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Critiques sur Le fantôme de Canterville et autres contes (75)


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    • Livres 4.00/5
    Par Lune le 19/01/2012


    Ce qu'il y a de délicieux dans cette littérature, c'est que dès les premières lignes, on franchit la Manche. Que ce soit par voie de mer ou de terre, l'Angleterre reste une île qui offre un exotisme garanti à tous les amoureux du « so british ».
    Sans qu'Oscar Wilde ne s'attarde trop sur les us et coutumes et descriptions de la célèbre Albion, des images surgissent à profusion : mélange d'aristocratie, de dandysme, de thé et d'un humour très particulier.
    Ce comique décalé se retrouve sous la plume De Wilde transformé en conteur qui nous entraîne dans des histoires qu'il sera bon de raconter en famille ou entre amis.

    « Le Fantôme de Canterville » est, dans sa première partie, à mourir de rire tant l'idée géniale de Wilde de raconter les malheurs de ce fantôme est originale, spirituelle, rebondissante. On en arriverait à plaindre ce pauvre ectoplasme et à trouver un peu trop matérialiste le ministre américain et sa famille (mais n'est-ce pas cela que Wilde recherchait?).
    La fin et sa morale très chrétienne m'ont moins plu, tout en n'oubliant pas les critères d'une morale d'époque.

    «Le Crime de Lord Arthur Saville » est mon préféré. Je suis entrée de plein pied dans la high society avec ses conventions, ses originalités, ses excentricités, son « bon coeur » doublé de mépris et ... ses tares.
    La naïveté de Lord Saville est innommable puisqu'elle est proche de l'idiotie... Malgré tout, nous nous efforçons de comprendre cette loyauté vis-à-vis de sa promise, grandeur d'âme qui l'entraînera jusqu'au crime.
    Le lecteur s'amuse à ses dépens et Wilde réussit le tour de force de capter notre attention puisqu'on s'attend à tout sauf à cette fin ... immorale puisque le héros coule des jours heureux, voué et dévoué à sa jolie épouse.
    Comme dans tout conte, quelle morale faut-il en tirer : que « tel est pris qui croyait prendre » (Le rat et l'Huître ). Ah! Mon cher La Fontaine, je m'en reviens à vous...

    Les deux autres courtes histoires sont l'une très (trop) morale (Le Millionnaire modèle) et l'autre (Le Sphinx sans secret) m'a touchée. J'ai pensé à ces gens qui se donnent l'air mystérieux quand ils... n'ont rien à dire ... Pauvre humanité si bien décrite par Wilde dans le personnage de Lady Alroy mais aussi dans celui du narrateur qui, même si le doute persiste, n'a pas ouvert la lettre qui aurait pu les rapprocher et s'en est tenu à une idée basse.



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    • Livres 4.00/5
    Par Myriam3 le 15/10/2014


    J'avais oublié le ton d'Oscar Wilde, si ironique et distancié, et j'ai pris beaucoup de plaisir à lire ces contes!
    Une famille américaine vient s'installer dans un château qu'ils savent hanté depuis des siècles; qu'importe, les taches de sang mystérieuses disparaîtront à l'aide de détachant (et réapparaîtront dans des couleurs insoupçonnées), du lubrifiant Soleil Levant règlera le problème de grincements des chaînes du fantôme, et les jumeaux ont plus d'un tour dans leur sac pour effrayer ce perturbateur.
    Le fantôme de Canterville est quelque peu décontenancé, mais ne se laisse pas démonter, lui qui en a rendu fou à lier plus d'un dans ce château, depuis le temps qu'il le hante!
    J'ai aimé la contenance de cette famille qui ne se laisse pas impressionner une seconde et pour de jeunes lecteurs, je pense que ça balance bien la délicieuse peur que peut exprimer d'autres passages.
    Mais, en fait, je me suis surtout amusée à la lecture du Crime de Lord Arthur Savile, qui d'ailleurs, je trouve, convient moins à des enfants (mais qu'en sais-je moi qui n'en ai pas encore de onze ans)! Un jeune homme de bonne société se fait lire, au cours d'une soirée mondaine, les lignes de la main et se retrouve face à l'horreur. Après une introduction assez classique, le récit prend une tournure inattendue, chère au dandysme dont Oscar Wilde fait son motto. Celui-ci n'hésite pas, encore plus que dans le conte précédent, à lancer des piques à tour de bras à la Grande-Bretagne et son aristocratie du dix-neuvièeme siècle, et on s'en délecte. On s'attend à la chute mais qu'importe, ce conte un peu cynique est drôlement marrant!
    Cette lecture m'a divertie plus que j'en espérais et j'y ai trouvé mon compte!
    Lu dans le cadre du Challenge ABC 2014-2015

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    • Livres 4.00/5
    Par sylvaine le 16/01/2012


    Que diable, le domaine de Cansterville Chase , a été acheté.Tout le monde sait pourtant qu'il est hanté depuis fort longtemps.Il faut être inconscient pour réaliser une telle acquisition ou américain.C'est ainsi que Mr Otis,ministre américain,Mrs Otis et leurs. 4 enfants Washington Virginia et les jumeaux ,débarquent un beau jour et emménagent dans cette superbe demeure .Alors là commence un chassé croisé entre le fantôme Sir Simon et les membres de cette famille , Wilde s'en donne à coeur joie; l'humour est présent à chaque instant ,il n'oublie pas d'égratigner au passage la société dans laquelle il vit ,un régal de lecture .
    Merci au club de lecture de Babélio sans lequel je n'aurais jamais ré-ouvert un livre De Wilde n'ayant jamais réussi à lire le Portrait de Dorian Gray.

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  • Par PiertyM le 17/04/2014


    Une tache de sang qui réapparaît chaque matin alors qu'il venait d'être bien nettoyé le soir. En plus la salle est fermée à double tour, seul M. Otis détient la clé, puis le sang change de couleur chaque jour. Alors les Otis s'interrogent sur leur doute. Ce sang représente le cri d'une femme, Mrs Canterville, tuée par son mari en ce lieu il y a près de quatre siècles... Entre réalité et les remèdes interminables de la psychiatrie, les Otis vont faire face à un fantôme très très coriace...
    Du fantastique simplement!

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    • Livres 5.00/5
    Par Lucile- le 06/06/2013


    Le fantôme de Canterville, publié aux éditions Chandeigne, est un magnifique ouvrage illustré, hommage à la fois au célèbre écrivain Oscar Wilde et au dessinateur satirique argentin Oski. le livre présente conjointement un caractère noble, de par sa couverture en carton rigide, son impression rouge sur fond blanc et la qualité de son papier épais si agréable au touché, ainsi qu'un aspect désinvolte aux travers des illustrations caricaturales, à l'image du récit de son auteur.

    Le très célèbre conte d'Oscar Wilde met en scène un piteux fantôme qui ne parvient pas à effrayer les nouveaux habitants de sa demeure, une riche famille américaine. Pourtant si simple en apparence, le récit semble truffé de sous-entendus. Qui en réalité est le plus ridicule ? le fantôme ou la famille ? Là est la question. Plaisante satire des moeurs, du pouvoir et de l'argent de son époque, l'auteur tourne à la dérision tous ces aspects en leur donnant une dimension comique et fantastique, dissimulant également un côté plus sombre car ce fantôme, assassin de sa femme, ne revendique que le pardon de Dieu et la paix de son âme.

    Les illustrations d'Oski, joviales et burlesques, ne manquent pas de rendre ce conte encore plus profond et drôle. le dessinateur semble avoir parfaitement saisi toutes les subtilités du récit. Cet ouvrage, délicieux à souhait, n'est pas sans me rappeler le conte M.Bliss de J.R.R Tolkien où l'apparence loufoque camouffle des questions plus profondes, ainsi que certaines illustrations de Tim Burton. Un savoureux mélange.

    Un grand merci à la Masse Critique de Babelio et aux éditions Chandeigne de m'avoir offert cet ouvrage de collection.

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    • Livres 3.00/5
    Par Alcapone le 09/06/2013


    De tous les fantômes célèbres, s'il en est un dont il faut avoir lu les aventures au moins une fois, c'est bien celui de Canterville. C'est drôle, léger, rafraichissant et l'on ne peut que s'attacher au pauvre fantôme malmené par la famille Otis. Fort des générations de lords et de ladies qu'il a terrorisé, le fantôme de Canterville s'évertue à hanter le vieux manoir mais il se heurte pour son plus grand malheur au matérialisme désespérant de la joyeuse famille américaine. le Fantôme a beau déployer tous ses meilleurs stratagèmes d'épouvante, rien n'y fait. Ni les taches de sang indélébiles, ni les apparations monstrueuses et pas même les cris insupportables n'arrivent à bout de la bonne humeur et de l'espièglerie des Otis. C'est au contraire le fantôme qui prend peur et finit par déprimer. Seule la prophétie des vitraux de la bibliothèque pourra peut-être le délivrer de son malheur...

    On avait rarement vu de carrière de fantôme aussi pitoyable que celle du Fantôme de Canterville, ne serait-ce celle du Phantom of the Paradise de Brian de Palma ou peut-être celui moins pathétique de Gaston Leroux. Même s'il est ridicule, le fantôme d'Oscar Wilde reste toutefois mon fantôme préféré. C'est d'ailleurs avec un grand sourire aux lèvres que j'ai refermé les dernières pages de ses mésaventures. Cette élégante édition, enrichie par de sympathiques illustrations du dessinateur satirique argentin Oscar Conti (Oski), fera le bonheur des petits et des grands. C'est donc avec délectation que j'ai découvert l'association très réussie du travail des deux Oscars et je félicite les Éditions Chandeigne pour ce bel objet qui saura fièrement orner toutes les bibliothèques...

    Tous mes meilleurs remerciements reviennent aux Éditions Chandeigne et à Babelio pour ce gracieux partenariat.


    Lien : http://embuscades-alcapone.blogspot.fr/2013/06/le-fantome-de-canterv..

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    • Livres 4.00/5
    Par Iansougourmer le 15/08/2013


    J'ai profité du repos estival pour combler une de mes ( nombreuses ) lacunes en lisant enfin Oscar Wilde ; l'introduction à l'univers de cet écrivain que j'ai effectué par la lecture du Fantôme de Canterville ne m'a pas déçu.

    Le fantôme du manoir de Canterville est bien ennuyé : les nouveaux propriétaires américains ne sont pas du tout effrayes par sa présence et au contraire les enfants de cette famille s'amusent à lui faire peur : c'est le monde à l'envers !

    J'ai d'abord adoré le style d'Oscar Wilde, d'une rigueur toute classique qui permet une lecture agréable parsemée de belles figures de style bien identifiables. L'écriture de Wilde a une bonne capacité narrative et on s'imagine fort bien l'histoire grâce à celle ci.

    Le fantôme de Canterville est à mes yeux un conte qui grâce à Oscar Wilde est singulier et passionnant, car l'auteur parvient à rajouter une dimension poétique et presque philosophique qui permet au conte de faire passer un message : toute personne, pourvu qu'elle admette ses crimes et les assume, a le droit au pardon et au repos.
    Toutefois, le message de ce conte est passé de manière subtile et bienveillante par Wilde, qui parvient a introduire une grande tendresse pour le fantôme, qui apparaît pathétique au sens noble du terme, drôle et finalement touchant aux yeux du lecteur.

    Oscar Wilde est pour moi une belle découverte littéraire, et je comprends mieux à présent l'aura dont bénéficie cet auteur.

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    • Livres 5.00/5
    Par Iboo le 17/07/2013


    En Novembre 1962, dans son émission "Le Théâtre de la Jeunesse", Claude Santelli avait diffusé "Le Fantôme de Canterville", réalisé par Marcel Cravenne et interprété, entre autres, par Jacques Fabri, Maria Pacôme et, dans le rôle titre, l'excellent Claude Rich.

    N'étant, à l'époque, qu'une enfant, autant vous dire que je me fichais totalement de savoir qui en était l'auteur et, quand bien même l'eus-je su, cet Oscar Wilde n'aurait évoqué pour moi rien de plus qu'un prénom amusant.
    Je me souviens, cependant, avoir été fascinée par ce téléfilm et être "tombée amoureuse" de ce fantôme. Enfin, comme on peut l'être à 9 ans.

    Beaucoup plus tard, j'ai eu la révélation Oscar Wilde et n'en suis toujours pas revenue. Son style, sa verve, son humour, son cynisme, sa classe... une jubilation permanente que ce génial dandy !

    C'est donc dans cet état d'esprit que j'ai ouvert ce livre. Quel ne fût pas mon étonnement ! Décidément, cet auteur nous emmène toujours là où on ne l'attend pas.
    J'y ai découvert une autre facette de sa personnalité. Celle d'un conteur plein de charme, de tendresse et de poésie.

    Qui aurait pensé lire du Oscar Wilde à un enfant ? Pas moi, en tous cas.
    Hé bien, j'aurai eu fichtrement tort !

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    • Livres 5.00/5
    Par Claudepuret le 17/04/2013


    Lecture particulièrement plaisante que celle du Fantôme de Canterville.
    Oscar Wilde nous offre ici une histoire pleine de drôlerie et empreinte de cet humour typiquement anglais auquel on rit à chaque page.
    Comme dans ses autres écrits, Wilde nous livre quelques pensées bien à lui, ce qui fait de ce livre une oeuvre décidément "so British".

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    • Livres 4.00/5
    Par LiliGalipette le 05/01/2012


    Le fantôme de Canterville

    La famille Otis, américaine et républicaine, acquiert le manoir de Canterville réputé pour être hanté par un fantôme cruel. le spectre ne tarde pas à se manifester, notamment en ravivant chaque nuit une odieuse tâche de sang sur le parquet de la salle à manger. Mais les effrayantes manifestations du fantôme n'inquiètent pas la famille Otis, et certainement pas les jumeaux qui élaborent des tours pendables pour le ridiculiser. « C'était de toute évidence des gens habitués à vivre sur un plan d'existence bas et matérialiste, et tout à fait incapables d'apprécier la valeur symbolique des phénomènes extra-sensoriels. » (p. 39) Seule la jeune et douce Virginia témoigne un peu de compassion au spectre dépité et humilié. Certes le fantôme a la dent dure, mais n'est-ce pas une malédiction plus qu'une vocation ? « Il faut que je secoue mes chaînes, et que je gémisse à travers les trous de serrures, et que j'erre pendant la nuit, […]. C'est là ma seule raison d'être. » (p. 47) D'où viendra le salut pour ce pitoyable spectre ?

    Oscar Wilde met à mal les codes des histoires de fantôme : a-t-on jamais vu un spectre se prendre les pieds dans des ficelles et prendre peur d'un autre fantôme ? Mais le plus ridicule n'est pas le pauvre esprit frappeur. C'est plutôt le brave Mr. Otis, fort content de lui-même et de son esprit terre-à-terre : certes, il y a un fantôme, mais faut-il vraiment que ses chaînes grincent autant ? Hop, un peu d'huile et tout le monde dormira tranquille. Entre le rationalisme bonhomme de l'Amérique et le mysticisme de la vieille Europe, le choc des cultures est certain ! Et l'humour est au rendez-vous.

    Le millionnaire modèle

    Hughie Erskine est dotée d'une belle figure, mais d'un esprit médiocre. Sans emploi et sans le sou, il lui est impossible d'épouser la jolie Laura. « À moins d'être riche, il est absolument inutile d'être un garçon charmant. le romanesque est le privilège des nantis, et non la profession des chômeurs. Il vaut mieux avoir un revenu assuré qu'être séduisant. » (p. 127) Ce qu'il lui faudrait, c'est un fabuleux coup de chance. Et s'il le trouvait dans le geste désintéressé qu'il adresse à un mendiant ?

    Dans ce texte très court – quelques pages – Oscar Wilde est féroce envers les jeunes gens romantiques. Compter fleurette demande des moyens et une jolie frimousse n'est pas un gage de réussite, ni de profit. La fin, délicieusement positive, sonne comme celle des contes de fées traditionnels. Sauf qu'ici la bonne fée à une drôle de d'allure et une étrange façon d'occuper ses journées…

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