> Julie Sibony (Traducteur)

ISBN : 2877308588
Éditeur : Editions Philippe Picquier (2006)


Note moyenne : 4/5 (sur 2 notes) Ajouter à mes livres
La vie s'écoule paisiblement au temple bouddhiste de Wat Mahanat, au coeur de Bangkok. Jusqu'à ce matin où l'on y découvre le corps, affreusement mutilé, d'un des enfants des rues qui y sont recueillis. Le prieur, très embarrassé par cette affaire, charge le père Ananda... > voir plus
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Critiques et avis(2)

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    • Livres 3.00/5
    Par Lounima, le 18 mai 2012

    Lounima
    Dur réveil pour le frère Ananda ! Alors que sa vie s'écoule paisiblement depuis huit ans dans le temple bouddhiste de Wat Mahanat entre prières, méditations et tournées d'aumône au coeur de Bangkok, le frère Ananda, ancien policier, se voit confier l'enquête sur la mort du jeune Noï, un drogué notoire, retrouvé sauvagement assassiné dans une des salles d'eau du temple. Qui peut bien avoir mutilé à ce point ce jeune garçon ? Pas évident ! Aidé du petit Jak, Ananda découvre bien vite que certains membres du monastère sont liés à un trafic de drogue de grande envergure et que ses confrères ont tous, comme lui, un passé...
    Voici un petit polar très sympathique, facile à lire, dont on tourne les pages avec plaisir et qui, surtout, ne manque pas d'intérêt ! Certes, le scénario manque un tantinet d'originalité, on est loin des thrillers en vogue actuellement donnant la part belle aux retournements de situation et plongeant le lecteur dans les affres de l'incertitude ! Mais l'intrigue tient bien la route et on se laisse facilement prendre au jeu des devinettes.
    Ceci étant dit, de mon point de vue, le principal intérêt de ce policier réside dans l'univers dans lequel évoluent les protagonistes. En effet, ce roman constitue un excellent prélude à la découverte de la vie monastique d'un temple bouddhiste thaï dont les journées sont rythmées par les prières, les tournées d'aumône et les méditations quotidiennes, tout cela dans le respect des préceptes bouddhistes.
    De plus, en prime de toutes ces informations intéressantes sur le quotidien des moines, Nick Wilgus ne manque pas d'évoquer brièvement l'immense ville qu'est Bangkok ainsi que d'aborder les dysfonctionnements de son système policier et judiciaire gouverné par la corruption et pour lequel la recherche de la vérité sur la mort d'un orphelin sans le sou n'a aucun intérêt ! Certes, le portrait que dresse l'auteur de la ville et de son fonctionnement n'est qu'esquissé mais il n'en demeure pas moins passionnant et, dans tous les cas, m'a bien donné envie de découvrir un peu plus la Thaïlande...
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    Lien : http://loumanolit.canalblog.com/archives/2011/05/03/20804407.html
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    • Livres 5.00/5
    Par Mrtn, le 18 juin 2011

    Mrtn
    L'univers de Nick Wilgus est intéressant. C'est un monastère bouddhiste et le personnage central est un moine, auparavant policier qui se retrouve à élucider un meurtre qui s'est déroulé dans le monastère. Au fil des pages, on découvre comment se passe la vie dans ce type d'établissement et aussi le côté sombre de ces hommes au dessus de tout soupçon... théoriquement.
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Critiques presse (1)


  • Lecturejeune , le 01 septembre 2006
    Lecture jeune, n°119 - Des couleurs très douces, un graphisme enfantin : l’illustration de couverture ne laisse pas deviner d’emblée le sujet tragique de l’album. Ecrits par une jeune mangaka née bien après le bombardement d’Hiroshima, les deux récits parlent des survivants de la tragédie, en s’attachant à des personnages féminins de tous âges. En postface, l’auteur déclare avoir créé ces histoires pour répondre à la demande de son éditeur, sans être, pas plus que sa famille, une victime de la bombe H. Le premier récit se déroule en 1955. Minami, une jeune couturière, vit pauvrement dans une maison délabrée aux côtés de sa mère. Lorsqu’un collègue attentionné s’éprend d’elle, les images atroces des corps flottants ressurgissent comme un cauchemar enfoui. Peu de temps après, elle tombe malade, victime des radiations. Quelques cases entièrement blanches, une terrible économie de mots, traduisent l’issue fatale. Le second récit met en scène Nanami à Tokyo, enfant pleine de vie, passionnée de base-ball, sujette aux malaises causés par les radiations, et son frère hospitalisé pour des complications. Des années plus tard, la jeune fille enquête sur les trajets mystérieux de son père et découvre comment sa famille a été durement touchée à Hiroshima. Beaucoup d’émotion passe dans ces images si simples, qui montrent comme les films d’Ozu les décors quotidiens de gens modestes, et les liens qui unissent les générations dans le drame. Malgré tout, le train passe, la vie continue… Cet ouvrage complété par une documentation est à proposer à des lecteurs matures. Réseau de lecture : Sur le même sujet, côté non-fiction, on peut lire John Hersey, Hiroshima, 10 /18, 2005 (Voir LJ n°117, notice 59). ? Cécile Robin- Lapeyre

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Citations et extraits

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  • Par Lounima, le 18 mai 2012

    "Le gong du monastère retentit à quatre heures le lendemain matin, et je me réveillai en sursaut.
    Les chiens du temple se mirent aussitôt à aboyer et à hurler à la mort, comme s'ils s'étaient retenus toute la nuit en attendant cet instant.
    Une nouvelle journée commençait.
    Je me levai lentement, en m'étirant et en fai­sant craquer mes os. Je nouai mon sarong autour de ma taille, me frottai les yeux, me recueillis devant le Bouddha, sortis sur le porche et me mis instantanément à penser à Noï. Mais j'étais moine, et non inspecteur de police. Noï allait donc devoir attendre.
    Dans la vaste salle d'eau commune, je m'aspergeai les épaules et le crâne d'eau froide et me sentis ragaillardi par ce contact vivifiant. D'autres moines en faisaient autant autour de moi, alignés en une longue rangée devant de grandes jarres en terre dans lesquelles ils puisaient à l'aide de bols en plastique. Tous portaient un sarong, qui finissait inévitablement mouillé, mais la pudeur ne nous permettait pas de faire autrement.
    Je laissai mon regard passer de l'un à l'autre. J'aimais énormément ces hommes, même ceux un peu grincheux ou déséquilibrés, qui représentaient une proportion non négligeable. Ils étaient ma famille. Par moments j'étais convaincu que je ne les quitterais jamais, que je ne demanderais jamais à la vie plus qu'elle ne me donnait à présent. Par moments, je me voyais très bien finir mes jours parmi eux, comme l'un d'entre eux, sincèrement l'un d'entre eux, le coeur enfin réconcilié.
    Mais à d'autres moments je n'en étais plus si sûr." (Picquier poche - p.69-70)
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