> Diane Meur (Traducteur)
> Martin Page (Préfacier, etc.)

ISBN : 2869599269
Éditeur : Arléa (2011)


Note moyenne : 4.33/5 (sur 3 notes) Ajouter à mes livres

Ce jeune dandy cherchait à être quelqu'un, plus qu'à faire quelque chose. Il comprenait que la vie elle-même est un art ayant ses propres styles, tout comme les arts qui cherchent à l'exprimer. Thomas Griffith Wainewright (1794-1847) ... > voir plus
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Critiques et avis(2)

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    • Livres 4.00/5
    Par Lune, le 31 janvier 2012

    Lune
    En 1889, dans "Fornightly Review", un article d'Oscar Wilde paraît sur le dandy, collectionneur, peintre et empoisonneur Thomas Griffith Wainewright (1794-1847)
    Nous découvrons une écriture différente de celle à laquelle nous sommes habitués par la lecture des pièces de théâtre et des Aphorismes régulièrement cités de l'auteur.
    Nous ne pouvons nous empêcher, dans la description de Wainewright, de relever des points communs entre les deux hommes et de comprendre ce qui a pu intéresser l'écrivain dans ce portrait. Outre dandysme et esthétisme, Wilde, qui ne le sait pas encore, connaîtra la douleur d'être considéré comme un criminel.
    Les lignes qu'il trace sur cet "alter ego" sont puissantes et relèvent d'une subtilité qui pose des interrogations sur l'art et sur l'esthétisme. Au-delà de l'anecdotique, l'envie puissante d'être quelqu'un, de devenir un "centre", bref d'exister (ou de le croire), montre et démontre la dangerosité du désir humain.
    Ce petit livre se termine par un écrit de Hugo von Hofmannsthal paru en 1905 sous le titre de "Sebastian Melmoth", dernier nom de héros gothique pris par Oscar Wilde dans la dernière partie de sa vie.
    L'article est bouleversant car il pose plusieurs questions fondamentales sur l'homme Wilde et par là même sur les hommes. Je retiendrai cette mise en exergue des clichés déformant la vue que l'on porte sur l'autre ainsi que la mise en valeur de l'ignorance générale du "tout" (voir citations jointes).
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    • Livres 5.00/5
    Par AmandineMM, le 12 août 2011

    AmandineMM
    Passionnant, au point que j'ai été surprise en arrivant si rapidement à la dernière page, que ce soit de la préface de Martin Page, de l'essai de Wilde ou de celui de Hugo von Hoffmanstahl.
    La préface en disait un peu trop sur les oeuvres qui suivaient, mais n'en était pas moins magnifique et très bien rédigée. Un passage m'y a particulièrement plu parce qu'exprimait parfaitement un sentiment que j'avais ressenti peu de temps auparavant sans parvenir à y mettre des mots: "Une oeuvre d'art coupe le souffle, accélère le mouvement de notre coeur, nous transforme, change notre rapport aux formes, aux couleurs et aux sons. Nous ne sommes pas changés au point d'en mourir ; mais la réalité jusque-là connue meurt pour être remplacée par une autre, plus complexe, plus étrange."
    L'essai de Wilde était un petit bijou, comme tous les textes que j'ai lus de lui jusqu'à présent ou presque. Malgré la sécheresse, qui devient parfois de l'aridité chez certains auteurs, qu'exige en quelque sorte l'analyse et le genre de l'essai, celui de Wilde est écrit dans un style délicieux et extrêmement agréable à lire, tout comme son "Portrait de M. W.H.". Il fait à nouveau ici un portrait: celui d'un peintre, écrivain et assassin du début du 19e siècle, dont la personnalité évoque par de nombreux aspects la sienne.
    Le très court essai de von Hoffmanstahl, intitulé "Sébastien Melmoth", a pour sujet Wilde et ses trois identités successives ou masques : Oscar Wilde, C.3.3. et Sébastien Melmoth. Selon l'auteur, contrairement à une habitude critique tenace, il ne faut pas les séparer: on ne peut séparer un être et son destin. Toute cette théorie est exprimée de manière concise et avec des métaphores délectables.
    Un vrai coup de coeur!
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Citations et extraits

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  • Par Lune, le 31 janvier 2012

    Il ne faut pas banaliser la vie en dissociant être et destin, et en mettant à part ce qu'elle a de malheureux. On n'a pas le droit de tout trier. En tout, il y a tout. Il y a du tragique dans le superficiel et du frivole dans le tragique.
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  • Par Lune, le 31 janvier 2012

    On ne devrait par parler et penser toujours par clichés.
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"Le prince heureux" Livre vidéo. Non sous-titré, non traduit.








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