> L. Lenob (Traducteur)

ISBN : 2859405437
Éditeur : Phébus (1998)


Note moyenne : 4.02/5 (sur 98 notes) Ajouter à mes livres
Les Français avaient oublié ce roman, ancêtre de tous les thrillers, qui fascinait Borges et rendit jaloux Dickens (roman publié ici pour la première fois en version intégrale). Il nous révèle une sorte de " Hitchcock de la littérature " : suspens, pièges diaboliquement... > voir plus
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Critiques et avis

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  • Par Ori, le 31 juillet 2009

    Ori
    la dame en blanc de Wilkie Collins, Labyrinthes
    Au XIXème siècle, le jeune William Hartright est engagé comme professeur de dessin de deux jeunes filles de la famille Fairlie, Laura et Marian. La veille de son départ, lors d'un retour de nuit, il est abordé par une jeune femme vêtue de blanc, qui lui demande son aide. Cette dernière semble effrayée et peu saine d'esprit, mais William décide de l'aider à échaper à ses poursuivants. Ce n'est que plus tard, à Limmeridge, que Wiliiam découvrira l'étrange ressemblance entre la dame en blanc et Laura Fairlie, dont il tombe éperdument amoureux. De machinations en complots, les pièges semblent se refermer sur l'innocente Laura Fairlie.
    Présenté comme le père du roman policier anglais, j'avoue que je ne connaissais pas Wilkie Collins, mais cette découverte fut très agréable. J'ai dévoré les aventures rocambolesques de William et Laura dans l'atmosphère surannée du XIXè siècle. Evidemment comme d'habitude, les moeurs de cette époque m'ont rendue folle, Laura qui se voit obligée d'épouser un homme qui a le double de son âge et qu'elle ne connaît pas, Marian qui est dénigrée parce que laide et sans argent alors que franchement, son personnage est bien supérieure à cette nunuche de Laura et tous ces moeurs désuets et oppressants.
    L'intrigue est très bien menée, je reprocherais juste la lourdeur des introductions de changements de narrateur à l'auteur. Je n'ai pas deviné Le secret de l'affreux Percival avant la fin, et j'ai juste regretté ne pas le voir mourir dans d'atroces souffrances (l'incendie ce n'est pas assez!), mon côté revanchard je pense.
    Ce fut une excellente découverte donc.
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    Critique de qualité ? (6 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par yoshi73, le 19 janvier 2012

    yoshi73
    Walter Hartright est professeur de dessin. Grâce à l'un de ses amis, il se fait engager pour une durée de plusieurs mois pour donner des cours de dessins à deux jeunes femmes : Marian et Laura. Ces dernières sont soeurs par leur mère. Si la première n'a pas de fortune, la seconde a hérité d'une belle somme au décès de son père. Walter tombe vite sous le charme de Laura et cette dernière éprouve les mêmes sentiments à son égard. Marian, consciente de la situation, apprend à Walter que Laura est déjà fiancée à un homme qu'elle a consenti à accepter comme mari sur le lit de mort de son père. Elle demande à Walter de partir pour ne pas faire souffrir sa soeur. Ce qu'il fait. le mariage de Laura et de Sir Percival est célébré. Sir Percival se révèle être un homme désobligeant et détestable. Très vite, il apparaît clairement qu'il en a après l'argent de sa femme. Aidé de son ami, le comte Fosco, il va mettre en place une machination visant à s'approprier la fortune de Laura. Cette machination ne pourrait se faire sans une femme toute de blanc vêtue ressemblant étrangement à Laura. Qui est-elle et, surtout, quel secret porte-t-elle?
    Ce livre a l'originalité d'être constitué de plusieurs parties rédigées par les différents protagonistes de l'histoire. Chaque partie permet donc de découvrir des moments particuliers et constitue une sorte de puzzle qui se met en forme progressivement. J'ai beaucoup apprécié les deux premiers tiers du roman. Il y a une montée en puissance de l'histoire. le début un peu mièvre laisse vite place à la machination qui se met en place servie par le personnage du comte Fosco qui est machiavélique. La fin de l'histoire m'a un peu déçue car je m'attendais à quelque chose de plus noir. Sans entrer dans les détails pour ne rien dévoiler, l'attitude finale du comte Fosco m'a un peu déçue. Malgré ce petit bémol, j'ai beaucoup aimé ce livre.
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Lune, le 02 janvier 2009

    Lune
    Suite...
    Ma lecture a commencé sceptique (oh! le mélo!, le romantisme!) puis oubliant les 150 ans qui me séparaient de ce livre, je me suis laissée prendre au jeu. J'ai mis de côté esprit rationnel, moderniste et autre et c'est avec délectation, au point de m'empêcher de dormir, que j'ai enfourché histoire, mystère, rebondissements, fantastique, rêve que m'offrait cette lecture. Même si le livre n'échappe pas à certains clichés révélateurs de cette époque : les caractères, la société, la peur de l'étranger, les relations hommes-femmes, la lande, etc... tout est palpitant. On ne peut s'empêcher de "s'évanouir" avec Laura, de "souffrir" avec Anne, "d'exulter" avec Mariam, de "faiblir" pour Hartright, de "détester" Sir Percival et le Comte Fosco, "d'éprouver" de la répulsion pour Mme Catheric, de "se moquer" de Mr Fairlie et de ses "petits" nerfs, "d'acquiescer" devant l'honnêteté d'Elza Michelson, gouvernante, "d'imaginer" avocats, domestiques, femmes de chambre, sacristain... Malgré leurs excès, ils existent donc et nous envahissent jusqu'à l'ultime phrase et le soulagement final puisque justice est rendue (la morale est sauve!). Les intrigues sont touffues et raconter ce livre tient de la gageure tant les détails semblent importants pour l'avancement de l'histoire. Bien que je ne sois pas particulièrement attirée par ce genre littéraire, je me suis délicieusement enfouie dans ce livre.
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 2.00/5
    Par aaahhh, le 26 mars 2012

    aaahhh
    Un soir en rentrant chez lui, sur la route de Hampstead vers Londres, Walter Hartright, jeune professeur de dessin, fait une bien étrange rencontre : Une mystérieuse femme vêtue tout de blanc et visiblement en grande détresse le prie de l'aider à se rendre à Londres. Il s'exécute et n'apprend que plus tard qu'elle se serait échappée d'un asile.
    Échaudé par cette aventure, il ne s'attendait pas à ce que le nouveau poste qu'il devait prendre le lendemain dans le Cumberland lui refasse croiser la route de cette étrange dame en blanc, et le mette face à un diabolique complot...
    Datant de 1859, ce roman n'est pas sans rappeler le style narratif des grands classiques de la littérature anglaise, ce qui en rend la lecture très agréable. Les personnages sont très étudiés et intéressants, chacun à leur manière. Leur portrait est si bien brossé que personnellement, j'ai eu peur du comte, j'ai été énervée par Percival, charmée par Marian et émue par Walter... La narration, présentée par différents personnages de l'intrigue, est bien sûr très appréciable puisqu'elle nous permet, en nous mettant face à différentes manières de penser et de s'exprimer, de nous sentir encore plus proche des protagonistes de l'intrigue.
    Ceci dit, si je suis prête à louer les qualités de "la dame en blanc" en tant que bon classique, je n'en ferais pas de même quant à sa qualité de roman policier. Si j'ai apprécié le style du roman, j'ai en effet été déçue par son intrigue que j'ai trouvée très prévisible et sans grand suspense.
    Je comprends que pour l'époque, le roman de Wilkie Collins ait été révolutionnaire et ait pu passer pour un grand thriller, mais quand on a beaucoup lu Christie, Perry et Wentworth, on s'attend à une énigme plus intéressante et plus spectaculaire... Et en terminant ma lecture, je n'ai pas pu m'empêcher de penser : Tout ça pour ça?...
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    • Livres 4.00/5
    Par maltese, le 28 septembre 2010

    maltese
    Walter Hartright, professeur de dessin londonien, doit partir pour le Cumberland, à Limmeridge House, car il vient d'être embauché par un aristocrate, M. Fairlie, pour enseigner l'aquarelle à sa nièce Laura Fairlie et à sa pupille Marian Halcombe.
    Un soir, Walter rencontre au cours d'une de ses promenades une mystérieuse dame en blanc qui lui avoue s'être évadée d'un asile. L'apparition reprend alors sa route vers Londres.
    Le jeune homme tombe rapidement amoureux de Laura mais va devoir renoncer à cet amour car la jeune fille est fiancée au baronnet Percival Glyde. Peu de temps avant le départ de Walter, Laura reçoit une lettre lui suppliant de ne pas épouser Glyde qui serait un homme dangereux. Après enquête, cette lettre s'avère avoir été écrite par Anne Catherick, cette étrange dame en blanc...
    Et ce n'est que le début d'une histoire aux nombreux rebondissements, véritable commode bourrée de tiroirs. le livre se décompose en plusieurs parties qui sont autant de témoignages apportés par des protagonistes différents de "l'affaire".
    Un fabuleux suspens qui tient le lecteur en haleine d'un bout à l'autre, des méchants comploteurs et on ne peut plus mauvais, une atmosphère délétère quasi fantastique, une dame en blanc formidable figure d'apparition et de folie, des personnages féminins originaux (notamment Marian Halcombe) aux caractères parfaitement ciselés... Et puis cette construction romanesque si pertinente qui permet de confronter les points de vue et de reprendre la totalité des faits de façon éclatée en distillant ainsi très progressivement toutes les informations.
    Bref, un très bon roman, véritable précurseur de nos pâles thrillers modernes.
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Citations et extraits

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  • Par MissAlfie, le 21 janvier 2011

    Je laisse courir ma plume sur le papier, et je m'éloigne de ce qui m'intéresse réellement. Il est certain que ce n'est pas seulement avec politesse et amabilité, mais avec affection, que sir Percival m'a répondu quand je lui ai timidement proposé de vivre à Blackwater avec Laura et lui. Et je suis sûre qu'il n'aura aucune raison de se plaindre de moi, dans les dispositions où je suis. J'ai déjà dit qu'il était bel homme, très courtois, très bon et généreux envers les malheureux, et plein d'égard pour moi. Je l'avoue ici, je me reconnais à peine dans mon nouveau rôle d'amie très cordiale de sir Percival.
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  • Par MissAlfie, le 21 janvier 2011

    Là, derrière moi, au milieu de la route déserte qui se détachait plus claire dans la nuit, se tenais une femme sortie de terre comme par miracle ou bien tombée du ciel. Elle était tout de blanc vêtue et, le visage tendu vers moi d'un air interrogateur et anxieux, elle me montrait de la main la direction de Londres. J'étais bien trop surpris de cette soudaine et étrange apparition pour songer à lui demander ce qu'elle désirait.
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  • Par SALOMONI-Fabrice, le 20 janvier 2012

    Il est curieux de constater combien les beautés de la nature nous impressionnent peu, quand nous avons d’autres préoccupations en tête.

    C’est seulement dans les romans que nous recherchons auprès de la nature un réconfort dans nos peines, une sympathie dans nos joies.

    L’admiration pour ces splendeurs inanimées que la poésie moderne décrit avec tant d’éloquence n’existe pas à l’état latent dans notre être intime.

    Aucun de nous ne la possède étant enfant et aucune personne n’en est imprégnée en naissant.
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  • Par MissAlfie, le 21 janvier 2011

    Je me doutais bien que cette lettre aurait pour effet de faire arriver une Marian indignée et faisant claquer les portes. Mais, n'eussé-je pas écrit dans ce sens, j'aurais sans doute vu venir chez moi, après un jour ou deux, un sir Percival très irrité qui, également, aurait fait claquer les portes. Or, je préférais la fureur de Marian, à laquelle j'étais habitué.
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  • Par lapublivore, le 14 février 2011

    Cette histoire montre avec quel courage une femme peut supporter les épreuves de la vie et ce dont un homme est capable pour arriver à ses fins.
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