célèbre la guerre et la paix, l'homme, la femme, le corps, la pensée, Walt Whitman, la démocratie. Il ennuie un peu, car son invention est sans adieu, elle se développe sans cesse, et le temps qui tue est le seul point final du déroulement perpétuel de la poésie totale. Plus personne ne place si haut la poésie, qui est devenue une langue morte.
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    • Livres 5.00/5
    Par gigi55, le 22 juillet 2011

    gigi55
    Walt Whitman écrit une ode à l'Amérique, à la vie, à la Nature, à l'individualisme démocratique avec une vigueur, une profondeur, une sincérité, une santé impressionnante.
    On le suit sur 700 pages au long d'une vie bien remplie ou la Nature – terre, fleuves, océan, forêt, rivière, prairie, faune, flore, et l'Histoire des hommes –les guerres, surtout la guerre de sécession, mais aussi les inventions techniques de l'ère industrielle – paraissent à part égale.
    Je pense mieux comprendre maintenant, après avoir lu Feuilles d'herbe l'esprit américain, dans ce qu'il a de spécifique et de non-européen.
    Il y a là une fraicheur, une énergie, une vitalité, un optimisme, un amour inconditionnel de la vie qui étonnent et ravissent à la fois.
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    • Livres 4.00/5
    Par paulotlet, le 17 juin 2011

    paulotlet
    Il y a du souffle dans cette évocation optimiste et lyrique des Etats-Unis. On comprends mieux le rapport qu'entretiennent les Américains avec la poésie en lisant les textes de Whitman, odes à la nature, à la vie à l'espoir permis par cette terre nouvelle.
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    • Livres 2.00/5
    Par lauravanelcoytte, le 09 février 2009

    lauravanelcoytte
    Ce n'est pas l'édition en image mais une vieille de chez Seghers.
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Citations et extraits

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  • Par gigi55, le 22 juillet 2011

    En anglais :
    Captain! my Captain! our fearful trip is done;
    The ship has weather’d every rack, the prize we sought is won;
    The port is near, the bells I hear, the people all exulting,
    While follow eyes the steady keel, the vessel grim and daring:
    But O heart! heart! heart!
    O the bleeding drops of red,
    Where on the deck my Captain lies,
    Fallen cold and dead.


    O Captain! my Captain! rise up and hear the bells;
    Rise up—for you the flag is flung—for you the bugle trills;
    For you bouquets and ribbon’d wreaths—for you the shores a-crowding;
    For you they call, the swaying mass, their eager faces turning;
    Here Captain! dear father!
    This arm beneath your head;
    It is some dream that on the deck,
    You’ve fallen cold and dead.

    My Captain does not answer, his lips are pale and still;
    My father does not feel my arm, he has no pulse nor will;
    The ship is anchor’d safe and sound, its voyage closed and done;
    From fearful trip, the victor ship, comes in with object won;
    Exult, O shores, and ring, O bells!
    But I, with mournful tread,
    Walk the deck my Captain lies,
    Fallen cold and dead.

    En français :
    O Capitaine! mon Capitaine! fini notre effrayant voyage,
    Le bateau a tous écueils franchis, le prix que nous quêtions est gagné,
    Proche est le port, j'entends les cloches, tout le monde qui exulte,
    En suivant des yeux la ferme carène, l'audacieux et farouche navire ;
    Mais ô cœur! Cœur! Cœur!
    Oh ! Les gouttes rouges qui lentement tombent
    Sur le pont où gît mon Capitaine,
    Etendu mort et glacé.

    O Capitaine! mon Capitaine! lève-toi et entends les cloches!
    Lève-toi - c'est pour toi le drapeau hissé - pour toi le clairon vibrant,
    Pour toi bouquets et couronnes enrubannés - pour toi les rives noires de monde,
    Toi qu'appelle leur masse mouvante aux faces ardentes tournées vers toi;
    Tiens, Capitaine! père chéri!
    Je passe mon bras sous ta tête!
    C'est quelque rêve que sur le pont,
    Tu es étendu mort et glacé.

    Mon Capitaine ne répond pas, pâles et immobiles sont ses lèvres,
    Mon père ne sent pas mon bras, il n'a ni pulsation ni vouloir,
    Le bateau sain et sauf est à l'ancre, sa traversée conclue et finie,
    De l'effrayant voyage le bateau rentre vainqueur, but gagné;
    O rives, Exultez, et sonnez, ô cloches !
    Mais moi d'un pas accablé,
    Je foule le pont où gît mon Capitaine,
    Etendu mort et glacé.
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  • Par vincentf, le 04 novembre 2010

    Quand j'eus entendu parler le savant astronome,
    Quand les preuves, les calculs, furent alignés en colonnes devant moi,
    Quand on m'eut montré les graphiques, les diagrammes, pour les additions, divisions et autres mesures,
    Quand de mon banc j'eus entendu le savant astronome finir sa conférence sous les applaudissements de l'auditoire,
    J'éprouvai tout à coup inexplicablement une nausée, une lassitude,
    Et m'éclipsant sans bruit m'en allai dehors tout seul,
    Dans l'air de la nuit humide et mystérieux, et de temps à autre,
    Levai les yeux dans un silence total en direction des étoiles.
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  • Par Fiona-thoustra, le 14 août 2010


    Ô toi l'orbe dans la foule des orbes !
    Toi le principe qui fermente, qui fomente, toi le germe latent, toi le centre !
    La guerre fait ses révolutions autour de toi, ton idée,
    Avec tout son jeu véhément de causes coléreuses
    (Leurs conséquences empliront trois fois mille années),
    Mes récitatifs pour toi, - mon livre la guerre ne font qu'un,
    Je suis immergé dans son esprit moi et mon monde, tout comme la lutte prend son axe en toi,
    De même qu'une roue tourne sur son moyeu mon livre à son insu,
    Tourne autour de son idée
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  • Par gigi55, le 22 juillet 2011

    Adieu mon Invention !
    Au revoir ma petite amie, mon amour tendre ! Je m'en vais, je ne sais pas où,
    Vers quelle fortune, je ne sais pas si je te reverrai, Adieu, donc, mon Invention.
    Une dernière fois — laisse-moi regarder en arrière.
    Le tic-tac de plus en plus faible plus lent de l'horloge est en moi,
    La sortie, la nuit qui tombe, le bruit du cœur tout au bord de cesser.
    Longtemps nous avons vécu, dans la joie, les caresses mutuelles ;
    Ah ! quel plaisir — c'est l'heure de nous quitter — Adieu mon Invention !
    Non, je ne veux rien précipiter,
    Nous avons depuis si longtemps vécu, dormi en osmose ensemble, fusionné nos deux en un;
    Si nous mourons nous mourons ensemble (donc nous serons toujours un),
    Si nous allons quelque part nous irons ensemble au-devant de l'inconnu,
    Qui sait si nous ne serons pas plus heureux plus joyeux, dans la découverte,
    Qui sait si tu n'es pas en train de me conduire vers des chants plus vrais (oui qui sait?)
    Qui sait si ça n'est pas toi le bouton de porte de la mort qui s'ouvre qui tourne — alors à la fin,
    Adieu — et bonjour mon Invention !
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  • Par paulotlet, le 26 avril 2011

    Ô Capitaine! Mon Capitaine! Notre voyage effroyable est terminé
    Le vaisseau a franchi tous les caps, la récompense recherchée est gagnée
    Le port est proche, j'entends les cloches, la foule qui exulte,
    Pendant que les yeux suivent la quille franche, le vaisseau lugubre et audacieux.
    Mais ô coeur! coeur! coeur!
    Ô les gouttes rouges qui saignent
    Sur le pont où gît mon Capitaine,
    Etendu, froid et sans vie.
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