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ISBN : 2351780574
Éditeur : Gallmeister


Note moyenne : 3.78/5 (sur 41 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Pike n'est plus l'effroyable truand d’autrefois, mais il a beau s'être rangé, il n’en est pas plus tendre. De retour dans sa ville natale des Appalaches proche de Cincinnati, il vit de petits boulots avec son jeune comparse Rory qui l'aide à combattre ses démons du mie... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par caro64, le 18 septembre 2013

    caro64
    Les Editions Gallmeister nous avaient jusque là habitué à des très bons romans ayant pour cadre les grands espaces américains comme Sukwann Island de David Vann, ou encore les très bons polars de Craig Johnson. Changement de décor, avec Pike, de Benjamin Whitmer, elles nous offrent un remarquable polar urbain où l’on patauge dans la neige noire au milieu de gaz d’échappement… Une couverture noire, pour un vrai roman noir, très noir !
    Dans une ancienne vie, Douglas Pike a été tour à tour homme de main pour la mafia locale, toxicomane, videur de boîte de nuit, alcoolique ou encore passeur de clandestins à la frontière mexicaine. Aujourd’hui, il répare des maisons dans un coin reculé des Appalaches accompagné de Rory, un jeune homme à peine sorti de l’enfance et qui rêve de devenir boxeur professionnel. Tous les deux sont poursuivis par un passé qu’ils tentent d’oublier mais qui va brutalement les rattraper de la plus inattendue des façons. Lorsque Sarah la fille de Pike est retrouvée morte des suites d’une overdose, ce dernier se retrouve responsable de Wendy, une fillette de douze ans, dont il ignorait l’existence. Pike a oublié pendant de longues années sa fille mais il n’accepte pas son décès. La thèse de l’overdose lui semblant plus que suspecte, il décide de se rendre à Cincinnati. Accompagné de son acolyte, il va écumer les bas-fonds de cette ville, de bars glauques en squats de junkie et lieux de prostitution, à la recherche d’une réponse. Quand Derrick Krieger, flic violent et pourri jusqu’à la moelle commence à tourner autour de Wendy, les vieux démons se réveillent.
    Ce premier roman est une redoutable excursion dans les entrailles de l’Amérique urbaine des années Reagan dans ce qu’elle a de plus violent et sordide. Pas un personnage ne rachète l’autre. Un ramassis de brutes alcooliques, de pervers violents, d’êtres corrompus ou estropiés. Ils ont en commun une incapacité chronique à éprouver le moindre regret ou sentiment. La notion de rédemption, d’amour ou de pardon leur est étrangère. Accablés par une multitude de démons, survivre d’un jour à l’autre est leur unique préoccupation. Ce premier roman dont chaque mot suinte la noirceur et la violence sans complaisance, est construit avec intelligence, mêlant habilement lyrisme et réalisme. Une très sombre et tragique histoire qui se dévore en quelques jours et qui ne laisse pas intact. Elle semble annoncer un grand auteur. A suivre.
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    • Livres 3.00/5
    Par Laurence64, le 30 décembre 2012

    Laurence64
    Entre Nanticote et Cincinnati, la neige n'est que bouillasse. Toujours sale, elle se défait comme la vie de tous les protagonistes. Une neige hésitante sur la forme à adopter, jamais immaculée. Chez Whitmer, point de tapis blanc et duveteux, ni d'aimables flocons dansant dans la nuit.
    De Nanticote à Cincinnati, le ciel ressemble à du vomi. Les étoiles s'éteignent dans la lumière jaune des réverbères, les immeubles s'émiettent tels des quignons rances, l'air est aussi irrespirable que dans L'Enfer de Dante, les peaux se décollent des os sous les armes de poing, les yeux pleurent du sang, la vie n'offre rien. La minceur du quotidien pourrit la moelle de celle qui est restée à la marge de l'histoire. Cynisme d'un épilogue qui n'espère rien.
    A travers une intrigue minimaliste, Benjamin Whitmer ébauche une peinture plus noire que noire des squats de junkies, des relais routiers sordides, de la ville prisonnière de sa déréliction et des hommes suant la violence, la came, l'alcool. C'est crasseux et graisseux. Ca poisse de corruption, ça dégoutte de bêtise. C'est violent comme un film de Tarentino.
    Dans la menace d'étouffement, dans l'excès des rires toujours métalliques et rouillés, dans cette humanité qui ne vaut pas la corde pour la pendre, on aurait voulu en savoir un peu plus sur le méchant des méchants, Derrick Krieger ou tout au moins sur ses motivations . Benjamin Whitmer ratisse une enquête qui n'en est pas une, prétexte à un portrait désespéré des oubliés du rêve américain. Mais entre trop et pas assez. Chaque personnage n'est qu'ébauché. Leur sang coule, rouge et vicié mais leur étoffe est presque aussi fine que la trame du roman qui les abrite.
    Avec toute cette neige qui ne cesse de mousser sur le bitume, ils auraient mérité des habits plus épais, mieux coupés.
    Au second roman de Whitmer?
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    • Livres 3.00/5
    Par belette2911, le 05 octobre 2013

    belette2911
    ♫ Noir c'est noir ♪... chantait Johnny. Moi, je viens de faire "noir SUR noir" en ne trouvant rien de mieux à faire que de lire Whitmer juste après Thompson. Deux polars trèèès sombres... ♫ Il n'y a plus d'espoir ♪
    "L'Express" disait que Benjamin Whitmer avait sans doute avalé du Jim Thompson dans ses biberons et je constate qu'il en a eu aussi dans ses panades. Son roman est cinglant, dur, noir, sans espoir.
    La première ligne nous met de suite dans l'ambiance plus que noire du roman puisque la scène inaugurale est celle d'un meurtre : Derrick Krieger, dit Derrick, vient de tuer un gosse d'une balle dans le dos.
    Derrick est un flic qui n'a rien à voir avec son homonyme aux grosses lunettes et qui menait ses enquêtes avec la nonchalance d'un Droopy...
    Ce flic plus que salaud serait-il la face sombre de ce que l'on a découvert sur la jeunesse de son homonyme, le commissaire Derrick (qui fit les beaux jours des après-midi dans les maisons de repos) ?
    Je ne puis me prononcer pour l'acteur, mais le flic du roman, c'est une saloperie d'ordure qui pense qu'il peut jouer au justicier dans la ville, tuant des pédophiles ou autres raclures.
    Le problème, c'est qu'il est bien pire que les raclures qu'il descend allégrement ! le côté obscur de la Force est toujours plus attirant... et ce flic pense valoir mieux que tous les autres représentants de la loi réunis.
    L'autre gars du livre, celui qui a donné le titre, c'est Douglas Pike : un ex-truand impitoyable, autrefois, rangé des voitures depuis quelques années, bien qu'il ne soit pas devenu un tendre, faut pas pousser.
    Notre truand s'est converti en travailleur honnête qui réalise de petits petits boulots avec Rory, un jeune boxeur amateur qui a échoué à devenir professionnel. Un type qui a une faute originelle à expier lui aussi. Rory, c'est un peu le fils que Pike n'a pas eu.
    ♫ Noir, c'est noir ♪… Leur vie est sombre et là où les nuages commencent à s'amonceler encore plus au-dessus de leur tête, c'est lorsque Wendy, une gamine de 12 ans débarque. C'est la petite-fille de Pike, la fille de sa fille qu'il n'a quasi pas connu, ou si peu. Sa fille faisait la pute et est morte d'une overdose. ♪ Noir, c'est noir, il n'y a plus d'espoir... ♪
    Les retrouvailles seront tendues entre le grand-père et la petite-fille...
    Pour ce qui est des portraits psychologique des personnages, rien à dire, ils sont travaillés et les dialogues sont incisifs. Pike, Rory, Wendy, malgré leurs défauts ou leur langage borderline sont des gens auxquels on s'attache. Derrick, pas du tout.
    Par contre, j'ai quelques reproches à faire sur l'écriture. Certes, l'auteur a de l'aisance avec les mots de plus de dix lettres, son vocabulaire est riche, mais l'alternance de phrases courtes avec des plus longues très imagées casse un peu le fil du récit.
    Trop de métaphores tuent la métaphore. Dire que le type qui le regardait avait des yeux qui étaient comme des trous de neige rempli de pisse, heu, j'ai du mal à imaginer... Ils étaient jaunes et fumants ?
    Pour le style narratif, j'apprécie plus un récit au passé simple que au présent. Dans ma tête, lire "Pike haussa les épaules" passe mieux que "Pike hausse les épaules".
    Il n'y a pas que ça : les chapitres sont fort courts, très très courts et ils me donnèrent l'impression d'être arrêtée non-stop dans ma lecture. Certains ne font même pas une page ! Vous l'entamez et hop, terminé.
    Pourtant, le principe narratif était bon avec cette alternance de chapitres concernant Pike ou Derrick, dans le but de faire s'entrechoquer le destin de ces trois personnages.
    Trois ? Bien sûr, il faut ajouter aussi la gamine qui sera le déclencheur de tout le reste... En ayant marre de ce grand-père qu'elle ne connaît pas et de son comparse, elle fugue et croise sur la route le fameux Derrick Krieger.
    Pike, en apprenant qu'il a aguiché la petite, décidera de se mettre en chasse. Ce flic, il ne le connaît pas et tout le monde lui conseille de l'éviter comme la peste. de plus, tant qu'il y est, il aimerait aussi en apprendre un peu plus sur la mort de sa fille...
    Étrange que ce livre dont le flic est aussi sombre qu'une nuit sans lune, semant les cadavres derrière lui et qui se fait pourchasser par un ex-truand qui mène une vie plus réglo que la sienne. le monde à l'envers. Celui qui devrait être au service de la population n'est que pourriture tandis que le truand s'est blanchi. Enfin, on ne peut pas dire que Pike enquête avec gentillesse non plus...
    Son enquête deviendra pour Pike une vengeance, comme une sorte de rédemption pour lui, mais le chemin sera long et semés de cadavres, de violence, de sang...
    Si les chapitres sont trop courts, par contre, ils nous font descendre toujours un peu plus bas dans la noirceur et dans la violence purement gratuite. Noirceur dans l'âme des personnages principaux, pour qui la vengeance est ce qui les fait avancer dans ce monde où le repos de leur âme n'existe pas.
    "Pike", c'est un roman qui nous plonge brutalement dans un univers sauvage, rude, sans complaisance, où tout est noir. L'auteur nous traînant dans des squats de junkies ou dans les relais routiers des quartiers pauvres de Cincinnati, en passant par des ring de boxe.
    Tout ici n'est que violence, qu'elle soit psychologique ou physique. le tout est purement gratuit, parfois.
    Et c'est là que le bât blesse un fois de plus : il manque de la profondeur dans l'histoire. Dommage, ce petit plus en aurait fait quelque chose de grand.
    Malgré toutes mes critiques, j'ai passé un sacré moment de lecture et j'en ressors groggy, comme si je m'étais faites boxer par Rory, juste bonne à lire "Oui-Oui part en vacances".


    Lien : http://the-cannibal-lecteur.jimdo.com/4-romans-policiers-contemporai..
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    • Livres 5.00/5
    Par sandrine57, le 27 septembre 2012

    sandrine57
    Douglas Pike a pas mal roulé sa bosse et n'a pas fait que le bien autour de lui. Ses méfaits font dorénavant partie du passé, il est revenu dans l'Ohio, à Nanticote, sa ville natale où il vit de petits boulots, toujours accompagné de Rory, un jeune paumé qui rêve de devenir boxeur professionnel. Leur train-train est sérieusement chamboulé le jour où débarque Wendy, la petite-fille de Pike, qui vient de perdre sa mère, Sarah, victime d'une overdose. Pike est la seule famille qui lui reste et il décide de la garder avec lui, même si a priori la gamine a l'air du genre teigneux et difficile. Tout aurait pu en rester là sans l'intervention de Derrick Krieger. Ce flic, violent et corrompu, s'intéresse de trop prêt à Wendy. C'en est assez pour Pike qui décide d'aller à Cincinnati, regarder de plus près comment Sarah est morte.

    Du noir, du très noir pour ce premier roman de Benjamin WHITMER dans lequel on plonge en apnée vers les profondeurs de la bassesse humaine. Les hommes sont rudes, durs au mal, cyniques, violents et n'hésitent pas à tuer celui qui viendrait faire obstacle à leurs plans. Les filles se droguent, se prostituent pour payer leurs doses. Les flics ont la gâchette facile, sont dealers ou proxénètes. A Cincinatti, dans les squats où cohabitent SDF, poivrots et drogués, une femme même morte peut servir à prendre du plaisir et un cadavre ne repose pas en paix tant que son odeur n'alerte pas les autorités. Dans les rues, les flics tirent à vue sur les dealers qui travaillent pour eux et qui auraient eu l'inconscience de grapiller une petite part du magot. Dans les bois, les vétérans du Vietnam revivent cent fois leur guerre dans des campements de fortune. Tout n'est que violence brute et animale.Celui qui croit avoir connu le pire sait que le pire est encore à venir, l'espoir n'existe pas...
    Grâce à une écriture sobre et efficace, des chapitres courts et incisifs, on dévore ce roman âpre et sombre mais on tourne la dernière page avec soulagement, c'est si bon de respirer à nouveau!
    Une très belle découverte que je recommande vivement au lecteur suffisamment armé pour supporter toute cette misère humaine.
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    • Livres 3.00/5
    Par Cath36, le 15 juillet 2013

    Cath36
    C'est violent, c'est noir, c'est sordide, c'est grossier, c'est réaliste jusqu'à la crudité et c'est admirablement écrit ! Les dialogues, fort brefs s'intègrent à un récit efficace (un homme, ancien truand, recherche le meurtrier de sa fille junkie après avoir recueilli sa petite-fille Wendy), les phrases sont courtes, souvent elliptiques, les images sont souvent belles et poétiques, en dépit par ailleurs d'un langage ordurier à vous donner la nausée. Whitmer décrit à travers le monde de la drogue et des paumés en tous genres une sorte de radicalité absolue de la noirceur où toute notion de bien ou de mal est éradiquée au profit d'une violence sans limites. Monde dans lequel les enfants eux-mêmes n'osent pas pleurer, Wendy se voulant une dure à cuire de haut de ses douze ans et employant un langage qui ferait rougir un vieux charretier.
    Je comprends bien que cette violence langagière est une révolte face à la vie, un moyen de lutter contre ce qui pourrait faire mal, contre ce qui nous empêche d'être nous-mêmes, une attitude virile, en somme, mais tout de même j'ai trouvé que Whitmer en rajoutait un peu trop et c'est ce qui m'a retenu de mettre quatre étoiles à ce livre, qui a par ailleurs des pages magnifiques sur la façon dont les héros ressentent les paysages et le monde qui les entourent. L'emploi notamment du mot "putain" à tout bout de champ comme adjectif qualificatif finit par affaiblir la force du récit et c'est dommage.
    Parce que Whitmer est un très grand écrivain, qui sent bien les choses et sait les rendre avec précision et efficacité. Cela dit l'intrigue mériterait d'être un peu plus étoffée, en dépit du fait qu'opposer un truand repenti (ou plutôt rangé) à un flic complètement ripoux est une idée intéressante qui donne du relief au monde décrit par Whitmer.
    Putain de bouquin !
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Critiques presse (1)


  • Lexpress , le 07 septembre 2012
    Benjamin Whitmer, qui a sans doute avalé du Jim Thompson en lait en poudre, est un conteur magnifique, cinglant, pur, qui réussit, au bout de la nuit, à traquer la lumière qui va venir réchauffer ces corps affamés de vi
    Lire la critique sur le site : Lexpress

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Citations et extraits

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  • Par Cath36, le 14 juillet 2013

    C'est un nuage. C'est comme l'obscurité rendue palpable, comme le ciel qui descend. Comme le Dakota du Sud, quand il ne pouvait s'empêcher de rouler. Il se faisait des croque-monsieur à la poêle, sur un feu, au bord de la route. Dormait dans la voiture. Passait ses journées à fixer les hautes herbes de la prairie, à regarder paître les cerfs à queue noire et les antilopes. A écouter les coyotes hurler à la lune. Soleil qui se lève le matin comme une crue montant jusqu'au sommet des aiguilles, dévalant les ravins en torrents d'eau sanglante. Pulsation de la glaise et de l'argile : le soleil se hisse dans le ciel en pompant. Enfer aux flammes éteintes, paysage lavé, emporté par chaque pluie. Monde nouveau à chaque nouvel orage, toujours identique à lui-même. Rouler et rouler encore, boucler une énième fois le même trajet circulaire sans quitter la grand-route jusqu'à ce que chaque pic et chaque ravin soit gravé au fer rouge dans son esprit.
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  • Par belette2911, le 05 octobre 2013

    - Tu l'as buté, hein, espèce de fils de pute ? dit le plus grand en serrant ses gros poings noirs.
    Derrick continue d'avancer, le .45 pointé vers son interlocuteur.
    - Il s'est pris les pieds dans ses lacets.
    - Ah ouais ? Et c'est comme ça qu'il a mis plein de bouts de cervelle par terre ?
    - Ça arrive à tout le monde. Ça pourrait même vous arriver à vous.
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  • Par caro64, le 19 septembre 2013

    Cotton actionne la pompe de son calibre 12 et refait feu à travers le bar, criblant de plombs le cadavre de Jessie. Ils l’ont pas encore fabriquée, la cartouche de fusil à pompe capable de perforer trois cents bonnes livres de gros bouseux du Kentucky .

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  • Par Cath36, le 15 juillet 2013

    La porte de la chambre d'à-côté s'ouvre puis se referme bruyamment. On entend des cris en espagnol, et ça n'a rien de tendre. Des meubles qu'on bouge, qu'on balance contre le mur. Puis les ressorts du lit tonnent et hurlent comme si un rhinocéros y dansait le quadrille. Et ça dure, et ça dure, puis enfin ça s'achève sur deux gros grognements. Rory sursaute comme s'il sortait d'un rêve, et il ;se rend compte qu'ils ont tous trois écouté ça dans un parfait silence .
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  • Par belette2911, le 05 octobre 2013

    Il avale sa respiration por s'empêcher de vomir à nouveau. Il a toute la panoplie de la virilité, sauf les parties importantes. Mais Pike pense à sa femme à moitié étranglée, en bas, et peine à éprouver la moindre sympathie pour lui.

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