ISBN : 2919755080
Éditeur : Scrineo (2011)


Note moyenne : 3.67/5 (sur 6 notes) Ajouter à mes livres
Quand Stéphane, ancien militaire devenu contractor - terme politiquement correct pour désigner les mercenaires de notre siècle - est envoyé en mission au Brésil par son employeur il ne se doute pas que son périple va lui faire traverser le globe, se battre dans la jungl... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

> voir toutes (6)

Critiques et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 5.00/5
    Par fee-tish, le 22 novembre 2011

    fee-tish
    Le thème des mercenaires modernes, les Contractors, est très peu connu du grand public. La majeure partie de la population doit être dans mon cas : jamais entendu parler. Pour qu'il soit le sujet d'un livre, cela pourrait rebuter les lecteurs : par très glamour. Peu importe, pour ma part, c'est une question de confiance dans les éditions Scrinéo (Les Carnets de l'Info) et leur collection thriller.
    Le lecteur suit Stéphane et son équipe, des anciens militaires pour la plupart, employés de la société française GESGC. Il s'agit d'une SMP : une Société Militaire Privée. Leur rôle ? Réaliser des missions pour des clients (gros industriels, politiques, Etats, etc.) avec lesquels ils sont sous contrat. La première mission de l'équipe de Stéphane est de protéger un campement de "bûcherons" dans la forêt amazonienne, au Brésil. Que l'opération de ce client soit illégale, peu importe. Ils doivent la protéger coûte que coûte. En véritables snipers, ils tirent sur quiconque approche de trop prêt l'exploitation. Seulement, ils vont tuer un homme et avoir à leur trousse un dénommé Thomas, membre d'une société brésilienne, le Cygne.
    Dans cette première partie, l'auteur nous présente des personnages plutôt sympathiques alors même que tout devrait nous amener à les détester. Quoiqu'il en soit, ce début de récit met le lecteur en confrontation avec ce métier de paramilitaire d'une façon très simple. L'important est de comprendre le genre de missions des SMP et jusqu'où elles peuvent aller.
    Seconde partie du roman. Stéphane est son équipe sont envoyés en France pour une nouvelle mission. Et là, le lecteur se retrouve embarqué dans une spirale où les relations entre les politiques, les médias et les industriels sont au coeur de l'intrigue. Dès lors, on suit également Samir, jeune journaliste chez Amicus (agence indépendante) qui rêve de journalisme d'investigation. Son souhait va être exhaucé et il va enquêter sur une secte puis sur une question de terrorisme.
    Cette partie-ci est bien plus complexe que la première. L'auteur nous délivre un récit stupéfiant, qui se finit d'une façon particulièrement ironique.
    Le style de l'auteur est agréable et sans fioritures. L'action est au coeur du récit, pas de temps de mort, pas le temps de respirer en 300 pages. C'est la force de ce roman ainsi que des deux précédents parus dans la collection Scrinéo thriller : Opération Goliath et Les ombres.
    Comme d'habitude, un cahier documentaire clôt l'ouvrage. Il s'intitule ici "Adieu les mercenaires, vive les Contractors". L'auteur, Jacques Massey, nous explique l'émergence de ces Sociétés Militaires Privées et leur intérêt pour les Etats. Il nous dresse un portrait de l'état actuel des choses au niveau mondial, notamment le rôle de ces nombreuses sociétés dans la guerre en Irak ou en Afghanistan. Les chiffres sont hallucinants : les Contractors sont bien plus nombreux que ce que j'aurais imaginé à la lecture du roman.
    En conclusion, il s'agit d'un récit très instructif, qui nous fait nous poser des questions, qui donne envie d'en savoir plus. Une lecture intelligente ; une maison d'édition qui sait dénicher des auteurs et des sujets inédits. Je conseille.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
    • Livres 2.00/5
    Par Pommesucre, le 25 décembre 2011

    Pommesucre
    Des Contractors sont des mercenaires actuels. On suit donc un groupe de ces Contractors qui doivent défendre une exploitation sauvage de bois en Amazonie et ce quoi qu'il en coûte. Malheureusement, ce genre d'exploitation n'est pas apprécié au Brésil qui tente de percer comme puissance mondiale. Donc des militaires seront envoyés après le disparition de fonctionnaires partis contrôler la légalité de l'exploitation chinoise, malheureusement ce raid tourne au massacre. Et l'un des militaires fera tout ce qui est possible pour venger la mort de son meilleur ami. A ce moment là, les Contractors et le cargo de bois ont déjà filé entre les mailles du filet et navigue à travers les mers pour la chine. C'est là que les dangers sont plus réels que jamais. Les pirates ne font pas dans la dentelle et leur voyage ne sera pas une partie de plaisir. Mais la mission est un succès et les mercenaires sont appelés pour une autre mission. Et c'est là que les choses se corsent.
    J'ai eu énormément de mal à rentrer dans le livre. Je m'explique.
    Le début de la lecture a été fastidieuse pour moi entre acronymes, notes de bas de pages, références diverses, vocabulaire en portugais. le plus dur était que tout ça n'apportais pas vraiment grand chose au livre. C'est peut être dû au fait qu'en Belgique les acronymes se comptent sur les doigts d'une main.
    Soit durant les première pages les acronymes fusent qu'ils soient brésiliens ou français et entraînant parfois jusqu'à 3 note de bas de pages à chaque page. Surtout que chaque fois que je les lisais je me disais que mettre un acronyme n'apportait pas grand chose vu qu'il casse la fluidité du texte et qu'à la fin la lectrice que j'étais s'est fatiguée à lire des notes pour les oublier aussi vite et a donc décider de passer outre en ne les lisant plus (quitte à ne pas comprendre certaines choses).
    Quant au vocabulaire, même chose, des notes. Les notes n'apportaient rien, vu que c'était évident donc traduction inutile. Pour côtoyer des portugais, j'ai eu du mal à comprendre l'approche de l'auteur avec l'utilisation de vocabulaire dans son texte, vu que ma grand mère ne passe jamais du français au portugais. D'autant qu'il était fait mention d'un plat brésilien et là pas de note de bas de page. Frustration. Des organismes quelconques passés sous le crible des notes de bas de page et un plat dont j'aurais aimé savoir ce qu'il contenait rien.
    Quand ce genre de détails s'étalent sur 50 pages, ça vous casse votre lecture. Ca a été mon cas. Et je trouve ça vraiment dommage car l'histoire avait du potentiel on touche à de l'actualité et dans un sens ça rend le tout passionnant. On se retrouve projeté dans les coulisses des affaires douteuses et de la politique et tout ce qu'il englobe. Outre le monde de la magouille il touche aussi aux société secrètes/sectes. Et ça, ça touche m'a touchée, car ce monde trempe dans le complot jusqu'au cou et mon petit coeur de fan de situations rocambolesques et d'intrigue de haut vol a eu son compte ou presque parce que je ne m'attendais pas du tout à une fin pareille. Je me suis dit, c'est tout ?
    Quant aux personnages, j'avoue qu'au final on arrive à s'attacher à ces Contractors payés cher pour tuer sans se poser de questions. Mais aussi au petit journaliste qui fait ses preuves avec des sujets dont personne ne veut car ils impliquent de quitter son petit confort que la presse politique offre.
    Malheureusement, comme on passe d'un personnage à un autre à presque chaque chapitre, j'ai du mal à me prononcer sur les autres protagonistes.
    Dans l'ensemble, ce livre m'a déçue car au final j'avais plus l'impression de lire un document politique dans les première pages, certains événements ont haussé le niveau mais malgré tout, la fin m'a aussi déçue... Je m'attendais à autre chose qu'à une fin aussi ... les mots me manquent. Ce livre aurait à y gagner en changeant les acronymes par les organismes en toute lettre. Car au final c'est ce qui a pesé toute ma lecture et qui m'a donné envie d'abandonner avant que les choses sérieuses ne commencent

    Lien : http://bulledepomme.blogspot.com/2011/12/contractors.html
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par ildibad, le 21 octobre 2011

    ildibad
    Thriller efficace, à lire comme moi en attendant un avion, un train ou son tour dans une file...
    Merci à Masse Critique de m'avoir fait passé un bon moment de lecture avec un tourne-page que j'ai fini d'une traite.
    Une histoire jamais débordée par l'hémoglobine, ni par le glauque que certaines situations pourraient entraîner. Un tabassage fait l'ellipse de détails sordides, un tentative de viol flirte juste avec le voyeurisme, sans plus.
    Les bons sont raisonnablement bons sans être trop angéliques, les méchants sont méchants. Les bons gagnent, la morale est presque sauve.
    Trop de sigles et acronymes, ralentissent la lecture sans que cela n'apporte vraiment une plus-value à l'histoire : on devrait interdire l'appel de note en bas de page aux auteurs de romans. Cela n'apporte rien à la crédibilité du récit, juste un peu de pédanterie.
    De temps en temps, le langage se fait cru, vulgaire, là aussi de manière assez gratuite et décalée par rapport au style du reste de livre, ce qui le fait sonner faux.
    L'intrigue est solide, mais ne reflète pas le titre. Bien que le début mette en scène des actions de type commando, milice ou mercenaires, très vite on tourne dans une machination, qui, si elle est bien ficelée, n'a plus qu'un lointain rapport avec les Contractors.
    Regrettable également certaines ficelles particulièrement grosses : n'importe quel clampin ayant vu la moindre série américaine sait qu'on ne donne plus de coups de téléphone à partir d'une chambre d'hôtel et que le cloisonnement entre deux affaires exigerait au moins quelques gsm jetables...
    Le cahier documentaire en fin de livre est documenté sans être touffu.
    Il apporte quelques informations intéressantes voir interpellantes sur des sociétés d'un genre particulier.

    > lire la suite
    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par yv1, le 05 décembre 2011

    yv1
    Le résumé de ce thriller est bien peu tellement il est empli de rebondissements, d'intrigues dans l'histoire et d'intervenants, tous plus pourris les uns que les autres ou alors naïfs et manipulés. Efficace de bout en bout ce roman, écrit par un capitaine de la Brigade de Répression du Banditisme.
    Il y a bien quelques détails gênants, comme par exemple l'abondance de sigles des différentes sociétés ou organismes qui interviennent, certes expliqués en bas de page -d'où de nombreuses notes de bas de page- mais non rappelés ensuite. Il y a en fin de livre une liste des sigles utilisés, mais elle n'est pas mentionnée au début et je n'ai vu son existence qu'à la fin de ma lecture. Et puis, une fois dans l'intrigue, les sigles "passent". Ensuite, il faut bien reconnaître que si l'écriture est simple, efficace on n'a pas affaire au styliste littéraire de l'année et les dialogues sont un peu faibles, perfectibles. Ceci étant dit, on ne lit pas ce genre de roman pour ses qualités d'écriture, mais pour s'évader et éventuellement s'instruire. Ce qui est le cas ici. Donc mission pleinement remplie ! Car je dois dire que je ne connaissais pas grand chose aux sociétés de mercenaires ; je savais qu'elles existaient, mais mes connaissances s'arrêtaient à cet état de fait. Là, Marc Wilhem, grâce à son intrigue, nous montre les rouages, les implications des uns et des autres et comment ses sociétés, grassement rétribuées montent des opérations de déstabilisation voire carrément des machinations terribles.Un thriller politiquement incorrect qui montre les abus des uns et des autres. Un roman diablement efficace, captivant, crédible et réaliste, c'est d'ailleurs sans doute ce qui fait le plus peur.
    En prime, en fin de volume, les éditions scrineo éditent un dossier écrit par un spécialiste (ici, Jacques Massey, journaliste spécialisé défense renseignement et sécurité) qui éclaire et analyse le système des SMP, des Contractors. Instructif également, et exemples à l'appui, cette analyse crédibilise le roman qui la précède.
    Comme quoi, on peut se faire plaisir en lisant des thrillers intelligents qui donnent à réfléchir et complètent notre instruction.

    Lien : http://www.lyvres.over-blog.com
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par LionBD, le 08 décembre 2011

    LionBD
    Une lecture qui commençait très mal : beaucoup de renvois en bas de page avec des sigles difficiles à retenir, et qui à mon avis auraient pu être largement évités. Pourtant au fil des pages on s'attache aux personnages (pourtant des tueurs dont on n'aimerait pas croiser la route), et les différents chapitres qui s'alternent entre enquête journalistique, vengeance et travail bien payé mais sanglant donnent un rythme à l'histoire. Il est au final difficile de poser le livre avant la fin. Fin qui est d'ailleurs bien choisie même si le "tout ça pour ça" m'est revenu en tête quelques temps.
    Un très bon livre donc, malgré une première partie pénible du fait des renvois en bas de page.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (0 votes positifs)

> voir toutes (2)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par yv1, le 05 décembre 2011

    Aujourd'hui, la profession est une vraie merde. Les journalistes politiques ne font que des commentaires sportifs, comme si les élections n'étaient qu'un jeu. [...] Rien sur le fond, sur les idées ; ces peigne-culs ne sont même pas capables de ressortir les déclarations de l'année précédente pour mettre le doigt sur les contradictions des discours. Je te le dis, petit : que des commentateurs sportifs. Et ils ont raison vu que les journalistes sportifs, eux, font du people. Ils ne critiquent jamais les joueurs de foot, magnifiques, brillants, somptueux, héroïques... Les rois du superlatif. Les seuls à secouer un peu leurs clients sont les journalistes people. En fait, chacun fait le boulot de l'autre. (p.80)
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (0 votes positifs)
  • Par yv1, le 05 décembre 2011

    Le temps du mercenariat à la Bob Denard était bel et bien révolu. La place était maintenant aux sociétés militaires -les SMP, ces multinationales de la barbouzerie qui permettaient aux grandes puissances de "tertiariser" certaines opérations tout en gardant les mains propres. (p.41)
    Citation de qualité ? (0 votes positifs)






Acheter sur Amazon

Faire découvrir Contractors par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Quiz