> Benjamin Legrand (Traducteur)

ISBN : 2355840148
Éditeur : Sonatine Editions (2009)


Note moyenne : 4.08/5 (sur 40 notes) Ajouter à mes livres
Mai 1565. Malte.

Le conflit entre islam et chrétienté bat son plein.

Soliman le Magnifique, sultan des Ottomans, a déclaré la guerre sainte à ses ennemis jurés, les chevaliers de l'ordre de Malte. Militaires aguerris, proches des Templier... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Luzeamus, le 31 juillet 2010

    Luzeamus
    Monument de la littérature historique, pouvant aisément figurer au côté des Piliers de la Terre ou d'Un monde sans fin de Ken Follett, La Religion est un roman comme peu d'auteurs peuvent en écrire. Ode à l'amour dans toute sa beauté, et à la mort dans toute sa subtilité barbare, c'est ici une anthologie des sentiments et des comportements humains qui nous est servie. Des plus bas instincts aux charismes les plus flamboyants, La Religion aborde les thèmes universels de la guerre, de l'amour, de la haine, la famille, le sexe, La Religion.
    A travers une série de personnages ciselés au scalpel chirurgical, d'une profondeur qui leur donne vie à chaque page, on ressent jusqu'à leur souffle dans le bruissement des pages qu'on ne peut s'empêcher de faire défiler.
    Le Capitaine Matthias Tannhauser est un personnel à l'ambiguité inégalée, guerrier unique en son genre, il est aussi tour à tour homme du monde, fin stratège, marchant d'opium, assassin... Des atouts plein ses manches, il vous surprend à chaque chapitre, changeant de rôle comme un caméléon change de couleur. Mais ne vous y trompez pas, tout les héros de roman ne sont pas des tendres.
    De l'autre côté, l'Inquisiteur Ludovico Ludovici, troublé, sombre, aux intentions floues. Fourbe et noble tout à la fois, il possède le charisme et la personnalité complexe et dévastée qui sied à un véritable méchant. Quand à savoir s'il l'est tout à fait, ou si son passé en fait une victime, vous serez seul juge.
    Encadrants ce qui me semble être les deux personnages principaux, viennent s'imbriquer et s'impliquer une foule d'autres êtres au réalisme saisissant.
    Entre perfidie, mort, séduction, carnages, sadisme inquisitorial, on peut trouver de la beauté en toute chose tant l'écriture de Tim Willocks dessine un portrait effroyable, troublant, vrai et saisissant de l'invasion de Malte par les Turcs. Si cette guerre a marqué l'histoire, c'est son livre qui vous marquera l'esprit.
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    Critique de qualité ? (11 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par fee-tish, le 25 octobre 2011

    fee-tish
    Un livre qui m'a transporté. Un coup de coeur énorme pour tout ce qu'il véhicule.
    Quand j'ai vu ce livre, je l'ai acheté d'abord pour sa très belle couverture et également car il est édité chez Sonatine, la maison d'éditions qui, en matière de polars, est une référence maintenant. Ensuite, après avoir lu la quatrième de couverture, j'ai su que ce livre pourrait me plaire : thriller historique sur déroulant au XVIe siècle. Pourtant, il s'agit d'un bon pavé (852 pages pour le grand format) et je n'aime pas vraiment en lire, car il faut vraiment que l'histoire me passionne pour que je les termine en principe. Bref, vous comprendrez que si j'ai terminé celui-ci, c'est qu'il m'a subjugué.
    Le roman est empli de personnages, tous représentatifs de leur époque à leur manière. le récit s'articule néanmoins autour de trois principaux : un homme et deux femmes. Matthias Tannhauser, Carla La Penautier et Amparo. Ce trio amoureux va se rencontrer et évoluer dans une époque ravagée par les guerres de religion, et notamment le conflit entre les turcs et La Religion (l'ordre de Malte, une institution chrétienne).
    Carla est une jeune femme noble de vingt-sept ans. Elle vit seule et reniée de sa famille suite à une relation qu'elle a eu avec un homme lorsqu'elle avait quinze ans. de cette union est né un enfant, qu'on lui a enlevé aussitôt. Ainsi, la quête du livre commence par sa volonté de rejoindre l'île de Malte où une guerre est sur le point d'éclater. C'est ainsi qu'elle va se retrouver là-bas avec Tannhauser et Amparo, une jeune fille de dix-neuf ans, que Carla a recueilli sept ans plus tôt.
    Voilà le début de l'histoire. Donc on imagine bien que la relation d'amour profond qui va se lier entre Matthias et les deux femmes va être le liant du récit. Mais derrière cela, il y a aussi le récit d'une guerre et celui des religions.
    Une phrase du livre résume cela : "Soldats de l'Islam. Soldats du Christ. Chacun est le diable pour l'autre, et Satan ricane dans sa manche" (p. 638). le lecteur se retrouve à lire un récit d'amour, d'aventures, un récit historique et érudit ; un récit puissant et poétique.
    La force de ce pavé tient dans la faculté de conteur de Tim Willocks. Il a une langue magnifique et très riche. Lorsqu'il décrit des scènes de passion, d'amour, on vibre avec les personnages. Quand il évoque l'histoire et La Religion, on est attentif comme un écolier. Quand il décrit la guerre, on reste pantois. Oui parce que ses descriptions des scènes de bataille, des blessés, des morts, c'est complètement réaliste tout en gardant toujours une fibre romanesque. Ces scènes sont parfois très longues, aussi il m'est arrivé, je l'avoue, d'en survoler. Mais, wahou, quel roman.
    Je dirais aussi quelques mots sur le personnage de Matthias Tannhauser que j'ai adoré du début à la fin. C'est l'homme avec un grand "H" : c'est un amoureux galant, un amant fougueux, un ami fidèle, un guerrier qui se bat pour sa liberté et non pour une religion ou une autre. Il a été élevé par les turcs et se retrouve enrôler dans La Religion. Bref, ce personnage est juste exceptionnel !
    Que dire de plus ? Peut-être mon coup de coeur de l'année 2011. Si vous aimez ce genre de récit mais que vous hésitez au vu du nombre de pages, jetez-vous dessus sans plus tarder.
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par MarieC, le 18 août 2011

    MarieC
    Attention, chef d'oeuvre : c'est un peu le bruit qui court à propos de ce livre. Et il est difficile de ne pas être d'accord. L'écriture, âpre et limpide, déploie une richesse de vocabulaire qui la rend un peu intemporelle, toute en noms et adjectifs au point qu'on peine à croire qu'il s'agit d'une traduction de l'anglais. L'intrigue est somptueuse : le dernier affrontement entre les Ottomans et la Chrétienté, les multitudes de l'Islam contre les derniers chevaliers de l'ordre de Malte servent d'arrière plan à une histoire d'amour entre un soudard et une belle dame en quête de son enfant...La galerie de portraits est époustouflante, à commencer par le héros, Mathias Tanhauser, ex janissaire retourné au christianisme, mercenaire, marchand d'arme, un pied entre les deux mondes qui s'affrontent. Et puis ses amis, tout aussi truands, les fanatiques des deux bords, sublimes et ridicules dans leur entêtement, le petit Orlandu épris de chevalerie, le terrible inquisiteur, intégriste fanatique et ambitieux sans scrupule. Cependant, peu à peu, c'est la guerre qui occupe tout le récit, âpre, sanglante et sans merci. La guerre sans gloire et sans vainqueurs, accumulation de cadavres décomposés, de sang et de merde. A mesure que le siège s'éternise, l'intrigue ralentit, se perd dans le sang. Malgré les deux femmes, seules respirations dans cet univers sans espoir, l'ambiance devient étouffante : pas d'idéal, pas d'admiration possible pour ces personnages qui se battent jusqu'à la mort, pas d'avenir. Et peu à peu, il m'est devenu difficile de poursuivre ma lecture... Suis-je une âme trop sensible ou trop idéaliste ? Quoiqu'il en soit, je vous recommande cette expérience de lecture qui ne laisse pas indemne, même s'il faut parfois se remotiver pour aller au bout.
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par ivredelivres, le 15 août 2010

    ivredelivres
    Je vous embarque au temps de Soliman le Magnifique, des Chevaliers de Malte, des batailles entre la croix et le croissant, au temps des cimeterres, des épidémies de peste, des dames aux atours magnifiques, un temps où le fanatisme et la cruauté étaient monnaie courante. Apprêtez vous car les aventures seront sanglantes, horribles, magnifiques, périlleuses et vous n'aurez aucune seconde de répit. Vous êtes prêt ?
    Saluez Matthias Tanhauser le héros de cette épopée, un peu allemand, un peu hongrois, à cette époque là les frontières sont floues, c'est le gentil de l'histoire, gentil mais n'hésitant pas à couper quelques têtes si nécessaires. Enlevé très jeune à sa famille, il a été élevé à la cour Turque et il a fait partie des redoutables Janissaires. Devenu un homme de tolérance il a des amis dans les deux camps.
    Un héros ne va jamais seul, Don Quichotte et Sancho, Sherlock et Watson ...Matthias est donc flanqué de Bors, anglais de souche, soiffard, trousseur de jupons, voleur à ses heures, trafiquant d'opium, mais ami fidèle et combattant féroce.
    Malte en 1565 est tenue par les Chevaliers de Saint Jean de Jérusalem dits « La Religion » mais que font nos héros ici, sur cette île, convoitée par Soliman qui va en faire le siège pendant 4 longs mois ?
    Ils sont là pour les beaux yeux de Carla une belle comtesse qui cherche désespérément Orlandu, le fils qu'on lui a enlevé tout bébé et qui maintenant âgé de 15 ans est peut être à Malte. Elle est accompagnée d'Amparo, jeune et belle jeune femme aux pouvoirs inquiétants.
    Et comme dans tous les romans épiques il y a un méchant, il est rattaché à l'Inquisition, il est ignoble et fourbe et va tout faire pour empêcher le fils et la mère d'être à nouveau réunis.
    Willocks se sert très habilement de l'histoire de ce siège, qui vit s'affronter 40 000 turcs et 9000 chevaliers venus de toute l'Europe pour faire barrage aux infidèles, pour nous faire courir du Fort Saint Elme au Fort Saint Ange, nous introduire la nuit sous les tentes de Soliman, visiter les cachots de l'inquisition, voir les têtes des chevaliers rouler dans la poussière, chercher un bateau pour fuir, soigner les blessés ....et de temps en temps s'accorder une pause romantique !
    Le récit est enlevé et coloré, cette vitalité et ce souffle font la force du roman dans lequel, malgré la furie guerrière, la poésie la tendresse ne sont pas absentes.
    Très efficace, de la très bonne littérature populaire au meilleur sens du terme avec des héros à la Dumas, des personnages attachants et vivants, des péripéties palpitantes, une construction sans faille

    Lien : http://asautsetagambades.hautetfort.com/archive/2010/05/06/la-religi..
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    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par VanSlem, le 14 août 2011

    VanSlem
    Lorsque je suis allé au "Quais du Polar" à Lyon, j'ai rencontré R.J. Ellory. Après ce très bon moment, en discutant avec ses attachées de presse, je leur demande un tire, le livre que je dois lire. Elles me répondent touts les deux : La Religion de Tim Willocks.
    Quesaco ? Mais je joue le jeu.
    Et je dois dire que ce bouquin vaut le détour. Une histoire historique, un roman romancé et la guerre, brute, cruelle, sale, violente, inutile, religieuse.
    il me serait facile de dire : "Pourquoi tant de haine?" Mais cela va encore plus loin que la haine, cela va jusqu'à l'amour au delà de tout.
    On sait qu'il y aura des morts, plein de morts, mais Willocks sait nous tenir en haleine, sait nous faire attendre, croire, envisager, espérer.. Mais c'est la guerre entre les hommes, entre les femmes, entre les hommes et les femmes...
    Brutal, ce livre est magnifique.
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    Critique de qualité ? (6 votes positifs)

Critiques presse (2)


  • Lexpress , le 25 novembre 2011
    Entremêlant choc des civilisations et rapprochement des coeurs [...], Tim Willocks, l'auteur de Bad City Blues [...] réussit un tour de force : bâtir un univers sur un confetti méditerranéen.
    Lire la critique sur le site : Lexpress
  • Telerama , le 07 septembre 2011
    Son écriture, ses changements de rythme, son sens du suspense font de La Religion un livre exaltant et inclassable.
    Lire la critique sur le site : Telerama

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Citations et extraits

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  • Par StephaneA, le 15 décembre 2009

    Toutes chaînes mortelles brisées, toutes dettes morales abandonnées, poursuivit Bors. Nul éloge, ni honneurs, ni grande renommée mais l'extase et un avant-goût du divin. Voilà ce qu'est la gloire.
    Citation de qualité ? (5 votes positifs)
  • Par aturnins, le 26 mai 2011

    La valette avait décrété qu'un musulman serait pendu chaque jour que durerait le siège.De ce simple coup , La Valette avait rendu toute la population complice d'un meurtre cruel et inique . Il avait changé chaque coeur en pierre.
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