> Anna Gavalda (Traducteur)

ISBN : 2842636449
Éditeur : Le Dilettante (2011)


Note moyenne : 3.89/5 (sur 46 notes) Ajouter à mes livres

Né pauvre dans une ferme du Missouri en 1891, le jeune William Stoner est envoyé à l’université par son père, et au prix de quels sacrifices, pour y étudier l’agronomie. Délaissant peu à peu ses cours de trait... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par EMOTION, le 09 février 2012

    EMOTION
    Voici une petite musique de vie comme je les aime: William Stoner, fils d'agriculteur parti suivre des cours dans une faculté d'agriculture, va découvrir progressivement l'univers de la littérature et devenir avec le temps un merveilleux enseignant, un passeur. Ce livre est une déclaration d' Amour à la littérature. Stoner se mariera à Edith, jeune femme de la bourgeoisie pour laquelle il éprouvera un véritable coup de foudre; mais cette jeune femme si troublante dans sa jeunesse s'avèrera une image parfaite de la frustration, de l'insatisfaction permanente( comme sa mère), du refus d'une vie sexuelle pour laquelle elle n'éprouve souvent que de l'aversion. Heureusement naîtra de cette union (!) une petite fille Grace qui offrira à son papa de beaux instants de Bonheur malgré la volonté répétée d' Edith de briser cette relation fille-père. Nous découvrons la vie universitaire et ses mesquineries( triste Lomax, homme frustré s'il en est) .Un Amour intense entre Stoner et une jeune professeure, Katherine Driscoll, va s'épanouir soudain, amour physique mais aussi émotionnel et intellectuel. Ce n'est pas une petite bluette entre un homme d'un certain âge et une jeune femme( ce qui est souvent bien triste et sans grand intérêt) mais une rencontre véritable qui, malgré la séparation inéluctable, survivra au temps. Une simple dédicace et un regard embrumé en diront beaucoup sur cette passion infinie. Nous verrons deux guerres mondiales passer et faucher de jeunes hommes, d'autres moins jeunes de manière indirecte. William Stoner, héros oublié de l'université, s'inscrit dans nos pensées et connait ainsi sa véritable dimension.
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    Critique de qualité ? (26 votes positifs)
  • Par Aela, le 30 novembre 2011

    Aela
    C'est un livre-hommage à la vocation d'enseigner, de se consacrer corps et âme à une activité et un domaine qui vous passionne, dans le cas présent, la Littérature. C'est surtout ce qui m'a marquée dans ce roman, en tant qu'enseignante moi-même et grande amatrice de Littérature...
    Le parallèle s'arrête là.. car la vie de William Stoner n'est vraiment pas enviable.. même si ce personnage atteint des hauteurs intellectuelles non négligeables..
    Fils de fermiers pauvres du Missouri, le jeune William est envoyé à l'Université de Colombia par son père, ce qui implique de gros sacrifices financiers de la part de la famille..
    Il doit y étudier au départ l'agronomie mais très vite, il va être pris par le "virus"de la Littérature..
    Il aurait pu mener une carrière intéressante mais va "stagner" dans un poste de Maître de Conférences.. pour des raisons diverses mais que l'on peut rattacher à sa droiture d'esprit, que certains qualifieraient aujourd'hui de "psycho-rigidité"...
    Stoner est en effet un personnage exigeant pour lui-même et pour les autres, qui a une haute idée de la mission de l'enseignant et du travail d'Université.
    Cette exigence constante, pour ne pas dire parfois, cette intransigeance, va finir par lui jouer des tours..
    Un très beau livre, remarquablement traduit de l'américain par Anna Gavalda, un livre qui pose des problèmes de société encore actuels..
    Toutefois, à ne pas lire en période de "spleen"... car il s'agit d'une vie globalement terne et triste...
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    Critique de qualité ? (15 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par pile, le 11 octobre 2011

    pile
    Stoner est l'histoire d'une vie. Après un bref prologue qui nous en donne un premier aperçu, la vie de William Stoner nous est racontée de sa naissance en 1891 à sa mort en 1956. C'est l'histoire d'une vie un peu manquée, un peu ratée. Mais n'y a-t-il pas que les imbéciles à rolex pour croire qu'ils ont réussi leur vie ? En ce qui concerne William Stoner en tous cas, la vie a pris un tour un peu décevant. le parcours d'un fils de paysan qui devient maître de conférences en littérature anglaise aurait pourtant pu être l'histoire d'une réussite. Mais pour William Stoner, même la réussite a la couleur de l'échec. Jeune professeur assistant, il rencontre une charmante jeune fille de bonne famille pour qui il a un véritable coup de foudre. Quand il l'épouse, on imagine que sa vie privée au moins va être des plus heureuses. Mais non. Son mariage sera un fiasco. Et petit à petit le roman devient le récit d'une vie qui n'a pas tenu ses promesses.
    Stoner est un roman modeste. Il se contente de raconter une vie entière en moins de 400 pages. Son personnage principal est en apparence un peu terne. Pourtant il se passionne. Il se passionne pour la littérature, puis pour la recherche, et finalement pour l'enseignement. Il se passionne aussi pour sa femme, puis pour sa fille, et finalement pour une étudiante. Mais au bout du compte, malgré le vernis culturel, il est resté ce paysan qui souffre et endure en silence.
    Si la vie de William Stoner nous émeut tant, c'est qu'elle est aussi un peu la nôtre. Stoner passe par des étapes plus ou moins banales : l'enfance, l'émancipation de la jeunesse, un mariage, un enfant, la mort du père, la crise de la quarantaine, la maladie, la vieillesse et la mort. En arrière-plan le siècle déroule sa grande histoire : la Première guerre mondiale, les années folles, la crise de 29, la Seconde guerre mondiale. C'est avec sobriété mais aussi beaucoup de justesse que John Williams relate les plus petits événements de la vie de William Stoner et nous fait partager ses émotions et ses états d'âme. Stoner est un roman si simple, qu'on s'étonne de le trouver finalement si beau.
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    Critique de qualité ? (8 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par kathel, le 13 mai 2012

    kathel
    La quatrième de couverture est parfaite pour résumer ce récit d'une vie, récit qui peut semble linéaire et sans surprise et qui pourtant, par la grâce d'une écriture sensible et toute en retenue, s'avère passionnant. le jeune garçon voué à reprendre la ferme familiale, n'ayant pour modèle familial qu'un labeur constant et sans joie, est envoyé à l'université du Missouri grâce à une bourse d'études. Il doit y étudier l'agronomie, s'inscrit un peu par hasard à un cours de littérature et découvre un monde qu'il ignorait complètement. « Il avait ressenti entre les murs de Columbia le même sentiment de chaleur et de sécurité qu'il aurait dû éprouver enfant dans la maison de ses parents et qu'il n'avait justement jamais connu. »
    Il va former quelques amitiés, rester en tant que professeur dans l'école qui l'a accueilli, ne pas quitter ce cocon même quand l'appel de la première guerre mondiale le pressera à s'engager. L'université apparaît comme une sorte d'abri contre le monde extérieur, comme le dit l'un des amis de Stoner, ce monde qui semble un peu feutré, brouillé, tant est riche la vie des livres, et la joie de la faire partager. le parcours sentimental de William Stoner sera même un peu mis en veilleuse par rapport à ses recherches littéraires, jusqu'à un certain moment, du moins. La scène du mariage rappelle un peu celle de "Sur la plage de Chesil", symbole d'une époque, sans doute. Stoner aura pourtant une vie de famille dans laquelle il devra s'investir... Ce que vous découvrirez quand vous ne manquerez pas de lire ce beau roman !
    Car, enfin, après quelques déconvenues et abandons, voici enfin un livre que j'ai eu plaisir à retrouver et un personnage qui semblerait pourtant falot, mais dont le destin m'a fascinée. Rien à redire à la traduction d'Anna Gavalda, je ne peux pas juger de sa fidélité, mais l'ensemble est cohérent, fluide et rend bien compte de l'amour de la littérature qui porte William Stoner. Une superbe idée que cette réédition !

    Lien : http://lettres-expres.over-blog.com/article-john-williams-stoner-105..
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    Critique de qualité ? (10 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par livr0ns-n0us, le 29 février 2012

    livr0ns-n0us
    Stoner est un roman que j'ai remarqué plusieurs fois en librairie. Malgré la mention accrocheuse "lu, aimé et librement traduit par Anna Gavalda", j'ai l'impression que ce récit est resté assez confidentiel ; j'en ai vu peu de critiques sur Livraddict et sur la blogosphère en général. Ce n'est pas un roman vers lequel je me serais dirigée spontanément car je trouve la couverture assez austère. Je reconnais qu'elle possède un certain charme, et qu'elle est même intrigante (impression renforcée par l'absence de résumé sur la 4° de couverture) mais que voulez-vous, je dois être habituée aux graphismes tapageurs des ouvrages jeunesse !
    J'ai décidé pourtant de tenter l'expérience après que ma collègue Isabelle me l'a mis entre les mains avec cette petite phrase : "une lectrice très difficile vient de le rendre, elle l'a trouvé superbe". Sans savoir vraiment dans quoi je m'embarquais, j'ai attaqué la lecture... de prime abord, Stoner m'a fait pensé à Freedom, de Jonathan Franzen. J'ai en effet trouvé que ces deux récits présentaient plusieurs similarités (bien qu'ils soient au final très différents) : une chronique américaine de vie(s) envolée(s), les regrets, la tristesse et la mélancolie... Comme Freedom, Stoner est marquée par une certaine lenteur ; les descriptions y tiennent une place très importante, qui pourra en décourager plus d'un. J'ai trouvé en revanche la plume de John Williams beaucoup moins lourde que celle de Jonathan Franzen, à qui j'avais déjà reproché la longueur épuisante de son récit.
    Plus j'avançais dans la lecture, et plus j'étais frappée par l'incroyable banalité de la vie de William Stoner. Comprenez bien que je dis cela sans une once de reproche, je ne me suis pas ennuyée un seul instant. Mâtiné de satire sociale et d'ode à la littérature, Stoner est avant tout le récit du temps qui passe, de la vie qui s'écoule. Loin d'être complètement ratée, celle de Stoner déroule néanmoins son cortège de petites erreurs, d'actes manqués, de volontés étouffées et de paroles regrettées. Cette existence est bien marquée par quelques coups d'éclat, que le narrateur chérit mais qu'il est incapable de maîtriser. Spectateur de sa propre existence, il s'y noie peu à peu, regarde sa jeunesse s'en aller avec une acuité terrible. Car voilà la vraie malédiction de ce paysan devenu enseignant : il est parfaitement lucide, y compris dans ses derniers instants, et est donc à même de saisir toute la cruelle l'ironie de son triste sort.
    John Willams signe avec pudeur, style, inexorabilité et habileté un roman à la fois triste et beau, empli de la conscience du temps qui passe et de l'urgence de vivre. On ferme Stoner le cœur serré, profondément ému, plein d'une énergie renouvelée pour croquer la vie à pleine dent.


    Lien : http://livr0ns-n0us.blogspot.com
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    Critique de qualité ? (7 votes positifs)

Critiques presse (2)


  • Lexpress , le 17 octobre 2011
    Une magnifique plongée dans l'intimité d'un être qui n'a rien d'un héros spectaculaire.
    Lire la critique sur le site : Lexpress
  • Telerama , le 28 septembre 2011
    Du mariage raté à la retraite forcée, le récit de son existence est une poignante chronique de la déception, un drame en mode mineur, illuminé par le passage de joies fugaces - une liaison amoureuse, la proximité d'un enfant -, peintes avec tant de délicatesse et de sobriété qu'elles en deviennent inoubliables.
    Lire la critique sur le site : Telerama

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Citations et extraits

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  • Par estrella_oscura, le 06 octobre 2011


    Bien qu'il fût censé apprendre des bases de grammaire et de composition écrite à un groupe de jeunes étudiants des plus hétérogènes qui soit, il était impatient et enthousiaste de s'atteler à cette mission qu'il abordait avec le plus grand sérieux. Il prépara ses cours pendant la semaine qui précédait la rentrée et ce premier travail de déchiffrage entrabâilla la porte du monde infini qui s'offrait à lui. Il comprenant le rôle de la grammaire et percevait comment, par sa logique même, elle permettait, en structurant un langage, de servir la pensée humaine. De même, en préparant de simples exercices de rédaction, il était frappé par le pouvoir des mots, par leur beauté, et avait hâte de se lancer enfin pour pouvoir partager toutes ces découvertes avec ses étudiants.

    [...]

    Mais pendant ces semaines loin d'Edith, il lui arrivait, lors de ses cours, de se laisser emporter par son sujet et de s'y perdre si intensément qu'il en oubliait ses doutes, ses faiblesses, qui il était et même les jeunes gens assis devant lui. Oui, il lui arrivait d'être tellement pris par son enthousiasme qu'il en bégayait. Il se mettait à gesticuler et finissait par délaisser complètement ses notes. Au début, il fut décontenancé par ces emportements comme s'il craignait de s'être montré trop familier avec les auteurs ou les textes qu'il vénérait et finissait toujours par s'excuser auprès de ses élèves, mais quand ils commencèrent à venir le voir à la fin des cours et que leurs devoirs manifestèrent enfin quelques lueurs d'imagination ou la révélation d'un amour encore hésitant, cela l'encouragea à continuer de faire ce que personne ne lui avait jamais appris.
    Cet amour de la littérature, de la langue, du verbe, tous ces grands mystères de l'esprit et du coeur qui jaillissaient soudain au détour d'une page, ces combinaisons mystérieuses et toujours surprenantes de lettres et de mots enchâssés là, dans la plus froide et la plus noire des encres, et pourtant si vivants, cette passion dont il s'était toujours défendu comme si elle était illicite et dangereuse, il commença à l'afficher, prudemment d'abord, ensuite avec un peu plus d'audace et enfin... fièrement.

    [...]

    Quand il était très jeune, William Stoner pensait que l'amour était une sorte d'absolu auquel on avait accès si l'on avait de la chance. En vieillissant, il avait décidé que c'était plutôt la terre promise d'une fausse religion qu'il était de bon ton de considérer avec un septicisme amusé ou un mépris indulgent, voire une mélancolie un peu douloureuse. Mais maintenant qu'il était arrivé à mi-parcours, il commençait à comprendre que ce n'était ni une chimère ni un état de grâce, mais un acte humain, humblement humain, par lequel on devenait ce que l'on était. Une disposition de l'esprit, une manière d'être que l'intelligence, le coeur et la volonté ne cessaient de nuancer et de réinventer jour après jour.
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  • Par Theoma, le 22 février 2012

    Quand il était très jeune, William Stoner pensait que l'amour était une sorte d'absolu auquel on avait accès si l'on avait de la chance. En vieillissant, il avait décidé que c'était plutôt la terre promise d'une fausse religion qu'il était de bon ton de considérer avec un scepticisme amusé ou un mépris indulgent, voire une mélancolie un peu douloureuse. Mais maintenant qu'il était arrivé à mi-parcours, il commençait à comprendre que ce n'était ni une chimère ni un état de grâce, mais un acte humain, humblement humain, par lequel on devenait ce que l'on était. Une disposition de l'esprit, une manière d'être que l'intelligence, le cœur et la volonté ne cessaient de nuancer et de réinventer jour après jour.
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  • Par MClo85, le 19 décembre 2011

    Cette année là, et surtout pendant les mois d'hiver, il se surprit à retourner se perdre de plus en plus souvent dans cet étrange état d'apesanteur. Sitôt qu'il en ressentait l'envie ou le besoin, il pouvait dessertir sa conscience du corps qui l'enchâssait et il observait alors, d'assez loin, cet homme, cet étranger curieusement familier en train de vaquer à des activités étranges et familières. C'était un dissociation qu'il n'avait jamais connue auparavant et il savait qu'il devait s'en inquiéter. Seulement, il était trop engourdi et ne parvenait plus à se convaincre que cela pouvait avoir la moindre importance.
    Il avait quarante-deux ans. Il n'y avait rien devant qui le motivât encore et si peu derrière dont il aimait se souvenir......
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  • Par MClo85, le 19 décembre 2011

    Son long visage s'était adoucit avec les années. Sa peau avait toujours cet aspect de cuir tanné, mais elle n'était plus si douloureusement tendue à la saillie des pommettes. Les milliers de virgules, de guillemets et de parenthèses que le temps avait imprimé autour de ses yeux et de sa bouche avait fini par l'assouplir... Ses yeux gris toujours aussi vifs et lumineux s'étaient enfoncés dans leur orbite de sorte que leur diligence, sans avoir rien perdu de sa perspicacité, était devenue plus discrète. Ses cheveux autrefois châtains avaient foncés avec l'âge, même si les tempes commençaient à grisonner un peu. Le sablier du temps lui était indifférent et il ne lui serait pas venu à l'idée de s'en plaindre, mais quand il se croisait dans un miroir ou qu'il apercevait son reflet sur les portes vitrées devant Jesse Hall, il ne pouvait s'empêcher de ressentir un léger choc.
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  • Par EMOTION, le 04 février 2012

    Quand son esprit embrassait un sujet, quand il etait aux prises avec le pouvoir de la litterature en s'efforçant de comprendre son essence même, il ressentait, physiquement,une mue intérieure constante et très profonde. Il se désincarcérait de son pauvre corps pour pénétrer le seul monde auquel il appartenait.
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