AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizForum
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2070126706
Éditeur : Gallimard (2012)

Note moyenne : 3.39/5 (sur 183 notes)
Résumé :
Juin 1966 : Anne, la narratrice vient d’envoyer une lettre laudative à Jean-Luc Godard.
Elle ne connaît pas le cinéaste de la Nouvelle vague, c’est à peine si elle l’a croisé sur le tournage de Au hasard Balthazar un an auparavant. Anne a 19 ans, elle a échoué au baccalauréat et s’apprête à passer la session de rattrapage de septembre. Un soir, Anne reçoit un coup de téléphone de Jean-Luc Godard, qui lui annonce qu’il désire très vite la rencontrer. C’est le ... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.fr
Critiques, Analyses & Avis (41) Voir plus Ajouter une critique
brigittelascombe
brigittelascombe18 février 2012
  • Livres 4.00/5
"Quel chemin tu as parcouru en un an!"
Dans Une année studieuse, roman autobiographique, Anne Wiazemsky (orpheline de père et petite fille de François Mauriac) nous raconte l'année (1966) de l'été du bac, puis d'étudiante en philo et sa rencontre (provoquée par lettre) avec le cinéaste admiré Jean Luc Godard, plus âgé de 17 ans, " homme à femmes", cultivé, étrange et imprévisible,jusqu'en 1967, celle de leur mariage après des rapports passionnels, passionnés,réprouvés par la famille (un grand père phare et une mère teigne surtout!) et remplis de doutes.
Apprentissage du plaisir (traîté pudiquement), rite initiatique, passage de l'adolescente "rougissante", amoureuse, forcée de "trouver un équilibre entre lui et sa famille", ce livre, par son côté psychologique, me fait penser à Grandir de Sophie Fontanel, qui à un âge plus avancé de sa vie, doit couper le cordon ombilical avec sa mère, femme jadis à poigne.
Epoque du choix difficile: entre un soit-disant "sale type" "proche des Cahiers marxistes léninistes",cyclothymique créatif et un étudiant de son âge "roux flamboyant" (comme les tracts anarchistes de Nanterre) qui l'appelle "Machin chose".
Un passage de la femme-enfant vers l'étudiante, l'âge adulte et l'actrice qui devra éviter l'influence des photographes, les critiques de chacun et le "mélange de la fiction à la vie privée" de l'euphorique mais autoritaire cinéaste.
Anne Wiazemsky, "l'animal-fleur" de Godard n'est-elle pas tombée dans un autre état de "dépendance"?
Un lien transitionnel dont elle a su se détacher, un complexe d'Oedipe résolu à sa façon, puisqu'après son parcours d'actrice,écrivain de plusieurs ouvrages, elle a obtenu sa propre reconnaissance littéraire avec Canines (Goncourt des lycéens 1993) puis le Grand prix de l'Académie française pour Une poignée de gens.
Un roman autobiographique sympathique qui nous dévoile des facettes cachées de Jean Luc Godard et le moment clef où la vie tranquille, en attente d'un homme fort, bascule (ou grimpe...) vers la célébrité.
+ Lire la suite
Commenter    J’apprécie          220
Petitebijou
Petitebijou07 mars 2014
  • Livres 2.00/5
Anne Wiazemsky, petite-fille de François Mauriac, nous raconte la première année qui a suivi sa rencontre et le début de sa relation amoureuse avec Jean-Luc Godard.
Elle a 19 ans, vit dans un milieu bourgeois, passe son bac philo après avoir tourné son premier film « Au hasard Balthazar » de Bresson, lorsqu'elle finit par tomber amoureuse du cinéaste de dix-sept ans son aîné qui lui tourne autour de puis un moment, en 1966. Cette « année studieuse » est donc un peu un récit initiatique d'une jeune fille timide et un peu rebelle et l'occasion d'une peinture légère de l'époque, à travers le cinéma de Godard et ses pairs, mais aussi les prémisses de mai 68 (Anne s'inscrit en philo à Nanterre et croise un certain Dany « rouquin » comme elle…).
Le livre se lit aisément : le style en est simple, assez délicat, tout en étant subtilement travaillé. On s'attache à la jeune femme passionnée de Sartre découvrant le milieu du cinéma des amis de Godard, à la personnalité fantasque et un peu infantile du metteur en scène, et puis, au fil des pages, on s'ennuie un peu. Ce n'est pas une question de pudeur ou le manque d'anecdotes « pittoresques » qui m'a lassée, mais tout simplement parce que si l'on excepte le fait de la célébrité des noms « Mauriac » et « Godard », tout cela est assez banal et manque de relief. Une vie de parisiens aisés, des vacances dans le midi ou en Normandie pour Anne, des amis de bonnes familles, on est un peu dans un roman de Sagan mais sans le zeste d'ironie qui en fait tout le charme. Ceci dit, le livre se déroule gentiment, et fait passer le temps plutôt agréablement. Peut-être est-ce l'absence de romanesque qui m'a ennuyée. le récit devient presque une chronique assez terre-à-terre d'une jeune fille mineure qui se débat mollement pour vivre sa vie émancipée sans trop déplaire à sa famille, pour retrouver finalement un confort assez bourgeois avec un Godard pro-Mao qui frime dans une Alpha Romeo, cite à tout bout de champ, se montre parfois méprisant et condescendant avec ses collaborateurs, avant de redevenir un petit garçon bien comme il faut pour demander la main d'Anne à Grandpa François, aux colères énormes.
On croise çà et là des personnages un peu plus hauts en couleur, comme Francis Jeanson ou Jeanne Moreau. François Truffaut, Jean-Pierre Léaud, Maurice Béjart passent en coup de vent, mais à la fin du récit, une fois le livre refermé, j'ai eu le sentiment que je l'oublierai très vite.
+ Lire la suite
Commenter    J’apprécie          140
cjjouvet
cjjouvet10 avril 2014
  • Livres 4.00/5
Parfait pour un Paris-Montpellier - 3 H 15, parfait pour accompagner une longue sieste, parfait pour le plaisir de lire rapidement un livre.
Dans cette autobiographie on se laisse entraîner avec bonheur par l'insouciance et la légèreté de l'écriture d'Anne Wiazemsky.
Etre la petite-fille de Mauriac, être aimée par Jean-Luc Godard, fréquenter les érudits parisiens, se faire remarquer à la faculté de Nanterre par Daniel Cohn-Bendit, être l'invitée de Jeanne Moreau dans sa maison en Provence; il y a là matière à écrire des choses plaisantes sinon intéressantes pour ma part.
Jean-Luc Godard en amoureux attentionné et tendre, c'est inattendu! , François Mauriac montrant une attitude compréhensive, insoupçonnée, mais ne concluait t'il pas ses lettres à un autre écrivain par des mots plein d'affection?, Jeanne Moreau recevant ses invités avec tout un raffinement bourgeois, assez surprenant, Anne Wiazemsky bouscule nos a priori et dépeint avec justesse l'atmosphère de l'année de ses vingt ans.
Après le temps de la séduction, de l'opposition à son milieu, des voyages, des tournages; le mariage en Suisse, alors le récit s'étire un peu et se lit avec un intérêt moindre mais reste agréable.
C'est le premier livre d'A.W. que je découvre, j'en lirai certainement d'autres.





+ Lire la suite
Commenter    J’apprécie          160
YvesParis
YvesParis01 juin 2012
  • Livres 3.00/5
Après "Jeune fille", Anne Wiazemsky poursuit l'histoire de sa vie. Après avoir tourné avec Bresson, elle rencontre Godard, en tombe amoureuse, tourne avec lui "La Chinoise", l'épouse.On sait qu'ils se quitteront bientôt. La fugacité de leur couple et inscrite dans les circonstances de leur rencontre. Mais ceci est une autre histoire ...
La petite-fille de François Mauriac a 20 ans. Elle étouffe chez ce grand-père qui symbolise à lui seul la France d'avant-mai-68. Une France qui "s'ennuie" dont la jeune Anne fuit la grisaille au gré des rencontres. Elle passe son bac grâce aux cours particuliers de Francis Jeanson que lui a présenté Antoine gallimar. Elle entre en fac de philo à Nanterre et y croise un rouquin prénommé Danny. Elle déjeune avec Béjart, dîne avec Rivette,couche dans la maison d'été de Jeanne Moreau.
Ce name-dropping pourrait vite tourner au catalogue prétentieux. La légéreté de la plume d'Anne Wiazemsky nous évite cet écueil. Avec un charme et une élégance rares, elle restitue l'ambiance des années 60. On se croirait dans un film en noir et blanc de Truffaut ou de Godard : on y est grave avec futilité, futile avec gravité.
+ Lire la suite
Commenter    J’apprécie          160
indefinitif
indefinitif25 mai 2016
  • Livres 4.00/5
Le vertige
Le passé se mêle au présent
1966 et 2016 se confondent
Lire pendant le 69ème Festival de Cannes
Une année studieuse d'Anne Wiazemsky
L'affiche du festival
Le Mépris de Jean-Luc Godard
N'en avoir vu que le début il y a deux ans environ
Brigitte Bardot ne m'en laisse pas voir la fin…
Ces derniers jours
Être auprès de Godard, amoureux jaloux,
D'Anne Wiazemsky en plein émoi et en admiration devant lui
Et d'un timide Jean-Pierre Léaud… en 1966
Alors qu'à ma lecture
Il reçoit une palme d'or d'honneur
Cannes. 2016
Les deux années se mêlent, se fondent
Je me plonge dans l'une comme dans l'autre
Et surtout dans les 277 pages
D'Une année studieuse
Année scolaire 1966/1967 d'Anne Wiazemsky
Dans l'univers du cinéma
Au coeur de la bourgeoisie parisienne
Sous le toit de François Mauriac, grand-père d'Anne
Au sein de l'université de Nanterre
Y côtoyer Dany… (Daniel Cohn-Bendit)
Et vivre les prémices de mai 68
J'observe, je découvre
Je note, prends note
Des références cinématographiques, musicales…
Et entoure le numéro des pages
Je souris à la lecture de certaines phrases
Appréhende la fin… (du livre)
Entre Godard et Wiazemsky
« Dans tes classeurs d'université
Il y a tes rêves et tes secrets…
Des mots de femme
Que tu caches petite Anne »*
Il y a cela dans Une année studieuse
Et il y a
Des mots, un style addictif
Un besoin d'en savoir plus
Toujours plus
Connaître dans les moindres détails
Les sentiments et émotions d'Anne Wiazemsky
Ressentir avec elle
Tout en restant moi-même
Juste comprendre ses relations
Avec son amour
Sa mère
Ses amis plus âgés
Ses amies de son âge
Et toutes les autres personnes croisant son chemin
Oui, c'est ça
Qui m'a rendue dingue
Chercher, comprendre, savoir…
Il y a un peu de folie dans ce récit
Beaucoup de passion(s)
Et l'amour
L'amour pour Godard
Pour Jeanson, Cournot et les Autres
Pour le cinéma de Bresson, Truffaut…
Pour le théâtre
La musique de Mozart et Chopin…
La philosophie de Sartre et De Beauvoir
Et surtout pour la vie
Il y a ces noms et bien d'autres
Mais un seul reste
Godard
Jean-Luc mis à nu, nu devant Anne…
« Jean-Luc avait retiré ses lunettes. Je découvrais ses yeux, très beaux, grands ouverts qui fixaient les miens. Son regard était si doux qu'il en était presque triste. Il semblait s'offrir sans rien demander en échange, se donner complètement et pour toujours. Sans lunettes, il montrait quelque chose de caché, quelque chose de très intime. » (extrait du livre)
L'histoire ne fait que commencer…
Que se passe t-il Un an après ?
Je le lirai…
* Reprise des paroles de Diabolo menthe d'Yves Simon

Lien : https://mesbonheursminuscules.wordpress.com/2016..
+ Lire la suite
Commenter    J’apprécie          60

Les critiques presse (17)
Telerama20 novembre 2013
Quel tourbillon, évoqué avec simplicité, humour et une certaine innocence. Comme si Anne, l'écrivain, redevenait tout naturellement cette adolescente fougueuse qui ose tout et ne s'étonne de rien.
Lire la critique sur le site : Telerama
Lexpress07 mars 2012
Cette émulation intellectuelle et ce souffle de liberté nous gagnent à la lecture de ce beau roman.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Lhumanite05 mars 2012
Anne Wiazemsky a trouvé la bonne distance entre la pudeur et l’aveu, et c’est ce qui fait tout le prix de ce livre d’absolue sincérité à peine effleuré par un soupçon de nostalgie.
Lire la critique sur le site : Lhumanite
Lexpress27 février 2012
Ce roman autobiographique peut, à la fois vous séduire et, à la fois vous ennuyer passablement....
Lire la critique sur le site : Lexpress
Lexpress24 février 2012
D'une écriture simple et limpide, l'auteure nous replonge à la fin des sixties et nous fait découvrir un Godard fleur bleue, très épris, jaloux, séducteur, et facétieux qui entraîne la jeune fille timide et effacée dans une aventure romanesque et cinématographique.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Lexpress21 février 2012
Le livre d'un itinéraire. Mais malheureusement sans talent d'écriture.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Lexpress21 février 2012
Le livre d'un itinéraire. Mais malheureusement sans talent d'écriture.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Lexpress21 février 2012
Frais, mutin, lumineux.
Lire la critique sur le site : Lexpress
LePoint24 janvier 2012
L'ensemble est frais, portant à une lecture cursive, d'une grande précision : manifestement, un journal intime d'époque a été revisité. Cela évite les écueils de la nostalgie et nous prodigue les bonheurs d'un passé ressenti au présent. La suite au prochain roman ?
Lire la critique sur le site : LePoint
Lexpress18 janvier 2012
Le monde d'Anne Wiazemsky, entre bourgeois et bohèmes, n'a pas une ride, il est réincarné par ses petites histoires quotidiennes, ses dérapages comiques, son absence volontaire de recul.
Lire la critique sur le site : Lexpress
LeSoir17 janvier 2012
On rit beaucoup avec Anne Wiazemsky et Jean-Luc Godard. On oublie aussi leur différence d'âge : ce sont deux enfants qui s'ébrouent, heureux de vivre et de s'aimer.
Lire la critique sur le site : LeSoir
LeMonde13 janvier 2012
Quarante-cinq ans après La Chinoise, où elle brandissait, dans une scène célèbre, Le Petit Livre rouge de Mao Zedong, Anne Wiazemsky ne tend plus à bout de bras des ouvrages devant une caméra. Elle en écrit, qu'abrite une couverture crème. Et ça lui va tout aussi bien.
Lire la critique sur le site : LeMonde
LeMonde13 janvier 2012
Ce vibrant roman d'apprentissage, qui raconte une libération par l'amour, est aussi une plongée vivante dans la France de l'avant-Mai 68. C'est une ère de friction, où le vieux monde, incarné par la mère d'Anne, pousse les hauts cris devant la liberté du nouveau, représenté par sa fille et Godard, mais cède peu à peu du terrain, à condition que les apparences restent sauves - tandis que s'aiguise, dans les couloirs de Nanterre, l'appétit d'en découdre.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Liberation10 janvier 2012
Merveilleux portrait d’un homme intelligent, chaleureux, dont la sympathie et la curiosité semblent toujours précéder et conclure l’inquiétude ou le jugement.
Lire la critique sur le site : Liberation
Lexpress06 janvier 2012
C'est bien cette face inexplorée d'un Godard tout à la fois amoureux, romantique, Pygmalion, doux amant, drôle, enfantin, généreux, délicat, jaloux, un rien possessif, qui intrigue et charme le lecteur. "Sans lunettes, il montrait quelque chose de caché, quelque chose de très intime", confie la narratrice, qui effleure à peine les bémols à venir, la tendance à dramatiser, le ton sec et la voix haute sur les tournages...
Lire la critique sur le site : Lexpress
LesEchos03 janvier 2012
C'est l'histoire de cette « année studieuse » que raconte ce récit délicieux - présenté sur la couverture comme « roman » -, tendre et fougueux, nostalgique et surréaliste dont le « name dropping » est de première classe.
Lire la critique sur le site : LesEchos
Bibliobs26 décembre 2011
L'auteur de « Jeune Fille », dont la mémoire est prodigieuse, n'a pas son pareil pour se glisser avec naturel dans sa peau d'adolescente, rendre électrique le temps éteint, reconstituer des dialogues effacés, coloriser une époque en noir et blanc. C'est bien simple, on dirait, insouciant et soucieux à la fois, une oeuvre de la Nouvelle Vague.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
Citations & extraits (27) Voir plus Ajouter une citation
JevousdisquecestmoiJevousdisquecestmoi21 février 2012
Le tournage s'étant arrêté à 4 heures, nous sommes partis Juliet, Jean-Pierre et moi, fêter le printemps sur les Champs-Elysées. Devant le cinéma Publicis nous avons croisé Alain Cuny qui fut charmant et que moi et Juliet connaissions chacune de notre côté. Planqué derrière lui, Jean-Pierre nous faisait des grimaces, se tapait sur le ventre, essayait de troubler "les deux petites actrices en face du grand Cuny". Puis nous sommes allés manger des glaces et Juliet et moi avons bien ri voyant la honte de Jean-Pierre qui, pour la première fois de sa vie, se trouvait devant un café liégeois. Comme nous n'étions pas loin des Cahiers, il s'étranglait de peur à l'idée que Rivette ou Truffaut puissent passer et le surprendre le nez dans la chantilly.
+ Lire la suite
Commenter    J’apprécie          160
brigittelascombebrigittelascombe18 février 2012
Tu diras à ton grand-père que Nadja est belle "comme la rencontre fortuite d'un parapluie et d'une machine à coudre sur une table de dissection". C"est la définition que Leautréamont donne de la beauté dans Les chants de Maldoror".

Pour comprendre le contexte, il faut savoir que Nadja est la chienne d'Anne.
Commenter    J’apprécie          190
TrissotinTrissotin20 janvier 2014
Le gynécologue avait l'apparence d'un bourgeois aisé, satisfait et sûr de lui. Je détestai l'examen qu'il me fit subir derrière un paravent, le ton paternaliste avec lequel il s'adressa ensuite à ma mère et à moi.
Quand il comprit que je n'avais pas encore décidé de me marier et ce que j'attendais malgré tout de lui, il ne nous cacha pas sa désapprobation. Il tenta de raisonner ma mère.
— Cette jeune fille devrait être plus chaste et vous plus autoritaire. Ne pouvez-vous pas obtenir d'elle...
— Non, répondit ma mère sèchement
Il voulut argumenter, elle lui coupa tout de suite la parole.
— Ça nous est complètement égal, à ma fille et à moi, ce que vous pensez. Nous ne sommes pas là pour recevoir un cours de morale, nous sommes là pour que vous lui fassiez une ordonnance de manière à ce qu'elle puisse prendre la pilule.
Elle sortit son carnet de chèque et un stylo.
— Je paye, alors faites ce que je vous demande et s'il vous plaît, épargnez-nous vos commentaires.
Dans la rue, elle glissa son bras sous le mien, riant avec moi de ce qui venait de se passer. Elle répétait :
— Quel con, mais quel con !
+ Lire la suite
Commenter    J’apprécie          31
GwordiaGwordia18 juillet 2012
Souvent il se retournait vers moi et me souriait si tendrement qu'à mon tour je rougissais. Entre deux plans il me rejoignait pour me demander mon avis, si j'avais bien reçu les livres qu'il m'avait fait livrer le matin même et la lettre d'amour qui les accompagnait.
Commenter    J’apprécie          150
torezutorezu07 août 2012
Maman, depuis fort longtemps, se protégeait par le silence en espérant que ce qui ne se disait pas n'avait pas d'existence.
Commenter    J’apprécie          140
Videos de Anne Wiazemsky (9) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Anne Wiazemsky
La grande librairie 12/01/2012 sur France 5 de François Busnel,Anne Wiazemsky parle de son nouveau livre "Une année studieuse"
autres livres classés : roman autobiographiqueVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.fr





Quiz Voir plus

Anne Wiazemsky

"Fille de", non, mais petite-fille de :

André Malraux
André Maurois
François Mauriac
Georges Duhamel

10 questions
48 lecteurs ont répondu
Thème : Anne WiazemskyCréer un quiz sur ce livre
. .